La prétendue objectivité journalistique mise à l’épreuve
Posted by Québec de Droite in Blogue, Liberté d'expression, Question/Réponse on jeudi 2 septembre 2010
Sur le blogue de Johanne Marcotte, elle a posé une question sur l’objectivité des médias à la fin du carnet ma réponse, c’est la réponse partielle que j’ai donnée Le futile orgueil des «vrais» journalistes,
Une chance que les blogues existent, car au Québec les médias Québécois qui traitent les sujets en profondeurs sont rarissimes. Créant ainsi une diversité d’opinion, engendrant de la réactivité et de la réflexion.
La prétendue objectivité journalistique mise à l’épreuve
1 septembre 2010 à 05:54 · Classé sous Droite québécoise, Médias québécois
Il se passe quelque chose dans le merveilleux monde des médias, vous ne trouvez pas? Et il faut s’en réjouir!
En effet, l’on blâme souvent les politiciens ou encore une population paresseuse et trop confortable pour l’état de cynisme ambiant. D’autres verront dans le cynisme non pas la cause d’un malaise mais plutôt la conséquence d’un sentiment d’impuissance des citoyens « ordinaires » devant une collection de lobbies et de groupes corporatistes désormais maîtres de l’agenda politique. (Lire Bock-Côté, Quel cynisme?)
Dans un tel contexte, la crédibilité de nos institutions est malmenée: institutions démocratiques, institutions scolaires, institutions judiciaires…
Mais qu’en est-il du monde des médias? Porte-t-il une responsabilité pour l’état stationnaire dans lequel se trouve le Québec? Peut-on raisonnablement croire que leur offre est « juste et équilibrée » (fair and balanced) et ne serait-il pas temps pour eux de s’interroger sur leur pratique?
Heureusement, je crois que c’est ce à quoi on assiste depuis quelques années. Rappelez-vous l’article de l’ombudsman de Radio-Canada dans lequel Julie Miville-Dechêne reconnaissait que dans l’ensemble des médias québécois, le débat se réduisait généralement à un débat entre fédéralistes et souverainistes.
« Et les deux options se définissent depuis longtemps comme étant soit de centre gauche, soit de gauche centriste. En d’autres mots, c’est blanc bonnet et bonnet blanc », faisait-elle remarquer. Pour preuve, le traitement qu’a réservé la maison Gesca au chroniqueur Jacques Brassard lorsqu’on a jugé ses positions « discordantes par rapport à la Pensée Unique, qui pèse comme une chape de plomb sur l’univers politico-médiatique québécois. » (Lire le blogue de Jacques Brassard)
Plus récemment, c’est la classe politique qui se permettait de mettre en doute la partialité des médias québécois. Les uns accusaient le Journal de Montréal d’avoir un agenda indépendantiste alors que les autres blâmaient La Presse, Le Soleil et Radio-Canada d’être fédéralistes! Remarquez que dans leur cas, on n’a pas encore l’imagination de s’égarer de l’axe fédéraliste-souverainiste!
Et puis, il y a tous ces blogues et libres penseurs qui insécurisent et mettent au défi les journalistes traditionnels de se renouveler. Comme l’explique le professeur à l’ENAP Pierre Simard, l’appel à l’arsenal bureaucratique (certification professionnelle) exprime bien l’insécurité de ceux qui sont « incapables de survivre dans un marché concurrentiel. »
Enfin, que dire de la réaction épidermique de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) à l’annonce de l’arrivée de SUN TV News, nouvelle station « de droite » financée par Quebecor? (Lire Martineau, Cachez-vous – SUN TV arrive!) Rien de moins qu’une menace à la démocratie, selon eux.
Que le monde des médias panique me réjouit énormément.
Enfin, la prétendue objectivité journalistique est contestée et c’est peut-être là un premier pas vers un éventuel équilibre de l’information. Bref, reconnaissons-le simplement, les journalistes sont des êtres humains qui ont des intérêts qui leur sont propres et qui ont à coeur de faire la promotion de certaines valeurs.
À partir de là, le problème devient que le Québec et le Canada n’offrent pas suffisamment de diversité dans l’offre médiatique et que nos élites médiatiques nous ennuient à nous casser les oreilles d’idées reçues (promotion d’une société égalitariste, social-démocratie, primauté du débat fédéraliste-souverainiste).
Pour toutes ces raisons, je suis particulièrement fière que le premier événement du Réseau Liberté-Québec accueille Kory Teneycke comme conférencier principal. M. Teneycke est celui qui mettra sur pied SUN TV News et s’il y a un gars qui veut ébranler l’univers politico-médiatique canadien, bon sang, je veux être là pour écouter ce qu’il a à dire. Pour vous y inscrire: www.liberte-quebec.ca
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« The numerous filters at work in both the media and in academia are not random. They reflect a common vision and filter out innumerable things that could threaten that vision. » – Thomas Sowell, Intellectuals and Society
Le problème de nos médias québécois, souvent ils commentent un problème de surface, mais rarement la cause, ce qui rend leurs informations artificielles et sans réelle profondeur.
