Comment fait-on pour améliorer les écoles publiques?

Comment fait-on pour améliorer les écoles publiques?

Les écoles à chartes nous ont donné de bonnes références, par contre il ne représente que 2 % aux États-Unis, dans les meilleures des cas elle pourrait se développer dans une décennie à 10 pour cent.

Certains États [ et la plupart des provinces ] ne leur permettent pas, il faudrait avoir une forte volonté politique pour les convertir tous à chartes (écoles autonomes =  écoles à chartes).

Pourquoi ?

Démocratie douteuse » Politiciens douteux » Gouvernance douteuse

Quand  une démocratie est faible, les décisions politiques sont prises pour satisfaire les groupes d’intérêts non pour satisfaire le bien-être collectif.

1)      Prenez l’exemple, l’Alberta a 15 écoles autonomes, et c’est un retentissant succès, pourquoi pas 20, 30 et plus ?

2)      Pourquoi certains États américains refusent des écoles à chartes ?

3)      Pourquoi au Québec, il n’y a aucune école autonome, même si depuis des années les directeurs d’écoles les demandes ?

La réponse est fort simple: : les groupes d’intérêts font pressions pour que les écoles autonomes ne prennent pas naissance, si on ne peut comparer, on ne peut évaluer, et si on ne peut pas évaluer, on ne peut pas rendre les gens imputables.

Imputable, connaît pas ?

Tant aussi longtemps qu’il n’y a pas de comparaison, les gens ne sont imputables à peu près à rien, et ils le savent très bien.

Savoir, si notre système éducatif en souffre c’est le moindre de leurs soucis, c’est de maintenir leurs acquis et leurs privilèges, c’est déplorable, mais c’est la réalité.

En Suède :   

Ayant une démocratie forte et une gestion d’État parmi les meilleurs au monde 2 nième (transparence, efficacité, imputabilité), ils ne se sont pas cassé la tête, ils ont converti toutes les écoles publiques en école autonome, et ont poussé la logique à la limite, même les écoles à privés sont subventionné à 100 %, ce qui revient à dire que le meilleur gagne.

Automatiquement, il y a un d’écrémage naturel, les bons professeurs restent, les moins bons s’en vont, car la survie de l’école en dépend, conséquence un système éducatif reconnu mondialement et à moindres coûts.

La réponse de Bill Gates :

Bon, c’est bien, mais que faisons-nous au Québec, examinons ce que nos voisins américains, tentent de faire, car ils ont les mêmes problèmes que nous, décrochages élevés, accroissement des coûts sans voir une amélioration des résultats scolaires.

Je vais m’inspirer de la réponse de Bill Gates, qui est la suite de l’entrevue de Macleans (l’original est à la fin du carnet).

Même si les écoles à chartes ont démontré un franc succès, ils ne représentent que 2 %, même dans les meilleurs des cas, peut-être 10 % dans un avenir à moyen terme aux États-Unis. La principale chaîne d'écoles à charte KIPP (je vais vous faire un carnet dédié sur les KIPP, dans l’analyse) est environ 100 écoles, et leur taux de croissance n’est que de 20 %, ce qui est très peu par rapport aux 13,000 écoles publiques.

Ainsi, des écoles à chartes peuvent nous montrer le chemin : vous devez avoir un système d'évaluation, des pratiques de travail plus flexibles, une meilleure utilisation de la technologie, des normes communes. Ils ne sont pas parfaits, mais ils nous montrent que cela peut être fait. 

Chaque fois que je me décourage, je vais rencontrer des étudiants et des enseignants des KIPP et je me rappelle que c'est ce que tout le monde mérite. Ils prennent des enfants qui sont des cas difficiles et les envoient à l’université.

Par contre les écoles à chartes ont leurs lots de controverses, car ce sont des écoles sur une base volontaire, les enseignants sont volontaires, les enfants sont volontaires, et ils ont brisé le système non bénévole qui est des écoles publiques traditionnelles.

Par contre les résultats sont là :

Quand vous avez des enfants qui vont dans une école publique où seulement 4% se rendent à l’université, tandis que celle de KIPP plus de 90 % s’y rendent, c’est important. Et la différence n'est pas seulement dans les scores en mathématiques et en lecture. Vous regardez les comportements de ces enfants, la collaboration de ces enfants, les rêves de ces enfants, la volonté de voter – le comportement général, la différence est énorme, vous aimez honnêtement l’ensemble de l’enfant en tant qu’élément de la société…

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Le fondateur de Microsoft Bill Gates, un ancien de la prestigieuse université de Harvard a appelé ce week-end à Toronto à réformer l'école publique américaine, en piètre état selon eux.

