Nombres de créateurs de richesse (version 2)

Quand un état est en déficit structurel, c’est-à-dire que les dépenses sont plus élevées que les revenus et que la situation est récurrente.

Il y a 2 facteurs potentiels :

1)      L’état n’a pas assez de créateurs de richesses, donc pas assez de revenue.

2)      L’État dépenses trop, un facteur qui pourrait l’influencé, c’est qu’il y a trop gens qui consomment la richesse.

Il faut comprendre que l’État ne crée aucune richesse elle ne fait que la redistribué, quand un État est en déficit c’est quelle redistribue plus qu’elle reçoit.

Nous allons essayer de définir qu’est-ce qu’un créateur de richesse, une personne qui consomme de la richesse, une personne qui est dans la zone grise et d’autres paramètres qui vont nous servir pour évaluer le nombre de créateurs de richesse au Québec.

Créateurs de richesse:

·         Personne qui travaille dans le secteur privé et qui paie des impôts.

Personne qui consomme de la richesse:

·         Toutes personnes qui gravitent autour de l’État, l’État ne crée aucune richesse elle ne fait que la redistribué.

·         Même si cet individu paie des impôts ce n’est que de l’impôt qui est retourné au gouvernement, car elle provient initialement des créateurs de richesse.

·         Si on prend l’exemple dans l’absurde, si tout le monde était fonctionnaire qui la paierait.  Qui sont-ils : fonctionnaires, employés municipaux, entreprises d’État (SQ, Loto Québec, Hydro Québec, etc. …), toute institution paragouvernementale subventionnée par l’État

·         Tous les anciens employés du secteur public, qui reçoivent une prestation de l’État comme retraite, vous êtres toujours sur la colonne des dépenses de l’État, mais vous n’être pas sur la même ligne de dépense.

·         Prenez l’exemple de la ville de Los Angeles qui paie 90 % le salaire de leur pompier à leur retraite, la différence : le premier génère un service et le second  n’est qu’une dépense, mais il en reste pas moins que la ville a deux pompiers à sa charge.

Personnes qui sont dans la zone grise :

·         Personne qui travaille, mais ne paie pas d’impôt.

·         La progression des non imposables ces dernières années s'explique par trois facteurs, d'abord, «on est devenu plus généreux avec les contribuables».

1)      En clair, cela veut dire que des contribuables à faibles revenus qui payaient de l'impôt n'en paient plus.

2)      Des contribuables qui ne remplissaient pas de déclaration de revenus sont maintenant poussés à le faire pour bénéficier de différents programmes, comme le remboursement de la TVQ.

3)      Enfin, il y a des étudiants, qui seraient plus nombreux qu'il y a près de trois décennies à travailler, mais qui ne gagnent pas assez pour être imposés sur leur revenu.

·         Par contre, quand ils ont fini de payer les coûts de base, tel que le loyer et l’alimentation (70 %), ils ne restent plus grands choses pour la consommation, il y a peut-être un gain sur la TVQ/TPS, mais très loin des coûts qu’ils engendrent, telle que la santé ou l’éducation ou services sociaux.

·         Supposons qu’il lui reste 6,000 $ pour consommer, ce qui représente 900 $ de TVQ/TPS, juste le coût de la santé représente 3250 $ par habitant, donc on est très loin de l’équilibre.

Marché du travail au Québec :

Marché du travail au Québec

Septembre 2010

Nombre d’emplois

Employés du secteur public

832 000

Employés du secteur privé

2 576 100

Travailleurs indépendants

545 200

L’emploi total

3 953 400

Source : Études économiques Desjardins, Octobre 2010, p. 2

Secteur public : comprend les administrations publiques, fédérales au Québec, provinciale et municipale, les sociétés d’État et autres organismes financés par l’État.

Nombre de prestataires (retraites) du secteur public :

·         Actuellement, 531 451 participants et 257 426 prestataires, dans le secteur public provincial, source : budget 2009-2010 du Québec, p. D15.

Ø  Ce qui donne un rapport de : 2.06 employés actifs par retraité.

·         On pourra utiliser ce rapport dans l’ensemble du secteur public, d’autant plus que les régimes de prestations déterminés semblent  être plus généreux dans le secteur municipal et les sociétés d’État, ex : 30 ans de service au lieu de 33 ans de service pour avoir pleine pension.

·         Ce qui donne 403, 883 prestataires (retraites) du secteur public.

·         Donc plus de 1 235 883 sont sur le ‘payroll’ (832 000 + 403 883) du secteur public.

Nombre de personnes dans la zone grise :

En fait, seul Revenu du Québec aurait le chiffre exact, combien de personne qui travaille et qui ne paie pas d’impôt, on va quand même essayer de l’estimer.

·         En 2006, 36.9 % de la population (18+) ne payait pas d’impôt environ 2.2 millions de personnes (réf : 1).

