Entente de principe pour les travailleuses en milieu familial

Je reprends, le commentaire de M. Descoteaux :

«Prenez les garderies à 7 $. Le programme coûtait 290 millions $ en 1997. Aujourd’hui, la facture grimpe autour de 2,3 milliards. (Cela inclut les augmentations qu’exigent les 15 000 intervenantes en milieu familial, présentement en négociation.)

En 13 ans, le coût du programme a augmenté de huit fois. Est-ce que les parents ont un service huit fois meilleur? Non. Pendant la même période, le nombre de places a augmenté de 82 000 à près de 200 000… seulement 2,5 fois plus. Où est passé tout l’argent? Faudrait demander aux centrales syndicales – qui ont syndiqué tout ce qui bougeait dans ce programme –, aux bureaux coordonnateurs et à toute la bureaucratie qui s’est greffée autour du programme de garderies à 7 $. Pendant ce temps les parents doivent donner des pots-de-vin aux gardiennes pour dénicher une place, ou attendre trois ans sur une liste.»

Exactement la même chose avec les fusions des municipalités, on parle de cartel quand les entrepreneurs font des consortiums, l’incidence est la même quand on crée un environnement pour générer des monopoles syndicaux plus puissants.

Examiner les fusions municipales forcés, ce sont les syndiqués des villes fusionnées qui empochent la totalité du « profit» de ce qui est devenu un monopole régional, les syndicats sont devenus plus forts, donc moyen de pression encore plus fort et évidemment plus de revendications dispendieuses et c’est le pauvre citoyen qui paye : plus de taxes pour avoir moins de service.

Le PQ en créant les garderies de mur-à-mur, a donné sur un plateau d’argent un service qui pouvait être syndiqué aussi mur à mur, conséquence désastreuse sur le plan financier et de vos impôts, bien sûr.

C’est pourquoi toutes provinces ou États non pas lancer de programmes de garderie universels, il est préférable de cibler les enfants « à risque » de familles à faible revenu ou monoparentales, car on risquait de mettre en otage enfants et parents par les syndicats : croissance illimitée des coûts, diminution des services.

Lisez, les commentaires des blogueurs, ils sont très pertinents.

Extrait de : Entente de principe pour les travailleuses en milieu familial, Radio Canada, 26 novembre 2010


Les syndicats représentant les travailleuses de garderies en milieu familial ont conclu une entente de principe avec le gouvernement pour leur première convention collective.

CPE - Garderie

Dans un communiqué émis jeudi soir, le bureau de la ministre de la Famille du Québec, Yolande James, a confirmé ces ententes avec la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FIPEQ-CSQ), et la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN).

La FIPEQ-CSQ avait confirmé plus tôt en soirée cette entente avec Québec. Cette fédération, qui représente quelque 13 000 éducatrices en milieu familial, a déjà soumise l'entente de principe à ses déléguées.

En entrevue à RDI, la responsable du dossier et vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot, s'est réjouie de plusieurs éléments de cette entente. Les travailleuses obtiendront notamment 25 jours de vacances ou fériés par année, en plus de fonds pour de la formation et d'une caisse de retraite.

Au plan salarial, leur salaire sera majoré quelque peu, à 20 $ l'heure, et indexé selon les paramètres du secteur public. Mme Chabot a admis que le syndicat aurait aimé en obtenir plus pour ce qui est de la rémunération. Elle a toutefois ajouté que cette entente jetait les bases pour une prochaine convention collective.

Mme Chabot a remercié les parents pour leur soutien durant ces négociations, eux qui ont été touchés par les moyens de pression.

Pour sa part, la FSSS-CSN, qui représente 2000 éducatrices en milieu familial, avait indiqué qu'un vote sur son entente de principe aurait lieu dimanche. La CSN demandait une hausse de la subvention par enfant de 22 $ à 37 $, et affirme avoir obtenu 92 % de cette demande.


