Réforme de la période de questions

Les jeunes libéraux ont d’abord voté en faveur de plusieurs résolutions en faveur d’un renforcement des institutions démocratiques des Québécois. Selon eux, une réforme de la formule de la période de questions à l’Assemblée nationale s’impose. « Le citoyen doit se reconnaître dans cet exercice parlementaire. Le resserrement des règles entourant la période de questions est nécessaire. Les échanges que les élus ont entre eux devraient servir l’intérêt public», explique Julien Gagnon.

Un changement draconien à la période de  questions à l’Assemblée nationale pour faire cesser les foires  d’empoigne en obligeant les partis d’opposition à soumettre  d’avance par écrit leurs questions principales, comme c’est la  pratique en Angleterre

Réformer la période de questions et de réponses orales au bénéfice des citoyens en révisant le Règlement de l’Assemblée nationale de manière à ce que :

a)      L’opposition fournisse au gouvernement les questions principales au moins douze heures à l’avance;

b)      Toute question complémentaire puisse être adressée au gouvernement sans lui avoir préalablement été dévoilée;

c)       Le Président de l’Assemblée nationale ait explicitement le devoir d’imposer une sanction parlementaire à tout membre du gouvernement qui éviterait manifestement et volontairement de répondre à une question après avoir reçu un premier avertissement;

d)      Le Président de l’Assemblée nationale ait explicitement le devoir de maintenir l’ordre dans l’Assemblée nationale et d’assurer le bon déroulement des travaux;

e)      Les appels au règlement soient exclus des quarante-cinq minutes prévues pour la période de questions et de réponses orales;

Extrait de: Politically correct?, Maxime Guillette, La Voix de l'Est, 09 février 2010

Nous devons nous inquiéter de notre avenir. Notre nation, dirigée par des gens qui méprisent l'intelligence des citoyens, est en déroute. Nos représentants, même s'ils représentent plus leur intérêt personnel que les nôtres, usent de stratagèmes politiques pour fuir la réalité. Pendant que monsieur Harper esquive le dossier de la torture infligée aux prisonniers afghans en prorogeant la session parlementaire, monsieur Charest refuse de faire une commission d'enquête publique sur les allégations de corruption dans le domaine de la construction. Notre système est déficient, ne fonctionne plus. Ce qui m'inquiète encore plus, c'est la réaction des citoyens à l'égard de la politique. Pendant que le cynisme de la population s'élève, les taux de participation aux élections sont en chute libre.

Extrait de: Fermons les caméras!, Valère Audy, La Voix de l'Est, 21 novembre 2009

La période de questions de l'Assemblée nationale n'est qu'un gros show où les participants ne cessent de s'invectiver, l'opposition s'appliquant à piéger et à planter les politiciens au pouvoir afin de les faire mal paraître et d'en tirer bénéfice, ceux du pouvoir ne répondant de leur côté à peu près jamais aux questions, s'appliquant plutôt à les contourner et à ridiculiser les adversaires. Bref, on y apprend rien... d'autre que l'étendue du vocabulaire et des talents de nos politiciens en matière d'invectives et d'accusations.

Pourquoi en est-on rendu à un aussi triste spectacle? Tout simplement à cause d'une partisannerie aveugle où ce n'est plus l'information et l'éclairage du peuple qui compte, mais les points politiques que chaque formation peut marquer en prévision des prochaines élections. En dépit des discours où ils prétendent agir en fonction de l'intérêt public, les partis ne pensent et cherchent qu'à se piéger et planter. Le discours est le même de chaque côté, même là où il pourrait parfois différer pour refléter la volonté populaire. On n'a plus affaire à des représentants du peuple, mais à des délégués des partis.

Source: Démocratie renouvelée, génération engagée