Justice sociale et mondialisation

Je crois que la mondialisation a été faite de façon sauvage, ce qui a créé une pauvreté dans les pays modernes.

N’ayant pas les mêmes conditions de vie, on n’a pas seulement délocalisé le travail, mais on a aussi délocalisé la richesse.

De plus les règles du jeu ne sont pas respectées, si tu acceptes le libre-échange, tu acceptes que ta monnaie soit flottante, exemple la Chine s’y refuse, en prétextant que son économie vacillerait, le seul problème c’est que sont les économies des pays modernes qui vacillent entre temps.

Peut-être à long terme, genre de 50 ans à 100 ans la richesse va être plus uniformisée dans le monde, mais actuellement ce sont les gens des pays industrialisés qui en souffrent.

Prenez un exemple un article dans l’Actualité du mois de décembre 2010, ‘ Au pays de la démesure : (Inde) ’

Avec Bombardier Aéronautique, Bom­bardier Transport, La Senza, CGI, Aldo, La Vie en Rose et SNC Lavalin, entre autres, CAE fait partie des entreprises québécoises qui ont succombé aux charmes de l'Inde. Et pour cause. Elle leur ouvre un marché potentiel de cen­taines de millions de consommateurs avides. Elle leur fournit aussi des millions d'ingénieurs, informaticiens, scientifi­ques, rédacteurs techniques, ouvriers de la construction à des salaires inimaginables au Canada: un ingénieur touche de 5 000
à 7 000 dollars
par année à l'embauche. En Inde, c'est le salaire de la classe moyenne. « Tous ces gens ont le goût de participer à l'essor du pays

Le nombre d'employés d'entreprises québécoises en Inde bondit lui aussi. CAE en avait 40 en 2004; elle en compte aujourd'hui 350. Chez le géant du service-conseil en informatique CGI, le person­nel a presque décuplé au cours des six dernières années, passant de 400 à 3 000 employés. «Le succès des entre­prises indiennes est fondé sur l'emploi du plus grand nombre possible de petits salariés», explique Pradipta Banerjee, directeur des ressources humaines de CGI en Inde. Ces bas salariés — ce sont entre autres les ingénieurs — représen­tent environ 45 % du personnel de CGI.

Ces emplois ne verront donc jamais le jour au Québec. Faux, rétorque Pradipta Banerjee. « Nous ne forçons personne à faire affaire avec nos bureaux indiens, dit-il. C'est le client qui choisit l'endroit où sera exécuté le travail qu'il nous confie. Et rien ne dit que le travail aurait été fait au Québec, car nous avons des bureaux dans de nombreux autres pays. »

Il soutient aussi que plusieurs tâches ne peuvent être accomplies en Inde, comme la consultation ou l'introduction d'un produit, par exemple. Que la crois­sance, où qu'elle survienne dans le monde, profite à l'ensemble de l'entre­prise. Pour l'instant, les affaires de CGI Inde vont bien, avec une croissance de 30 % à 40 % par année.

Le peuple américain sait très bien que la prochaine phase de la délocalisation, c’est le savoir, je ne pense pas qu’ils vont se laisser faire, la bataille monétaire n’est que le début …, une bataille économique se prépare entre Titan.


Voici un extrait de l’article  de Jean-Marie Le Pen, rarement d’accord avec ces positions, par contre sur ce sujet on ne peut lui donner totalement tort.

Extrait de: Justice sociale et mondialisation, publiées le 10 novembre 2010.

Réflexions faites par Jean-Marie Le Pen à Mme Boutin lors de son invitation à la commission « justice sociale et mondialisation »

« La mondialisation est la cause majeure du chômage massif et des inégalités qui ne cessent de se développer ».

Maurice Allais, prix Nobel d’économie.

La justice sociale, qui veut que les fruits de la production nationale soient équitablement répartis entre les membres de la communauté, en fonction de leurs talents, de leurs efforts et de leurs besoins, connait depuis une vingtaine d’années une régression parallèle au développement de la mondialisation économique.

Des sirènes du mondialisme aux réalités de la mondialisation

Les promesses des mondialistes ont été largement relayées à travers les médias depuis une  vingtaine d’années.

La mondialisation aurait du permettre :

·         une amélioration du niveau de vie dans les pays émergents, grâce aux investissements des multinationales. S’opposer à ce processus ne serait donc que l’expression d’une xénophobie inavouée alors que les mondialistes présentent la mondialisation comme inéluctable et incompatible avec des États-nations archaïques.