Les blogueurs :

Envoyé par SimonR , 26 novembre 2010

J'espère que c'est le point final au rodage de notre système de service de garde public. Franchement, malgré de belles intentions à l'origine des CPE, ce système ne manque pas de semi-échecs, de périls et de controverses depuis 10 ans. D'ailleurs, les partis politiques existants à l'époque de son origine peuvent être à blâmer.

Nous sommes désormais prêt à organiser ce service public de façon à contrôler ces dépenses. Nous ne pouvons espérer maintenir ce service unique en Amérique du Nord, malgré les bouleversements appréhendables (vieillissement de population, immigration, nouveau bébé boom, dette..), sans y établir un plan à long terme. C'est-à-dire, trouver un mode de financement auto-régulé : ainsi, il faut gérer l'organisation des CPE de façon à contrôler les déficits récurrents et difficilement contrôlé (le déficit monte structurellement et est à plus de 1milliard annuellement). Et d'être prémunit contre des variations positives et subites, mais désirables, des naissances à l'aide du principe de l'assurance ou d'un investissement (taxation, cotisation d'employeur, de l'État..) directement lié au nombre de naissance d'enfant.

il y a de nombreux reproches à faire à l'élite politique de l'époque et actuelle. Cette politique parentale (aide financière au gardiennage préscolaire) a des objectifs auxquels les variations du temps peuvent nuire. Les objectifs de libérer les mères/pères pour travailler, favoriser les naissances, augmenter leur pouvoir d'achat.. etc. : peuvent être dépassés dans un avenir envisageable. Par exemple, les signes du temps indique que peu de femmes voudraient devenir mère au foyer en l'absence du financement généreux du gouvernement; peut-être que dans un avenir à moyen terme, les naissances ne palieront plus au vieillissment de la population, ou moins significatifs...etc. De plus, les changements structurels depuis 10 ans (hausse naissance, syndicalisation, dette..) ont d'ailleurs contribués rapidement à créer un monstre bureaucratique, dont on pensera constamment à larguer dans l'avenir (dette).

Les libéraux sont loin d'être exempt de blâme, ils ont laissés, apparemment, les intérêts "particuliers" et électoraux (indirectement) s'ingérer dans le système de permis qui aura, d'ailleur, le malheur de devenir un genre de "quota" soit un actif financier générant une hausse de son capital (remboursable par le gvt). Enfin, nous sommes
maintenant prisonnier d'un système luxueux sans économie d'échelle, bureaucratique et périlleux.

Envoyé par danlefdanlef ,26 novembre 2010

Tant qu'a s'enfoncer, allons-y à fond

Les syndicaleux doivent être mort de rire, ils vous tiennent encore plus à la gorge avec leur droit de grève et leur revendication.

Durant ce temps, les enfants s'ennuient de leurs parents

Y-a-t-il du monde qui croit que leur enfants vont être mieux traités maintenant!

Envoyé par PtitCastor , 25 novembre 2010 à 20 h 51 HNE

J'ai trois enfants et nous avons jamais eu de place en garderie. On a fait ce que nos parents ont fait: on a payé. Il faut se débrouiller. Quand l'état va-t-il cesser de materner la population ? Les familles ont existé avant les garderies. Ma mère consacrait quasiment toute ses paies à la gardienne, il reste 2 piasses ...

La gauche nous conduira à la faillite ...


 

 

  1. gravatar

    # by Regg001 - 26 novembre 2010 15:36

    Cher droitiste, pour répondre aux questions que vous vous posez :

    En 13 ans, le coût du programme a augmenté de huit fois. Est-ce que les parents ont un service huit fois meilleur? Non. Pendant la même période, le nombre de places a augmenté de 82 000 à près de 200 000… seulement 2,5 fois plus. Où est passé tout l’argent?

    L'argent est allé à plus de 80% sur les garderies privées subventionnés.

    Pendant ce temps celle par qui le scandale arrive à vous entendre - les 15000 syndiquées avaient reçues un très gros $2.50 d'augementation en 10 ans.

    Mais oui messieurs de la droite, c'est les syndicats qui vont vous étouffer.. S'Ils en ont le temps parce qu'actuellement le secteur privé s'occupe très bien de la chose - vous étouffer.