L’orphelinat
Posted by Québec de Droite in Gouvernance, Joseph Facal, Question/Réponse on mercredi 8 septembre 2010
Pour l’année en cours, je vais tenter d’être plus activiste sur les différents blogues; étant ingénieur de formation, j’aime bien commenter avec des bases solides pour supporter mes idées, d’où l’orientation du blogue qui possède une multitude de carnets par des institutions spécialisées, des graphiques, des opinions de différents économistes et différentes méthodes de gouvernance pour différents pays démocratiques.
Quand les chroniqueurs discutent d’une position de droite, souvent les arguments des blogueurs sont des commentaires idéologiques plus que des commentaires basés sur des faits statistiques ou des études précises. Je tenterai d’inculquer des notions de droite pour supporter l’argument du chroniqueur.
J’essaierai de commenter quotidiennement un blogue pour promouvoir le bon sens économique, la réponse sera copiée sur mon blogue sous la notion : ‘ Question et Réponse’.
Extrait de : L’orphelinat, Joseph Facal, Journal de Montréal, 6 septembre 2010
On annonçait la semaine dernière la naissance d’un carrefour de rassemblement à l’intention de ceux qui partagent une sensibilité de droite, intitulé le Réseau Liberté Québec.
Je ne connais pas personnellement les gens associés à cette initiative et je n’en savais rien jusqu’à l’annonce. À première vue, leur libéralisme économique semble assez musclé. On verra les suites mais, historiquement, les Québécois n’ont jamais fait bon accueil aux propositions de chambardements.
L’événement est cependant révélateur. Au Québec, pendant longtemps, seuls les gens d’affaires et quelques animateurs de radio tenaient un discours de droite, généralement dépourvu de subtilité. L’Institut économique de Montréal était la seule institution qui travaillait à lui donner une respectabilité intellectuelle. Dans les milieux sophistiqués, l’homme de droite était l’équivalent politique du pédophile. L’air du temps est décidément en train de changer.
Les plus ébranlés seront évidemment ceux qui croyaient à ce mythe d’un Québec résolument plus à gauche que le reste du Canada. Les sondages montrent plutôt que, si les Québécois sont plus ouverts que les Canadiens sur des questions comme l’homosexualité ou les armes à feu, ils ont une sensibilité similaire pour ce qui est de la fiscalité ou du rôle du secteur privé, à l’exception peut-être des Albertains. Décomplexée, notre droite locale sort maintenant du placard, mais elle avait toujours été là.
Il faut dire que la gauche québécoise avait réussi l’extraordinaire tour de force de diaboliser des idées qui sont pourtant monnaie courante, depuis des lunes, dans des pays européens régulièrement gouvernés à gauche, comme la médecine privée, des exigences de performance dans le secteur public ou un vote secret pour se syndiquer.
Deux raisons expliquent la soudaine visibilité d’un courant de pensée qui était là depuis longtemps. Pour l’essentiel, le «modèle» québécois est issu d’une philosophie social-démocrate maintenue en place, depuis quarante ans, à la fois par les gouvernements péquistes et libéraux.
Ce modèle nous a globalement bien servis, mais il craque aujourd’hui de partout. Libéraux et péquistes ne l’admettent pourtant que du bout des lèvres. Règle générale, un politicien de carrière, dont les convictions seront ondoyantes parce qu’il veut durer, ne voudra pas trop brasser la soupe. Le mouvement syndical, lui, n’admet rien du tout, car il sait qu’il ferait forcément les frais de toute révision sérieuse.
Cet immense décalage entre la réalité vécue par nos concitoyens, la politique partisane et les discours corporatistes crée un espace pour les gens porteurs d’un autre message. Le discours n’est pas nouveau, il est juste davantage écouté.
Le passage du temps fait aussi entrer en scène de nouvelles générations qui ne sont pas sensibles à ce récit enchanté et mythique qui présente la Révolution tranquille comme un âge d’or dont les fruits doivent être vénérés inconditionnellement. Je rencontre quotidiennement des jeunes qui en ont soupé de se faire dire qu’ils n’aiment pas le Québec ou qu’ils manquent de compassion parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans le genre de rectitude politique qui prévaut chez nous depuis si longtemps.
Tous les jours, le Québec se remplit un peu plus d’orphelins politiques qui ne demanderaient sans doute pas mieux que de se trouver une maison pour leur sensibilité. En attendant, ils cherchent.
Réponse à Joseph Facal:
Au départ, tous les pays démocratiques ne sont pas tous sur le bord de la faillite; par contre un certain consensus a été admis par les différents économistes dans le monde.
