Augmenter les cotisations RPC (RRQ)

Extrait de : La FCEI déconseille aux ministres des Finances de doubler les cotisations au RPC (RRQ), FCEI

Toronto, le 10 juin 2010 – Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes sont majoritairement (71 %) opposées aux propositions visant à doubler obligatoirement les cotisations et les prestations du Régime de pensions du Canada (RPC). « Les propositions des syndicats visant à doubler les cotisations au RPC seraient extrêmement nuisibles à l’emploi car les économistes du monde entier reconnaissent que les charges sociales freinent la croissance des emplois et de l’économie. De plus, étant donné la hausse des cotisations d’assurance-emploi, qui est prévue sur plusieurs années à compter de l’année 2011, une augmentation des cotisations au RPC risque d’entraver la reprise économique du Canada au moment même où elle commence à s’affirmer.

« Nos membres souhaitent voir de l’équité à l’issu de la discussion qui aura lieu la semaine prochaine lors de la réunion entre le ministre fédéral des Finances et ses homologues des provinces. Le gouvernement devrait mettre en place des mesures incitatives et supprimer les obstacles en vue d’améliorer la couverture plutôt que d’imposer une solution. D’autre part, les entreprises devraient être encouragées à participer volontairement aux programmes au lieu de se voir obligées d’adhérer à des régimes uniformisés qui pourraient avoir des incidences négatives graves sur leurs affaires et l’économie en général, ajoute Mme Swift. » Un total de 49 % des entreprises canadiennes sondées par la FCEI ont déclaré qu’elles n’ont déjà pas les moyens de financer les prestations de retraite de leurs employés.

Par ailleurs, la FCEI a analysé les données de Statistique Canada qui montrent non seulement que les fonctionnaires gagnent nettement plus que les employés du secteur privé à poste équivalent, mais aussi qu’ils bénéficient de bien meilleures prestations de retraite. La FCEI estime qu’il est « ridicule » que les employés du secteur privé continuent de financer ces pensions généreuses auxquelles ils n’auront eux-mêmes jamais droit.

(Un jour ou l’autre, il faudra résoudre cette iniquité de distribution de richesse, certains pays ont déjà modifié les régimes de retraite ou sont en train de le faire, pour réduire les conflits sociaux futurs,

«Les économies développées en particulier doivent s'attaquer à la lourde tâche de:

Reformer leurs systèmes de protection sociale» en faisant en sorte que les coûts soient «mieux répartis» entre les différentes couches de la population

indique ainsi le rapport intitulé Global Risks 2010, Davos 2010, Q.D.)

 

Extrait de : Le plan visant à augmenter les cotisations au RPC est choquant, FCEI

Toronto, le 11 juin, 2010 – La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a récemment traité de choquantes les lettres émises par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, et le ministre des Finances de l’Ontario, Dwight Duncan, dans lesquelles ils recommandaient une hausse des prestations du Régime de pensions du Canada (RPC).

« Les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes se préparent déjà à subir des hausses  maximales admissibles des cotisations d’assurance-emploi (AE) au cours des quatre prochaines années », indique Catherine Swift, présidente de la FCEI. Cela s’ajoute aux éventuelles augmentations des primes d'indemnisation des accidents du travail dans de nombreuses provinces et à des hausses considérables du salaire minimum de part et d’autre du Canada. « Étant donné qu’on sort d’une récession, ces fortes augmentations des charges sociales obligatoires feront un gros trou dans les budgets salariaux de presque toutes les entreprises canadiennes. Les ministres des Finances ne devraient-ils pas se préoccuper autant de la création d’emplois que du revenu de retraite? », s’interroge Mme Swift.

Compte tenu du lourd déficit actuariel découlant des retraites du secteur public auxquels la plupart des gouvernements sont confrontés, les contribuables canadiens se voient forcés de continuer à financer les régimes de retraite onéreux des fonctionnaires alors que, parallèlement, ils doivent racler les fonds de tiroir pour trouver l’argent nécessaire afin de payer les hausses des cotisations au RPC et à l’AE. « On ne devrait pas demander aux Canadiens de payer un cent de plus en charges sociales jusqu’à ce que les gouvernements aient redressé les régimes de pension du secteur public, fait remarquer Mme Swift. 

La solution numéro un pour augmenter l’épargne-retraite est de laisser quelques dollars de plus chaque mois dans les poches des contribuables. »

Extrait de : La FCEI prévient le gouvernement de se méfier du rideau de fumée des syndicats, FCEI

Toronto, le 15 juin 2010 – La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est déçue de voir que la majorité des provinces se sont alliées au gouvernement fédéral pour étudier des moyens d’augmenter les cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC).

« Malheureusement, au lieu de réfléchir à des mesures pouvant permettre aux propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) et aux employés de disposer des moyens de faire des économies en vue de leur retraite, les gouvernements semblent privilégier la proposition des syndicats pour lesquels la seule méthode envisageable est d’augmenter les cotisations obligatoires au RPC », déclare Mme Catherine Swift, présidente de la FCEI. Les syndicats réclament une réforme du RPC afin que l’attention générale ne soit plus fixée sur les pensions de luxe de la fonction publique, qui sont financées par le secteur privé. C’est effectivement un enjeu qui est à l’évidence noyé dans ces discussions. »

 « Il semble bien que les gouvernements ont oublié la forte augmentation des cotisations au RPC que les dirigeants d’entreprises et les employés ont subie au cours des années seulement dans le but d’assurer à nouveau la stabilité du programme qu’ils ont mal géré pendant des années. Les cotisations au RPC que versent les employeurs et les employés ont déjà été majorées de 75 % depuis la fin des années 1990 sans pour autant que les prestations soient revues à la hausse de façon proportionnelle. Les Canadiens ne devraient pas croire les syndicats lorsque ces derniers disent qu’ils peuvent profiter d’une hausse faramineuse des prestations du RPC pour quelques cents de l’heure, ajoute Mme Swift. Comme toujours, si ça a l’air trop beau pour être vrai, c’est généralement le cas. »