Bulletin de la prospérité du Québec (5), environnement d’affaires
Posted by Québec de Droite in Entrepreneurship, Productivité, Recherche et développement on vendredi 20 août 2010
1. Âge moyen des autoroutes et des routes
6. Productivité multifactorielle
Âge moyen des autoroutes et des routes
La qualité des infrastructures publiques, notamment les routes, figure parmi les conditions de base du développement économique.
Comparaison Québec = C (indicateur 15)
L’âge moyen du réseau routier québécois était de 13,5 ans en 2007. Le Québec se classe ainsi au troisième rang, par ordre croissant d’âge moyen, parmi les quatre provinces canadiennes retenues aux fins de comparaison.
L’action entrepreneuriale est une condition nécessaire à la création de richesse et à la prospérité, voire leur déclencheur. Les entrepreneurs sont des personnes qui développent et innovent.
L’intensité de l’action entrepreneuriale dans une économie peut se mesurer à l’aide de deux statistiques.
Premièrement, le bassin des propriétaires d’entreprises et des travailleurs indépendants constitue le terreau à partir duquel peuvent émerger des entreprises. Le rapport entre le nombre d’entrepreneurs et le nombre de travailleurs indépendants sur l’emploi total représente une mesure approximative de l’intensité de la culture entrepreneuriale dans une économie.
Deuxièmement, le rapport entre le nombre d’entreprises, avec ou sans employés, et la population mesure aussi l’intensité entrepreneuriale dans une société, tout en focalisant plus précisément sur l’effet de l’action entrepreneuriale : la création d’entreprises.
Comparaison Québec = D (indicateur 16)
Que ce soit sur le plan du bassin d’entrepreneurs ou du nombre d’entreprises, le Québec se classe au quatrième rang des provinces de référence. Les efforts pour le développement de l’entrepreneuriat doivent être accentués.
Les dépenses en recherche et développement (R&D) constituent un indicateur de l’effort qui est déployé en vue d’innover et de prospérer. Lorsque plus de ressources sont consacrées à la R&D, il existe plus de chances de faire des percées technologiques et de faire bénéficier toute l’économie de leurs retombées.
Comparaison Québec = A (indicateur 17)
Le Québec dépensait 2,6 % de son PIB en R&D en 2007 (dépenses intra-muros en R&D (DIRD)) ce qui le classait au premier niveau au Canada et en septième position sur les 33 provinces et pays comparés.
Même si les brevets ne rendent pas compte de toute l’activité d’innovation, ils demeurent l’un des rares indicateurs mesurables et comparables.
Comparaison Québec = C (indicateur 18)
Comme on l’a vu, le Québec dépensait 2,6 % de son PIB en R&D en 2007 comparativement à 2,3 % pour l’Ontario et 1,9 % pour le Canada. Malgré cet effort important, la capacité du Québec d’obtenir des brevets d’invention auprès de l’United States Patent and Trademark Office (USPTO), relativement à ses dépenses, était inférieure à celle de l’Ontario et à celle du Canada dans son ensemble.
Les investissements en technologies de l’information et des communications (TIC) comprennent trois composantes : l’informatique et les équipements connexes, les logiciels ainsi que l’équipement de télécommunication.
Comparaison Québec = C (indicateur 19)
Le Québec se classe au troisième rang des quatre provinces canadiennes du groupe de référence.
La productivité multifactorielle mesure l’efficacité de l’utilisation des facteurs de production, c’est-à-dire la main-d’œuvre et le capital, pour produire un certain niveau de biens et de services.
Cet indicateur reflète, en quelque sorte, l’innovation technologique et l’innovation dans les méthodes de travail et dans l’organisation du travail au sein d’une économie.
Comparaison Québec = C (indicateur 20)
Source : Bulletin de la prospérité du Québec, Norma Kozhaya, Conseil du patronat du Québec, Août 2010
1 -Les entreprises ne sont pas assez productives
La productivité est le nerf de la guerre pour un exportateur. " Si une entreprise innove, mais qu'elle n'est pas capable de fabriquer un produit de façon efficace, elle ne pourra pas exporter ", dit Simon Prévost, président des Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ).
