Un fouillis de petites nouvelles - 2

«Ce n'est plus l'État qui doit être au centre de notre enrichissement national, ce sont les Québécois eux-mêmes», a déclaré hier la chef du PQ, Pauline Marois, qui rendait public le cahier de réflexion.
Ce document de 43 pages propose quatre thèmes de réflexion autour de la richesse. Le PQ estime notamment que la «rigidité des horaires de travail et le manque de places en CPE» sont un frein pour les parents, et donc à l'enrichissement de la société. Ainsi, les militants sont invités à donner leur opinion quant à une mesure qui inciterait ou contraindrait les employeurs à adopter des mesures de conciliation travail-famille», le Devoir.
Pauvre Mme Marois elle n’a encore rien compris, la migration suit la prospérité. L’Ontario dépense deux fois moins que le Québec, en politique familiale et elle a un taux de natalité aussi élevée que le Québec, et un taux migratoire 2 fois plus élevé que le Québec et au même moment on perd 10,000 Québécois éduqués et formés qui décident de faire une meilleure vie ailleurs. Au lieu d’attaquer le problème à la source, réduire les impôts, les taxes, donc réduire les dépenses (donc, réduire le poids de l’État) pour donner ainsi plus de liberté économique et garder les jeunes au Québec.
Vivre le PQ, un parti de gauche littéralement irresponsable !
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«De même, la présidente du Conseil du trésor n'a cure du «pacte 50-50» que propose le comité d'économistes mandatés par Raymond Bachand. Avec ce pacte, dont la simplicité rappelle les formules de marketing, on établit que pour chaque dollar qui est prélevé du côté des dépenses pour permettre à l'État de renouer avec l'équilibre budgétaire, un autre dollar est tiré des revenus sous forme de nouveaux tarifs ou taxes ou tarifs. «Je ne veux pas discuter de ça parce que moi, je fais mon propre travail; je sais la capacité que j'ai de réduire [les dépenses]», a affirmé Mme Gagnon-Tremblay», le Devoir.
Elle semble qu’elle n’est pas d’accord avec le fascicule 3 du comité, évidemment pour chaque dollar en taxe additionnelle on doit réduire les dépenses de l'État d’un dollar. Bon Dieu !, il faut réduire la fonction publique, quelle obscénité, je risque de perdre des votes !
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Persécuter les piétons : la stratégie ne marche pas. Depuis trois ans, les policiers ont intensifié la distribution de constats d'infraction auprès des bipèdes délinquants et multiplié les campagnes de sensibilisation, mais le nombre de blessés et de morts chez les piétons est demeuré à peu près le même en 2009, révèle le bilan routier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rendu public hier. Pour certains observateurs, ces résultats sont la preuve que la coercition est un échec.
S'entêter à privilégier la répression est une erreur. La solution est ailleurs, selon lui: la réduction de la circulation automobile et de nouveaux aménagements plus sécuritaires pour les piétons et les cyclistes réduiraient de façon beaucoup plus importante le bilan routier, le Devoir
Je pense que les Québécois sont aussi un peu bougon dans l’âme, tanné de se faire légiférer pour n’importe quoi, un petit peu d’opposition civile ça fait du bien !

Le Québec face à ses défis – Fascicule 3

Un message

Ce troisième fascicule se termine sur plusieurs messages, que nous adressons à la population et au gouvernement.

Il en est un qui constitue, à notre sens, la clef de tout le reste : quoi que nous fassions, la seule façon durable de gérer les finances publiques est de faire en sorte que les dépenses augmentent au même rythme que les revenus qui les financent, soit le rythme de la croissance économique.

Il s’agit d’une réalité incontournable, dont probablement chaque Québécois est bien conscient.

Nous espérons que notre travail aura remis cette réalité au premier rang des discussions actuelles.

Robert Gagné

Coprésident du comité consultatif
sur l’économie et les finances publiques

J’admire le sous-titre: Une voie durable, pour rester maître de nos choix …, hum !

Le Québec face à ses défis -  Fascicule 3

Travailleurs autonomes et le fisc

L'auteur du livre Réduisez vos impôts, André Boulais, traite des règles fiscales concernant les travailleurs autonomes.

 Travailleurs autonomes et le fisc

Endettés jusqu'au cou

 Dette - PIB 

Extrait de: Endettés jusqu'au cou, Claude Picher, La Presse, 20 février 2010

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, s'il n'intervient pas souvent dans les débats publics, réussit à brasser la cage chaque fois.

On a surtout retenu, dans sa dernière sortie publique, qu'il ne croyait plus voir un Québec indépendant de son vivant. Laissons aux politologues le soin d'ergoter sur l'impact de ces propos-chocs, sacrilèges pour les uns, réalistes pour les autres.

On a beaucoup moins parlé de l'autre aspect de son intervention: les Québécois doivent concentrer leurs énergies et s'attaquer en priorité aux dossiers cacochymes de la santé, de l'éducation et, surtout, des finances publiques.

