La Mercedes des régimes de retraite

Sur le blogue de Pierre Duhamel, il a parlé de ‘La Mercedes des régimes de retraite de la fonction publique.’

Ça va être un débat de plus en plus houleux, devant cette iniquité flagrante de la distribution de la richesse, attendez-vous d’avoir des conflits sociaux qui se préparent à l’avenir.

Remarquez que depuis des décennies c’était déjà prévisible, quant vous examinez des documents de gestionnaire de fonds de retraire on avait sérieusement exposé la problématique de cette iniquité flagrante entre le public et le privé.

J’ai répondu sur son blogue, vous remarquerez j’ai ajouté une référence additionnelle, qui est : ‘Question/Réponse’ à chaque fois que je répondrai sur un blogue sur une question particulière et vous être d’accord avec ma réponse, vous pouvez la copier sans aucun problème, la référence ‘Question/Réponse’ va vous permettre de la retrouver rapidement.

 Voici ma réponse :

On estime que la moitié des baby-boomers dans le privé à leurs retraites vont être sous le seuil de la pauvreté.

Comment peut-on accorder un privilège de 82.5 milliards pour seulement 10 % de la population ? Quand 76 % des gens dans le privé qui crée de la richesse n’ont même pas de fonds de pension de leurs employeurs ?

Réponse relativement simple, il n'y a jamais eu de débat !

Pensez-vous sérieusement, si on posait la question au peuple, que le peuple serait d’accord avec ce privilège.

" M. les concitoyens québécois accepter vous de débourser 82.5 milliards pour maintenir les fonds de pensions des fonctionnaires ? "

La réponse serait non !

La majorité de la population est totalement bafouée par ce privilège.

La seule raison que ce privilège existe c'est le copinage entre le pouvoir politique et syndical.

On devra considérer ce privilège illégitime, tant aussi longtemps qu’il ne sera pas approuvé par le peuple.

Note : Obligation actuarielle du Québec au FARR (69.1 milliards + 13.4 milliards non encore comptabilisé= 82.5 Milliards, selon le dernier rapport du vérificateur)

J’ai aussi insérer à la fin de ce carnet certains commentaires des blogueurs, remarqué le coté belliqueux, je le vous le dit: le peuple ne l’acceptera pas, surtout devant les spirales de déficits structurels qui s’en vient accompagné d’un accroissement de la pauvreté, ça va être drôlement une corde sensible.

Extrait de: La Mercedes des régimes de retraite, Pierre Duhamel, Argent, 2 Mars 2010

Les syndicats du secteur public essaient de nous faire croire que ses membres sont injustement traités face aux travail du secteur privé et qu’ils méritent conséquemment une augmentation salariale de 11,25 % sur trois ans. Leur argumentation repose sur du Jello-O et ne tient pas compte de nombreux facteurs qui doivent être pris en ligne de compte.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a évalué que la rémunération (salaires et avantages normatifs) des employés du public est de 3,6 % supérieure à celle des salariés des entreprises privées comptant plus de 200 employés. En partant, cette étude nie les allégations des syndicats. De plus, elle ne tient pas compte des conditions de travail de plus de 50 % des travailleurs du secteur privé à l’emploi de PME, dont la rémunération est généralement inférieure à ce qu’offrent les grandes entreprises.

Les syndiqués du secteur public travaillent 147 heures de moins par année qu’un travailleur du privé à l’emploi d’une grande entreprise. Cela représente quatre semaines de travail de moins. Les congés annuels, les congés payés et congés maladie sont plus nombreux dans le secteur public. Cela a un prix, même si les syndicats n’en parlent jamais.

La sécurité d’emploi a aussi une grande valeur, même si elle est difficilement chiffrable. On peut passer sa vie dans la fonction publique alors qu’on change souvent d’emploi au privé. Ces changements d’emplois ont un impact énorme sur les revenus de retraite. En présumant de conditions semblables au niveau du régime de retraite, l’Institut économique de Montréal établit que la valeur du régime d’un retraité du public sera de 41 % plus élevée que celle d’un employé du privé qui aura changé trois fois d’employeurs.

