Le Québec, solution à la pénurie de terres rares?
Posted by Québec de Droite in Chine, Japon, Libre échange, Ministère ressouce naturelle, États-Unis on jeudi 28 octobre 2010
Extrait de : Le Québec, solution à la pénurie de terres rares?, Radio-Canada, 27 octobre 2010
Le dossier des terres rares défraie les manchettes depuis la semaine dernière. Le Japon et l'Europe accusent la Chine de restreindre l'accès à ces minerais cruciaux dans l'industrie de pointe, en particulier l'électronique et l'automobile, à coups d'embargos et de restrictions des exportations.
La Maison-Blanche tente actuellement d'évaluer si la Chine diminue ses exportations de terres rares, et n'exclut pas d'intervenir.
L'Allemagne a fait part de son inquiétude, en adoptant la semaine dernière une série de mesures pour sécuriser l'accès de ses industriels à ces matériaux.
Des entreprises allemandes, dont Bosch, qui est le numéro un mondial de la sous-traitance automobile, emploient ces terres rares pour fabriquer des éléments de moteurs électriques. Elles jugent vital d'en sécuriser l'accès dans la prochaine décennie.
Le Nord du Québec convoité
Puisque la Chine ne possède que le tiers des réserves de terres rares, les pays se tournent maintenant vers d'autres réserves, dont celles du Québec. Des intérêts japonais sont notamment partenaires à 50 % du projet Ytterby, dans le Nord-du-Québec, le long de la frontière avec le Labrador.
Les gisements de terres rares du Témiscamingue seraient aussi prisés. Plusieurs prospecteurs miniers de la région affirment avoir été approchés par des intérêts asiatiques et européens.
« L'accès au territoire est plus facile que si c'était dans un milieu isolé dans le Grand-Nord, estime Pierre Doucet, géologue au ministère des Ressources naturelles. Et pour l'instant, les travaux préliminaires indiquent que la minéralisation est près de la surface ou à la surface. »
Extrait de : Des gisements de terres rares attirent les étrangers, Radio-Canada, 27 octobre 2010
Des entreprises spécialisées en prospection minière de la région disent avoir été approchées par des Asiatiques et des Européens à la recherche de nouveaux gisements de terres rares depuis que la Chine, qui assure à l'heure actuelle 97 % de l'approvisionnement mondial, a décidé de limiter ses exportations.
Les minéraux des terres rares sont notamment utilisés dans la fabrication d'appareils électroniques par des pays comme le Japon, l'Allemagne et les États-Unis.
La vice-présidente de la minière Matamec, Aline Leclerc, affirme qu'une mine de terres rares pourrait même voir le jour dans le sud du Témiscamingue d'ici deux ans. « Il y a beaucoup de gens d'Asie qui sont intéressés [par le projet], des Européens, les Américains sont intéressés », souligne-t-elle.
Au ministère des Ressources naturelles, le géologue Pierre Doucet croit que le Témiscamingue est bien positionné pour prendre la relève de la Chine. « L'accès au territoire est plus facile que si c'était dans un milieu isolé dans le Grand Nord, et pour l'instant, les travaux préliminaires indiquent que la minéralisation est près de la surface ou à la surface », explique M. Doucet.
La perspective d'une reprise des approvisionnements par la Chine n'inquiète pas la minière Matamec. Mme Leclerc soutient que les entreprises qui ont besoin de terres rares vont maintenant s'assurer d'avoir d'autres gisements afin d'éviter d'être à nouveau à la merci des Chinois.
Audio : Les industries s’alarment d’un accès réduit aux «terres rares» chinoises, rfi, 26 octobre 2010
Extrait de : Un camouflet pour la logique économique à courte vue, Olivier Zajec, le Monde Diplomatique, Novembre 2010
Comment la Chine a gagné la bataille des métaux stratégiques
Des métaux indispensables à la fabrication des appareils de haute technologie — les « terres rares » —, une production mondiale dominée par la Chine, une restriction des exportations : le « grand jeu » géopolitique commence. Pour asseoir son contrôle sur ces minéraux stratégiques, la Chine a mis en œuvre ce que le capitalisme occidental rejette : une politique industrielle de long terme.
Par Olivier Zajec
On attendait plutôt les exploitations à ciel ouvert de Mongolie-Intérieure, ou les mines profondes du bush australien. Mais c’est en plein cœur des brouillards de la mer de Chine orientale que la problématique des « terres rares », ces métaux à haute valeur ajoutée technologique, a une fois de plus émergé dans l’actualité. Le 7 septembre 2010, un chalutier chinois, hasardant ses filets dans les eaux territoriales japonaises, est cerné par les garde-côtes. Il tente de fuir, et ce faisant éperonne un bâtiment militaire nippon. L’équipage est arrêté. L’incident se déroule non loin de l’archipel des Senkaku (Diaoyu pour les Chinois). Eparpillées à cent soixante-dix kilomètres au nord-est de Taïwan, ces huit îles presque désertes appartiennent à Tokyo, mais Pékin en revendique la souveraineté depuis les années 1970. Revendications autrefois émises recto tono, mais qui s’affirment désormais avec plus d’âpreté, reflétant l’évolution progressive du rapport de force entre une Chine en ascension, à l’étroit dans ses eaux peu profondes, et un Japon sur la défensive.
Par l’escalade diplomatique qu’elle a suscitée, la collision du 7 septembre révèle l’étendue du répertoire coercitif dont dispose la Chine dans la défense d’une zone hautement stratégique pour elle. La détention du capitaine du bateau chinois, prolongée par décision d’un tribunal japonais le 19 septembre, a amené le ministère des affaires étrangères à menacer :
« Si le Japon continue dans cette attitude imprudente,
il goûtera à son propre fruit amer. »
De Pékin à Shanghaï, suscités ou spontanés, protestations « patriotiques » et autodafés de drapeaux nippons se multiplient. Jusqu’à ce que le « fruit amer » ne prenne finalement tout son sens aux alentours du 20 septembre, sous la forme d’un coup d’arrêt des exportations de terres rares chinoises vers les ports japonais.
Rien d’officiel, mais de Hongkong à Tokyo en passant par Londres, les courtiers en
matières premières le confirment : les chargements sont retardés, voire bloqués.
L’effet est spectaculaire
Voir aussi : Ça joue dur, métaux rares, l’arme fatale chinoise ?
Un commentaire d’un blogueur chez Radio-Canada
Envoyé par LeGrand ,27 octobre 2010
Devinez quoi :
Le PQ vas demander un moratoire
Les Écolo vont brandir les pancartes
Richard Desjardins vas monter au barricade
Les Mohawks vont faire valoir leur droit sur ces terres
Les syndicats vont demander des augmentations de salaires a cause de l'éloignement
Le gouvernements vont engager des fonctionnaires supplémentaires pour faire une table ronde rempli de café afin de discuter a savoir si on as les infrastructures nécessaire sinon et bien on vas en discuter en délibérer durant 30 ans afin de savoir si c'est bon pour le Québec
Le Bloc s'oppose (comme d'habitude)
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