Les régimes de retraite de l’État n’est qu’une gigantesque arnaque de Ponzi !

Introduction :

L'affaire Bernard Madoff a remis sur l'avant-scène le nom de Charles Ponzi, qui a bien injustement donné son nom aux escroqueries de type cavalerie financière dans les années 20, car les premières escroqueries de ce type connues remontent bien plus loin (on trouve des traces de fonds pyramidaux à Venise à la renaissance).

Le principe est simple: un individu vous promet un rendement supérieur à la normale, et, ne pouvant obtenir effectivement un tel taux, il rémunère les épargnants avec l'argent des nouveaux entrants. Tant que les nouveaux sont toujours plus nombreux que les anciens, la pyramide tient debout. Seul problème, lorsque  les clients sont nombreux à vouloir retirer leurs billes, le système s'écroule. Une chaîne de Ponzi repose avant tout sur des promesses intenables.

Mais, "wait a minute", un système où on promet à ceux qui cotisent un retour sur cotisation intenable à terme, qui ne tient que par la grâce de l'expansion démographique, où l'argent des derniers arrivants sert à payer la promesse faite aux premiers, et dont les prestations ont été plusieurs fois revues à la bais(s)e, cela ne vous rappelle rien ?

Et oui : notre régime des RRQ et l’ultime arnaque les régimes de retraite de la fonction publique payés par le peuple.

Notons au passage que, Madoff et les autres versaient des intérêts tant qu’ils le pouvaient et n’excluaient pas le remboursement des capitaux investis. Elégance ou malignité de l’escroc  que la retraite par répartition ne propose même pas.

Historique :

Laissons les banquiers à leurs affaires, les escrocs à la justice et les épargnants à leur livret et nous allons nous intéresser à la collecte sociale appelée retraite par répartition (PD).  Un joli nom trouvé après la seconde guerre mondiale pour le régime général de retraite des salariés. Ce n’est pas ici que l’on fera le procès des fondateurs de ce système dont la motivation hautement sociale est indubitable et assurée.

La répartition sonnait bien à leurs oreilles socialistes, ou d’autres bords d’ailleurs. Comment ne pas être pour la répartition d’une richesse, créée par le travail, aux travailleurs partant jouir d’une retraite méritée ?   C’était une belle idée qui donna lieu à la création d’une magnifique pyramide de Ponzi.

L’avantage du système de répartition par rapport au système de Ponzi, était que la mort des vieux retraités déblayait le terrain et que les contributions des nouveaux cotisants pouvaient donc faire face aux demandes des nouveaux retraités. Mais, funeste circonstance, les vieux se sont mis à survivre plus longtemps et les créations d’emplois n’ont pas suivi. Le système de répartition est bâti sur l’idée d’une croissance des emplois au moins égale à la croissance du nombre des retraités, hypothèse manifestement fausse pour les prochaines décennies.

La règle du jeu :

Tous les Québécois s’imaginent qu’après une vie de labeur, ils ont droit à la retraite. En réalité, ils ont droit à rien du tout car contrairement à ce qu’ils croient ou font semblant de croire par paresse intellectuelle, ils n’ont jamais cotisé de leur vie pour leur retraite car ils se sont fait arnaqués, parce qu’ils ont cotisés pour tous ceux qui ne travaillent plus.  Alors, pourquoi touchent-ils tout de même leur retraite ? Tout simplement grâce à la dette publique.

Les travailleurs cotisent pour payer la retraite de ceux qui ne travaillent plus. Tant que la croissance est là, tant que les travailleurs sont plus nombreux que les retraités tout va bien.  Et ça fait plus de 40 ans que ça dure. Seulement que vienne la crise, que monte le chômage, que baisse le nombre des emplois salariés et qu’augmentent le nombre des retraités et leur espérance de vie et voilà que la pyramide de Ponzi se révèle dans toute sa splendide déchéance.

La demande croissante de pensions sur une durée plus longue correspond à la demande de remboursement des capitaux investis chez Madoff.

Insuffisamment financées :

Imaginez un Titanic qui foncerait  sur l’Iceberg et le capitaine, qui, au lieu d’essayer  de changer de cap essayerai  de diminuer la vitesse du navire et placerait des marins armés de gaffes le long du bastingage pour essayer de détourner la masse énorme du paquebot de la masse encore plus immense de la montagne de glace.  Efforts dérisoires alors que la solution serait de se dérouter.  Ça n’a pas marché pour le Titanic car la manœuvre a été engagée trop tard. Serons-nous capable de faire mieux avec nos retraites ou attendrons-nous le naufrage ? Mais attention il n’y aura pas que les retraites qui couleront !   

