Les congés parentaux un programmes ruineux

Avant de créer un programme social –démocrate louable, il faudrait au moins avoir la décence dans connaître le coût.

Questions tout à fait légitime, mais pour un politicien Québécois c’est secondaire, ce qui l’intéresse c’est le nombre de votes qu’il peut gagner, le financement on verra après. Comme l’État n’avait pas les moyens d’assumer le coût de son programme social-démocrate, elle a dit pas de problème, je vais taxer.

Pour tous ceux qui travaillent, oups! Une autre cotisation additionnelle, avez-vous eu le droit d’en discuter, c’est quand même vous qui crée la richesse, pas besoin l’état travaille pour la collectivité il sait, même s’il ne connaît pas les coûts réels, par contre il sait combien de votes qu’il gagnera, s’il instaure ce nouveau programme social-démocrate.

Donc, à tous nos sujets travailleurs, le gouvernement a décidé pour vous, de soutirer 40% des coûts des congés parentaux, en ayant votre pleine collaboration. Mais qui absorbe les autres 60 %, pas de problème nos politiciens ont décidé que c’était l’entreprise, serait-ce que l’entreprise est une compagnie d’assurance.

Pas grave nos politiciens décidèrent pour le bien-être de la compagnie, qu’il devait payer les congés parentaux, donc ajoutons une prime additionnelle au coût de la masse salariale des employeurs.

·         Ce régime a commencé en 2006, permettant aux parents qui viennent d'avoir un ou plusieurs enfants de rester à la maison jusqu'à 50 semaines en touchant entre 70 et 75 % de leur salaire.

·         On prévoyait que le coût annuel du régime, entièrement payé par des cotisations imposées aux employeurs, aux salariés et aux travailleurs autonomes, devait s'élever à 800 millions de dollars, le régime est victime de son succès, les pères qui profitant des congés parentaux en plus grand nombre que prévu, les coûts atteindront 1,6 milliard en 2008.

·image En 2009, Québec avance 300 millions pour sauver les prestations parentales, Devant un manque de liquidités, le conseil de gestion de l'assurance parentale était en voie d'emprunter de l'argent à 4% d'intérêts afin de préserver le versement des prestations. Le gouvernement a plutôt décidé de lui prêter 300 millions de dollars à un taux dérisoire de 0,7%.beau raisonnement ! Le gouvernement emprunte l’argent entre 3 à 6%, ce qui revient au même, Budget 2010, p. D-53.

·         De plus, le Québec reportera le paiement d'une facture de 346,6 millions provenant d'Ottawa. Il avait contracté cette dette au moment de l'implantation du régime, Ottawa devra attendre avant de revoir la couleur de son argent.

·         Si rien n'est fait, le déficit cumulé du régime atteindrait 841 millions en 2012, selon le rapport signé par l'actuaire en chef du conseil de gestion de l'assurance parentale, Frédéric Allard, donc un total de 2.4 milliards.

·         Si on regarde le graphique (taux de naissance/1000 habitants) de 2006 à 2008 (début du programme des congés parentaux), la moyenne est environ 11 naissances /1000 habitants.

·         Toujours en examinant le même graphique entre 2000 à 2006 la moyenne était de 10 naissances/1000 habitants.

·         Donc, on vient de dépenser plus de 1.6 milliard de richesses collectives par année juste pour faire environ 9000 enfants de plus.

·         Avez-vous une idée, combien ça vient de nous coûter par enfant, environ 177,000 $ par enfant, vos enfants sont en or ?

·         Sur les 82 000 naissances survenues au Québec en 2006, 66 600 ont donné lieu à une prestation, ce qui représente 82 % des parents qui participent au régime, selon les données du Conseil de gestion. En 2006 et 2007, 55 % des nouveaux pères ont pris congé. Dans 60 % des cas, tant la mère que le père ont pris un congé. Dans 31 % des cas, seule la mère est restée avec le nouveau-né, ce qui laisse une proportion de 9 % pour les pères qui ont pris seuls le congé parental

·         Saviez-vous juste à la SQ ils ont des problèmes de gestion de personnel, 13 600 jours d’absence en 2007 pour congé parental et bien sûr du temps supplémentaire pour compenser.

·         Rappelons qu'entre 2005 et l'été dernier, à eux seuls, les patrouilleurs de la SQ ont effectué un million d'heures supplémentaires, pour un total estimé à 50 millions de dollars, pas grave c’est le secteur privé qui paye.

·         Évidemment dans le public conciliation famille est de mise, pas grave ce sont les contribuables du privé qui paye. Je doute fort que dans le privé on puisse partir 50 semaines pour avoir un enfant, sans avoir un sérieux regard du patron.

·         Pourriez-vous ventiler entre ceux qui ont pris ces congés parentaux, entre le public et le privé ?

·         Comme l’État ne fait que redistribué la richesse, elle a retiré plus de 600 millions de richesses aux travailleurs et plus de 1 milliard de profit aux entreprises pour faire 9000 enfants de plus, le Québec roule sur l’or ?

·         L'an dernier, le Conseil de gestion avait recommandé de hausser de 28 % les cotisations au régime d'assurance parentale à compter du 1er janvier 2008, mais le ministre a limité cette augmentation à 7,5 %. Il entend faire de même pour les années qui s'en viennent de façon à répartir sur quatre ou cinq ans l'ajustement financier du régime. «C'est solide, ça va bien. Je ne veux pas que ça explose», a indiqué M. Hamad.

·         Avez-vous remarqué qu’on ne parle jamais de la portion payé par l’entreprise, tous ces coûts typiques à la sauce Québécoise, fait fuir les investisseurs potentiels et réduits la compétitivité de nos entreprises, plus de 15 milliards en masse salariale juste cette année, et ça augmente à chaque année, ce qui réduit graduellement le peu de compétitivité qui nous restes vis-à-vis des concurrents de proximité (provinces et États américains).

·         C’est typique, comment nos politiciens Québécois gèrent les finances, ils font de beaux programmes en apparence mais détruit l’économie en arrière, de plus il ne règle même pas le problème à la source, c’est –à-dire- la dénatalité du Québec.

·         D’autant plus si on examine  les statistiques sur l’immigration interprovinciale, depuis 1962, nous avons une immigration interprovinciale négative. Ce qui veut dire que depuis plus de 47 ans, nous avons plus de Québécois qui sont partis du Québec, que ceux qui sont rentrés. Donc, on dépense plus de 1.6 milliards pour faire 9000 enfants de plus et au même moment nous perdons plus de 10,000 Québécois formés et éduqués par année vers les autres provinces, drôlement efficaces !

Avant de dilapidé 1.6 milliard de richesses chaque année, réduisez donc la dette a quoi sert de faire 9,000 enfants additionnels, si on leur donne un cimetière de dette, évidemment nos politiciens, pense pas plus loin que 4 ans, le reste est une éternité.