Waiting for SupermanDavid Guggenheim - "Une vérité qui dérange" - lors de la première internationale de son dernier film documentaire "Waiting for Superman" ("En attendant Superman"), qui raconte l'itinéraire de cinq étudiants à travers le système défectueux de l'école publique américaine.

A cette occasion, Bill Gates a déclaré vouloir faire comprendre que "le système scolaire américain ne fonctionne pas bien" et pousser à le réparer. "L'économie mondiale impose aux gens d'être mieux formés", a-t-il dit, et "aux Etats-Unis, nous avons besoin de quelques vraies réformes".

Il a noté que des sociétés comme Microsoft avaient de plus en plus de difficultés à recruter des employés qualifiés aux Etats-Unis, ajoutant qu'en fait ceux que le groupe informatique embauchait étaient souvent des immigrés récents. "Si vous regardez les facultés d'informatique dans les meilleures écoles, la majorité des étudiants ne sont pas nés aux Etats-Unis. Cela nous donne une indication sur l'état de notre système scolaire", a poursuivi M. Gates.

Teaching Movie David Guggenheim a dit à la presse que son objectif était d'"attaquer le blocage mental de nombreux Américains, qui pensent que les problèmes de leurs écoles sont trop complexes, que celles-ci sont en panne depuis trop longtemps et qu'il n'est plus possible de faire quoi que ce soit".

"Si un film met en échec cette déconnexion, les gens sentiront qu'ils peuvent réparer leurs écoles", a expliqué le cinéaste, déplorant l'échec scolaire de 1,2 million d'élèves américains chaque année. "Nous devons introduire des changements fondamentaux" dans le système, a-t-il conclu.

Nous allons tenter d’examiner le programme de Fondation Bill et Belinda Gates pour améliorer l’école publique.

Suite »»» Aider les enseignants à s’améliorer

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Bill Gates on what’s wrong with public schools

Extrait de: Bill Gates on what’s wrong with public schools, Macleans.ca, Kenneth Whyte on Tuesday, September 21, 2010, part. 2.

Including the huge textbooks, and why bad teachers have to go

Q: Is a fundamental change of this sort going to come within the public school system or is it going to come from alternatives to the public school system?
A:
Well the ideas for change—does a longer school day make a big difference, can team teaching make a big difference, can computers help?—that experimentation can’t come from a regimented system, and that’s what most public schools are. But if you want to have broad impact you’ve got to take those best practices and move them into the public school system. The most optimistic view is that high-performance charter schools—they’re getting good results but they are less than two per cent of U.S. schools today —could grow in a decade to be 10 per cent. Some states [and most provinces] don’t allow them at all. So even that 10 per cent would require massive political enablement. That would be hard to achieve. KIPP, the leading chain of charter schools, with about 100 schools, grows its number of schools about 20 per cent a year. There are 13,000 public schools so even if all high performance charters could grow as fast as they can, it’s not that big an impact.
So charters can mostly show us the way: you’ve got to have the evaluation system, more flexible work practices, better use of technology, common standards. They’re not perfect but they show us that it can be done. Whenever I get discouraged I go meet with some KIPP students and teachers and I’m reminded that’s what everybody deserves. It is possible economically. They’re taking kids from the worst circumstances and sending them off to four-year colleges.

Q: There are examples of charter schools like KIPP which produce phenomenal results, but there’s still a lot of controversy around whether or not charter schools as a whole outperform public schools as a whole.
A:
There are several controversies. One is charter schools as a whole do not outperform public schools. If you take chain charter schools, the ones that replicate, they do outperform public schools. But then there’s another debate, which is, if you have to volunteer to do something, then you are different than the people who don’t volunteer, and people volunteer to go to charter schools. Let’s say we wanted to test pink textbooks. Take all the textbooks and paint their covers pink. And say, kids, who wants to volunteer for the pink textbook test? We will show a phenomenal effect of pink textbooks. We know that in charter schools the teachers volunteer, the kids volunteered, and they smash the non-volunteer system. But we’ve had our guys look at the data and it shows that if you take the whole charter school phenomenon, the kids who volunteer for charters and get in have one set of results, and the kids who volunteer and don’t get in have another set of results, and the kids who don’t volunteer and don’t get in have another set of results. You have perfect tiering of these things.

Q: And the results go from good, to not as good, to worse.
A:
Complete separation of results. That’s the high-performance charters. So we’re not saying that if every school was a KIPP school you’d get KIPP-like results, because it is true the pool is slightly special to the overall pool if for no other reason than the volunteer effect. But when you have a public school where four per cent of the kids are going to a four-year college, and that’s because they are tracked into an honours system that is actually a school within a school, and you have 90 per cent [going to college] at a high-performance charter, that’s significant. And the difference isn’t just in math and reading scores. You look at the behaviours of these kids, the collaborations of these kids, the dreams of these kids, the willingness to vote—any measure you like. You like sculptures, honestly, the KIPP kids are better at sculpture. It’s a huge difference.

