Ottawa refuse de partager la facture

Même si la nouvelle date, ceci démontre le peu d’imputabilité que le ministère du Transport possède.

Supposons que vous donnez un contrat à un entrepreneur pour construire votre maison avec un budget de 300,000 $.

Quelque mois plus tard, votre entrepreneur vous annonce une bonne nouvelle, votre maison est complétée, oups! Petit problème, elle coûte maintenant 450,000 $, je pense que vous allez avoir une TRÈS TRÈS sérieuse discussion avec l’entrepreneur.

Il y a-t-il quelqu’un d’imputable au ministère du Transport, ou tout le monde se fou à respecter les budgets, remarque ce n’est pas leur argent …

Je ne veux pas être mesquin, je sais que l’autoroute n’était pas sécuritaire, mais fallait-il dépenser plus de 1.1 milliard, il y –a-t-il assez d’activité économique pour justifier un tel coût, ou c’est à cause des votes potentiels.

« Moi, je vais vous dire: chaque fois que je traverse le parc des Laurentides, je trouve que la région a gagné le gros lot », affirme Georges Simard, président de la Conférence régionale des élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Même son de cloche du côté de Sylvain Gaudreault, député péquiste de la circonscription de Jonquière. « C'est comme quand on rénove une maison, vous savez, ce qu'on appelle les "tant qu'à y être" », dit-il

Extrait de : Ottawa refuse de partager la facture, Rémi Nadeau, Journal de Québec, 06/08/2010

Travaux d’élargissement de la route 175 | Dépassement des coûts de 400 M

Le gouvernement du Québec devra assumer seul le dépassement des coûts de 400 millions de dollars des travaux d’élargissement de la route 175 dans la réserve faunique des Laurentides. Malgré l’ouverture exprimée par le ministre Jean-Pierre Blackburn, Le Journal a appris qu’Ottawa refuse catégoriquement de partager la note.

Lorsque le ministère des Transports du Québec a annoncé, le 2 juillet 2009, que le coût de construction de la route à quatre voies divisées reliant Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean avait gonflé et atteint 1,1 milliard de dollars, le député fédéral de Jonquière-Alma avait ouvert la porte à une collaboration du gouvernement Harper.

« Il n’est pas question de s’arrêter là. On va s’atteler à la tâche et trouver une solution », avait déclaré Jean-Pierre Blackburn, se disant peu surpris de cette facture supplémentaire.

Quelques mois plus tôt, le 26 mars 2009, celui qui se qualifie « d’ardent défenseur du projet » avait aussi affirmé qu’en cas de dépassement des coûts, les gouvernements seraient « capables de finaliser ».

Refus catégorique

Or, lorsque le ministère des Transports du Québec a formulé une demande officielle l’automne dernier, il a reçu une fin de non-recevoir catégorique de Transports Canada qu’il a pris soin de ne pas ébruiter.

Au bureau du ministre fédéral des Transports, John Baird, le directeur des politiques et des communications, Jacques Fauteux, a prévenu Québec de ne pas entretenir inutilement l’espoir d’arracher 200 millions supplémentaires pour le parachèvement de la route 175.

« Nous partageons les frais prévus dans les phases 1 et 2, mais le gouvernement du Québec a signé un document stipulant qu’il est maître d’œuvre du projet et qu’Ottawa ne finance pas les dépassements de coûts. Alors, c’est à lui d’expliquer pourquoi il a signé cette entente », a-t-il précisé hier.

Le ministère des Transports du Québec soutient pourtant qu’il ne lâchera pas le morceau.

« Nous n’en resterons pas là. Nous avions été encouragés par les propos du ministre Blackburn, les discussions vont se poursuivre », a dit Nicolas Murgia, attaché de presse adjoint de la ministre Julie Boulet, présentement en vacances.

Malaise

Questionné hier par Le Journal, le ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean peinait à dissimuler son inconfort devant la tournure des événements.

« Il faut que la route soit terminée. Elle est tellement importante, mais lorsqu’on signe un contrat, il faut respecter ce contrat », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que le gouvernement Harper avait consenti 375 millions à la concrétisation du chantier routier, avant que Québec n’annonce le dépassement des coûts de près de 50 % l’an dernier.

Quelques dates

√ Le 7 mai 2004, le premier ministre du Canada, Paul Martin, et le premier ministre du Québec, Jean Charest, signent à Saguenay un accord de financement portant sur l’élargissement à quatre voies divisées de la route 175. Cet accord prévoit des investissements d’environ 525 millions de dollars pour la première phase du projet.

√ En septembre 2008, une entente cadre est conclue entre Québec et Ottawa afin d’allouer une somme de 112,5 millions pour la phase 2 du projet.

√ Le 26 mars 2009, le ministre Jean-Pierre Blackburn déclare qu’en cas de dépassement de coûts, « les gouvernements seraient capables de finaliser ».

√ Le 2 juillet 2009, le ministère des Transports du Québec annonce que les coût de construction avaient gonflé pour atteindre près de 1,1 milliard de dollars.

√ À l’automne 2009, Transports Canada informe Transports Québec qu’en vertu de l’accord signé, il ne déboursera pas de sommes

Le pourquoi des dépassements des coûts …

Autoroute 175