Santé–Finlande - Le modèle scandinave

Cahier spécial : Le modèle Scandinave

SANTÉ : modEle  FINLANDAIS


Tout comme le système de santé danois, le système de santé finlandais repose sur un modèle beveridgien de type service national de santé. Ses promoteurs se sont fondés sur les mécanismes antérieurs de prise en charge des dépenses de santé qui relevaient des municipalités.

Au début des années quatre-vingt-dix, des difficultés de financement liées à la crise économique ont entraîné des coupes importantes dans les dépenses sociales, en particulier dans le secteur de la santé.

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Selon divers indicateurs, la santé de la population finlandaise s’est considérablement améliorée au cours des dernières décennies.

L’espérance de vie moyenne s’est améliorée tout au long du 20e siècle, en particulier durant les trois dernières décennies, pour atteindre 76 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes en 2005.

Dans les faits, il existe en Finlande trois différents systèmes qui reçoivent un financement public : le système municipal, le système privé et le système lié aux occupations professionnelles. La plus grande part des services de soins de santé est fournie par le système municipal. Il existe également différents mécanismes de financement public pour les services de soins de santé en Finlande : le financement des munipalités fondé sur les taxes et le financement du National Health Insurance reposant sur les frais d’assurance obligatoire.

Le système de santé finlandais offre une qualité relativement bonne de services de santé à un coût raisonnable et la satisfaction du public «est élevée» et «seul des changements mineurs» sont nécessaires pour que le système fonction mieux.

Un système très décentralisé

La Finlande est un pays extrêmement décentralisé, tant sur le plan politique que sur celui de l’organisation et de la gestion du système de santé. Les 448 municipalités, gouvernées par des conseils élus, sont l’échelon responsable en termes de santé et bénéficient d’une grande liberté et d’une grande autonomie dans l’organisation de système de santé local.

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Elles ont la capacité de contracter avec des praticiens privés pour la fourniture de certains types de soins (soins dentaires, par exemple) ou de mettre en place des dispensaires spécialisés. Elles contribuent aussi au financement des dépenses de santé et lèvent des impôts et des taxes pour couvrir leurs obligations en matière sanitaire.

Quant aux soins hospitaliers, ils sont gérés au sein de 20 districts qui regroupent une population comprise entre 70 000 et 800 000 habitants, chaque commune étant tenue d’appartenir à un district hospitalier. Chaque district possède un ou plusieurs hôpitaux, une particulièrement est un hôpital central.

Depuis la réforme de 1993, les municipalités négocient directement avec les hôpitaux les prix des prestations qu’elles achètent pour leurs assurés, en l’absence de toute règle au niveau national. Il en résulte de fortes variations, parfois au sein d’un même district hospitalier. Cette concurrence se fait généralement au détriment des petites municipalités.

Il existe toutefois un dispositif d’égalisation des dépenses communales pour les patients les plus coûteux (selon les districts, le seuil varie de 16 800 à 84 000 euros), toutes les communes du district participant à la dépense, ce qui limite le risque financier.

Une participation financière de l’État sous forme d’enveloppes fermées

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La réforme de 1993 a augmenté le pouvoir financier des municipalités et leur liberté de décision en termes de régulation. Les modalités de la participation financière de l’État ont aussi connu une évolution importante. Alors que, traditionnellement, l’État prenait en charge une partie des dépenses de santé supportées par les municipalités, les subventions sont maintenant distribuées sous la forme d’enveloppes, calculées sur la base d’un système de capitation pondérée en fonction de la structure par âge et de la morbidité.

Ces enveloppes, qui sont déterminées en début d’exercice, ne sont pas susceptibles d’être modifiées en fonction des dépenses réelles des municipalités. Cette évolution s’est accompagnée d’une réduction de la participation du gouvernement central aux dépenses de santé, qui est passée de 35 % à 18 % en 1999. En termes d’incitations, l’objectif de ce nouveau mode de financement du gouvernement central est d’encourager l’échelon local à améliorer l’efficacité du système de santé en lui faisant supporter le poids financier de ses décisions.

État permet d’intervenir en cas de manquement des municipalités en saisissant le « conseil de sécurité de base ». De même, des normes de qualité pour les soins aux personnes âgées sont établies nationalement édictant des recommandations sur le nombre d’infirmières par lit ou encore le contenu des formations pour le personnel spécifiquement chargé de la prise en charge de la démence.

Une offre de soins essentiellement publique

L’offre de soins est globalement inférieure à la moyenne européenne, surtout pour les lits hospitaliers (2,5 pour 1 000 contre 4,1 en moyenne pour l’Union européenne).

La place du secteur public est prépondérante tant dans le secteur ambulatoire que dans le secteur hospitalier. Les médecins généralistes sont employés directement par les centres de santé locaux et plus de 9 médecins sur 10 exercent dans le secteur public. Cependant un tiers des médecins ont une activité privée à temps partiel et 20 % des consultations en ville relèvent de ce secteur.

L’activité du secteur hospitalier privé est fortement concentrée puisque 43 % des interventions réalisées concernaient la chirurgie orthopédique et étaient le fait de deux établissements à but non lucratif dont les principaux clients sont les municipalités.