Voici plusieurs exemples :
Budget
Prenez l’exemple du budget 2009-2010, certains chroniqueurs économiques vont dire que c’est un bon budget, j’ai l’impression qu’ils n’ont jamais lu la conclusion du fascicule 2.
En fait c’est un bon budget si tu veux garder le statu quo :
· Si tu n’acceptes aucune imputabilité
· Si tu n’acceptes aucune évaluation de performance
· Si tu n’acceptes aucune concurrence (privée et publique)
· Si tu acceptes de maintenir des monopoles syndicaux à l’intérieur des monopoles d’État.
· Si tu acceptes de maintenir permanence et ancienneté, qui enlève toute forme d’imputabilité
· Si tu acceptes que les régimes de prestations déterminées de la fonction publique deviennent un gouffre financier.
· Si tu acceptes toutes les magouilles comptables des budgets
Donc, on insinue que c’est un bon budget.
Par contre c’est un budget lamentable si tu as un minimum de sens critique.
Compétitivité :
Dans la presse on vous dit que nos exportations québécoises baissent chaque année et que de multiples compagnies se délocalisent ou ferment leurs opérations au Québec ; par contre, on ne va pas plus loin.
La question fondamentale qu’on devrait se poser est : pourquoi nos compagnies ont de la difficulté à exporter ? Peut-être l’environnement d’affaires est peu compétitif par rapport aux provinces ou états voisins.
Si l'on cherche juste un peu plus loin que de lire de simple statistique de l’ISQ ou Statistique Canada on aurait peut-être la réponse, mais attention on ne doit pas offusquer le pouvoir politique ou remettre en cause le modèle québécois ( ex : coût de la masse salariale trop élevé, fardeaux réglementaires trop lourds, etc...).
Régimes de retraite
1. Prenez l’exemple des régimes de retraite de la fonction publique, nous avons plus de 83 milliards de déficits actuariels ; sur quel privilège le peuple doit-il s’endetter de 83 milliards pour seulement 15% de la population? Dans le monde entier c’est un débat quotidien, ici on n’en parle même pas. Beaucoup de pays ont fait des réformes pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’iniquité entre le secteur public et le secteur privé. Comment peut-on accepter de tels privilèges quand la moitié des baby-boomers dans le secteur privé vont être au seuil de pauvreté à leur retraite et en plus ce sont eux qui ont créé la richesse.
2. Dans le monde entier, on renégocie de tels privilèges, car si tu es un gouvernement responsable, tu dois accepter l’insolvabilité de telle promesse, ici il n’y a même pas de débat dans les quotidiens. Les politiciens québécois sont toujours égaux à eux-mêmes on remet les problèmes à plus tard.
3. Même la méthode de calcul des déficits actuariels est contestée ; si tu tentes de faire un rendement de 8 % , il y a plus de 60 % de chance que tu rates ta cible et tu risques de perdre au change (ex : 40 milliards de pertes pour la CDP) , peut –être serait-il raisonnable qu’on tente de faire seulement 3.5%, mais avec un ‘risk free’, par contre, les prestations seront moindres, à moins qu’on n’accepte d’emblée que c’est le peuple qui va payer les pots cassés.
Démocratie et enquête publique :
Comment peut-on accepter un gouvernement qui refuse une enquête de la construction ou le financement des partis, quand le peuple le demande à 80 % et plus.
A-t-on parlé de démocratie ?
1. A-t-on parlé du vote proportionnel ? Absolument pas. Il ne reste que 4 pays dans le monde qui possèdene encore un mode de scrutin uninominal (même les Anglais ont un référendum l’année prochaine sur le sujet), comment peut-on accepter qu’un parti puisse devenir majoritaire avec seulement 28 % de l’électorat.
2. A-t-on parlé de règles budgétaires constitutionnelles pour circonscrire les politiciens à arrêter de dépenser sur la carte de crédit pour gagner des votes.
3. A-t-on parlé de démocratie directe (référendum, pour redonner le pouvoir au peuple), comme les Suisses ? Si on avait vu un Recall comme en Californie on aurait pu donner à Charest son 4 % avant son terme, en refusant une enquête.
4. A-t-on parlé que le vérificateur général pourrait être élu directement par le peuple (comme dans plusieurs États américains), de plus on lui donnerait du pouvoir exécutoire, malheur au ministère qui fait de la magouille dans la gestion de l’État, les ministères seraient IMPUTABLES, ça serait le chien de garde du peuple.
Non, tous ces sujets sont omis, je pourrais continuer longuement sur multiples sujets. Oui, nos médias ont tendance à travailler sur des sujets anecdotiques, mais rarement sur des débats de fond. Il ne faut surtout pas déranger nos amis politiques et syndicaux
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