Expert conseil: Rambo
Posted by Québec de Droite in Construction, Syndicat on lundi 29 mars 2010
Vous voulez savoir comment maintenir un monopole, notre expert-conseil Rambo vous donnera quelques trucs.
Extrait de: Le problème derrière le discours accrocheur, Dany Doucet, le Journal de Montréal, 28/03/2010
Comment maintenir un monopole,dans une conférence de presse surréaliste qui l'aurait fait élire comme député de n'importe quelle circonscription ou mairie de la Côte-Nord, Bernard Gauthier, surnommé Rambo, a expliqué la semaine dernière, avec une candeur remarquable, à quel point il avait «innové» pour créer le meilleur système pour les «pères et les mères de famille» de sa région, en plus des «jeunes autochtones».
Il serait facilement devenu le premier député avec une coupe mohawk, une boucle d'oreille et un chandail noir moulant, mais sans doute pas le premier «à parler fort», pour employer sa propre expression.
«Rambo» Gauthier a expliqué très clairement comment fonctionne son «système innovateur» qui consiste à fournir rapidement des «bons travailleurs» aux entreprises qui viennent construire sur la Côte-Nord. Principalement en matière de machinerie lourde, dont il représente 90% des opérateurs en tant que représentant du local 791 du Syndicat des opérateurs de machinerie lourde affilié à la FTQ Construction.
Comme une agence de placement
Sur un coup de téléphone, Bernard Gauthier peut fournir en quelques heures la meilleure main-d'œuvre disponible dans sa région aux employeurs qui comprennent qu'il est dans leur intérêt de passer par lui. Il n'impose ses travailleurs à personne, dit-il.
Les entreprises auraient le choix de recruter par elles-mêmes, selon lui, en demandant les noms de ceux qui sont disponibles auprès de l'organisme qui est en principe chargé de le faire, la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Comment maintenir son monopole
· Ce que «Rambo» Gauthier n'a pas dit, cependant, c'est ce qui arrive aux entreprises qui décident de passer par le canal officiel de la CCQ, et non par lui et la FTQ Construction, pour trouver leur main-d'œuvre.
· Ni ce qui arrive aux travailleurs qui acceptent des postes sans passer par son «service de placement» ou qui choisissent de s'associer aux autres centrales syndicales.
· Ni que la CCQ ne possède pas les listes de noms disponibles à jour parce que ni les employeurs ni les travailleurs ne l'informent correctement des disponibilités.
Ça ne prend pas un génie pour lire entre les lignes.
«Ça parle fort, c'est normal», a répété plusieurs fois «Rambo» durant sa conférence de presse. Quand un colosse comme lui (qui ne mettrait pas sa photo sur un porte-clés, de son propre aveu) ou ceux qui l'entouraient à sa conférence de presse se mettent à parler fort, les entrepreneurs de la Côte-Nord doivent probablement écouter.
D'autres cas de monopoles syndicaux se retrouveront assurément dans l'actualité, peut-être éventuellement celui du Local 144 du Conseil provincial des métiers de la construction du Québec (International), qui compte dans son membership rien de moins que 100% de la main d'œuvre des soudeurs en tuyauterie et plus de 90%des tuyauteurs-plombiers du Québec.
Autrement dit, aucun employeur ne peut avoir recours à un soudeur en tuyauterie sans faire affaire avec le local 144
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