La capitalisation
Posted by Québec de Droite in Retraite par capitalisation, Régime de prestation déterminé on mercredi 15 septembre 2010
L’arnaque Madoff :
Il est difficile de trouver des différences entre notre système de retraite et le jeu de financement pyramidal auquel s’est prêté Madoff pendant toutes ces années. Les seules que l’on pourrait évoquer jouent en la défaveur de l’escroc présumé et l’ont mené à sa perte. Madoff n’avait pas de clientèle captive et ne pouvait pas rendre la souscription obligatoire. Il ne pouvait pas, non plus, augmenter unilatéralement les cotisations et baisser les taux de rendement. Manque de chance… si Madoff avait été président d’une caisse de retraite, il n’aurait pas eu à craindre pour sa liberté.
Pour autant, dans cette affaire, nos « élites sociales » devraient jouer profil bas. Car, sans remettre en cause le comportement délictuel de Madoff, quelle fraude a-t-il commise ? Prendre l’argent des nouveaux souscripteurs pour le reverser aux plus anciens… Cela ne vous rappelle-t-il rien ?
Lorsqu’il s’agit de nos retraites, cela s’appelle tout simplement de la « répartition ». Ce qui se présente comme une escroquerie dans l’affaire Madoff porte le nom de « solidarité » lorsqu’il s’agit des régimes de prestations déterminées de la fonction publique ou du RRQ. Cherchez l’erreur !
MADOFF avait mis en place un système commercial très astucieux qui lui permettait toujours d'obtenir des versements volontaires à partir d'informations trompeuses jusqu'au jour où la crise financière de septembre 2008 fit s'écrouler son système comme un château de cartes.
L'État, quant à eux, recours à des versements obligatoires qu'ils obtiennent par l'usage de la force... Mais cela ne change rien à la nature profondément immorale et perverse de ce système qui, forcément, le condamne à terme. Est-il moral de laisser à nos enfants la charge de nos retraites ? Pour ne pas parler des montagnes de dettes constituées par l'accumulation des déficits budgétaires depuis plus de 40 ans et autres joyeusetés du même genre...
Et aujourd'hui, comme chacun le sait, le nombre d'actifs diminue tandis que le nombre de retraités augmente de façon vertigineuse. Combien de temps les gens accepteront-ils de se laisser berner par ce système pervers ?
Une transaction qui frise l’escroquerie
· Le système de pension par répartition, bien qu’on tente de le décrire comme une tendre option solidaire, est en réalité une transaction qui frise l’escroquerie.
· Durant des décennies, le travailleur apporte une partie non négligeable de son salaire au système public des pensions ; c’est-à-dire qu’il livre à l’État un argent qui est sa propriété (souvent son unique propriété), gagné à la sueur de son front.
· Mais à partir de ce moment, il perd tout contrôle sur son ancien bien. Il ne peut décider qui va l’administrer, ni comment.
· Il ne peut modifier l’institution, bien que, constamment, on l’informe que le système public des pensions est en faillite ou en passe de l’être, ce qui ajoute incertitude et anxiété à ce qui devrait pourtant être une simple et transparente opération d’épargne, d’investissement et d’accumulation d’intérêts et de bénéfices.
· Dans le système par répartition, si le travailleur décide d’arrêter de travailler, il ne peut récupérer son argent.
· S’il meurt célibataire avant d’arriver à la pension, cet argent n’ira pas à sa famille, mais sera confisqué par l’État.
· S’il meurt marié, son conjoint recevra bien la pension, mais pas ses enfants adultes.
· En fait, l’idéal pour l’État serait que le pensionné meure le premier jour de sa retraite.
Les réformettes :
Si, au lieu de la réformette que certains gouvernement nous préparent, diminuer les pensions, augmenter la durée et le montant des cotisations, augmenter l’âge de départ, on voulait bien réfléchir à une réforme durable du financement des retraites, on commencerait par donner la préférence à un système qui fonctionne aussi indépendamment que possible de l’évolution démographique.