·         En 2009, la population du Québec qui avait 65 + était de 1 170 411 millions de personnes (réf : 2)

·         En 2009, la population du Québec inférieur à 19 ans était de 2 013 550 (réf : 3)

·         En 2009, la population totale du Québec était de 7 788 800 personnes (réf : 4)

Répartition de la population (2009)

19 ans et -

2 013 550

Population qui travaille

3 953 400

Population active, mais qui ne travaille pas

650 640

Population 65 ans et +

1 170 411

Population totale

7 788 000

Répartition de la population

Nous savons que plus de 2.2 millions ne paient pas d’impôts (18 +), essayons de choisir un scénario probable.

·         J’ai assumé que les 650 460  personnes qui sont actives, mais qui ne travaillent pas (ex. : chômage) ne paient pas d’impôts, il faut comprendre qu’on n’a pas besoin d’être très précis, c’est juste un ordre de grandeur qu’on veut obtenir à la fin.

·         Pour le reste on va essayer de le répartir entre les 65 et plus et ceux qui travaillent.

Scénario sur le % que la pop. de 65 ans et +, qui ne paie pas d'impôts

Ceux qui ne paient  pas d‘impôts

70%

75%

80%

Population active  qui travaille :

3 953 400

730 072

671 552

613 031

Population active, mais qui ne travaille pas :

650 640

650 640

650 640

650 640

Population 65 ans et + :

1 170 411

819 288

877 808

936 329

2 200 000

2 200 000

2 200 000

·         Je vais utiliser pour le prochain graphique, le scénario du 75 %.

·         Donc 75 % de la population qui à (65 ans et +) ne paie pas d’impôts, donc il en reste 292 603 personnes de (65 ans et plus) qui en paient.

·         Pour obtenir 2, 200,000 personnes qui ne paient pas d’impôts on doit l’appliquer le reste sur ceux qui travaillent, donc sur 3 953 400 personnes qui travaillent 671 552 ne paient pas d’impôts.

·         Peu importe le scénario que je prends, il y a toujours un équilibre entre les deux parce que je dois toujours arriver à 2, 200, 000 personnes qui ne paient pas d’impôts.

Répartition de la population en fonction de l’impôt

 

19 ans et -

2 013 550

Population qui travaille et paie des impôts

3 281 847

83 %

ü

Population qui travaille, mais ne paie pas d'impôt

671 552

17 %

 

Population active qui ne travaille pas et ne paie pas d'impôt

650 640

 

Population (65 ans et +) ne paie pas des impôts (75 %)

877 808

75 %

 

Population (65 ans et +) paie des impôts (25 %)

292 603

25 %

ü

Population totale

7 788 000

 

Répartitions des impôts

 

Donc pour la zone grise, on estime qu’il y a plus de 671 552 personnes qui travaillent et ne paie pas d’impôt, ce qui représente 17 % des travailleurs, je crois que le chiffre est foncièrement raisonnable et conservateur.

Nombre de créateurs de richesse :

Nombre de créateurs de richesse

 

 

Population qui travaille et qui paie des impôts

3 281 847

Population (65 ans et +) paie des impôts (25 %)

292 603

3 574 450

moins

Employés du secteur public

832 000

Nombre de prestataires du secteur public

403 883

1 235 883

Nombre de créateurs de richesse

2 338 567

 

 

Créateurs de richesse - Version 2

Plus du 2/3 de la population vit aux dépens du premier 1/3

Voici un des problèmes fondamentaux du Québec, il n’y a pas assez de gens dans le privé qui paie des impôts (2 338 557) pour satisfaire tous les gens qui dépendent de l’État 
(5 449 433) et qui représente plus de 70 % de la population.

Ça toujours été un casse-tête pour les ministres des Finances du Québec, pas assez de revenus provenant du privé pour satisfaire les dépenses.

Ajoutés à cela, des politiciens corrompus qui créent des programmes qu’on n’a pas les moyens juste pour rester au pouvoir.


Référence 1 : 2,2 millions de Québécois ne paient pas d'impôt provincial, Stéphane Paquet, La Presse, 17 février 2009

Référence 2 : Le bilan démographique du Québec Édition 2009, Évolution, mouvement et structure par âge de la population, ISQ, p. 23

Référence 3 : Le bilan démographique du Québec Édition 2009, Évolution, mouvement et structure par âge de la population, ISQ, p. 25

Référence 4 : Le bilan démographique du Québec Édition 2009, Évolution, mouvement et structure par âge de la population, ISQ, p. 11


Titres qui ont des signets :

1)       Personne qui consomme de la richesse

2)       Personnes qui sont dans la zone grise

3)       Marché du travail au Québec

4)       Nombre de prestataires (retraites) du secteur public

5)       Nombre de créateurs de richesse

6)       Plus du 2/3 de la population vit aux dépens du premier 1/3


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    # by Anonyme - 19 octobre 2010 à 21 h 24

    Selon vous, aussitôt qu'un travailleur oeuvre dans le secteur public, il dépend de l'état et ne crée pas de richesse.


    Donc les travailleurs du secteur de l'éducation ne participent pas à créer de la richesse? Un grand taux de diplômation dans la population active n'engendre-t-elle pas de la richesse?


    Les travailleurs du secteur de la santé entretiennent le capital humain du Québec, c'est aussi de la création de richesse, ou du moins le maintien d'une certaine richesse.

