Le tsunami démographique Québécois, 20 ans plus tôt que l’Europe !

Tous les pays occidentaux ont touché au curseur de l'âge pour équilibrer leurs régimes de retraite. Le diagnostic est partout le même : l'effet conjugué de l'évolution démographique et de l'allongement de l'espérance de vie met en péril l'avenir de nos retraites. En 1950, on dénombrait sept actifs pour un retraité dans les pays de l'OCDE, contre quatre pour un aujourd'hui et deux pour un en 2050. La crise et l'envolée des déficits ont rendu plus criant le besoin de réformes.

World Division 2050

Travailleur-retraité 2031Le Québec va subir de plein fouet le tsunami démographique, 2 travailleurs par retraité en 2031.

20 ans plus tôt que celle de l’Europe (2050), et on discute même pas de l’équilibre des régimes de retraite, un peu de sérieux M. politiciens ça ne vous tente pas de parler de vrais enjeux au lieu de penser constamment à être au pouvoir. 

Il y a de grandes chances que nos pauvres fonctionnaires vont se retrouver bec à l’eau, quand il ne restera plus rien dans leur FARR. En cumulant constamment des déficits, le crédit va être difficile à trouver et l'on risque de choisir d’emprunter pour maintenir un hôpital en opération ou maintenir des retraites dorées.

Age effectifs-Retraite-Europe «Le vieillissement de la population mettra certainement les finances publiques à rude épreuve. Tout d’abord, du fait de l’augmentation considérable du rapport de dépendance économique – nombre de personnes âgées de moins de 15 ans et de plus de 64 ans rapporté à la population en âge de travailler (15-64 ans) – les régimes de retraite publics par répartition se retrouveront au bord de l’asphyxie.

Les rapports de dépendance économique devraient passer de 52 à 65 % aux États-Unis entre 1998 et 2050, de 49 à 78 % dans l’Union européenne et de 44 à 86 % au Japon (idem Québec). Par ailleurs, l’augmentation du nombre de personnes âgées, notamment les personnes dépendantes, entraînera une hausse de plus en plus importante de la demande de services sociaux et de santé, source : Faire face au choc démographique, l’Observateur OCDE.»

Europe : Solutions retenues un peu partout ? L'augmentation du nombre d'annuités pour toucher une retraite à taux plein et le recul de l'âge légal de départ à la retraite, soit exactement le chemin suivi par la France, mais dans des proportions bien plus importantes. Sous la pression du FMI

La Grèce a ainsi relevé le nombre d'annuités de cinq ans et fait passer d'ici à 2015 l'âge de départ à 63 ans.

L’Espagne et en Allemagne, où l'âge de départ va progressivement se caler à 67 ans.

Portugal, Italie, Grande-Bretagne : Une autre tendance est d'aligner le régime des femmes sur celui des hommes, où la différence entre les femmes (60 ans) et les hommes (65 ans) va être supprimée et l'âge légal passer à 68 ans en 2045 !

Allemagne : La réforme allemande de 2007 a ainsi été adoptée par la grande coalition associant conservateurs et sociaux-démocrates. «L'avantage du système allemand, c'est qu'il est très responsabilisant, explique l'économiste Jacques Bichot. Chacun choisit sa date de départ et touche une pension en fonction.»

Suède : où la limite d'âge a carrément disparu. Dans ce système scandinave, chacun dispose d'un »compte virtuel où s'accumulent des points tout au long de la carrière. Chaque année, les Suédois reçoivent une enveloppe orange qui leur indique le montant de leur pension, calculée en fonction de l'espérance de vie, de la croissance économique et du respect de l'équilibre financier du système.

France : fait figure d'exception avec ses 60 ans d'âge légal et ses 58,7 ans d'âge effectif, les plus bas de l'OCDE. Mieux, c'est aussi dans l'Hexagone que l'on passe le plus de temps à la retraite : 24,5 années en 2007, contre 19,8 en moyenne dans l'Union européenne et 14 au Japon, le plus bas.

Source : Retraites : la France à la traîne de l'Europe, Anne Cheyvialle, Marc Landré, Figaro.fr, 05/09/2010