Statut du Québec selon les agences de notations.

Deux agences de notations au cours du dernier mois ont coté le Québec, je ferai des commentaires selon le déroulement de l’article.

La cote de crédit d’un emprunteur mesure sa capacité de payer les intérêts sur sa dette et d’en rembourser le principal à l’échéance. Pour établir la cote de crédit d’un emprunteur, les agences de notation analysent plusieurs facteurs économiques, fiscaux et financiers. Parmi les principaux facteurs se retrouvent la taille, la structure et la vitalité de l’économie, la situation du marché du travail, la compétitivité fiscale, la situation des finances publiques et l’endettement.

Les agences regardent non seulement les finances publiques d'un pays, mais aussi son économie et sa politique.

Les agences de notation utilisent des échelles de cotes pour exprimer la qualité du crédit d’un emprunteur, soit une échelle pour la dette à court terme et une pour la dette à long terme.

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Extrait de : DBRS: le Québec pourrait réussir mieux que prévu, Sylvain Larocque, La Presse Canadienne, thecanadianpress.com, 20 août 2010

Québec pourrait bien surpasser ses objectifs de réduction du déficit, a estimé vendredi l'agence de notation de crédit DBRS, en confirmant du même coup la cote de crédit du gouvernement.

DBRS a maintenu à A (élevé) la cote sur la dette à long terme du Québec et à R-1 (moyen) celle portant sur la dette à court terme. L'agence a par le fait même validé les cotes d'Hydro-Québec, qui sont les mêmes que celles du gouvernement. Les perspectives sont stables.

Dans son rapport, la firme torontoise a qualifié de «crédible» le plan de réduction du déficit du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui prévoit un retour à l'équilibre budgétaire au cours de l'exercice 2013-14.

En fait, DBRS a dit croire que le gouvernement pourrait aller au-delà de son plan en raison de la bonne croissance du produit intérieur brut (PIB) du Québec depuis le début de 2010. En fait, DBRS croit que pour l'ensemble de l'année, le PIB est susceptible de progresser davantage que les 2,3 pour cent projetés dans le budget déposé en mars.

La bonne tenue de l'économie québécoise s'est traduite par une hausse appréciable des revenus du gouvernement. En avril et en mai, les deux seuls mois pour lesquels Québec a publié ses résultats jusqu'ici, les revenus du gouvernement ont bondi de 6,6 pour cent pour atteindre 10,6 milliards $, alors que le budget prévoit une hausse annualisée de 4,5 pour cent.

Pour les deux premiers mois de l'exercice 2010-11, le déficit s'établit à 1,23 milliard $, soit 586 millions $ de moins que l'an dernier.

DBRS a reconnu que la dette du Québec continuait de croître à un rythme considérable, mais s'est dit rassuré par la «détermination» dont fait preuve le gouvernement jusqu'à présent pour rétablir sa solidité financière.

Et ce n’est que le début, ce n’est pas en taxant qu’on stimule une économie, tout le contraire notre compétitivité s’en trouve réduite.

L'agence a notamment salué la décision de Québec d'augmenter le taux de sa taxe de vente et d'instaurer une «contribution santé» (25 $ par contribuable en 2010, 100 $ en 2011 et 200 $ en 2012), tout en soulignant que le gouvernement entendait contenir la croissance annuelle de ses dépenses à 2,2 pour cent pendant trois ans.

Par contre, a fait remarquer DBRS, le redressement des finances publiques québécoises reposera en bonne partie sur la reprise économique mondiale, qui est encore chancelante.

La prémisse du gouvernement Québec, c’est que notre déficit va se résorber naturellement quand l’économie américaine et mondiale va se relever. Légèrement trop optimiste, car les États-Unis ont drôlement un long chemin à parcourir avant de s’en sortir.

Double Dip risk for US En juillet, le taux de chômage du Québec a ainsi dépassé celui de l'ensemble du Canada pour la première fois depuis plusieurs mois.

Si le PIB de la province devait progresser en deça des attentes, les déficits pourraient se poursuivre plus longtemps que prévu, a noté DBRS.