    Votre propos est assez simpliste, pour ne pas dire démagogique.

  2. gravatar

    # by Un Québec de Droite - 20 octobre 2010 à 22 h 35

    Je sais que le raisonnement peut paraître simpliste, mais vous être quand même dans la colonne des dépenses, et le coût du secteur public est beaucoup trop cher pour les résultats que nous obtenons.

    Exemple, dépenser plus de 14 milliards en éducation pour avoir un si haut taux de décrochage démontre que l’argent n’est pas optimisé, beaucoup de pays font beaucoup mieux en performance et en productivité pour beaucoup moins cher.

    Tant aussi longtemps que nous n’aurons pas de la mixité pour créer de la concurrence et de l’imputabilité, les dépenses vont être exhaustives.

    Mais point de vue de comptable, vous êtres quand même une dépense, sans secteur privé point de revenu, point de service, en fait on pourrait mettre tout le secteur public en privé autre que la justice et la sécurité, et je suis certain que le Québec s’en porterait mieux.

    Les pays qui s’en sortent actuellement devant la crise économique ont une gestion très mince.

    Techniquement un État ultra mince serait un État qui s’occupe que de la justice et de la sécurité, tout le reste pourra être sous-contracté, il suffit d’un bon encadrement pour empêcher les dérapages.

    Exemple : Les Pays-Bas ont un système santé entièrement privé, par contre il l’encadre s’assurant ainsi que le prix ne dérape pas comme aux États-Unis.

  3. gravatar

    # by Marie - 2 mai 2011 à 15 h 33

    Un travailleur au public crée de la richesse? Vraiment?

    Un fabricant de souliers, qui fabriquerait chez nous, avec des matières de chez nous, pour les revendre au gens de chez nous, recevrait de l'argent des gens de chez nous, qu'ils reçoivent, pour beaucoup, du gouvernement.. alors, ce commerçant... créer-il plus de richesse qu'un fonctionnaire de l'état qui travaillerait à contrôler les dérapes du système économique?

    Un agriculteur, qui produirait des légumes ici, pour les revendre ici, en minimisant le coût de transport et de tous les intermédiaires, ne favoriserait pas un coût diminué des denrées pour tous... donc, empêcherait une inflation dû à des coûts inutiles venant du privé?

    La production publique d'électricité ne permet-elle pas à tous d'avoir un compte d'électricité plus petit que nos voisins ontariens qui sont maintenant aux privés et au pris avec des factures faramineuses?

    Le fait de produire ses propres médecins, mais de contrôler le coût de leurs salaires, ne réduit-il pas le coût des interventions en santé si l'on compare au États-Unis?

    Une entreprise privée, comme une méga-épicerie, vendant ses produits 10 fois le prix que le producteur fait, pour des dépenses 10 fois moindres, faisant payer au consommateur un pris exorbitant, ajouté d'une taxe, n'est-il pas normal que le propriétaire, qui par ce profit non proportionnel, aie à remettre dans le système, un pourcentage minime de l'appauvrissement qu'il crée véritablement.

    Je ne comprends pas en quoi le secteur privé vient ajouter de la richesse dans le pays??

    Savez-vous que la crise économique au canada à été partiellement évitée grâce à une mesure qui a été prise par le gouvernement. Mesure qui interdisait aux banques (entreprises privées) de prêter à n'importe qu'elles conditions, évitant ainsi, un dérèglement inévitable qui à eut lieu en Europe et aux États-Unis.

    Une entreprise privée, comme une banque, qui obtient des chiffres de profits tellement incroyables, ne réinjecte dans le pays que par le salaire de leurs employés, mais prend beaucoup plus qu'elle ne redonne aux pays. Encore une fois, il s'agit ici d'un appauvrissement du à l'entreprise privée, plus qu'à aucunes créations de richesses.

    Une mine qui extrait des minéraux qu'elle exporte ailleurs, ne créant que quelques poste d'emplois, bénéficiant de crédit d'impôts incroyables, ne participe pas à l'enrichissement du pays.

    Une gestion au public de ces ressources, faite de manière équitable pour la population, encouragerait bien plus à créer de la richesse, que d'appauvrir notre province en matière première non renouvelables...

    Tout ce que je comprends de vos jérémiades, c'est que vous faite parti des gens qui profitent du système privé et que cela vous brime, le fait que l'on tente de protéger l'intérêt du plus grand nombre. Car c'est un fait, que ce système d'imposition, existe justement pour freiner les excès que certains pourrait commettre au détriment de l'intérêt général..

    De mon avis en fait, c'est que si la plupart des gens qui serait contre ce système allait s'installer dans un autre endroit qui leur convient le mieux.. avec un marché encore plus libre et plus féroce, le Québec et sa population s'en tirerait en fait beaucoup mieux....

    À l'air des demandes énergitiques et de ressources grandissante et à l'accessibilité de plus en plus limité, ne serait-il pas plutôt le temps de redéfinir le concepte de richesse et de l'appliqué plutôt à une gestion à long terme des ressources première, dans le respect de l'environnement dans lequel on évolue... et non, chiffre alignés sur une feuille comptable.