Il est évident que le système par répartition n’est plus viable. Il convenait à la situation d’après-guerre quand la structure démographique s’y prêtait. Il a convenu aux 40 années glorieuses  quand les cotisants à la retraite Ponzi abondaient. On est maintenant devant l’Iceberg.  Avec nos gaffes.

Une vraie arnaque Ponzi ou Madoff

Imaginez une caisse de retraite qui vous propose de payer votre retraite sans risque le double, le triple, de ce que vous avez cotisé (du fait de l’allongement de l’âge de la retraite et de l’augmentation du niveau de vie) mais qui, pour se faire, se contente de virer sur votre compte les cotisations des actifs (les futurs retraités).

Ce système, bien évidemment insoutenable dans le temps compte tenu de la pyramide des âges, a pour nom « cavalerie financière », « boule de neige » ou encore « arnaque de Ponzi ». Il est viable tant que le nombre de nouveaux actifs connaît une croissance forte. Il s’écroule et fait faillite lorsque le nombre de nouveaux actifs dans le système (le marché du travail) baisse et le nombre de retraités réclamants leur retraite augmente. La promesse de rémunération des retraites n’est qu’une fausse promesse. Un faux droit. C’est ainsi que notre système de retraite n’est qu’une gigantesque arnaque de Ponzi ! ou de Madoff !

Dette :

Nous sommes en plein dans la phase terminale de la pyramide. Il n’y a pas assez de rentrées pour assurer les paiements des pensions sans avoir recours au déficit. Comme le système est peu ou prou garanti par l’état celui-ci renfloue  comme il peut pour éviter la cessation de paiement. Et tout cela génère gaiement de la dette nationale.

A moins d’une reprise économique fracassante qui provoquerait une vague tsunamique de créations d’emplois salariés ;  cette probabilité est si faible que le seul fait de l’évoquer relève d’un optimisme qui porte habituellement le nom de naïveté. 

Inutile de chercher  des sources farfelues et volatiles. Toutes ces choses si merveilleusement démagogiques et si chères à la gauche extrême. Surtaxer les riches fait fuir les riches et quand il n’y a plus de riches il n’y a plus de taxes.  Ponctionner le capital, cela marche une fois avant que les capitaux ne désertent en masse et/ ou qu’il n’y ait tout simplement plus de capitaux. Passer à l’économie communiste ? C'est-à-dire dissocier les coûts de production du prix des marchandises et vivre en vase clos avec une monnaie de singe pour payer les travailleurs et les retraités? On a vu ce que ça donnait dans le passé. Et même dans le présent avec la Chine (au moins pour la dissociation des coûts et des prix) mais ça ne va plus durer bien longtemps.    

L’avenir est des plus sombres :

Les mesures proposées par les politiques vont atténuer légèrement les effets du manque de cotisants mais l’équilibre ne sera toujours pas atteint.

Quant  à l’obstination irresponsable des syndicats de salariés, elle défie la raison. Ils s’arcboutent   sur des positions qu’ils savent intenables. Soit ils attendent le miracle, une sorte de Père Noël des retraites, soit ils jouent la rupture.

Une retraite à 60ans, décrétée sans qu’elle soit réellement financée par l’individu, saigne les caisses de retraites et décime les futurs cotisants donne le panorama complet d’une situation sans issue.

Politiquement :

Des modèles Ponzi sont interdits par loi. Pourtant, le système de retraite que nous venons de décrire fonctionne exactement comme une chaîne de Ponzi.

Madoff Social Security Ses instigateurs n'ont pas pu prévoir, en 1945, que l'espérance de vie croîtrait dans de telles proportions, et que les années 60-70 marqueraient l'essor de la contraception, marquant un changement décisif dans la structure démographique du pays. Mais dès la fin des années 70, des économistes ont alerté les pouvoirs publics sur les conséquences de ces changements, et les modifications qu'ils impliquaient.

Malheureusement, par manque total de courage politique, aucun pouvoir n'a voulu s'y attaquer.

Car la même arnaque est officiellement en usage dans de nombreux autres pays, à commencer par les USA, ou les déficits à terme du système de social security (la retraite) atteindraient plus de 120 madoffs.

Au Québec tous les rapports et livres pour dénoncer cette arnaque ont valu à leurs auteurs disgrâce politique et malédiction syndicale. Des cohortes de politiciens, de syndicalistes, et de gogos abreuvés de propagande "ponziste" vouent un véritable culte au système, et malheur à qui voudrait le réformer dans ses principes. 

Fraude pyramidale une illusion :

La mécanique globale d'une fraude pyramidale tient d'abord sur une illusion. La réalité mathématique de cette mécanique n'est autre qu'une concentration des profits faits sur les « investisseurs », vers le sommet de la pyramide, au détriment des rangs les plus bas. Les acteurs intermédiaires ou de rang bas étant tenus dans l'expectative d'un retour sur investissement... qui ne viendra jamais complètement dans les faits.

