Québec fignole son plan

Le ministre Hamad a rarement eu des interventions intelligentes ayant de la profondeur, voici un autre bel exemple.

On sait que la moitié des baby-boomers du secteur privé à leur retraite risque de se retrouver au seuil de la pauvreté, pour palier a cette éventualité le gouvernement dans sa grande imagination va créer un incitatif fiscal pour cotiser un montant additionnel pour leur retraite.

Pourquoi pensez-vous que les gens ne contribuent pas assez à leur REER ?

Peut-être parce que les gens n’ont pas assez d’argent !

En ayant les impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord, vous n’aidez pas les gens à augmenter leurs contributions à leurs régimes de retraite, ajouter une autre méthode de prélèvement ne règle pas le problème à la source.

Le peuple Québécois est pauvre et lors du dernier budget vous avez ajouté une autre ponction fiscale de 5 milliards, ce qui n’aidera pas la cause.

Comme d’habitude, c’est n’importe quoi !

Peut-être on pourrait prendre le modèle Suédois comme exemple, ah oui !, il ne faut pas offusquer les syndicats qui gravitent autour de l’État…

Extrait: Québec fignole son plan, Régys Caron, Journal de Québec, 05/05/2010 22h04

Le gouvernement Charest s’apprête à créer un régime de retraite à l’intention de quelque un million de travailleurs qui n’ont pas de régime complémentaire de retraite et qui risquent de sombrer dans la pauvreté quand ils quitteront le marché du travail.

Les personnes visées gagnent moins de 50 000 dollars par année et travaillent pour l’une des 73 500 petites et moyennes entreprises (PME) qui n’offrent pas de régime de retraite complémentaire à leurs employés. Ces derniers ne pourront compter, à leur retraite, que sur les prestations de la Régie des rentes du Québec et du Régime de pension du Canada, ce qui les promet à un revenu sous le seuil de pauvreté.

« Ils vont se retrouver dans une situation difficile », a reconnu, mercredi, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, à l’occasion de la commission parlementaire qui étudiait les crédits de la Régie des rentes du Québec. Au moins trois autres provinces canadiennes songent à lancer une bouée de sauvetage à ces travailleurs qui ne cotisent pas à un régime de retraite.

Incitatif fiscal

Suivant les hypothèses soulevées par M. Hamad, les employés se verraient offrir un incitatif fiscal pour cotiser un montant plus élevé que celui normalement prélevé sur leur chèque de paye pour leur cotisation à la Régie des rentes. « On parle d’une cotisation volontaire pour le travailleur seulement », a précisé le ministre Hamad, signifiant que les entreprises seraient exemptées.

Sam Hamad a voulu se montrer rassurant à l’endroit des institutions financières qui craignent que ce régime leur fasse perdre des clients pour les REÉR (Régime enregistré d’épargne-retraite) ou un CELI (comptes d’épargne libre d’impôt). « Il y a eu une diminution des cotisations aux REÉR, mais on ne veut pas être en compétition avec les institutions financières », a-t-il précisé.

Sauf que le régime à créer pourrait être plus avantageux qu’un REÉR, reconnaît l’attaché de presse du ministre, Alexandre Boucher. « L’argent serait placé dans un fonds plus gros dont le rendement serait supérieur à un REÉR. » La gestion de ce fonds pourrait être confiée à des gestionnaires professionnels et l’argent pourrait être injecté dans l’économie, a précisé M. Hamad.

Retraite progressive

Par ailleurs, 132 000 Québécois se sont prévalus, l’an dernier, du nouveau régime de retraite progressive instauré par la loi 68. Ce régime permet à une personne retraitée de retourner sur le marché du travail et de bonifier sa rente de ,5 % par année travaillée. Une personne gagnant un salaire annuel de 25 000 dollars pourrait ajouter 100 dollars par année à sa rente a expliqué Sam Hamad. Cette mesure à coûté 10 millions de dollars à la Régie, l’an dernier.

La Régie des rentes du Québec affiche un surplus de 20,9 milliards de dollars, a précisé M. Hamad. Le rendement de 15,6 % enregistré l’an dernier a permis d”augmenter les revenus de 4,2 milliards et de récupérer 50 % des pertes causées en 2008 par la débâcle des marchés financiers.