La comparaison de l’Institut économique de Montréal présume que les régimes offerts sont les mêmes au public et au privé. Ce qui n’est pas le cas, loin de là. 99 % des employés de l’État ont un régime de retraite à prestations déterminées – le meilleur qui soit – alors que seulement 25 % des travailleurs du secteur privé jouissent du même avantage, une proportion qui n’arrête pas de diminuer. Le nombre de bénéficiaires de régimes de retraite privés au Canada a diminué de 44 % entre 1991 et 2008.

Plus de quatre régimes de retraite privés sur cinq pourraient ne pas être en mesure de remplir leurs engagements à cause d’un déficit actuariel. Pensez-vous que les syndiqués de l’État partagent cette angoisse avec leurs «camarades» du privé ? Pour eux, la vie est simple car l’État va maintenir le régime à flot, qu’importe les conditions économiques..

C’est sans compter que les employés de 75 000 PME québécoises et 560 000 travailleurs autonomes n’ont aucun régime de retraite, à part leur contribution au REÉR et la Régie des rentes du Québec.

Quand on fait le bilan, on se rend compte que les employés du secteur public ne sont pas si maltraités. Ils sont rarement les mieux payés quand on peut comparer les emplois, mais ils jouissent de plusieurs avantages peu fréquents dans le secteur privé. La sécurité d’emploi et un bon régime de retraite, cela n’a pas de prix de nos jours.

 

Gilles Pelletier dit: , 2 mars 2010 à 16:22

Je suis un ancien employé de l’État et j’ai critiqué régulièrement le Gouvernement du Québec pour ne pas nous consentir de bonnes augmentations salariales, comme le fait généralement le secteur privé et ce, à chacune des négociations pour le renouvellement de conventions collectives dans le secteur public et para-public entre le Gouvernement et les différentes tables syndicales.

Il faut savoir que lorsque des travailleurs ont des problèmes dans le privé, parfois ils peuvent perdre leur emploi ou encore pire, ne pas être en mesure de toucher à un centime de leur caisse de retraite, pour toutes sortes de raisons comme l’absence de lois protectrices suffisantes ou de lois bien mal ficelées ou inexistantes. Les employés de l’État eux, ont des bénéfices sociaux forts enviables puisqu’ils sont TOUJOURS ASSURÉS, ce qui est loin d’être le cas dans les entreprises privées et encore moins au niveau du simple travailleur autonome. C’est certain que le chèque de l’État peut nous sembler bien maigre, la plupart du temps, étant toujours amputé par la multitude des retenues à la source, mais il est régulier comme une horloge atomique. Il ne nous reste plus qu’à bien planifier notre mode de vie et nous pouvons vivre dans un excellent confort et ça inclut le moment de la retraite qui, sans être dorée, présente une couleur plus qu’enviable en regard d’un ensemble de travailleurs et travailleuses qui ont dû « bosser » une grande partie de leur vie, sans pouvoir bénéficier des commodités reliées aux bénéfices sociaux. La sécurité d’emploi a un prix et il est impossible d’y mettre le chiffre le plus juste, mais soyons certains que c’est un GROS CHIFFRE.

Francois dit :2 mars 2010 à 16:53

Moi, ce que je proposerais, c’est que les syndiqués de l’Etat reçoivent la moyenne nationale des fonds de pension incluant:
- ceux qui réduisent les prestations parce qu’ils ne sont pas bien capitalisés
- ceux qui sont à cotisations déterminées
- ceux qui sont inexistants
et aussi qu’on leur enlève la sécurité d’emploi. Alors là seulement on ajustera leurs salaires équivalent au secteur privé. Alors seulement pourra-t-on parler d’équité – et puisque ce serait une diminution importante de leurs conditions de travail, les syndicats n’accepteront jamais cela!!!

