Introduction - Agences de notation

Cahier spéciale : Agence de notation

 

La terreur des pays souverains qui sont surendettés


Ce cahier spécial traite comme sujet les agences de notations, leurs modes de fonctionnement, leurs forces, leurs faiblesses, leurs conflits et leurs doléances qui sont souvent exprimées contre eux.

Pourquoi en faire un cahier spécial, parce que nous sommes une province qui est surendettée, parmi les 10 premières au monde. Donc, nous sommes sur la ligne de mire des agences.

Dans les six premiers mois de 2010, la Grèce a subi 4 décotes consécutives et elle a été rescapée in extremis par le FMI et les banques européennes pour l’empêcher de faire défaut de paiements.

Six mois plus tard, c’est l’Irlande, le Portugal et l’Espagne qui subissent les foudres des agences, le Royaume-Uni entre temps instaure un programme d’austérité sans précédent réduisant ainsi les chances d’avoir une décote.

Car il ne peut avoir de faux-fuyant, les agences surtout les bénéficiaires des décotes (CDS) vont examiner tout pays ou État susceptible d’avoir des difficultés financières, même si ce n’est que de simples rumeurs, donc tous ceux qui sont dans les dix premiers les plus endettés doivent gouverner avec beaucoup de prudence.

Le Québec a envoyé un très mauvais message aux agences de notation au dernier budget, avec un déficit structurel qui est consistant depuis plus de onze ans, elle aurait dû réduire ces dépenses au lieu d’augmenter les taxes, solution facile, peu d’incidence politique, de plus elle a accordé une augmentation de la masse salariale de sa fonction publique ce qui est une aberration en plein déficit structurel, typique de politiciens québécois depuis des décennies de reporter les problèmes à plus tard.

L’immobilisme du Québec a les mêmes racines que la Grèce.

1)      Des politiciens qui sont plus avides à rester au pouvoir en gagnant des votes que de prendre des décisions responsables pour remettre l’économie sur rails.

2)      Des groupes d’intérêts qui ont la main mise sur le pouvoir politique et qui maintienne cet immobilisme pour empêcher de perdre des privilèges.

3)      Et une grande partie de la population qui vit sur les bienfaits de l’État ne voulant pas perdre leurs privilèges et trop peu malheureusement de créateurs de richesse.

Dans son dernier budget, le gouvernement a su démontrer sa faiblesse à prendre des décisions difficiles sans offusquer les groupes d’intérêts, ce qui est loin de rassurer les agences.

Les agences ne sont pas obligées de décoter la province, seul un message sévère suffira.  Quand le ministre Bouchard a décidé de réduire la masse salariale de 20 % pour l’ensemble du secteur public, seul un avertissement sévère a suffi, s’il n’y avait pas eu un coup de barre sérieux, le Québec aurait été décoté.

Mais la situation actuelle est beaucoup plus sérieuse que durant la période du Ministre Bouchard, nous sommes en pleine crise économique mondiale, notre voisin américain qui est notre principal pays exportateur est en sérieuse difficulté, endettement excessif, plan de relance qui ne fonctionne pas, enjeux monétaires, dévaluation de l’argent américaine en utilisant la planche à billets réduisant nos propres exportations, donc subir une décote aurait des conséquences désastreuses.

D’autant plus, que nous n’avons pas encore subi aucune crise immobilière, conséquemment les propriétés sont surévaluées, si on combine un endettement excessif des ménages, imaginés les conséquences si les agences nous imposent une rigueur budgétaire.

Imaginé la pression sur le marché immobilier, si la masse salariale du secteur public doivent être réduite de 20 %, certains seront obligés de vendre leurs maisons et d’autres vont dire, il est temps de vendre avant que tout s’écroule, l’effet de boule de neige peu facilement être anticipé et nous avons une crise immobilière sur les bras en plus d’avoir  un plan d’austérité.

Ajouté notre problème démographique qui est assez unique au monde, où les Québécois risque d’être deux fois plus pauvres d’en moins de quinze ans à cause de notre démographie.

Les modèles mathématiques des agences de notations n’évaluent pas seulement sur le passé, tels que la dette ou le déficit budgétaire d’un gouvernement,  mais aussi sur les revenus et les engagements futurs, imaginés la pression sur les finances de l’État québécois avec ce problème de démographie, incitant aux agences d’être deux fois plus prudent avec nous.

Tous ces facteurs combinés exigent de sérieux ajustements à court terme, sinon inexorablement nous risquons d’être sur les prochains champs de tir des agences.

Ce cahier spécial est inspiré de plusieurs sources pour en faire un document qui tente d’expliquer le fonctionnement des agences de notations et les conséquences sur les pays qui ont une dette souveraine élevée et sur le bien-être de sa population.

Bienvenue  dans le monde des agences de notation.

À tous bonne lecture,

Q.D.


Cahier spéciale : Agence de notation

Table des matières :

Les agences de notation : La terreur des pays souverains qui sont surendettés

Introduction

Situation

Historique

Conflit

A. Conflit d’intérêt avec les entreprises

B. Conflit d’intérêt avec les banques

    Crise immobilière

C. Conflit avec les États souverains

Notation des États Souverains

Les critères des agences de notations pour les pays souverains

Les conséquences d’une décote d’un pays souverain

Dagong Global Credit Rating, une agence chinoise

Mauvaise régulation

Les agences de notation complices de la spéculation

Le Québec selon las paramètres des agences de notation

A. La dette du Québec selon le PIB        

B. Le déficit budgétaire / dépenses budgétaires du Québec

C. La dette brute / sur les revenus

Conclusion

Les conséquences d’une décote sur le Québec

Historique de la notation du Portugal

La situation au Portugal

Les conséquences des taux d’emprunt face à une décote

Simulations une décote de 2 crans pour le Québec

Leurs imputabilités

Balles III

Mais elles ne règles pas les problèmes fondamentaux

Autres solutions

Mais qui a assez de courage pour modifier les agences

Titrisation et crise financière : complice, pas coupable

La crise financière de 2007-2008: réflexions

Source de référence

Format PDF : Les agences de notation : La terreur des pays souverains qui sont surendettés