La démocratie directe à l’étranger
Posted by Québec de Droite in Démocratie directe on jeudi 18 novembre 2010
Cahier spécial : Démocratie directe
États-Unis
Les principaux pays qui ont adopté ces mécanismes sont tous des pays hautement développés : la Suisse, le Liechtenstein, les États-Unis, l’Italie et l’Allemagne essentiellement
Aux États-Unis, le chiffre à atteindre est un pourcentage des électeurs, et il varie selon les États. Si le nombre de signatures est atteint, un débat est organisé sur les medias et le parlement donne son avis sur le projet en question.
Elle existe aussi aux États-Unis au niveau communal, notamment en Nouvelle Angleterre. Sous cette forme, c’est l’Assemblée des citoyens (Landsgemeinde) qui vote les lois, mais aussi nomme et renverse les membres du gouvernement. Soljenitsyne qui visita le canton d’Appenzell et resta admiratif.
La forme la plus courante aujourd’hui est en réalité la démocratie semi-directe. L’État répartit la fonction législative entre le gouvernement, le parlement et le peuple. Cette formule fut inaugurée dans le canton de Saint-Gall en Suisse en 1831, puis à l’échelle de la confédération suisse en 1875. Aux États-Unis, le premier État fédéré à l’adopter fut le Dakota du Sud en 1898.
Dans ce système, le peuple a un pouvoir de veto et d’initiative sur les textes de lois, mais en principe pas sur les décrets et règlements. Aux États-Unis, il existe aussi la procédure du « recall » (rappel) qui permet au peuple de destituer des autorités élues comme un gouverneur ou un juge..
Les États-Unis ont adopté ce système au niveau de 26 États fédérés sur 5O. Il s’agit surtout des États de l’Ouest avec quelques exceptions majeures comme le Massachussetts. Le premier État à adopter l’initiative et le référendum populaires fut le Dakota du Sud sous l’influence du journaliste James Sullivan qui était allé en Suisse ! Ce sont les milieux agricoles qui poussèrent à cette réforme constitutionnelle.
En Californie, la démocratie directe fut adoptée en 1907 au niveau municipal et en 1911 au niveau de l’État. La réforme constitutionnelle fut adoptée à l’initiative du gouverneur Hiram Johnson, qui était devenu un héros populaire comme procureur pour avoir fait condamner les dirigeants de la compagnie de chemin de fer Southern Pacific qui mettaient le pays en coupe réglée.
Les mécanismes varient selon les États. Dans certains d’entre eux le seuil du nombre de signatures est si bas que le nombre de votations est devenu très important. Bien sûr, comme en Suisse, on regroupe les consultations populaires ce qui fait qu’on ne dérange les électeurs, en moyenne, que deux fois par an maximum. L’initiative la plus célèbre eut lieu en Californie, la proposition 13 aboutissant à réduire drastiquement les impôts fonciers en 1978. Les votations aux USA portent sur les sujets les plus divers, les impôts, les centrales nucléaires, la peine de mort, la reconnaissance de l’anglais comme langue officielle, etc.. Il y a toujours la possibilité pour les citoyens de faire annuler le résultat d’un référendum pour inconstitutionnalité en déposant une plainte devant la Cour Suprême de l’État. Mais ce contrôle a posteriori à l’inconvénient de désavouer le peuple.
Italie
L’Italie avait adopté le principe de la démocratie directe à la Libération mais la loi organique permettant sa mise en, œuvre ne fut votée que dans les années 1970. C’est la question du divorce qui a débloqué la réforme, les députés ne souhaitant pas se prononcer eux-mêmes sur ce sujet. Le référendum veto est prévu par l’article 75 de la constitution. Il faut une pétition de 500 000 électeurs ou de cinq conseillers généraux pour le déclencher. Certains sujets comme les impôts ou l’amnistie sont interdit. Les sujets ont porté sur le divorce (adopté à 59%) l’échelle mobile des salaires (demandée par le parti communiste et rejetée), la protection de l’environnement par exemple. Il existe aussi l’initiative populaire fondée sur 50 000 signatures mais le texte est alors soumis au parlement et non au référendum (initiative indirecte).
Allemagne
L’Allemagne a adopté la démocratie directe au niveau communal et au niveau de tous les Länder suite à la réunification en 1991. A cette date, les Länder de l’Est anciennement communistes ont adopté la démocratie directe dans leurs nouvelles constitutions. Les Länder de l’Ouest, qui ne l’avaient pas à l’exception de la Bavière, se sont alors alignés sur l’Est. Les votations ne peuvent pas porter sur les impôts et le volume des dépenses publiques. Un contrôle de constitutionnalité est exercé par la cour constitutionnelle de chaque Land mais a priori à l’inverse des Etats-Unis. Récemment des votations ont eu lieu sur l’enseignement religieux à l’école (Berlin) la hauteur des immeubles (Munich) par exemple. La question d’autoriser la démocratie directe au niveau fédéral a déjà été examinée par le Bundestag. Elle a fait l’objet d’un vote favorable mais insuffisant car une réforme de la constitution exige 2/3 de majorité au Bundestag.
Table des matières
La force de la démocratie directe
Sommaire exécutif – La démocratie directe
Démocratie directe
L'initiative populaire:
Référendum facultatif
Référendum obligatoire
Conclusion
Le système politique en Suisse
Une démocratie à trois niveaux
La commune
Le canton
La Confédération
Instruments de démocratie directe
Vue d'ensemble
Votation populaire
Initiative populaire
Référendum facultatif
Pétition
Comment l’électeur se fait une opinion
Démocratie directe et parlement : des institutions complémentaires ?
Les paramètres de la démocratie directe
La démocratie à l’étranger
Démocratie directe : la grande peur des bien-pensants !
Un séjour en démocratie directe
Le parcours d'un référendum facultatif
Le parcours d'une initiative populaire
Signer un référendum facultatif ou une initiative populaire
Bienvenue sur le site de l’Etat de Genève consacré au vote par Internet
Le développement du vote électronique est au coeur de la loi fédérale du 23 mars 2007
Rapport sur les projets pilotes en matière de vote électronique
Cas type d’une initiative populaire future
Votation populaire du 28 novembre 2010
Détail de L’initiative populaire «Pour le renvoi des étrangers criminels »
Contre-projet à l’initiative populaire «Pour le renvoi des étrangers criminels»
Les argumentaires sur l’initiative populaire par différents groupes de pression et des médias
Historique des initiatives populaire
Historique des référendums falcutatifs
Au stade de la récolte des signatures
Informations additionnelles
Le gouvernement
Le principe de milice, un élément important de la démocratie directe
Droits populaires au niveau cantonal et communal
Le Tribunal fédéral
Les groupes de pression prennent position
Les partis prennent position
Document PDF de la: Démocratie directe
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