La police du métro a les dents longues!

Extrait de : La police du métro a les dents longues!, Agence QMI, 17/09/2010

MONTRÉAL - Le nombre de contraventions émises par la police du métro a connu une hausse fulgurante depuis quelques années. Les revenus générés sont passés de 518 924 $ en 2006 à 1 191 306 $ en 2009.

C’est ce que révèle une enquête de l’émission JE.

Les chiffres obtenus par JE indique que le nombre de contraventions données par les inspecteurs est passé pour la même période de 2351 à 15 143, trois ans plus tard. Comme 90 % des usagers utilisent la carte Opus, le zèle des inspecteurs de la STM vise donc les passagers payant leur passage à l’unité.

Des victimes comme Dominique Paquette, un étudiant qui s’est vu remettre une contravention de 214 $ parce qu’il n’avait pas conservé sur lui son billet après l’avoir bel et bien payé. «Les policiers nous ont attendu mes amis et mois à une sortie et nous ont demandé notre billet. Comme je ne prévoyais pas prendre de correspondance, je n’avais pas cru nécessaire de conserver mon ticket. Et à cause de ça on m’a remis une contravention. Je suis sûr que c’est en raison de notre âge qu’ils s’en sont pris à nous. Beaucoup de mes amis se sont fait prendre de la même manière.»

Monsieur Paquette trouve l’amende de 214 $ nettement exagérée. «J’étais vraiment choqué! Ce n’est pas comme si j’avais volé. Je considère que je ne suis pas un danger public et 214 $ c’est une amende équivalente à celle que j’aurais reçue si j’avais roulé à 70 km/h dans une zone scolaire. Je ne crois pas que j’étais si dangereux que ça.»

Plus d’inspecteurs pour surveiller les usagers

Depuis 2007, c’est la Police de Montréal qui assure la sécurité dans le métro. Les inspecteurs de la STM, dégagés de cette tâche, se concentrent désormais exclusivement à l’application de la réglementation. Le transporteur public se défend de vouloir ainsi remplir ses coffres aux dépens des usagers. «L’objectif n’est pas d’accumuler de l’argent» plaide Isabelle Tremblay, sa porte-parole. «C’est plutôt d’encourager les gens et de les conscientiser à l’importance d’avoir un titre de transport valide.»

Évidemment, ça coûte beaucoup plus cher un policier,
donc il faut le rentabiliser, et vive les tickets !  

Transport 2000, un groupe de pression qui fait la promotion du transport en commun, rejette carrément les explications de la STM et dénonce vertement sa voracité. Son directeur général, Norman Parisien ne mâche pas ses mots à l’endroit du transporteur public. «La STM a choisi une approche brutale et répressive. Une approche qui ne vise pas tant à changer les mentalités qu’à encaisser des revenus. Il s’agit d’une forme de taxe déguisée et l’amende est extrêmement salée. Ça nous paraît déraisonnable compte tenu de l’infraction reprochée aux utilisateurs du métro.»

Transport 2000 encourage ceux qui ont reçu une contravention à la contester.

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JE: Contraventions: palmarès des villes, champion: Montréal

JE
Contraventions: en hausse constante