Ponzi Social Security La crise est là, bien là, avec son lot de souffrances et de malheurs. Mais que s'est-il passé depuis un an ? Y a-t-il eu une guerre mondiale, un cataclysme, un tsunami ? Rien de tout cela. Dans le monde réel, il ne s'est rien passé. Une banque est tombée et le système, une partie de la grande illusion s'est effondrée avec une perte de confiance généralisée, puis une discontinuité dans les comportements qui affecte de façon tragique l'intégralité de notre économie.

Bernard Madoff et sa fraude pyramidale iront en prison. Nous devrions tirer les mêmes conclusions quant à l'illusion de notre modèle économique et de son système pyramidal déguisé. Chaque être humain doit œuvrer, à égalité, pour son propre développement et non pour faire fructifier outrancièrement le développement d'une minorité, assise en haut d'une vertigineuse pyramide. Cela doit être la leçon de l'après-crise... et de l'après-Madoff !

La seule solution : la révolution

Pourtant il n’y a pas d’autre solution que le changement radical, le changement de cap.  Alors il faut s’y préparer et préparer l’opinion à cette révolution pacifique, comme on a les moyens de le faire.

La retraite n’est pas l’affaire de tous, c’est l’affaire de chacun. Trouvons un système où, dans un cadre légal obligatoire, chaque individu cotisera à son capital de retraite qui lui appartiendra dès le premier sou versé.

Des solutions :

Comme il n’est pas question de verser ses cotisations à un quelconque Madoff, c’est l’état qui devra prendre la charge de ces fonds de pensions. Il y a là un travail de législateur colossal pour organiser, gérer, garantir et ensuite payer, soit sous forme de pension soit sous forme de capital ou un mixte des deux.     

Le système existe déjà dans le privé, ça s’appelle l’assurance vie.  Il faudrait donc, ni plus ni moins, organiser une assurance vie générale avec un minimum obligatoire plafonné comme aujourd’hui  sur le plafond de la sécurité sociale. Et laisser la liberté aux gens de faire plus s’ils le souhaitent, soit dans un cadre privé soit dans un cadre étatique. Les caisses des cadres existent déjà il suffit de les adapter à ce principe d’assurance vie. D’autres caisses de salariés pourront bien sûr exister pour ceux qui veulent se construire une meilleure pension.

Notons qu’en cas de décès avant la mise à le retraite, le capital sera payé aux héritiers. De même en cas de décès prématuré, par exemple dans les 5 ans après la retraite, un capital calculé au pro rata des pensions déjà versées pourrait être également versé.

Plus question d’âge légal de la retraite chacun déciderait selon ses envies du moment de cesser son activité. La pension de retraite sera calculée instantanément en fonction des versements. Ce serait également la fin du nombre de trimestres travaillés obligatoires qui n’aurait plus aucun sens.     

La capitalisation est le seul système sain. Pour ne pas choquer les âmes sensibles, il suffit de le nommer système à points ; chaque contribution (obligatoire pour tous) versée à un fond (public, pour être plus sur de sa pérennité)  donnerait droit à un certain nombre de points. Au moment où le contributaire déciderait de prendre sa retraite il disposerait d’un capital de points qui lui donnerait  droit à une part des revenus générés par ce fond public.

J’imagine les hurlements : la retraite par répartition fait partie du « contrat social »,
NON car il est basé sur une
ARNAQUE.

Mais voilà, cela retirerait aux employés d’États une prérogative colossale. Évidemment, ils seraient les premiers perdants en cas de transformation des cotisations perdues en épargne privée gérée par des professionnels.

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Bernie Madoff’s bum rap

Bernie Madoff was given a 150-year prison sentence this week for what has been described as the biggest-ever scam in US history.

But the US (like many other governments) is running a much larger pyramid scheme. The unfunded liabilities of Social Security alone have been estimated at more than 100 times Madoff’s $65bn fraud!

I tend to agree with Peter Schiff who, in a wonderful talk I’ve quoted before, says:

“Instead of putting Bernie Madoff in jail, we should just make him Secretary of the Treasury, because he’s got a lot of experience, exactly the kind that we need, running a Ponzi scheme (…)

If somebody came to Bernie Madoff a couple of years ago and wanted their money, they got it.

Why did they get it? Because they were able to take in new money. They found another sucker who didn’t know it was a Ponzi scheme

Same thing the US government does. Every time a bond matures, we just go sell another one. And every time we need to pay interest on the national debt, we go borrow that too.

Well, it works until nobody wants to lend us any more money, then we’re going to have to default, just like Bernie did.”.

Schiff is not the first to point out the Ponzi-like nature of US government schemes, notably social security.

