Expansion du livre électronique
Posted by Québec de Droite in Innovation on mardi 17 août 2010
Extrait de : Etats-Unis : Amazon vend plus de livres électroniques que de livres reliés, ZDNet France. 20 juillet 2010
Le magasin en ligne clame avoir écoulé 143 livres électroniques pour 100 livres reliés. Le phénomène reste néanmoins marginal en France.
L'engouement pour le livre électronique (e-book) outre-Atlantique ne se dément pas. Le géant du marché, Amazon et son Kindle, vient d'annoncer que les ventes d'e-books avaient dépassé celles des livres reliés ces trois derniers mois.
Par livres reliés (ou « harcovers »), la société comprend les nouveautés et tous les livres autres que les éditions de poche (« softcovers »).
Sans fournir de chiffres précis, Amazon indique que pour 100 livres reliés achetés, il s'est vendu 143 e-books. La tendance s'accentue d'ailleurs sur le dernier mois où le rapport passer à 100 livres reliés pour 180 livres électroniques.
Gageons qu'avec le passage du Kindle sous la barre des 200 dollars fin juin, le rapport évolue encore en faveur du format électronique.
D'ailleurs selon l'association des éditeurs américains (AAP), le nombre de ventes d'e-books a augmenté de 207% d'année à année en mai dernier. Reste par contre à connaître les résultats en termes de valeur, les e-books étant vendus généralement moins cher que les livres papier.
Extrait de : Le livre électronique au Québec, Maxime Johnson, techno, le 18 Janvier 2010
Le Québec est entré dans la danse un peu tardivement avec le lancement de la première librairie en ligne d’ici, Jelis.ca, du groupe Archambault, en août dernier. Les nouveaux lecteurs Reader de Sony arrivaient sur le marché au même moment.
Jelis.ca offre environ 50 000 livres électroniques (contre 400 000 ouvrages au total dans le catalogue d’Archambault), principalement en format PDF, compatible avec tous les lecteurs sur le marché. Le procédé est simple : l’usager choisit un livre, paye avec une carte de crédit – quelques dollars de moins qu’un livre traditionnel – et transfère le fichier téléchargé sur sa liseuse.
À noter : au Québec, les fichiers ne sont pas protégés, et peuvent donc être copiés sur d’autres appareils, mais le nom de l’acheteur est généralement «tatoué» dans le PDF afin de décourager les pirates (qui pourraient facilement être identifiés).
Malgré les apparences, les éditeurs québécois sont loin de se tourner les pouces et prennent le livre numérique très au sérieux. Sauf que plusieurs inconnues les poussent à la prudence avant d’investir massivement dans la numérisation de leur catalogue. Quelle taille aura ce marché? Quel rôle conserveront les distributeurs? Quel sera le prix des livres à long terme, et comment l’argent sera-t-il redistribué entre les différents acteurs? Des questions qui restent pour le moment sans réponse.
«Je suis convaincu que le livre va connaître un nouvel essor grâce au numérique», avance Nicolas Langelier, conseiller pour l’environnement numérique chez Boréal, un éditeur qui n’a pas encore commencé à numériser ses livres. «Pour l’instant, l’engouement existe, mais le marché n’est pas encore là, alors rien ne presse. Nous déciderons de la stratégie à adopter lorsque la situation aura un peu évolué.»
Un peu d’aide
À l’heure actuelle, la numérisation et le traitement d’un seul livre coûtent entre 100 $ et 200 $.
Pour aider les éditeurs à s’attaquer à leur catalogue, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a présenté l’automne dernier son nouveau programme d’aide à la numérisation, qui rembourse aux éditeurs 50 % de ces frais, plus 10 $ par titre, jusqu’à concurrence de 5 000 $ (assez pour aider à numériser de 45 à 85 livres environ). Pour le moment, le programme dispose d’une enveloppe budgétaire de 200 000 $.
Ce montant récurrent pourrait toutefois être revu à la hausse si nécessaire, estime Louis Dubé, responsable du secteur livres à la SODEC. «Une prise de conscience importante a été faite au gouvernement : si le Québec ne se positionne pas rapidement, il n’y aura tout simplement pas de livres québécois sur le marché numérique.»
Même si le budget du programme semble insuffisant aux yeux de Gilles Herman, il y voit du bon. «Ça pourrait motiver les nombreux éditeurs qui n’ont pas encore commencé leur effort de numérisation», juge-t-il.
Optimiste, il voit même en ce virage technologique une planche de salut pour l’industrie québécoise du livre, qui survit en partie grâce aux subventions gouvernementales. «Le livre numérique est moins cher à produire, on pourrait en profiter pour finalement mettre en place un modèle de vente rentable au Québec», espère Gilles Herman.
Loin d’être le début de la fin pour le livre, l’ère numérique serait-elle plutôt le début d’un temps nouveau?
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