Déclin des exportations Québécoises
Posted by Québec de Droite in Entreprise, Exportations, PME on jeudi 4 mars 2010
Recul de 9% des exportations internationales du Québec.
Extrait de: Pourquoi les exportateurs perdent du terrain, François Normand . Les Affaires . 27-02-2010
Le Québec aura de la difficulté à créer de la richesse et des emplois à long terme en raison du déclin de ses exportations.
Les exportations sont cruciales pour notre économie. Elles représentent des " importations de capitaux ", qui servent ensuite à investir en R-D, à acheter des biens et des services locaux et à embaucher du personnel.
Une analyse du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, " Économie du Québec : état de situation et vision ", dont nous avons obtenu copie, fait d'ailleurs état de trois tendances inquiétantes observées de 2000 à 2008.
Le volume des exportations internationales du Québec a reculé de près de 9 % au cours de cette période. Le nombre d'exportateurs de biens à l'étranger stagne. Et la part du marché américain le principal débouché pour nos produits et services dans les exportations québécoises a chuté de 57 à 42 %.
Le phénomène ne s'observe pas seulement aux États-Unis, où la vigueur du dollar canadien fait mal. " Nos expéditions vers d'autres marchés baissent aussi?", souligne Christian Desbiens, directeur de la direction de l'analyse économique au MDEIE.
Nos exportations sont en déclin à la fois dans l'ensemble des 21 pays de l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) et des 30 pays de l'OCDE (le club des pays industrialisés). Nos expéditions augmentent dans certains marchés comme la France, le Mexique ou la Chine, mais globalement, nous assistons à un déclin du " processus d'internationalisation " des entreprises québécoises, peut-on lire dans l'analyse du MDEIE.
Le taux d'ouverture du Québec au commerce extérieur (c'est-à-dire, la part des exportations et des importations par rapport au produit intérieur brut) confirme cette tendance. Ce ratio a atteint un sommet de 62 % en 2000, pour chuter à 55 % en 2008. Le Mouvement Desjardins estime qu'il pourrait reculer encore à 49 % en 2010.
Malgré tout, le taux d'ouverture demeure supérieur à ce qu'il était avant l'entrée en vigueur du libre-échange canado-américain en 1989 (45 %).
Le Québec évolue à contre-courant. De 2000 à 2005 (les données les plus récentes pour établir des comparaisons internationales), le taux d'ouverture des pays de l'OCDE est passé de 22 à 25 %, tandis celui des économies émergentes, y compris la Chine, l'Inde et certains pays africains, est passé de 35 à 40 %.
Le déclin des exportations québécoises tient en partie à l'envolée du huard, mais d'autres facteurs pèsent dans la balance, disent les experts.
This entry was posted on jeudi 4 mars 2010 at 09:32 and is filed under Entreprise, Exportations, PME. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.
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