Démocratisation de l’école est une erreur !

Présentement, seulement 25 % des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage - les fameux EHDAA, dans le jargon scolaire - réussissent à décrocher un diplôme.


«Le même appel a été lancé aux écoles publiques qui sélectionnent leurs élèves inscrits dans des programmes particuliers, comme l'éducation internationale, le sport-études ou des concentrations en arts. «Je n'admettrai jamais que l'on décrive cela comme un nivellement par le bas. Pour moi, la question d'admettre des élèves avec des difficultés, c'est tout le contraire. C'est tirer tout le monde vers le haut», a affirmé Mme Beauchamp»

Voici une belle niaiserie de petit politicien n’ayant pas de courage de dire non, on pénalise une classe entière pour satisfaire des étudiants qui n’ont pas les aptitudes à progresser selon le niveau de la classe.

Elle peut ou ne pas admettre, mais c’est un nivellement vers le bas, car tu retardes la classe, ce qu’on ne fait pas pour être ‘politicaly correct’ …


«Contrairement aux écoles du réseau public, les écoles privées ont le loisir de choisir leurs élèves, donc d'exclure les enfants qui nécessitent un encadrement particulier. D'où un fardeau accru et disproportionné sur les écoles publiques.

Dans ce contexte, pour rééquilibrer les choses, plusieurs intervenants, dont les leaders syndicaux du secteur de l'enseignement, sont venus plaider en faveur d'une remise en question des subventions de l'État aux écoles privées.»

Puisque l’État n’a pas le courage de faire une sélection naturelle, les parents le font, il envoie leurs enfants dans le privé, sachant que les classes vont être beaucoup plus homogènes, même s’ils doivent déboursés.

Petite note : Pour les syndicats, leur but est d’étouffer le privé pour éliminer la concurrence, souvenez-vous pas de concurrence pas d’imputabilité.

On devrait obliger d’avoir des évaluations comme le MET dans le public, pour évaluer si les professeurs sont compétents, c’est vrai que dans le privé ils écrèment les élèves, mais ils écrèment aussi les professeurs.


Selon elles, l'intégration telle qu'elle se pratique depuis 10 ans n'a pas donné les résultats espérés, a mené à l'épuisement des professeurs et a souvent nui aux élèves dits «ordinaires» sans même bénéficier aux élèves en difficulté.

Le président de la FAE, Pierre St-Germain, reproche au ministère d'avoir placé des élèves en forte difficulté dans des classes régulières sans avoir fourni aux enseignants les ressources professionnelles requises pour les soutenir.

«Depuis des années, le gouvernement a tenté d'économiser sur le dos des élèves, sur le dos des profs. On a demandé aux professeurs de se substituer à des ressources professionnelles», a résumé M. St-Germain.

Il fait valoir à cet effet que l'on a élargi la formation des enseignants pour tenir compte des élèves en difficulté et que l'on invoque ensuite cette formation pour éviter d'embaucher des psychopédagogues, des psychologues, des travailleurs sociaux et des orthophonistes, notamment.

«Les professeurs se désâment pour être capables de donner des services à l'ensemble des élèves, mais les professeurs ne peuvent pas se substituer à un psychologue, un travailleur social un psychoéducateur», a rappelé M. St-Germain.

Selon lui, la ministre doit réaffirmer que la mission première de l'école
est d'instruire et non de socialiser.

Tout à fait d’accord, il y a-t-il quelqu’un qui écoute au ministère

Son vis-à-vis de la CSQ, Réjean Parent, estime qu'il est temps de reconnaître que l'intégration a ses limites et que certains élèves placés en classe régulière nécessitent des classes spéciales parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas être intégrés.

Bien qu'il ne s'oppose pas à l'intégration, M. Parent croit qu'il faut limiter le nombre d'élèves en difficulté par classe et éviter de les placer dans des classes où l'on dirige les élèves les plus faibles.

«Il y a une différence entre avoir dans une classe ordinaire deux élèves en difficulté et se retrouver dans une classe où vous avez déjà cinq ou six élèves qui sont à risque, que vous placez là-dedans deux élèves qui ont des troubles de comportement et que vous ajoutez un syndrome d'Asperger ou un trisomique et tu dis à l'enseignant: débrouille-toi. Ça ne peut pas fonctionner», a illustré le dirigeant syndical.

Le président de la CSQ croit d'ailleurs que le réseau ne devrait pas regrouper les enfants selon leurs aptitudes mais plutôt favoriser l'équilibre. Ainsi, selon lui, il faudrait cesser de créer des programmes spéciaux pour les élèves doués car, en retirant ceux-ci des classes régulières, ces dernières n'ont plus d'élèves pour tirer les autres vers le haut.

«Il y a un bon vieux principe : 10 % des élèves en difficulté dans une classe, le haut va tirer le bas. Rendu à 30 % d'élèves en difficulté dans une classe, le bas va tirer le haut. C'est un peu ça le problème de l'éducation depuis une décennie.

— Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec»

Pour une fois, je suis tout à fait d’accord avec les syndicats, qu’on arrête d’idéaliser la réalité, tous les étudiants n’ont pas les mêmes compétences et les mêmes intérêts, tenter de normaliser la situation ne fait qu’empirer la situation.


«Mais chose, a soutenu la ministre, il faut revoir le modèle et l'assouplir.

Sauf que l'intégration à tout prix des enfants handicapés ou en difficulté en classe régulière n'est certainement pas la voie à privilégier, a-t-elle dit.

Dans cet esprit, elle s'est engagée également à mieux définir la notion de «contrainte excessive», c'est-à-dire le seuil à partir duquel l'enseignant estime qu'il ne peut plus enseigner au groupe efficacement, tellement les handicaps ou difficultés de certains élèves sont importants.

«Il faut se donner des lignes directrices», a convenu la ministre, à ce propos.»

On va attendre, leur rapport …


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   Excellente vidéo

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Source :

L'école privée doit s'ouvrir aux élèves en difficulté, estime Beauchamp, Jocelyne Richer, Cyberpresse, 25 octobre 2010

Le privé doit dire oui aux élèves en difficulté, Daphnée Dion-Viens, Le Soleil, 26 octobre 2010

Élèves en difficulté: les syndicats réclament des changements, Pierre Saint-Arnaud, La Presse, 24 octobre 2010

Classe régulière ou spéciale? , Luc Mongrain, 25/10/2010

Surmonter les problèmes de l'intégration, Radio-Canada, 25 octobre 2010