Or, les entreprises québécoises affichent un niveau de productivité inférieur à ses principaux partenaires économiques. Ainsi, en 2008, la production de biens et de services par heure travaillée au Québec s'établissait à 39,60 $ US, par rapport à 41,80 $ US en Ontario, à 44,80 $US au Canada et à 50,70 $ US aux États-Unis, selon le MDEIE.
Les entreprises québécoises affichent aussi un retard important en matière d'investissement dans les technologies de l'information et des télécommunications, de même que pour les machines et le matériel.
Par exemple, de 2000 à 2007, l'investissement dans la machinerie a progressé à un rythme annuel moyen de 3,8 % au Québec, mais de 5,5?%, en Ontario, et de 6 % dans l'ensemble du pays.
2- Beaucoup de R-D, commercialisation déficiente
Les entreprises québécoises sont celles qui font le plus de R-D au Canada, selon Statistique Canada. De 2000 à 2007, leurs dépenses en R-D en pourcentage du PIB ont été systématiquement supérieures à celles des sociétés des autres provinces. Les avantages fiscaux généreux au Québec expliquent en partie cette situation.
Le hic, c'est que les entreprises québécoises éprouvent souvent des difficultés à commercialiser leurs innovations, selon Claude Demers, président de l'Association de la recherche industrielle du Québec. " Par exemple, aux États-Unis, c'est difficile de vendre aux filières industrielles dans les secteurs militaires et de la sécurité civile ", dit-il.
Autre problème lié à la commercialisation : l'insuffisance " d'intelligence économique ". Trop d'entreprises fabriquent encore des produits sans savoir vraiment qui les achètera à l'étranger (pays, secteurs, entreprises), et surtout à quelles conditions (prix, caractéristiques des produits).
Pourquoi on investit plus en R/D qu’en commercialisation, ça fait gagner plus de votes. Investir 1 million en R/D ça fait travailler facilement au moins 15 individus, ingénieurs, consultants, professeur est …, on fait travailler les gens en région, les chercheurs, les consultants.
Investir 1 million en commercialisation, peut-être 4 personnes qui se promènent dans les foires mondiales pendant un an.
Combien de milliards qui ont été investis en R/D où les produits sont restés sur les tablettes sans avoir le financement nécessaire pour la commercialisation, une grande partie j’en suis sûr.
Nous sommes la province qui donne plus de recherche et développement au Canada et pourtant nous sommes la province la plus pauvre, peut-être il faudrait changer de modèle et pensez moins au vote potentiel.
3- La relève entrepreneuriale
· Plus de 4 entrepreneurs québécois sur 10 prévoient se retirer des affaires au cours des 10 prochaines années. La plupart d'entre eux vendront tôt ou tard leur entreprise, habituellement une PME.
· Impôt provincial à payer sur le revenu des sociétés, 2008, en comparaison, une petite entreprise québécoise avec le même revenu imposable verse 57 000 $ en impôt, dont 24 000 $ à la province. Le Québec obtient donc une note de 0 selon cet indicateur. Une des raisons pourquoi que les jeunes entreprises au Québec on de la difficulté à démarrer, non seulement le coût de la masse salariale est nettement au-dessus de la moyenne canadienne, mais les impôts aussi. Donc, ayant moins de liquidité à leurs dispositions, risque plus élevé de faire faillite en ayant moins de flux de trésorerie.
· En 2010, le Québec compte près de deux fois moins de personnes ayant l’intention d’entreprendre que dans le reste du Canada. Par rapport à 2009.
· Presque deux fois moins de propriétaires d’entreprises au Québec qu’ailleurs au Canada, un écart pratiquement semblable par rapport à l’an passé : Propriétaires d’entreprises en 2010 : 9,4 % au Québec par rapport à 17,3 % ailleurs au Canada.
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# by Anonyme - 21 septembre 2010 08:51
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