Finance du Québec : un mur de plus en plus épais

Pour faire ce carnet, j’ai scruté les différentes sources de nos quotidiens, je ferai des commentaires selon le déroulement du carnet.

Déficit

Le ministre Raymond Bachand avait évalué à 4,2 milliards le déficit de l'année 2009-2010. Il sera plutôt de 3,1 milliards. «C'est la bonne nouvelle aujourd'hui»

Donc, M. le Québécois soyez heureux, vous être 3.1 milliards dans le trou
 au lieu de 4,2 milliards.

Toutefois, comme on prévoit que le croissance sera moins forte que prévue l'an prochain, 2,2 % au lieu des 2,6% anticipés, Québec conserve son plan de match pour le retour au déficit zéro, soit en 2013-2014.

Mais avec une prévision de croissance économique plus faible à compter de l'an prochain, les lendemains risquent d'être beaucoup plus difficiles
pour le Québec.

Ce qui hallucinant par ces propos, c’est qu’on va atteindre un déficit zéro, avec une décroissance de l’économie, il y en fume du bon !

Remarqué, il a le droit de dire n’importe quoi,
 il ne sera plus au pouvoir à ce moment-là.

Intérêt

Le Québec est actuellement favorisé par des bas niveaux d'intérêts mais pourrait se retrouver en situation difficile pour peu que le loyer de l'argent augmente.

C’est que les agences de notations deviennent de plus nerveuses avec les dettes souveraines, ils semblent qu’ils les considèrent de moins en moins comme un ‘risk free’ surtout quand Angela Merkel et l’Europe commencent à évoquer que le déficit devrait être partagé avec les investisseurs privés.

Comme le Québec est parmi le plus endetté au monde,
le coût de l’emprunt va augmenter.

Agence de notation

Toutefois, insiste-t-il les agences d'évaluation de crédit ont unanimement loué les efforts de réduction de dépenses de Québec

Ce qu’il a omis de dire c’est que les agences de notation ne croyaient pas à son déficit zéro en 2013-2014 dû à la reprise économique,
 il était mieux de faire un vrai ménage.

Risque d’avoir un sérieux avertissement des agences, et vous savez ce qu’il s’en suit, tous les spéculateurs du monde, spécule sur votre dos en prévoyant que vous faîtes défaut de paiement et en faisant beaucoup beaucoup d’argent grâce au CDS,
même si ce n’est que des rumeurs.

En bon français, personne ne veut être sur la mire des agences de notations, par contre avec notre niveau d’endettement on est sur leur radar.

Les dépenses

Durant cette période, la croissance des dépenses du Québec s'est effectivement établie à 5,0%. Le ministre a expliqué que la hausse des dépenses en 2009-2010 était attribuable à une hausse de 402M$ des provisions pour créances irrécouvrables chez Revenu Québec et de 406M$ des dépenses des établissements du réseau de la santé.

Pour Revenu Québec, c’est compréhensible, ils émettent des cotisations farfelues en étant imputables de rien, les compagnies et les individus sont obligés de déclarer faillite, on appelle cela de l’agressivité fiscale et démotive sérieusement l’entrepreneuriat, remarqué que c’est un autre débat.

En fait l’accroissement des dépenses sont  de 5,8 % si on y ajoute les réseaux de la santé et de l'éducation! Globalement, elles sont passées de 61,5 milliards $ à 65 milliards $. Une hausse de 3,45 milliards $. Bien supérieure aux
810 millions $ affichés, donc.

La santé

La présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, qui vient de présenter un plan de compressions, s'est dite certaine d'en arriver à limiter la croissance des dépenses. «On a le contrôle sur la santé», a-t-elle soutenu, soulignant que c'est aux deux semaines, sinon chaque semaine, qu'elle rencontre le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, à ce sujet. Le contrôle des coûts passe par une meilleure productivité. «Je vais dire productivité. Je n'aime pas ça, parler de ça en santé, mais je vais dire améliorer l'efficacité et les soins avec moins d'argent», a dit Michelle Courchesne. D'ici quelques semaines, Yves Bolduc rendra publics les moyens qu'il entend prendre pour remplir la commande du Conseil du trésor.

Des vœux pieux, mais sans aucune profondeur, tant aussi longtemps on n’installera pas de la concurrence, tous nos groupes de pression feront tout pour ne rien modifier dans le mode opératoire.

Mot d’ordre : si on ne se compare pas,
on ne pourra pas démontrer notre laxisme.

Dette d’épicerie

Année après année, le ministère des Finances alimente le déficit cumulé — la dette d'épicerie — qui est passé de 98 milliards l'an dernier à 108 milliards cette année,
a-t-il décrié, M. Marceau.

