Générosité des régimes de retraite du secteur public : au-delà des chiffres, le bon sens
Posted by Québec de Droite in Fonction publique, Inéquité, Régime de prestation déterminé on lundi 8 mars 2010
Extrait de: Générosité des régimes de retraite du secteur public : au-delà des chiffres, le bon sens, IEDM, Montreal, 03 mars 2010
À un mois de l’échéance des conventions collectives des employés du secteur public, l’Institut économique de Montréal (IEDM) publiait une analyse préparée par Pierre Girardin, actuaire, en collaboration avec Michel Kelly-Gagnon, p.-d.g. de l’IEDM, au sujet des régimes de retraite des employés du secteur public. L’objectif était d’évaluer la générosité de ces régimes de retraite et de les comparer avec ce qui se trouve dans le secteur privé.
La comparaison a été critiquée par des porte-parole syndicaux ainsi que par l’Association des retraités du secteur public et parapublic, tel que rapporté par Le Journal de Montréal. «La réplique de nos détracteurs pourrait être qualifiée d’affront au bon sens du travailleur moyen», a déclaré Michel Kelly-Gagnon. «Je tiens à rappeler nos principaux arguments afin que la population puisse juger.»
«Tout d’abord, selon la Régie des rentes du Québec, 99% des employés du secteur public sont couverts par un régime de retraite, à prestations déterminées dans la quasi-totalité des cas. Les soubresauts du marché boursier n’ont donc pas de conséquence sur leur rente garantie. Dans le secteur privé, seulement 25% des employés sont couverts par un régime complémentaire de retraite. Avant même de mesurer la générosité des régimes de retraite, ce déséquilibre flagrant détruit toute prétention selon laquelle les employés du secteur public ne seraient pas avantagés à la retraite.
Certains proposent la mise sur pied d’un régime de retraite obligatoire pour tous les employeurs. Cette option augmenterait les taxes sur la masse salariale qui sont déjà trop élevées et qui nuisent à la compétitivité des entreprises québécoises. De plus, cela ne changerait rien au fait que les contribuables qui travaillent dans le secteur privé se retrouvent à payer pour la retraite privilégiée des employés de l’État.
Excellent, on commence à faire la distinction entre ceux
qui crée la richesse et ceux qui la consomme.Ensuite, sans vouloir déclencher une guerre de chiffres sur la générosité du régime de retraite des employés de l’État québécois, l’étude comparative citée par nos détracteurs examine uniquement les régimes «Cadillac» d’autres organismes publics (sociétés d’État, fédéral, Ontario, universités, etc.) et de quelques grandes entreprises, uniquement des banques et d’anciens monopoles (Air Canada, Bell, CN)! Sachant que plus de la moitié des travailleurs québécois oeuvrent dans des PME de moins de 300 employés, ne pensez-vous pas qu’il est plus honnête de comparer les avantages des fonctionnaires au travailleur moyen?
Notre analyse montre que le fait d’avoir un seul employeur au cours de sa vie – une situation très inhabituelle, sauf au sein du secteur public – a un impact positif majeur sur le montant des fonds disponibles à la retraite. Il est vrai qu’il existe une minorité d’employés avec un statut précaire dans le secteur public. Toutefois, il importe de souligner que la sécurité d’emploi n’existe pas du tout dans le secteur privé!
Pour terminer, les employés de l’administration publique québécoise ont une rémunération globale par heure travaillée plus élevée de 3,6% par rapport aux travailleurs du secteur privé, d’après l’Institut de la statistique du Québec. La rémunération globale inclut les contributions patronales aux régimes de retraite.
Les porte-parole du Front commun syndical citent exactement la même étude pour appuyer leurs revendications: ils ne peuvent donc pas prétendre en contester la fiabilité. Cependant, ils se limitent à citer les données sur les différences salariales. Il faut plutôt examiner la rémunération globale par heure travaillée pour obtenir un portrait complet, entre autres pour tenir compte des avantages sociaux ainsi que de la semaine de travail plus courte dans l’administration publique (près d’une heure et demie de moins que celle des autres salariés québécois).
Il peut y avoir des exceptions pour des professions en particulier, mais de façon générale il n’y a aucun écart à combler pour les employés du secteur public par rapport à ceux du secteur privé, bien au contraire. Cette réalité doit être prise en compte lors des négociations avec les syndicats du secteur public, et ce, particulièrement dans un contexte de déficits budgétaires.
Enfin, il est regrettable que certains interlocuteurs syndicaux semblent incapables d’articuler un débat sans systématiquement faire appel à l’insulte et l’anathème. S’ils avaient de bons arguments ils ne sentiraient pas le besoin de «tirer sur le messager» comme ils le font si vigoureusement…», conclut Michel Kelly-Gagnon.
Le texte intégral de la Note économique Les régimes de retraite du secteur public sont-ils trop généreux?, peut être consulté sans frais sur notre site
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# by Anonyme - 9 mars 2010 07:32
Je comprends que la fonction publique doit réorganiser, mais doit-on tout détruire l'"édifice" pour la rendre plus fonctionnelle ?
Si l'appareil gouvernemental est lourde et coûteuse aujourd'hui, ce n'est pas la faute de ceux qui y travaillent mais de ceux qui les ont engagé et qui ont créé de multiples organismes à la suite de promesses électorales.
Charles A.
# by Un Québec de Droite - 9 mars 2010 11:09
Un monopole a un comportement dans le temps, de plus en plus lourd, de plus en plus inefficace et de plus en plus cher, ce qui est typique d’un monopole.
C’est pour cela qu’on casse les monopoles, peu importe qu’il soit public ou privé.
Ce que les autres pays ont fait pour corriger ce problème, c’est de créer un environnement de concurrence, ex; mixité dans santé.
La coexistence d’un système public et d’un système privé introduit une concurrence qui bénéficie aux citoyens.
En fait, un État dans sa forme la plus simple devrait s’occuper que de la justice et de la sécurité, le reste pour littéralement être sous–contracté.
Le fascicule 2 du comité consultatif donne plusieurs exemples dans le monde qui ont créé des environnements de concurrence.
Par contre, le Québec a plusieurs embûches à surmonter non seulement nous avons créé des monopoles d’État, mais aussi gérer par des monopoles syndicaux, d’où la forte opposition de tous changements par ces groupes d’intérêts.
Peu importe, on va être obligé de le faire, puisque le poids de nos services augmente plus rapidement que les revenus.
Il nous reste donc 2 choix, réduire nos services ou augmenter l’efficacité de nos services.
On verra bien, ce que le Québec optera dans le futur.
Voir: http://www.quebecdroite.com/2010/02/conclusion-du-fascicule-2-du-comite.html
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