Jeff Jacoby pointed it out in this 2005 comment in the Boston Globe, and by PJ O’Rourke in a 1999 Rolling Stone article.

In 2002 The Economist produced a survey of the crooked economics of most Western pensions systems (subsription required).

But the similarity between Charles Ponzi’s fraud and Social Security was first pointed out by a liberal economist, Paul Samuelson. In a 1967 article, he had this to say in defense of public pensions:

“There are two main differences between Ponzi’s original scam and the Social Security system. The first difference is that Social Security is run by government and, whatever its constitutionality and its questionable ethics, is legal. The second difference follows from the first: Whereas Ponzi had to rely on suckers, the government can and does use force.”

Quite. (I found this quote on David Henderson’s blog.)

Posted on Friday 3 July 2009

La pyramide des retraites

Bernie Madoff a pris une peine de 150 ans pour avoir escroqué les banques, organismes caritatifs et particuliers qui lui avaient confié des milliards de dollars.

Le rendement de ces placements paraissait défier toute concurrence, mais ce n’était qu’illusion. Madoff ne plaçait rien: les nouvelles contributions servaient à rétribuer les investisseurs existants.

Mais si, comme l’a proclamé le procureur, “l’étendue, la durée et la nature des crimes de Madoff font qu’il mérite exceptionnellement le châtiment maximum autorisé par la loi”, que dire des retraites publiques?

Celles-ci reposent sur la même logique: nous avons affaire non pas à des investissements, mais à de purs transferts – en l’occurrence des jeunes vers les vieux – dans une fuite en avant appelée Social Security aux US et “retraites pas répartition” chez nous.

Ces systèmes courent à la faillite. On a estimé à 8.5 trilliards de dollars le montant du passif de la social security.

Madoff, lui, n’a escroqué qu’une soixantaine de milliards de dollars à des personnes qui avaient le choix…

Je suis par conséquent d’accord avec Peter Schiff qui, dans une conférence que j’ai déjà citée, affirme avec humour qu’au lieu de jeter Madoff en prison, il faudrait le mettre à la tête du Trésor:

“Il a exactement l’expérience requise: la gestion d’une chaîne de Ponzi n’a aucun secret pour lui.”

Khi, dans son excellent blog, a récemment dressé le même parallèle.

Dans tout système pyramidal, les grands gagnants sont ceux qui arrivent en début de chaîne.

Ainsi aux États-Unis, la première bénéficiaire de la Social Security, une certaine Ida Fuller, a pris sa retraite en 1940 après n’avoir versé que 44 dollars de contributions.

À sa mort en 1975, elle avait touché plus de 20.000 dollars, soit un retour de plus de 47,000%.

Inévitablement, la pyramide devient de plus en plus instable au fur et à mesure que le besoin de trouver de nouveaux pigeons grandit avec le nombre des bénéficiaires.

Les dindons de la farce sont les jeunes: qui doivent cracher aujourd’hui et n’auront rien demain.

 

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Pour faire ce carnet, je me suis inspiré de plusieurs sources :

Retraites Madoff, Objectif Liberté, 18 décembre 2008

La pyramide des retraites, Sardanapale, 3 juillet 2009

La retraite par répartition ou la pyramide de Ponzi appliquée au niveau social, 27 Juin 2010

Madoff, Ponzi et les retraites à la française , 17 février 2010

Qui a instauré la retraite par répartition, 25 avril 2010

Retiree Ponzi Scheme Is $16 Trillion Short, Laurence Kotlikoff, Bloomberg, 24 aout 2010

Outrageous, But Legal: Social Security Ponzi Scheme Needs a Bailout, The Huffington Post, 14 sept. 2010

Social Security Is a Fantasy and Ponzi Scheme; How to Fix It, Jean M. Twenge, U.S. News, 29 janvier 2010

Social Security: America's Largest Ponzi Scheme, Black Swan Insights, 11 Juillet 2010

 


Cahier spéciale : Régime de retraite par répartition, (11-09-10)

1)       Qui est Charles Ponzi ?

2)       Qui est Bernard Madoff ?

3)       Les régimes de retraite de l’État n’est qu’une gigantesque arnaque de Ponzi !

4)       La retraite de la fonction publique une arnaque double

5)       La capitalisation

6)       Historique du modèle Chilien

7)       Le système suédois de retraites par points

8)       Plus de 82 % des Français sont pour la capitalisation

9)       Italie: équité entre privé et public

10)    Retraites des fonctionnaires US : une faillite à mille milliards... ou plus


Lecture additionnelle : Un tsunami pour les retraites de la fonction publique (PDF)


 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 24 octobre 2010 16:27

    I have the same opinion with most of your points, however a few need to be discussed further, I will hold a small talk with my buddies and perhaps I will ask you some advice soon.

    - Henry