Sur ce point, il est difficile de ne pas lui donner raison.% PIB - Dette Québec

Plus tôt cette semaine, l'Association des économistes québécois publiait un document montrant à quelle vitesse les finances publiques québécoises se dirigent tête baissée vers un cul-de-sac. Dans La Presse de mardi, j'ai résumé les grandes lignes de ce document. Vos réactions, chers lecteurs, ont été aussi nombreuses que catégoriques.

Un échantillon:

M. Lafleur: «Il est temps de scruter avec un oeil neuf l'utilité de certains ministères et programmes. En 25 ans de carrière en enseignement, j'ai peu de souvenirs d'apports positifs du ministère de l'Éducation. Par contre, je me souviens très bien de réformes désastreuses imposées par Québec et d'exigences en paperasserie qui ne font que faire tourner la machine sans rien apporter aux étudiants.»

M. Beauséjour: «Je lisais hier sur cyberpresse qu'un dirigeant syndical propose de retarder l'équilibre budgétaire afin de satisfaire la fonction publique. Avec si peu de conscience sociale, c'est l'impasse garantie.»

M. Sarrazin: «Et dire qu'on veut demander d'avoir les Jeux olympiques d'hiver! C'est vrai qu'on est une société distincte: plus stupide que ça, tu meurs.»

M. Laberge: «Au bout du rouleau, le citoyen, taxé à l'extrême, se dira: je reste chez moi, il n'y a plus d'avantages à travailler.»

M. Charette: «Donnez-moi cinq bonnes raisons pour convaincre mes trois enfants adultes éduqués à grands frais de rester au Québec.»

M. Bertrand: «Clowns, guignols, bouffons! Ce pays nommé Québec manque totalement de leadership et de vision à long terme.»

J'arrête ici, mais j'ai assez de matériel pour remplir toute la page. Vous êtes en colère. Quand Lucien Bouchard dit qu'il faut lâcher le discours souverainiste pour s'intéresser aux finances publiques, il reçoit certainement un très large appui de l'opinion publique.

D'autant plus que cette semaine, le vérificateur général nous apprenait que l'endettement public des Québécois est encore plus élevé qu'on le croyait.

Il y a plusieurs façons de mesurer la dette publique. Pour des fins de comparaisons interprovinciales, on utilise généralement le montant de la dette directe, tel qu'il apparaît dans les documents budgétaires. Selon les derniers chiffres du vérificateur général, la dette directe du Québec est de 113 milliards de dollars, ce qui représente 37% du produit intérieur brut (PIB).

Mais les documents budgétaires ne disent pas tout.

Il faut aussi tenir compte du passif des régimes de retraite, des dettes servant à financer des organismes comme la Corporation d'hébergement, l'Immobilière SHQ, Financement-Québec, ou encore la quote-part du gouvernement dans la construction des usines d'épuration des eaux, et les déficits actuariels des régimes de retraite municipaux (qui seront remboursés par le gouvernement). Ces emprunts sont comptabilisés séparément de la dette directe, et il y en a en tout pour 51 milliards. Cela porte donc le total de la dette supportée par le gouvernement à 164 milliards, ou 54% du PIB.

Les économistes divergent d'opinion sur la dette de 37 milliards d'Hydro-Québec. Pour certains, il n'y a pas lieu de l'inclure dans la dette publique parce qu'Hydro-Québec possède des actifs largement supérieurs à sa dette, d'une part, et parce que ce n'est pas le gouvernement, mais Hydro-Québec elle-même qui assume entièrement la gestion de sa dette. Pour d'autres, le gouvernement étant l'unique actionnaire d'Hydro-Québec, il est également l'ultime responsable de sa dette. Le vérificateur général, quant à lui, choisit de considérer la dette d'Hydro-Québec comme une dette publique.

Enfin, même si le gouvernement ne doit pas supporter directement les dettes des municipalités et des universités, il en est également l'ultime responsable. Là aussi, le vérificateur considère qu'elles font partie de l'endettement public des Québécois. Il y en a pour 17 milliards.

Si on additionne toutes ces dettes, on en arrive à 219 milliards, ou 72% du PIB.

Ça, c'est le montant de l'endettement public du Québec. Mais les Québécois doivent aussi supporter leur part de la dette fédérale de 492 milliards. Cela donne, sur une base par habitant, 114 milliards, pour un total de 333 milliards, ou 110% du PIB, ou 42 400$ pour chaque citoyen québécois, incluant les bébés.

Autrement dit, si le Québec était un État indépendant, il figurerait d'entrée de jeu parmi les plus endettés du monde industrialisé.

Tsunami - Annexe A : Aucun avenir pour un système fondé sur la répartition

Car la faillite du système est imminente. La population vieillissante, il y a de moins en moins d’actifs par rapport aux pensionnés. Avec la répartition les cotisations payées par les actifs sont immédiatement utilisées à payer les pensions des retraités. On ne cotise pas pour soi, mais pour les autres, dans l’espoir que plus tard on pourra à son tour compter sur les cotisations des actifs.

Les cotisations ouvrent un « droit » mais ce droit est purement théorique s’il n’y a plus personne pour alimenter la caisse.

