Illégitimes dépenses
Posted by Québec de Droite in Dette publique, Déficit, Déficit structurel on lundi 6 décembre 2010
Je suis content que M. Hébert soit revenu dans le milieu éditorial.
J’ai toujours adoré son côté satirique et ironique de la nouvelle surtout pour les finances du Québec.
Remarquez, je peux très bien comprendre après avoir analysé autant de dérives de nos finances québécoises, il faut bien compenser quelques parts.
Donc, bonne santé et merci de votre retour !
Je vais ajouter certains commentaires à la fin de l’extrait.
Extrait de : Illégitimes dépenses, Michel Hébert, Journal de Québec, 03/12/2010
Mettez de côté les communiqués du Club optimiste des Finances et allez directement à la page 30 des Comptes publics dévoilés hier.
Tout est là: les résultats « réels » de 2009 et ceux de 2010. Conclusion: des revenus en baisse à cause de la récession, mais des dépenses en forte hausse parce qu’en cette matière, le Québec n’est pas, contrairement à ce qu’on dit, meilleur que tout le monde.
À vrai dire, nous aurions peut-être déjà rejoint la Grèce et l’Irlande si les transferts fédéraux n’avaient pas grimpé de 11,9 % pour atteindre 16,8 milliards. Ô Canada, Terre de nos… ayoye!
Les dépenses ont augmenté partout, pas seulement en santé. À la rubrique « Économie et Environne-ment », la hausse est de 7,7 % par rapport à 2009. En « Gouverne et Justice », elle est de 6,8 %; le « Soutien aux personnes et aux familles » a grimpé de 4,3 % tandis que le mammouth « Santé et services sociaux » a enflé de 6,8 %.
Le régime était plus sec (à cause de Michelle Courchesne?) dans l’univers « Éducation et Culture », où la hausse de 3 % abaisse la moyenne générale et faire dire au ministre Raymond Bachand que ça ne va pas si mal.
« Toute dépense de plus n’aide pas à réduire le déficit », admet-il, un brin inquiet devant le trou de 12,4 milliards qui reste à combler. Un défi de taille pour un peuple vieillissant, moins productif et moins riche que ses voisins, mais plus choyé et chaque jour plus endetté.
Nos dépenses sont légitimes. Elles sont aussi illégitimes et s’expliquent autrement que la voracité de l’omnivore modèle québécois. Le simili socialisme s’appuie sur la bureaucratie et génère forcément l’endettement. C’est le prix du bonheur, peut-on conclure en paraphrasant Raymond Bachand.
C’est aussi le meilleur moyen de neutraliser ceux qui auraient envie de se prendre à nouveau pour « quelque chose comme un grand peuple ». Dans les hautes sphères du pouvoir, on se dit peut-être qu’il vaut mieux les laisser s’enfoncer, les piéger à mort, et ne les avertir du désastre que lorsqu’il sera vraiment trop tard.
Cette dernière phrase a une grande signification, c’est exactement ce qui s’est passé en Grèce, les politiciens grecs savaient très bien qu’ils se dirigeaient vers un mur.
Par contre, ils ont laissé aller la situation, trois symptômes identiques au Québec.
1) Des partis politiques grecs qui étaient corrompus et préféraient garder le pouvoir que de faire des réformes majeures.
2) Des groupes d’intérêts grecs qui avaient la main mise sur le pouvoir politique et maintenaient l’immobilisme de l’État.
3) Et une grande partie de la population qui était corrompue en préoccupant plus de vivres sur les mamelles de l’État que de créer de la richesse.
Ces trois symptômes sont identiques pour le Québec.
Alors, les politiciens grecs ont laissé les choses aller pour que l’odieux de la tâche soit exécuté par le FMI et la Banque européenne et l'on connaît la suite, le couperet est tombé.
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# by Sylvain Plourde - 6 décembre 2010 18:44
Vous croyez sûrement que des politiques de droite règleraient les problèmes ? Eh bien ça dépend du politicien. Je l'ai écrit souvent un con droitier ou un con gaucher ça reste un con !
Et un gaucher intelligent ou un droitier intelligent reste intelligent !
Devinez ce que je pense de nos politiciens toutes allégeances confondues ?
Sylvain Plourde
Sylvain Plourde
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