C’est pour cette raison que notre déficit budgétaire ne veut pas dire grand-chose, on passe directement des dépenses sur la dette, sans passer par le budget, entre autres les déficits actuariels des fonds de pension des fonctionnaires.
Montréal, malheureusement n’a pas cette chance

 

Économie par endettement

Au prix d'un endettement massif pour des travaux d'infrastructure, le Québec a pu profiter d'une croissance économique «moins déprimée que prévu» au cours de la dernière année.

La performance de l'économie est une illusion, elle cache des faiblesses structurelles qui appauvriront le Québec. La productivité anémique de l'économie québécoise relativement à celle de ces concurrentes (Ontario, États-Unis) est la principale de ces faiblesses.

Quand les stimuli vont être terminés, l’entreprise privée ne pourra pas reprendre la relève, car elle n’est pas assez compétitive face à ces concurrents de proximité,
d’où le phénomène du  ‘double dip’

Dette brute

Du côté de l’ADQ, le député François Bonnardel a parlé de «manipulation des mots et des chiffres» et estimé que «le gouvernement ne serait pas foutu d’opérer un stand de limonade en avant du parlement, il le mettrait en faillite». Il s’est montré excédé qu’«on nous prenne pour des cons, encore une fois, puis qu’on nous dise qu’on va être capable de gérer les dépenses convenablement.»

La dette du Québec au 31 mars 2010 dépassait 163G$, soit 53,8% du PIB de la province. Si on y ajoute les 4,2G$ empruntés par anticipation, pour profiter des conditions favorables sur les marchés obligataires, ainsi que les 19,9G$ de dettes municipales qui sont garanties par l’État québécois, le total passe à 187G$, soit 66,5% du PIB.

Si l’on additionne à ce dernier montant la part de la dette fédérale qui échoit au Québec au prorata de sa population (23,3%), soit 123G$, on arrive à un grand total de 310G$.

Cela représente 102,3% du PIB québécois, soit, à quelques dixièmes de points de pourcentage près, le niveau d’endettement actuel de la Grèce.

Il a tout –à-fait raison, je n’ai rien d’autre à ajouter.

Un avenir peu reluisant

La dette brute passera de 163 milliards en 2010 à près de 200 milliards en 2014-2015. «C'est une situation sérieuse»

Un peu plus un peu moins, tant qu’à frapper le mur allons-y gaîment !

M. Bachand

«On est plus endettés que les autres et on a un défi démographique plus grand que les autres», a-t-il expliqué.

La seule phrase lucide qu’il a dit, mais malheureusement pas
à notre avantage.

 

 

  1. gravatar

    # by Sébas - 6 décembre 2010 04:44

    Les "jovialistes" disent (je ne parle pas de vous, là):

    "Le ministre Raymond Bachand avait évalué à 4,2 milliards le déficit de l'année 2009-2010. Il sera plutôt de 3,1 milliards. «C'est la bonne nouvelle aujourd'hui»

    Entre 2009 et 2014, la dette brute du Québec va augmenter de;

    39 000 000 000 $ (39 milliards $)

    Donc, c'est environ et en moyenne, 9 000 000 000 $ de dettes de plus et ce, annuellement (si on fait fi des manipulations comptables = la norme au Québec) !!!


    Voir ces 2 tableaux:

    http://img413.imageshack.us/img413/9542/dettebrute19982014.jpg

    http://img405.imageshack.us/i/dettebruttecroissance.jpg/

    Qu’est ce qui fait augmenter la dette?

    Les principaux facteurs d’augmentation de la dette sont les suivants :

    -Le déficit budgétaire (qui correspond au chiffre annoncé dans les médias).

    -Les *DÉPENSES* effectuées par le gouvernement dans ses sociétés d’État sont un autre facteur d’augmentation de la dette. Ces *DÉPENSES* peuvent être faites au moyen d’une avance, d’une mise de fonds directe ou encore en laissant une société d’État conserver une partie de ses bénéfices pour qu’elle finance ses propres investissements.

    - Par ailleurs, les *DÉPENSES* nettes dans les réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation, qui comprend les prêts de Financement-Québec et de la Corporation d’hébergement du Québec aux établissements pour financer leurs immobilisations, entraîne une augmentation de la dette du gouvernement.

    - Le gouvernement effectue également des *DÉPENSES* en immobilisations (ex. : routes), qui nécessitent des emprunts et qui font augmenter la dette. Au moment où elles sont effectuées, les immobilisations sont portées au bilan du gouvernement. Par la suite, elles sont graduellement inscrites à la dépense en fonction de leur durée de vie utile.

    -La variation de certains autres postes de l’actif et du passif du gouvernement, par exemple les comptes à payer et les comptes à recevoir, peut aussi entraîner une augmentation de la dette.


    Source:
    http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Autres/fr/AUTFR_LaDetteFev10_GouvQC.pdf