Le pari Grec

Si je vous présente la situation en Grèce, ce n’est pas vous présenter le malheur des autres.

Par contre, c’est de vous démontrer que si le Québec ne réagit pas sérieusement sur son déficit structurel (réduire les dépenses entre autres), nous risquons sérieusement d’être la prochaine Grèce et tous les acquis risquent sérieusement d’être compromis.

D'un côté, les nouvelles rumeurs d'un plan de sauvetage imminent de la Grèce ce week-end, sous forme de rachat d'une partie de sa dette par des banques allemandes, françaises et néerlandaises ; de l'autre un démenti vigoureux en provenance de Berlin.

Depuis le début de la première grande crise de la zone euro, le scénario semble immuable. Et au fil des semaines, s'installe dans l'opinion l'idée que décidément, notre Europe file un bien mauvais coton. Pourquoi ce silence de ses grands dirigeants, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en tête, alors que l'euro, massivement attaqué par les fonds spéculatifs, ne cesse de perdre de sa valeur face au dollar ? Il existe plusieurs explications à cette impuissance apparente, dont la moindre n'est pas la réticence de Berlin à imposer à ses contribuables le sauvetage d'une économie grecque fâchée de longue date avec la rigueur budgétaire. extrait de: Le pari Grec, les échos.fr, 01/03/2010