Or, de tous les systèmes de financement des retraites, la répartition est le seul à dépendre principalement de la démographie.
Les autres dépendent de l’évolution économique, dont la démographie n’est qu’un des éléments.
Liberté d’épargne :
«Le seul principe valable est la liberté de l'épargne ; rappelons que celle-ci a existé pendant des siècles en Occident chacun préparant librement ses vieux jours. Le choix des investissements est sans limite : logements locatifs, fonds de pension, commerces, etc. Toutes les villes d'Europe doivent leurs immeubles aux épargnes librement consenties. L'épargne librement gérée sous la responsabilité des épargnants suscite de la richesse, laquelle permet d'assurer à chacun sa retraite et d'accélérer le développement. Bien sûr, il est nécessaire que ces épargnes puissent s'opérer à l'abri des impôts et charges sociales comme les cotisations actuelles de retraite.
Soit. Mais dans les placements privés il peut y avoir des accidents lors des périodes de crise, comme aujourd'hui, sans parler des escrocs comme Madoff…
La réponse est claire : quand il y a des ratés dans des placements privés, le propriétaire peut corriger, même s'il ne peut pas toujours rattraper l'argent perdu. Dans la répartition, il n'y a pas seulement risque de perte, mais certitude de perte, celle-ci étant intégrée dans le système. Quant à Madoff, la répartition est un système à la Madoff : les premiers ramassent l'argent et à la fin il ne reste plus rien. C'est ce qui se passe à présent et se passera de plus en plus selon les prévisions.»
Existe-t-il actuellement des expériences dans votre sens ?
«Beaucoup, le plus souvent sous la forme de fonds de pensions. 27 pays, dont 12 européens, les ont adoptés. Parmi eux se trouvent le Chili, la Nouvelle-Zélande, Singapour. Il y eut un double effet : les retraites ont été progressivement sauvées et le PIB a connu une croissance importante, même pendant la période de la crise. Le Chili a muté il y a 28 ans. 95 % de la population a choisi librement le nouveau système. De ce fait, les retraites sont bien plus importantes. En outre, la prospérité s'est accrue d’une façon spectaculaire et le taux de croissance atteint régulièrement 7 % par an. Des gouvernements de gauche et de droite se sont succédé depuis et aucun n’a changé le système, sinon en l’améliorant dans le détail. Le pays a géré la transition avec souplesse, afin que chacun puisse opter librement pour le nouveau système s'il le désirait, (source : les 4vérités, Michel de Poncins est Docteur d'Etat en sciences économiques)»
La capitalisation
La capitalisation est la seule alternative à la répartition. Mais il en existe toutes sortes de variantes : collective ou individuelle, obligatoire ou facultative. La mutualisation pouvant se faire à un niveau ou un autre, par exemple la profession ou l’entreprise, comme avec les « fonds de pension ». Et l’obligation pouvant porter sur tout ou partie des droits et des charges correspondantes.
Finalement, replacé sur le terrain de la capitalisation, le financement de la retraite ne serait rien d’autre qu’une question d’épargne, libre ou contrainte, fiscalisée ou défiscalisée, garantie ou non.
Avec la capitalisation, toutes les variantes sont possibles, du plan le plus individuel (épargne libre) au plus collectif (pensions égales pour tous, voire réservées aux plus pauvres).
Avec la répartition, sans provision, on est sur le terrain de l’escroquerie, avec garantie de l’État.
Cahier spéciale : Régime de retraite par répartition, (11-09-10)
3) Les régimes de retraite de l’État n’est qu’une gigantesque arnaque de Ponzi !
4) La retraite de la fonction publique une arnaque double
5) La capitalisation
6) Historique du modèle Chilien
7) Le système suédois de retraites par points
8) Plus de 82 % des Français sont pour la capitalisation
9) Italie: équité entre privé et public
10) Retraites des fonctionnaires US : une faillite à mille milliards... ou plus
Lecture complémentaire : Un tsunami pour les retraites de la fonction publique (PDF)
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