Q: Some of the kids at charter schools spend 80 per cent of their waking hours on learning.
A:
It’s a high commitment. They use chants, they use iconography, they have all these banners of the colleges that kids have gone to. They’re overcoming a deficit, they’re competing with another sort of way of looking at the world where education is less important. It’s fun to talk to kids about it—what did your friends think when you volunteered to go to a charter school, and now you’re in a different social group, on a path that will take you to a vastly different place.

Q: How would you have done in such a school?
A:
Well the school I went to was a lot like that. Not the chanting or the iconography but I sat in on the physics course, the calculus course. But now is a much better time to be a student. We didn’t do robots back then—nobody did robots back then. I didn’t have Wikipedia to look something up when I was confused. If you’re a motivated student, it’s way better to be learning now than at any time in the past. You want to have an Internet connection and you want to have adults who, when you get confused, can straighten you out and can tell you what learning might connect to your curiosity, your job opportunities, those kinds of things. I envy those kids in KIPP. I’d never want to use the capacity because KIPP goes to inner-city kids but if my kids had to go to a KIPP school, it wouldn’t be that different from the great private schools they are going to now.

Q: You talked about math books as a symbol for educational failure in America. Explain that.
A:
We have huge textbooks—300-page math books. Because they’re designed by committee and everybody wants things to be in them, they are very intimidating. I thought, maybe the Asian textbooks are [going to be] twice as big because they do so much better than us and our kids are going to have to do some weight exercises to carry these books around so we can be in their league. In fact, the Asian textbooks are half as big. Their textbooks are little but they are really drilling in concepts in particular grades and then they don’t go over that again. We do all of it again and again and again.
That’s what happens when you have such different experiences of people in the classrooms, you don’t have good ways of knowing where different students are. If somebody’s behind what tools do you have? There are some of these things where technology is going to help with individual progress, and there are a few places this stuff is being tried now and the material is getting online. We’re funding a lot of people. There are innovators like Salman Khan showing up doing websites that are great.

Q: What has to happen in order to put students first?
A:
If you just say that the bottom 10 per cent of teachers goes away because they don’t measure up, then the U.S. goes back to being one of the best in the world. It’s pretty dramatic.

imageCahier spécial

La problématique de nos écoles publiques, la solution selon nos voisins américains.

1.       Qu’est ce qui ne fonctionne pas avec les écoles publics ?,
deux textes à lire en premier.

2.       Éducation : Quand les milliardaires s’en mêlent

3.       Comment fait-on pour améliorer les écoles publiques?, vidéo

4.       Aider les enseignants à s’améliorer

5.       La situation : l’effet Widget, un échec national pour reconnaître et agir sur l’efficacité de l’enseignant, graphique, vidéo.

6.       Le projet MET, travaillé avec les enseignants pour développer des mesures justes et fiables pour un enseignement efficace, graphique, vidéo.

7.       Les écoles à chartes KIPP

a)       Historique des Charters Schools

b)       Elles remplacent la "bureaucratie" de l’Éducation

c)       KIPP

d)       Vidéo, 4 vidéos, particulièrement intéressant celle de Bill Gates.

8.       Politiques américaines en éducation

a)       Des choix difficiles dans une période difficile.

b)       What Makes a School Great: A Call to Action for Public Schools

9.       La Course au sommet" ("Race to the Top")

La Course au sommet" ("Race to the Top"), concurrence entre les États pour des réformes majeures en éducation, vidéo Obama

10.    Le secteur privé a un réseau scolaire qui se porte bien

11.    Conclusion : l’amélioration de l’éducation publique au Québec

a)       États-Unis

1)       Systèmes éducatifs américains déficients

2)       Charters Schools

3)       Imputabilité

4)       École publique

5)       Deux notions fondamentales

6)       Une brillante idée

7)       Les syndicats

8)       Conversion rapide

9)       Effet à moyen terme:

b)       Le Québec

1)       Le statut

2)       Le pouvoir politique

3)       Et si le Saint-Esprit apparaissait …

4)       Le statut d’école autonome

5)       Personnalité juridique

6)       Pour accélérer le processus

c)       La solution

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  1. gravatar

    # by Anonyme - 20 octobre 2011 à 15 h 29

    Félicitations pour avoir l'un des blogs les plus sophistiqués que j'ai rencontré dans quelques temps ! Son incroyable combien vous pouvez vous éloigner de quelque chose de simplement en raison de la manière dont il est visuellement magnifique . Youve mis en place un espace de grands graphiques grand blog , vidéos, mise en page. C'est certainement un blog à voir absolument !