Pauvre Montréalais !
Posted by Québec de Droite in Montréal, Municipalité, Régime de prestation déterminé on mercredi 1 décembre 2010
Je ferai des commentaires à la fin du carnet.
Extrait de : Le fardeau des contribuables en hausse de 5%, Karim Benessaieh, La Presse, 30 novembre 2010
Avec une hausse d'au moins 5% du fardeau des contribuables, le budget que Montréal présentera demain ne répondra clairement pas à «l'attente des contribuables», a reconnu hier le maire Gérald Tremblay.
Lors d'une conférence dans le Quartier international, où il annonçait la création d'une grappe financière montréalaise, il a désigné le principal coupable de cette hausse: le déficit actuariel de la caisse de retraite des employés.
«N'eût été le déficit de 150 millions dans notre caisse de retraite, on aurait un budget à (la mesure de) l'attente des contribuables», a lancé le maire. En privé quelques minutes plus tard, il a quelque peu atténué ses propos. «C'est évident que le contribuable aimerait avoir le plus de services possible et payer le moins possible. Chaque fois qu'on parle d'une augmentation du fardeau fiscal, il aimerait mieux ne pas l'avoir. C'est dans ce sens-là que je faisais cette allusion.»
Montréal présentera demain matin un «bon budget dans un contexte économique qui n'est pas facile», a soutenu le maire. La Ville affirme être aux prises avec un trou budgétaire de 400 millions pour 2011, qu'elle a comblé essentiellement par des mesures d'austérité. On sait depuis le printemps dernier que la hausse globale de l'impôt foncier sera calquée sur l'inflation, que l'administration Tremblay a généreusement établie à 2,5% en 2011. Selon les dernières projections de la Banque du Canada, datées du mois d'octobre dernier, l'indice global des prix à la consommation devrait plutôt s'établir entre 1,8 et 2,2% l'an prochain.
La limitation à 2,5% de la hausse de l'impôt foncier est cependant bien hypothétique: des dizaines de milliers de propriétaires montréalais devront en fait absorber une hausse supérieure. Il s'agit essentiellement de ceux qui ont vu la valeur foncière de leur maison augmenter de plus de 23,5%, la hausse moyenne du rôle entre 2007 et 2010. Des arrondissements comme le Plateau-Mont-Royal (+34,7%), le Sud-Ouest (+30,6%) et Rosemont-La Petite-Patrie (+28,4%) seront particulièrement touchés.
Huit années d'«incurie»
«C'est terrible, a tranché Peter McQueen, conseiller municipal de Projet Montréal. Je pense que ça peut amener une révolte des contribuables, comme à Toronto.»
Le prochain budget est le résultat de huit années d'incurie de l'administration Tremblay, estime le conseiller de Notre-Dame-de-Grâce. «Ils n'ont rien fait pour faire attention aux dépenses, ils n'ont pas trouvé de nouvelles sources de revenus.»
Depuis sa création, Projet Montréal milite en faveur de l'instauration de péages à l'entrée de Montréal qui permettraient de récolter près de 300 millions par année. «Les Montréalais s'en aperçoivent, ils paient le prix des hésitations de l'administration Tremblay en subissant des hausses d'impôts fonciers. Il faut foncer, au contraire: il faut que les banlieusards paient quand ils viennent à Montréal.»
À ces impôts fonciers généraux, il faudra également ajouter les taxes spéciales que les arrondissements ont le droit de lever. Plateau-Mont-Royal pourrait devenir en 2011 le premier arrondissement de l'ex-Montréal à profiter de cette possibilité, comme huit ex-villes de banlieue l'ont fait l'an dernier.
CAM à la hausse
Outre l'impôt foncier, le budget 2011 réservera quelques mauvaises surprises aux Montréalais. Comme l'a révélé Radio-Canada la semaine dernière, citant des chiffres qui n'ont pas été contestés hier à l'hôtel de ville, les usagers de la Société de transport de Montréal subiront une hausse de tarifs de 4%.
«Si ce chiffre se confirme, c'est déplorable et inacceptable», dit Louise Harel, chef de Vision Montréal. Elle rappelle que, en huit ans, l'abonnement mensuel à la STM (la CAM) a augmenté de 40% tandis que l'inflation a crû de 13,4%.
Estimant que la facture sera «salée»pour les contribuables en 2011, elle déplore qu'on n'ait pas réellement éliminé les dédoublements. «On dirait une confédération d'arrondissements, pas une grande ville où les ressources centrales sont utilisées au mieux.»