À ce moment, on va être obligés d’attaquer le problème sérieusement, réduire les dépenses du gouvernement et augmenter la productivité de l’État.

À long terme notre PIB va se réduire à cause de notre problème de démographie et la faible productivité Québécoise, Q.D.

La firme calcule que la dette publique québécoise, en incluant les obligations découlant des régimes de retraite, aura crû de 5,9 pour cent en 2009-10 et qu'elle augmentera de 6,8 pour cent de plus en 2010-11.

L’éternel déficit actuariel, un vrai trou noir !

Elle se chiffrera donc à 193,3 milliards $ à la fin mars 2011, atteignant un ratio dette-PIB de près de 62 pour cent — un nouveau record.

Comme le Québec est une province non un État souverain, on a deux approches :

1.       On inclut la dette du Canada, on s’approche du 100%.

2.       Si on l’exclut on doit utiliser le raisonnement de M. Fortin, les revenus du Québec ne sont que de 58 %, du PIB, car plus de 42 % va au fédéral,il faut en conclure que cette dette est égale à tout près de 100% de la base de revenu à laquelle il a effectivement accès.

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Extrait de : Moody's maintient la cote de crédit du Québec, Sylvain Larocque, La Presse Canadienne, 03 septembre 2010

L'agence de notation Moody's maintient la cote de crédit du Québec, disant avoir confiance en le plan de réduction du déficit du gouvernement de Jean Charest.

Dans son rapport annuel sur la province, publié vendredi, la firme new-yorkaise indique que la cote Aa2 reflète «une performance soutenue de budgets généralement équilibrés» ainsi que «la grande taille et le caractère diversifié» de l'économie québécoise.

Certes, souligne Moody's, le niveau d'endettement du Québec est plus élevé que celui de la plupart des provinces canadiennes, mais cette réalité est «compatible» avec la cote Aa2 en raison de la «flexibilité» dont dispose le gouvernement en matière de revenus et de dépenses.

Surtout dans les dépenses, coupez des programmes qu’on n’a jamais eus les moyens, coupez dans la fonction publique qui vit sur une autre planète, on a bien du gras encore.

L'auteure du rapport, Debra Roane, vice-présidente chez Moody's, estime que Québec s'est résolument attelé à la tâche de réduire la taille du déficit dans le budget déposé en mars. Celui-ci comprenait une hausse de la TVQ et la mise en place d'une contribution santé, de même que l'engagement à limiter la croissance des dépenses publiques à 2,8% par année.

Limiter les dépenses à 2.8 % loin d’être prouvé, attendons à la fin de l’année.

Mme Roane reconnaît que le gouvernement n'a pas encore identifié toutes les mesures qui lui permettront de retrouver le plein équilibre budgétaire d'ici 2013-2014. Elle soutient toutefois qu'il a fait la preuve, au cours des dernières années, de sa capacité à maintenir la croissance de ses dépenses à des niveaux «relativement bas».

Par conséquent, Moody's s'attend à ce que les besoins financiers de Québec diminuent graduellement au fil des ans.

Pas nécessairement vrai, dû au vieillissement de la population.

Bien sûr, des incertitudes persistent. L'agence fait remarquer que même si l'économie québécoise est diversifiée, elle est fortement tributaire des exportations internationales, dont 72% sont destinées aux États-Unis. Or, la reprise mondiale est encore bien fragile.

Loin d’être une réussite!

«Extrait de: La tragédie des exportations, Claude Picher, La Presse, 03 juillet 2010,
Or, il se trouve justement que ce marché essentiel est lui-même aux prises avec les difficultés que l'on sait. On vient de voir que les exportations québécoises aux États-Unis ont atteint 40 milliards l'an dernier. C'est bien. Mais il faut savoir que l'année d'avant, c'était 51 milliards. Le recul est dramatique, et la tendance semble vouloir se maintenir: pour le premier trimestre de 2010, les exportations québécoises aux États-Unis chutent de 9% par rapport au même trimestre en 2009. Ces 9% représentent un autre milliard de dollars de déficit.»