«La syndicalisation obligatoire des employés de la construction, c'est ça le problème du Québec

Exactement, c’est ça le problème au Québec, les monopoles syndicaux, un jour il faudra casser ce foutu système.

Quel politicien va avoir assez de courage pour éliminer la formule Rand, vas-t-on attendre que le Québec implose de lui-même.

Extrait de: Pas d'intimidation en Ontario, Dany Doucet, Le Journal de Montréal, 15/03/2010

L'intimidation et le climat de travail tendu, nos voisins de l'Ontario ne connaissent pas ça dans le secteur de la construction, selon un entrepreneur résidant à Gatineau qui ne travaille plus, maintenant, que de l'autre côté de la frontière.

«La syndicalisation obligatoire des employés de la construction,
c'est ça le problème du Québec.

En Ontario, il n'y a aucun problème de la sorte nulle part dans la province», estime Jocelyn Dumais, un entrepreneur en construction établi à Gatineau, en Outaouais.

M. Dumais, 59 ans, est propriétaire depuis 39 ans d'une entreprise, Linden Footing, qui construit des fondations pour des centres commerciaux, des grands magasins comme Canadian Tire ou des écoles, entre autres choses.

Il travaille aux quatre coins de l'Ontario, mais plus jamais au Québec, où il habite pourtant. Son siège social, avec une quinzaine d'employés, se trouve à Ottawa.

Pour avoir pelleté du béton

Avec d'autres entrepreneurs, M. Dumais avait fondé à la fin des années 1990 une association pour défendre le libre choix des travailleurs à se syndiquer ou non selon leurs convictions plutôt qu'en vertu d'une loi.

C'est après avoir reçu une contravention de 315 $ pour avoir pelleté du béton aux côtés d'un employé syndiqué, sur un chantier du Québec, qu'il avait décidé de mener cette bataille.

Il remettait ainsi en cause la loi 20 qui régit le monde de la construction au Québec depuis 1968 (le nom a changé).

Après avoir porté sa cause jusqu'en Cour suprême avec l'avocat Julius Grey, en invoquant le principe de la liberté d'association prévu à la Charte canadienne des droits et libertés, il avait été débouté en 1991.

L'actualité lui donne raison

Son association vivote depuis par le biais d'une poignée d'entrepreneurs locaux, elle qui comptait des centaines de membres au plus fort de la bataille, au début des années 2000.

«Quand on a perdu notre cause, on avait l'impression d'être allé au bout de ce qu'on pouvait faire. Mais les derniers événements sont en train de nous donner raison», note M. Dumais.

Il fait évidemment référence aux récents témoignages d'intimidation, de brutalité et de harcèlement sur des chantiers de construction contrôlés par la FTQ-Contruction sur la Côte-Nord.