Le développement hydroélectrique coûte moins cher en Colombie-Britannique

Le commentaire du blogueur est intéressant.

Extrait de : Le développement hydroélectrique coûte moins cher en Colombie-Britannique, Claude Garcia, Argent, 27/08/2010

De toutes les provinces canadiennes, c’est la Colombie-Britannique qui a le mieux contrôlé l’augmentation de ses dépenses depuis quelques années. Cela résulte d’une rigueur que l’on retrouve dans la gestion des engagements budgétaires, laquelle s’applique à l’ensemble de l’activité gouvernementale. Voici un exemple de cette rigueur.

La société Fortis a annoncé, le 26 août 2010, une entente de principe avec la Columbia Power Corporation (CBC) et la Columbia Basin Trust (CBT), deux sociétés du secteur public de la Colombie-Britannique, pour la construction d’une centrale hydroélectrique de 335 MW au coût de 930 M$ là où la rivière Pend  d’Oreille se jette dans la rivière Columbia. L’entente  sera finalisée uniquement après le 13 septembre 2010 puisque toute entreprise intéressée peut présenter, d’ici cette date, au gouvernement de la province une entente plus avantageuse pour la Colombie-Britannique.

Si cette entente est ratifiée, Fortis détiendra un intérêt de 51 % dans le projet et CBC et CBT se partageront 49 %. Ce développement hydroélectrique se fera au coût de 2,8 M$ par MW. Les projets d’Hydro-Québec sont beaucoup plus chers. Deux petites centrales au fil de l’eau sur la rivière Saint-Maurice ont coûté 7 M$  par MW tandis que le coût d’aménagement de la rivière Romaine dépassera vraisemblablement 5 M$ par MW. Dans ce dernier cas toutefois, il faut souligner que cet aménagement est plus complexe que celui de la rivière Pend d’Oreille.

Ce projet, dont les promoteurs originaux étaient CBC et CBT, a reçu l’aval des autorités environnementales de la Colombie-Britannique en 2007 et du gouvernement fédéral en 2008. Malgré ce succès initial, elles ont annoncé en novembre dernier qu’elles n’étaient pas en mesure de le mener à bien dans sa configuration actuelle. Lors des audiences environnementales, elles avaient annoncé que le coût du projet s’élèverait à environ 400 M$, un estimé irréaliste. En se joignant à Fortis comme partenaire majoritaire, elles  ont réussi à concevoir un projet qui produira de l’électricité à coût compétitif pour les consommateurs de la Colombie-Britannique.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique n’hésite pas à mettre de côté une proposition de deux sociétés gouvernementales parce qu’elles sont incapables de rencontrer ses exigences en matière de prix de revient pour l’électricité additionnelle qu’elles désirent produire. Il est disposé à confier au secteur privé l’aménagement de projets hydroélectriques d’importance.

Depuis sa création en 1944, Hydro-Québec n’a jamais justifié le coût de ses projets d’investissement dans un contexte de concurrence. De plus, Québec limite à 50 MW la puissance des projets hydroélectriques que le secteur privé peut entreprendre. L’exemple de la Colombie-Britannique suggère que cette façon de faire entraîne des coûts plus élevés, ce qui se traduit par des bénéfices moindres pour Hydro-Québec

Blogueur : RichardB dit : 30 août 2010 à 10:30

Mr Garcia

Hydro Québec a une charte d’entreprise, mais n’est pas une entreprise, elle est un bras économique de notre gouvernement affublé d’un conseil d’administration, qui n’a a toute fin pratique aucune utilité puisque toute les décisions finale sont prise par le gouvernement. Hydro-Québec sert de stimulateur économique et de créateur d’emplois et non comme entreprise d’électricité puisqu’elle n’a aucune compétition au Québec. Donc si nous voulons avoir le maximum pour l’argent investi, il faudra la volonté d’un gouvernement pour qu’Hydro-Québec se mesure aux plus efficaces dans son domaine et détermine des objectifs de performance à atteindre, pas seulement sur la rentabilité mais sur l’efficacité, qui elle entraînera une meilleur profitabilité.

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Lectures complémentaires : Oui, c’est un générateur d’emplois, surtout en construisant des barrages non rentables :

 

HYDRO QUÉBEC

08/05/10

Surplus: Hydro doit trouver les acheteurs avant d'investir, comme la demande du Québec sera saturée à long terme, les surplus pour l'horizon 2025 pourraient atteindre 44 milliards de kilowattheures. Hydro-Québec soit forcé d'exporter son énergie aux États-Unis à des prix bien inférieurs à son coût de production. Le potentiel de la voiture électrique.

21/04/10

Tyrannosaures blancs en perspective !, il semble que je ne suis pas le seul d’être concerné, comment peut-on construire des barrages qui nous coûtent environ 10 cents par kilowattheures, quand on risque de vendre notre électricité à seulement 4.5 kilowattheures à cause des nouveaux types d’exploration des gaz schistes. Ce n’est pas des éléphants blancs que nous sommes en train de construire ce sont des tyrannosaures blancs.

14/04/10

L’art de faire plus de profit, amortissez pour 100 ans. pour faire semblant de faire plus d’argent, Hydro-Québec à décider d’amortir ces investissements à 100 ans au lieu de 50 ans.

09/04/10

Le cauchemar d’Hydro-Québec, l'exploitation des gaz de schiste., le prix du gaz naturel, qui sert à produire le gros de l'électricité dans cette région des États-Unis, s'est affaissé avec la chute marquée de la demande et l'accroissement de l'offre venant de l'exploitation des gaz de schiste. Le prix de l'électricité en Nouvelle-Angleterre, le meilleur marché d'exportation d'Hydro-Québec, oscille autour de 4 cents le kilowattheure.