Des syndiqués de la FTQ s'exilent pour travailler

Extrait de : Des syndiqués de la FTQ s'exilent pour travailler, Journal de Montréal, 06/09/2010

Une trentaine de mécaniciens industriels affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), ont profité du congé de la fête du Travail pour dénoncer les agissements de la centrale syndicale qui, selon eux, refuse aux membres de la section locale 1981 l’accès aux chantiers de la province.

Selon Ken Pereira, le directeur du local 1981 qui oeuvre dans le domaine de la mécanique industrielle, plusieurs ouvriers se voient contraints de travailler ailleurs qu’au Québec «puisqu’ils n’appartiennent pas au bon syndicat».

«Ils n’ont pas le choix d’aller travailler aux États-Unis, en Russie et en Arabie parce que les chantiers d’ici sont barrés pour eux. La FTQ agit comme un dictateur et met en péril la vie de ses membres» rage le colérique directeur syndical.

Pas seulement à la FTQ

Il ajoute que cette façon de faire est également répandue dans d’autres syndicats. «C’est de la discrimination syndicale et ça n’arrive pas seulement à la FTQ. Mais moi, je compte défendre mes membres jusqu’à la mort» prévient-il.

Rappelons qu’il ne s’agit pas de la première fois que Ken Pereira s’en prend à ses supérieurs syndicaux. C’est lui qui avait dénoncé, en mars 2009, les comptes de dépenses controversés de l’ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis.

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Orientations des lois du travail

Pertinence

À certains égards, les lois régissant les relations de travail diffèrent habituellement d’une province à une autre et d’un pays à un autre. Mais il reste que, dans l’ensemble, chaque province et chaque pays établissent un cadre légal des relations de travail qui avantage, soit les employeurs, soit les syndicats.

Cette orientation peut avoir des répercussions sur le nombre de conflits de travail et sur des variables économiques comme l’investissement et l’emploi.

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Par exemple, des études ont démontré que la présence de restrictions à l’utilisation de travailleurs de remplacement est associée à des taux d’emploi et des taux d’investissement plus faibles.

Cette interdiction augmente aussi la probabilité des grèves et contribue à en allonger la durée.

De même, le fait de permettre l’accréditation syndicale au moyen d’un scrutin secret diminue le nombre de grèves.

De plus, il est faux d’affirmer qu’une présence syndicale plus forte tire tous les salaires à la hausse par « effet d’entraînement et de concurrence ».

1.       Le Québec a le PIB par habitant parmi les plus faibles

2.       Un des taux de rémunération horaire des employés payés à l’heure les plus faibles en Amérique du Nord et pourtant, il affiche le taux de syndicalisation le plus élevé en Amérique du Nord.

3.       Le déterminant majeur du revenu réel des travailleurs à long terme est la productivité.

Comparaison

Québec = D (indicateur 10)

Parmi les quatre provinces du groupe de référence, le Québec est la province dont le cadre juridique est perçu comme étant le plus avantageux pour les syndicats, eu égard aux critères retenus. Le Québec est le seul où les travailleurs sont obligés d’être syndiqués pour pouvoir travailler dans le secteur de la construction; les mécanismes d’accréditation permettent à certains syndicats d’exercer un monopole dans certains métiers et contrôler ainsi le placement de la main-d’œuvre.

Source : Bulletin de la prospérité du Québec, Norma Kozhaya, Conseil du patronat du Québec, Août 2010

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Lectures complémentaires :

 

SYNDICAT

29/03/10

Expert conseil: Rambo, vous voulez savoir comment maintenir un monopole, notre expert-conseil Rambo vous donnera quelques trucs.

17/03/10

«La syndicalisation obligatoire des employés de la construction, c'est ça le problème du Québec, l'intimidation et le climat de travail tendu, nos voisins de l'Ontario ne connaissent pas ça dans le secteur de la construction. «La syndicalisation obligatoire des employés de la construction, c'est ça le problème du Québec». En Ontario, il n'y a aucun problème de la sorte nulle part dans la province», estime Jocelyn Dumais, un entrepreneur en construction établi à Gatineau, en Outaouais.