·         l’amélioration du niveau de vie des consommateurs des pays développés grâce à  une importation massive de biens à bas prix.

Mais viciée par  l’idéologie mondialiste ultralibérale pour laquelle globalisation rime nécessairement avec déréglementation, libéralisation des échanges, délocalisation des activités et fluidité des mouvements financiers, la mondialisation a eu le plus souvent des conséquences bien différentes des promesses de ses partisans.

Depuis un demi siècle, et sous l’influence notamment du FMI obéissant à la seule idéologie libre échangiste, les marchés financiers nationalement réglementés ont connu la révolution des « 3 D » faisant apparaitre un marché mondial intégré des capitaux dont la fluidité a permis l’accélération des délocalisations et la floraison des paradis fiscaux.

Une mondialisation aux sources de l’actuelle injustice sociale

Comme l’avait reconnu Jacques Attali en 2008, pourtant fervent partisan d’une gouvernance mondiale pour « nomades » des temps modernes,

« dans les pays qui restent fermés, dans lesquels on a un équilibre entre le marché et la démocratie, sur un territoire fermé, la justice sociale peut s’exprimer »,

ne peut plus être le cas pour les pays désormais grand ouverts au marché mondial…

En effet, le mondialisme a permis d’exercer un dumping social d’une ampleur jusqu’alors inconnue.

Celui-ci, quasi inexistant à l’échelon national en raison des lois uniformes qui s’appliquent au sein des États, restait peu efficace au sein d’entités économiques plus ou moins homogènes telles que l’Union européenne à 15 membres.

A l’échelle mondiale, avec des différences de couts salariaux entre pays pouvant aller de 1 à 30, le dumping social a pris toute son importance, particulièrement en ce qui concerne les activités très demandeuses de main d’œuvre peu qualifiée.

Mais entre l’ouvrier asiatique payé 3 euros pour 12 heures de travail journalier et l’ouvrier français mis au chômage parce le cout de son travail est trop élevé, on est bien loin de la mondialisation heureuse

Dans sa « Lettre aux Français » publiée dans Marianne le 5 décembre 2009, Maurice Allais dénonçait les « multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale ».

Ainsi, la mondialisation en tant qu’expression du seul libre échangisme, est à la source même du chômage : « Il m’apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu’elles en ouvrent dans les zones de moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin. Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services ».

Les Français des classes moyennes et modestes, craignant pour leur emploi, se sont résignés à voir leurs salaires stagner, face à des investisseurs internationaux qui quant à eux, voient leurs profits accrus par l’importation de produits fabriqués à bas couts et permettant de dégager une forte marge.

En France, comme dans tous les pays ouverts au commerce mondial, seules les élites économiques ont profité de la mondialisation. L’exploitation, sur un marché du travail sans frontière, d’un sous prolétariat mondial, a permis de faire émerger depuis une dizaine d’année une « hyper classe » mondialisée affranchie de toute contrainte étatique.

Seul à même de pouvoir imposer une redistribution financière équitable, l’État neutralisé par le marché mondial ne peut pas jouer son rôle d’arbitre en faveur de la justice sociale. Or, ce n’est pas l’entreprise dont « la seule responsabilité sociale est d’accroitre ses profits » (M. Friedman) qui s’en chargera.

A l’efficacité économique du marché devrait répondre la justice sociale de l’État. Avoir oublié cela et avoir permis la neutralisation du contre pouvoir étatique à la dictature du marché a abouti à rétablir une tyrannie : celle de l’argent roi, sans contre pouvoir, écrasant tout ce qui ne permet pas son rendement maximum, notamment la justice sociale.


 

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    # by Anonyme - 19 mars 2011 à 17 h 16

    Je pense que la justice social est impossible dans le contexte de mondialisation. Si tout les pays aurait les même conditions de vis et de travail, aucune entreprise voudrait aller deans des pays sous dévellopés. Ces pays deviendraient encore plus pauvre et les pays dévelloppés plus riche.

  2. gravatar

    # by Anonyme - 20 mars 2011 à 18 h 28

    college de ste-anne de lapocatiere: examen synthese 2e étape la justice soiciale est-elle possible dans un contexte de mondialisation