La taxe du fonds de l'eau et d'infrastructures sera par ailleurs haussée de 1,5% pour l'ensemble des contribuables. Si Québec donne son aval, une nouvelle taxe sur l'immatriculation d'un maximum de 45$ sera imposée aux automobilistes de l'île de Montréal. Ces revenus, évalués à 30 millions, iront directement dans les coffres de la STM. Cette nouvelle possibilité de financement a été accordée à Montréal en juin 2008, par l'adoption de la loi 22.
Celle-ci permettrait également de percevoir des taxes sur les terrains de stationnement et d'augmenter les droits de mutation immobilière. En fait, Montréal peut imposer à sa guise toute forme de taxe directe, sauf dans 13 domaines déjà imposés par Québec, comme les revenus, la fortune, les ressources naturelles ou les boissons alcooliques.
Rien n'indique cependant que l'administration Tremblay compte exploiter de nouveaux champs de taxation pour 2011.
J’ai regardé tous les articles journalistiques reliés à la hausse de taxe de Montréal, pas un seul politicien a eu assez de courage de discuter sur la source du problème.
Alors, je vais vous l’écrire en plus gros, je vais utiliser cette fois-ci du 18 points, pour tous ceux qui semble avoir des problèmes de vision.
«Le principal coupable de cette hausse:
le déficit actuariel de la caisse
de retraite des employés.»
Alors comme vous n’avez pas assez de courage pour le dire, je vais le faire à votre place, les fonds de retraite accordés aux employés municipaux sont :
INSOLVABLES
| Insolvable : Une situation dans laquelle se trouve une personne physique ou morale dont la trésorerie n’est plus en mesure de faire face aux obligations de dettes qu'elle a contractées. |
Eh oui, les fonds de pensions des employés municipaux sont des modèles Ponzi dans toute sa splendeur, plus en plus de prestataires et de moins en moins de cotisants, donc de plus en plus des déficits actuariels.
Ce qui est hallucinant à l’extérieur du Québec, c’est qu’ils sont capables de parler d’insolvabilité, ce qui a entraîné dans plusieurs villes ou États américains à renégocier de nouvelles conditions pour les fonds de pension avec leurs syndicats.
Ici, on n’ose même pas en parler, je fulmine, devant l’irresponsabilité de nos politiciens, vraiment je me demande s’ils sont vraiment utiles. Quand je suis obligé, de vous montrer une vidéo d’Arnold pour vous expliquer l’insolvabilité des fonds pension, ça prouve à quels points, comment nos politiciens sont corrompus étant plus intéressé à coucher avec les groupes d’intérêts que le de travailler pour le peuple.
Pourquoi, pensez-vous que les bonds des villes américaines sont si volatiles, deux raisons : la crise financière et l’insolvabilité des fonds de pension.
Pensez-vous que c’est différent pour la ville de Montréal et la province de Québec ?
Absolument pas, tous les deux sont dans la même situation, la seule différence entre la province et la ville, c’est que la province peut camoufler ces déficits actuariels en la balayant sous le tapis, qui s’appelle DETTE, tandis que la ville est obligée d’augmenter les taxes, car elle ne peut faire des déficits d’opérations.
L’année passée, il en manquait 89 millions, cette année 150 millions, ça va être quoi l’année prochaine ?
Nous sommes la seule ville majeure au Canada, qui augmente ces taxes depuis des années, les autres les baisses. Puisque ces fonds de pension sont de vrai gouffre financier, on augmente continuellement les taxes, d’où un effet pernicieux s’enclenche.
Plus de taxes :
· Une plus grande délocalisation des industries.
· Des taux d’inoccupations qui continuent à s’accroître.
· L’exode des résidants, quelque 150 000 résidants ont d’ailleurs déserté Montréal entre 2002 et 2009.
Donc, moins de revenus, ajoutés d’autres déficits actuariels, d’autres taxes pour compenser au point que la ville s’autodétruit elle-même.
Bravo, bel avenir devant l’incurie d’irresponsabilité de nos politiciens, un jour ou l’autre on va être obligé d’attaquer le problème, s’il n’est pas déjà trop tard.
Très difficile de faire ramener des créateurs de richesse dans une ville qui a démontré depuis des décennies de l’irresponsabilité financière.
Si vous avez le temps, examinez l’étude de cas de Los Angeles.
Lectures complémentaires :
Ø Une ville peut –elle faire faillite?
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