Rôle des infirmières

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La spécificité finlandaise tient au rôle des infirmières, qui peuvent constituer la porte d’entrée aux soins secondaires, au même titre que les médecins. En effet, historiquement, le manque de médecins a induit, en compensation, un développement important du corps infirmier. Les infirmières ont leurs propres cabinets de consultation et fournissent une grande partie des soins maternels et infantiles, des soins aux personnes âgées et handicapées.

Elles jouent un rôle fondamental en matière de prévention. Leur densité est largement supérieure à celle observée dans les autres pays européens.

Médecins généralistes normalement rémunérés sur une base salariale.

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Certaines municipalités ont mis en place, dans les années quatre-vingt, le système du « personal doctor » dans lequel les patients s’inscrivent auprès d’un médecin particulier au sein du centre de santé dont ils dépendent, ce médecin devenant une sorte de « médecin référent ». Ce système, qui concerne aujourd’hui 55 % de la population finlandaise, a entraîné une modification des règles de rémunération : le revenu d’un généraliste, dans ce cadre, est constitué pour 60 % d’une part salariale, pour 20 % d’un paiement à la capitation, pour 5 % d’un paiement à l’acte, le reste étant des rémunérations liées à des arrangements locaux. Les autres médecins généralistes sont toujours rémunérés sur une base salariale.

Les délais d’accès

Le plan d’action demande que des délais maximaux pour l’accès aux soins tant primaires que secondaires soient arrêtés. L’hôpital, ou le centre de soins, qui ne pourra pas respecter ces délais devra organiser et financer la prise en charge du patient dans une autre municipalité ou dans le secteur privé.

Un logiciel médical national, contenant des données sur les soins offerts dans toutes les unités de santé du pays,  pour faciliter la liberté de choix du patient en cas de manquement de sa collectivité locale.

Tickets modérateurs

La gratuité totale des soins était un des principes fondateurs des systèmes nationaux de santé du nord de l’Europe, mais aujourd’hui une participation financière est demandée aux patients. Des tickets modérateurs ont été mis en place pour la plupart des biens et services médicaux ; d’un montant variable selon les municipalités, ils sont tout de même limités par un plafond annuel fixé au niveau national. Ce plafond est de 589 euros pour les soins et de 580 euros pour les achats de médicaments. La Finlande est, avec la France, un des pays d’Europe où le taux de contribution des ménages est le plus élevé.

Accountability of the health care system

 

In the public sector health care system decentralization offers many possibilities to ensure the accountability of health services to local citizens. This has been considered to be one of the most important benefits of decentralization in Finland. The municipalities are also accountable to the state by following legislation, national level policies and guidelines. In municipalities the main decision-making power lies with the municipal council, which is elected every four years by the inhabitants of the municipality.

 

The council appoints a municipal executive board and various municipal committees, including a health committee. The most important decisions on public sector health services are made in these bodies which are politically accountable to the residents. Primary health care is usually directly supervised by these bodies, and specialized services through the council and the executive board of the hospital district[5].

 

Spécificité du modèle Finlandais

·         Modèle très décentralisé.

·         Hôpitaux payés à l’acte.

·         Compétitivité entre hôpitaux.

·         Municipalité paie les hôpitaux.

·         Gouvernement gère le budget national oblige par restriction budgétaire d’être plus efficace.

·         Infirmières jouent un rôle prépondérant.

·         Médecins rémunérés sur une base salariale

·         Ticket modérateur


Table des matières

Le modèle Scandinave

La clé du succès : le pragmatisme !

Économie

Structure économique

La compétitivité de l’économie

Recherche & Développement

Déréglementation des marchés publics

Déréglementation - Suède

Finance

Excédents budgétaires

Banque

Les pays scandinaves

Suède

Selon ‘The Global Competitiveness Report 2010–2011’

Main-d’œuvre

Champions de la «flexisécurité»

Cadre législatif minimal de la «flexisécurité»

Vieillissement de la population

Parité hommes/femmes

La gouvernance de l’État

Confiance entre le peuple et les dirigeants du pays

Les réformes de l’État

Les États coordonnent, mais sous-traitent

Les services sociaux

L’aide publique et les services sociaux

L’éducation la plus performante

Éducation aux adultes

Éducation : modèle finlandais

Éducation : modèle suédois

Le système santé - décentralisation - Scandinave

Les attendus de la décentralisation

Recentralisations ou changements de formes de décentralisation ?

Décentralisation - Une saveur unique

Les pays scandinaves

Santé : modèle danois

Santé : modèle finlandais

Santé : modèle suédois

Santé : modèle norvégien

Dossier de santé électronique

La retraite

Retraite – modèle suédois

Comparatif entre les pays scandinaves et le Québec

Les points communs :

Ce qui nous différencie :

Le Québec selon le mode scandinave

Crise économique

Problématique du système santé scandinave - 1990

Réforme majeure du secteur public scandinave

Entreprise publique

Québec - Les syndicats

Québec - Éducation - Santé

Ministère de l’éducation

Ministère de la santé

Un gestionnaire talentueux ne suffit pas

Les groupes d’intérêts

Hôpitaux budgets globales

La décentralisation de la gestion sans décentralisation du financement,
une configuration problématique

Un exemple pratique, l’entente avec la FIC

Conclusion

Sources

 

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