Les retraités de Nortel risquent la pauvreté
Posted by Québec de Droite in Régime de prestation déterminé on mercredi 1 septembre 2010
La situation de Nortel n’est pas unique Nortel Networks, ( ex: AbitibiBowater, Fraser Papers, and CanWest, Air Canada).
Tous les régimes à prestations déterminées dans le privé sont sous capitalisés 77 % (sans indexation) et 57 % avec indexation, plus de 350 milliards de dollars en 2008 en déficit.
· Les compagnies vont renégocier avec les syndicats ou se mettre en faillite avant de satisfaire les obligations à 100 %.
· Pour les provinces ou le Canada, ils vont être obligés de renégocier avec les syndicats pour réduire les prestations et réduire le risque :
1. sans cela il y a danger de défaut de paiement,
2. la pression politique du secteur privé ou la moitié d’entre eux risque d’être sur le seuil de pauvreté,
3. ou se faire décotés, car les obligations actuarielles sont trop élevées.
Ceci est la dure réalité !, même si les politiciens évitent le sujet.
Extrait de : Les retraités de Nortel risquent la pauvreté, Michel Munger, Argent, 23 août 2010
Qui aimerait voir sa rente de retraite de 1000 $ par mois amputée de 36%, donc à 640 $ ? Personne. Pourtant, c'est le sort qui attend bien des retraités de l'équipementier Nortel.
L'entreprise cessera de gérer ses régimes de retraite à prestations déterminées le 30 septembre.
Dès lors, il faudra liquider les régimes qui sont capitalisés à seulement 64% selon les plus récentes données. On réduirait de 36% la rente moyenne de 1000 $ des employés de production.
Si personne n'a encaissé de pertes jusqu'ici, la date butoir approche rapidement
«Il y a des gens qui seront obligés d'aller chercher de l'assistance sociale, dit M. Lyons, lui-même un retraité après 33 ans de service. Beaucoup de gens n'y croyaient pas.»
«C'est désolant, poursuit-il. Nous perdons tous nos avantages sociaux comme l'assurance-maladie complémentaire, l'assurance dentaire et l'assurance-vie. La seule solution pour nous est de mettre de l'argent de côté à la place de l'assurance.»
«Nous aimerions passer devant les autres créanciers comme les détenteurs d'obligations, indique Ken Lyons. Ils ont déjà été payés en raison du remboursement des assurances sur défaut de crédit [une fois l'entreprise placée sous la protection de la loi]. Les fournisseurs peuvent déclarer des pertes pour payer moins d'impôt. Nous, les retraités, n'avons rien !»
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