Les élèves talentueux négligés?
Posted by Québec de Droite in Ministère de l'éducation on lundi 6 décembre 2010
Je sais que ça fait une couple de décennies, que je ne suis plus au secondaire.
C’est peut-être cliché, mais dans mon temps, il y avait allégé, régulier et enrichi a-t-on oublié de telles évidences.
Si c’est le cas, c’est plus tôt pathétique !
Alors on les paie pourquoi au ministère de l’Éducation ?
Extrait de : Les élèves talentueux négligés?, Sébastien Ménard , Journal de Montréal, 06/12/2010
Pour réduire le décrochage, les écoles ne doivent pas seulement s'occuper des élèves en difficulté. Elles doivent aussi offrir des programmes conçus spécifiquement pour les jeunes «doués et talentueux», croit la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui planche actuellement sur une politique innovatrice destinée à cette clientèle.
Le Journal a mis la main sur une ébauche de la «politique des élèves doués et talentueux» de cette commission scolaire de l'Ouest-de-l'Île. Il s'agit vraisemblablement d'une initiative unique au Québec.
Alors que le ministère de l'Éducation se concentre sur l'amélioration des services offerts aux élèves en difficulté, cette importante commission scolaire croit qu'il faut aussi se préoccuper du sort des jeunes «doués» ou «talentueux».
«Quand on parle de persévérance scolaire, voilà effectivement selon nous une façon de retenir plus de jeunes à l'école», a expliqué le directeur des ressources éducatives de la CS Marguerite-Bourgeoys (CSMB), Michel Laplante, en entrevue au Journal. «J'ai été un peu surpris de constater qu'il y a une portion significative d'élèves doués et talentueux qui quittent l'école parce qu'ils s'y ennuient», ajoute-t-il.
Selon M. Laplante, il arrive que des élèves étiquetés comme étant «en difficulté» soient en fait des jeunes doués ou talentueux qui ont développé des problèmes à l'école, à force de voir leurs besoins ne pas être comblés.
«Si on ne tente pas de repérer ces jeunes-là, on peut se retrouver avec de faux diagnostics», avance-t-il.
Pas seulement les élèves doués
En plus de se soucier des élèves doués ou surdoués, cette nouvelle politique de la CSMB prévoit le développement de services particuliers pour les jeunes «talentueux».
Cela signifie qu'un élève éprouvant certaines difficultés d'apprentissage, mais ayant un «talent» dans les sports, en arts, en sciences ou même dans les jeux vidéo pourrait éventuellement assister à l'apparition de programmes scolaires répondant à ses besoins. «C'est clair que ça pourrait nous aider à retenir certains de nos élèves», croit Michel Laplante.
La CSMB déterminera, d'ici juin 2011, comment repérer ces élèves doués et talentueux, et quels types de programmes leur offrir. L'organisme devrait réserver quelque 200 000 $ par an à l'application de cette nouvelle politique. Il s'agit d'une hausse de 60 000 $, par rapport au budget qu'il consacrait déjà aux élèves doués.
Michel Laplante croit que tout le réseau scolaire devrait se préoccuper de cette clientèle, mais il reconnaît que certains intervenants peuvent être «frileux» à cette idée.
«On est toujours prêt à aider les enfants en difficulté, mais on est un peu plus craintifs quand il s'agit des élèves doués, dit-il. En élargissant notre politique aux élèves talentueux, on n'exclut pas ceux qui ont des difficultés», fait-il valoir.
Une initiative applaudie
Les directeurs d'école du Québec saluent cette initiative de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et estiment qu'elle devrait être «reprise un peu partout dans la province».
«Pour moi, c'est une excellente initiative», a déclaré la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE), Chantal Longpré.
Ce n'est pas tous les jours que la FQDE, qui représente 85 % des directeurs d'école de la province, félicite une commission scolaire...
Mais cette fois, l'organisme juge qu'on vise en plein dans le mille.
«Je n'ai jamais entendu parler de quelque chose de comparable nulle part ailleurs», indique Chantal Longpré, une orthopédagogue de formation.
À son avis, il est temps de reconnaître que d'autres élèves que les jeunes en difficulté ont des besoins particuliers.
«Cette politique-là permet de répondre aux besoins de tous les élèves», estime Mme Longpré.
Concurrencer le privé
La porte-parole des directeurs d'école raconte que, dans une école primaire où elle a déjà travaillé, des jeunes qui étaient choisis pour participer à un programme de sport en fonction de leurs intérêts performaient mieux en classe lorsqu'ils pouvaient mettre en pratique leur «talent» sportif.
«Pour moi, c'est vraiment une belle façon de valoriser école publique. Ça permet aussi de concurrencer l'école privée», juge Chantal Longpré.
UN JEUNE SUR DIX
*10 % des élèves québécois seraient doués ou talentueux.
*En plus de réduire le décrochage scolaire, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys planche sur cette politique pour les raisons suivantes : «valoriser l'école publique», «se distinguer en tant que commission scolaire », «soutenir les directions d'école» et «sensibiliser l'ensemble du personnel à la présence de ces élèves au sein de leurs écoles».
This entry was posted on lundi 6 décembre 2010 at 15:40 and is filed under Ministère de l'éducation. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.
# by Sébas - 6 décembre 2010 20:40
Wow et bravo pour cette initiative!
Enfin une bonne nouvelle!!!
J'endosse ce commentaire:
«Pour moi, c'est une excellente initiative», a déclaré la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE), Chantal Longpré.
# by Anonyme - 12 janvier 2011 06:17
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