Tous les pays démocratiques qui ont un fort déficit ont le même symptôme, des politiciens qui ont surendetté l’État pour gagner la faveur populaire et satisfaire les groupes d’intérêts, sans voir les conséquences économiques à moyen long terme.
Qui sont-ils : les PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et l’Espagne), tous proches, la France, l’Angleterre, les États-Unis, par contre d’autres pays s’en sortent bien, les pays nordiques de l’Europe tels que la Suède, la Finlande, l’Allemagne s’en sortent bien aussi, car tous ont eu de la rigueur budgétaire.
Quand vous créez un déficit, ce n’est que de l’impôt reporté.
Le Québec malheureusement fait partie des pays qui ont sérieusement manqué de rigueur budgétaire.
Voici certains constats :
· Nous sommes en déficit structurel depuis plus de onze ans (en éliminant les magouilles comptables), ce qui veut dire qu’on dépense plus que les revenus, nous avons cumulé une dette publique de 220 milliards pour seulement 7,8 millions d’habitants.
· Nous avons dépensé plus de 228 milliards de services qu’on n’avait pas les moyens (100 milliards de mauvaises dettes et 128 milliards de péréquations depuis 28 ans).
· Nous avons un déficit actuariel de plus de 83 milliards juste pour les fonds de pension de la fonction publique, ce qui veut dire qu’il nous manque plus de 83 milliards pour satisfaire des promesses insoutenables économiquement. Imaginez, on n’est même pas capable de payer les comptes courants sans faire de déficit, imaginez une telle facture.
· Nous avons le deuxième plus important problème démographique au monde, nous sommes 24 ans en avance par rapport à l’Europe, en 2026, dans moins de 16 ans, nous serons 2 travailleurs par retraité, on n’arrive même pas à équilibrer les budgets avec 4 travailleurs, imaginez avec 2 travailleurs, pour l’OCDE leur creux démographique sera en 2050.
· Nous sommes en déficit structurel et nous n’avons même eu de crise immobilière, relativement simple nous avons vécu au-dessus de nos moyens pendant des décennies.
· Des entreprises privées (source de la richesse) ont de plus en plus de difficulté à compétitionner avec les entreprises de proximité (Provinces, États), pour de multiples raisons : coût de la masse salariale trop élevé, lourdeurs réglementaires, etc. …malheureusement les investissements privés et les exportations diminuent chaque année, donc moins de richesses à distribuer.
Rigueurs budgétaires :
· Malheureusement peu utilisées au Québec, nos politiciens ont préféré rester au pouvoir en achetant des votes et sans voir les conséquences économiques.
· Au départ, l’État ne crée aucune richesse il ne fait que la redistribuer, les pays qui s’en sortent, ont un élément commun : un État extrêmement efficace, très décentralisé, qui insère de la concurrence du privé dans tous les services de l’État, élimine les monopoles d’État.
· M. Facal donne l’exemple de la mixité dans la santé; dans le monde entier on sait que tout monopole, peu importe qu’il soit privé ou public, devient de plus en plus lourd, de plus en plus cher et de plus en plus inefficace.
· Que fait-on? On insère de la concurrence du privé pour inciter le service public d’être plus efficace, ce n’est pas une recette magique c’est une réalité : santé, éducation, transport,… en créant de la concurrence, on crée un environnement comparatif, donc on crée de l’imputabilité.
· En Europe, les travailleurs non syndiqués des 47 pays membres du Conseil de l'Europe n'ont aucune obligation d'adhérer à un syndicat ni de payer des cotisations syndicales à des fins autres que de négociation, donc pas de formule Rand.
Donc, si certains pays s’en sortent mieux que d’autres, revenez au paradigme de base énoncé au début de ce commentaire, et vous allez comprendre pourquoi le Québec est dans cette fâcheuse situation.
This entry was posted on mercredi 8 septembre 2010 at 14:20 and is filed under Gouvernance, Joseph Facal, Question/Réponse. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.
# by Anonyme - 5 juin 2013 06:57
ladies dating marrage http://loveepicentre.com/articles/ advice dating older woman
when did libby discover carbon dating [url=http://loveepicentre.com/testimonials/]dating and its just lunch[/url] dating teens bible
dating gay dad and boy [url=http://loveepicentre.com/contact/]adult dating cam[/url] dating net works [url=http://loveepicentre.com/user/bestqueen123/]bestqueen123[/url] trying dating magazine
Publier un commentaire