 Jean-Guy Gauthier dit :2 mars 2010 à 17:37

Les syndicats nous font peur en nous disant qu’il faut des mesures avantageuses pour retenir les employés de l’état. Justement, s’ils ne sont pas contents, qu’ils aillent travailler dans le privé, ils vont voir qu’ils ne sont pas à plaindre.

Je travaille dans le domaine forestier et en 12 ans, j’ai 7 employeurs différents, aucun fond de pension, mon salaire est gelé depuis 2005 et je n’ai sais pas si je vais avoir du travail pour l’été qui s’en vient. Alors s’il y en a un qui veut changer de place avec moi, je suis partant

Claude Pinochet dit : 2 mars 2010 à 19:42

Je travaille pour une entreprise ayant plus de 20,000 employés et nous avons eu une grande baisse de salaires. DE PLUS, on n’a aucun fonds de pension. Aucun congé de maladie payé.

La fonction publique est arrogante avec leurs demandes sans cesses croissantes, ils travaillent 15 à 25 ans et reçoivent une retraite dorée le restant de leurs jours s’ils ont 55 ans. Alors ils peuvent recevoir leurs retraites durant 30 à 40 ans ! …comment peut-on les comparer avec le privé alors que ceux-ci pigeront dans leurs Reers jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, 2 à 10 ans au maximum. En plus, les fonctionnaire peuvent contribuer aussi dans leur Reer jusqu’à 3,500$ ou 18% du revenu par année.

De plus, il y a beaucoup de fonctionnaires qui ne foutent rien et préfèrent travailler plus d’heure pour le syndicat. …ET C’EST NOUS QUI PAYONS, soit LES CONTRIBUABLES QUI SE FONT TAXER À OUTRANCE !

Les contribuables ne peuvent pas travailler jusqu’à 75 ans pour payer les retraites dorées des fonctionnaires !

TA…NAC

Michel le retraité dit :3 mars 2010 à 04:57

C’est vrai qu’on est bien à la retraite comme fonctionnaire, pendant que les travailleurs du secteur public et privé s’envient les uns les autres et s’arrachent la laine sur le dos.

Ha Ha Ha

 Jay dit :2 mars 2010 à 18:10@ Mario Drouin

C’est loin d’être biaisé, c’est des faits. Laissez-moi deviner… Vous êtes un syndiqué de la fonction publique ?
Les syndicats sont pires que des cancers pour le développement du Québec et en tant qu’étudiante de dix-huit ans, j’ai peur pour l’avenir de notre province. Pas étonnant qu’autant de jeunes adultes envisagent de la quitter pour aller vers l’Ouest à la fin de de leurs études

  1. gravatar

    # by Martin L. - 4 mars 2010 22:34

    Je travaille pour le gouvernement du québec et on me prend quand même 9% de mon salaire pour alimenter le régime de pension RREGOP!!! 10% de ton salaire après 35 ans en calculant les intérêts des placements, ça fait quand même un certaine somme. Selon moi les participants au régime du RREGOP se paye quand même un peu leur retraite non ? Je ne comprend pas trop pourquoi ce fait n'est pas médiatisé...

  2. gravatar

    # by Un Québec de Droite - 5 mars 2010 07:31

    Bien sûr c'est une somme importante, mais ça ne représente que le 1/3 environ de ce que tu vas recevoir.

    Examine le tableau sur un cas type.

    http://www.quebecdroite.com/2010/02/tsunami-cas-type-dun-individu-ayant-un.html

    Le problème de ces régimes c'est que les rendements (Bourse, Immobilier, Spéculation, etc.) ne suivent pas les déboursés qui sont garantis, ce qui as pour effet d’augmenter le déficit actuariel.
    Les entreprises privées se retirent de ces régimes à prestations déterminées, car il risque de faire faillite, car c’est un vrai gouffre financier.

    Tu peux aller chercher un document qui explique plus en détail la situation :

    http://www.box.net/shared/sjmyd246fl