Le Québec se classe à l'avant-dernier rang au Canada sur le marché du travail

Le rôle du gouvernement dans le développement économique doit se concentrer sur
l’amélioration du climat d’affaires.

Pourquoi une compagnie investira plus dans une province ou dans un État plus que dans un autre ?

Par nature, l’investissement constitue un risque, plusieurs critères provenant des investisseurs étrangers déterminent leur choix de localisation. Les juridictions entre les provinces et États sont constamment en concurrence les uns avec les autres pour fournir un climat positif face à l’investissement.

Les investisseurs potentiels répondent aux différents climats d'investissement en allouant les ressources nécessaires d'une manière à optimiser le retour sur leurs investissements.

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Extrait de : Québec: le marché du travail se classe avant-dernier au pays, Argent, 2 septembre 2010

Le Québec se classe à l'avant-dernier rang au Canada sur le plan de la performance de son marché du travail, selon une nouvelle étude publiée jeudi par l'Institut Fraser.

Selon l'organisme de recherche en politiques publiques de Vancouver, la province arrive également en queue du classement de l'ensemble des provinces canadiennes et des États américains (43e sur 60) pour la période allant de 2005 à 2009.

Parmi les provinces canadiennes, seule Terre-Neuve-et-Labrador occupe un rang inférieur au classement.

Selon l'auteur de l'étude Filip Palda, le marché du travail du Québec est notamment mis à mal par une «réglementation défavorable, un secteur public hypertrophié, une faible productivité et un taux de chômage élevé».

Le faible classement global du Québec s'explique par ses piètres résultats à l'égard de plusieurs mesures, dont la productivité moyenne de la main-d'œuvre (57e sur 60), le taux de chômage moyen (55e sur 60) et la durée moyenne des périodes de chômage (29e sur 60).

Fraser-Vidéo-Marché du travail «Le fait que le Québec ait un taux de chômage plus faible que l'Ontario depuis quelques mois est une bonne nouvelle, mais on parle d'une récession à double creux aux États-Unis, alors ce qui va se passer l'an prochain sera critique», a commenté M. Palda, senior fellow de l'Institut Fraser et professeur à l'École nationale d'administration publique.

Lors d'une entrevue à la chaîne Argent, M. Palda a expliqué que la réglementation et les politiques du travail actuelles au Québec mènent à des taux de chômage plus élevés, à la perte d'emplois et à une moindre productivité.

Le marché du travail du Québec se caractérise également par le taux de syndicalisation le plus élevé parmi les provinces canadiennes et les États américains, soit 39,9%.

Par ailleurs, le Québec affiche l'un des taux d'emploi les plus élevés dans le secteur public (21,6%), ce qui le place au 52e rang sur 60.

«Les syndicats apportent des bénéfices, une fonction publique plus forte crée une certaine stabilisation économique, mais à partir d'un certain point, cela peut créer de la rigidité, de la lourdeur sur le marché du travail», a-t-il dit.

«Croissance excessive du secteur public, en vertu de la règle qui veut que la taille de l'État varie en sens inverse de la performance économique, cette évolution ne peut manquer d'alarmer. Les pays au gouvernement de faible taille témoignent de croissance plus forte et de niveaux de bien-être comparables, atteints par des budgets moindres. Les objectifs sociaux et politiques peuvent s'atteindre par des budgets qui ne dépasseraient pas les 30 % du PIB. La cohésion sociale se dissout dans les pays fortement socialisés, parce que chacun se justifie de piller son voisin pour améliorer son sort à travers le trésor public, Q.D

Malgré ce portrait sombre, M. Palda se dit «très optimiste» pour le Québec. Il prévoit qu'il va y avoir de grands changements sur le plan du travail au Québec, mais que ces changements feront nécessairement mal aux travailleurs.

Au premier rang de l'étude figure l'Alberta, qui se classe aussi bon premier en tenant compte des États américains.

M. Palda attribue cette performance au fait que les impôts en Alberta sont faibles et que la réglementation du travail est très flexible.

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Extrait de: Measuring Labour Markets in Canada and the United States 2010 Edition, by Amela Karabegović, Alex Gainer, Milagros Palacios, and Niels Veldhuis, Fraser Institute 2010,

Index of Labour Market Performance

The Index of Labour Market Performance is a composite measure of labour market performance based on five equally weighted indicators:

1.       average total employment growth,

2.       average private-sector employment growth, average unemployment rates,

3.       average duration of unemployment,

4.       and average labour productivity.

 

 Labour Market Performance

 

Indicator 5: Average GDP per worker

The ultimate goal of a well-functioning labour market is high and growing labour productivity, which in turn translates into higher wages and salaries for workers.

The final indicator of labour market performance measures the average total value of goods and services (GDP) per worker over the five-year period from 2004 to 2008.

 Average GDP per worker

 

 

Indicator 3: Average unemployment rates

Reflects the first two indicators in that an economy that is unable to generate employment growth will also, to a certain extent, have higher unemployment rates, assuming a steady flow of the new entrants to the workforce.

Measures the five-year (2005–2009) average percentage of Citizens who, though actively seeking work, were unable to find it.

 Average unemployment rates

 

Indicator 4: Average duration of unemployment

 

The fourth indicator of labour market performance, average duration of unemployment, is an adjunct to the previous measure.

It is intended to indicate the severity of unemployment: the labour market of two jurisdictions with similar unemployment rates may suffer different problems if the duration of unemployment is drastically different.

This indicator measures the percentage of the labour force experiencing unemployment for 27 weeks or longer from 2005 to 2009.

 Average unemployment rates

 

Characteristic 4: Labour relations laws

The final characteristic of labour markets is the extent to which labour relations laws create balance in the labour relations environment and, more broadly, enhance the flexibility of the labour market.

This indicator is based on the Fraser Institute’s larger study, Labour Relations Laws in Canada and the United States: An Empirical Comparison (2009 Edition) (Karabegović et al., 2009).

 This measure is intricately related to the previous measure, since the extent to which labour market flexibility is enhanced by labour relations laws is highly correlated with unionization levels.

 Fraser - Index of Laber -2

Fraser - Index of Laber

 

Fraser - Index of Laber -3

 

Characteristic 3: Unionization

Another important structural element of labour markets is unionization. Unionization has been demonstrated to impede the flexibility of labour markets, a key factor necessary for good labour market performance.

For example, a study by Elisabetta Magnani and David Prentice (2006) in the Industrial and Labour Relations Review found that unionization impedes labour market flexibility by restricting the ability of employers to adjust inputs of their business to changing market conditions.

 Taux de syndicalisation - Fraser

 

Characteristic 1: Public-sector employment

In the public sector, political pressures often result in resources going to projects that are not in the best interest of most workers.

That government businesses tend to develop with less capital and thus are more labour-intensive than their counterparts in the private sector

That government entity tends to develop with less capital, which, in turn, leads to lower productivity. Lower labour productivity is of particular concern as research shows that public-sector employees tend to be paid a wage premium relative to their private-sector counterparts.

Another important difference—one that particularly affects firms’ incentives and consumer prices—is that government entities tend to operate in a monopoly environment that precludes competition, whereas the businesses of the private sector normally operate in highly competitive markets.

The monopolistic environment within which the public sector generally operates results in significantly diminished pressure to serve consumers, react to market demands, and offer competitive prices. In fact, the general characteristics of a monopoly are poor customer service, lower quality products, and higher prices.

 

Fraser - Fonction publique