Sauf révolution démographique ou immigration massive, la tendance ne peut s’inverser. Il faut gérer cette situation et échapper au piège de la répartition. C’est ce qu’ont fait la plupart des pays confrontés au même problème, avec des modalités adaptées aux données nationales, mais toujours avec le même objectif : quitter le navire avant qu’il ne coule.

Pour les jeunes fonctionnaires de 45 ans et moins

Dans ces conditions, où sont la justice et la solidarité que tout le monde invoque pour s’accrocher à la répartition par tous les moyens ? La justice ? Ce sont les gens les plus jeunes qu’on sacrifie.

Si vous maintenez le modèle de la répartition, il ne vous restera plus rien, quand vous allez prendre votre retraite.

Ne vous fiez pas au politicien et surtout ne vous fiez pas à vos chefs syndicaux, ça ne vous dit rien la ‘Clause orphelin’ à moins de vous faire arnaquer une deuxième fois.

Voici certaines pistes que certains pays responsables ont choisies:

ü  Remplacer les prestations en prestations fixes, je crois que c’est elle qui est la plus juste, vous mettez un dollar et l’État mais un dollar, personne n’a le droit de piger dans votre retraite.

ü  D’autres ont modulé les rentes, moins qu’il y a de cotisants, moins les prestations sont élevées, pour s’assurer qu’il reste encore de l’argent à votre retraite.

ü  D’autres on modulé entre les deux, une partie vous appartient l’autre a une modulation des prestations.

ü  Allez voir les actuaires de la Carra, si vous n’êtres pas content de leurs réponses utilisées une firme indépendante.

Pour les 45 et 60 ans

ü  Votre retraite est imminente, c’est la portion du FARR qui va être tari le plus rapidement d’ici 5 à 6 ans, l’État aura de sérieux de problèmes à réemprunter à ce sujet.

ü  L’État ne peut toucher au RREGOP, mais l’État peut prendre une partie du FARR si elle est en sérieuse difficulté financière. Demandez un modèle actuariel s’il ne reste plus de FARR, de plus réduisez vos dettes, assurez que vous ayez un plan B réaliste, si vos prestations diminuent.

Pour les 250,000 prestataires

ü  Je regrette, il y a eu un fort déséquilibre entre ce que vous avez cotisé et ce que vous allez recevoir, si vous avez une bonne longévité. La portion associer au RRQ est encore solide, mais la prestation à l’extérieur du RRQ sera en fonction des négociations entre les cotisants actuels et les prestataires.

Bonne chance à tous !

Québec Droite

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Conclusion

Si toutes les entreprises privées se retirent des fonds de retraite à régime prestations déterminés, c’est parce que ce sont des gouffres financiers, alors qu’est-ce qu’on attend à convertir de tel régime par des cotisations fixes pour la fonction publique.

Le fait d’avoir cumulé un déficit de 74 milliards juste pour 10 % de la population, est totalement inéquitable de plus ce sont les contribuables du secteur privé qui paye la facture

Le Québec se dirige vers de multiples déficits structurels, ce qui veut dire en d’autres termes qu’on est plus capable de payer les dépenses courantes. L’amalgame de tous les problèmes structurels sont en train de se réunir : taux d’endettement trop élevé, impôt avec les taxes indirectes trop régressives, investissement privé en décroissance, compétitivité des entreprises en décroissance…, la dernière variable et non le moindre, un des plus importants problèmes démographiques au monde, il n’y aura pas assez de contribuable pour supporter la dépense.

Inéquité -écart La pression politique va devenir insoutenable devant 90 % de la population, qui ne jouit pas de ce même privilège. Il faudra choisir entre maintenir les dépenses des ministères critiques (santé, éducation…) ou maintenir les  régimes a prestations détermines de la fonction publique, le choix ne sera pas difficile.  

À moyen terme on devrait prendre de sérieuse décision :

Tous les régimes a prestations détermines devront être convertie en cotisation déterminée. (Donc, l’état (nous contribuables) ne serait plus responsable du rendement, donc c’est finie de dire qu’on garantit 70 % de votre salaire), au moins on réduit le gouffre financier.

D’autres pays dans le monde ont dû suivre ce mode d’emploi, dû à des déficits structurels chroniques.

Examiner le commentaire de Kevin Page «croit que le gouvernement doit agir rapidement surtout que le départ à la retraite des baby boomers va envenimer la situation et plonger le Canada dans une spirale d’endettement», on risque d’avoir une réduction des transferts fédéraux dans les pires moments où le Québec va commencer avoir son choc démographique.

Remarquer, nous serions peut-être les premiers à prendre une telle mesure en Amérique du Nord à cause de notre précarité financière, il n’est pas dit que d’autres provinces ou État dans le futur seront aussi obligées de suivre de telle disposition.

On commence déjà à voir des failles pour maintenir ce privilège, certaines villes américaines font faillites, pour se libérer de leurs obligations de retraite envers leurs employés, va-t-on attendre de se faire décoté avant d’entreprendre de sérieuse discussion.

Il serait nécessaire que nous politiciens entame des discussions pour modifier les fonds de retraite des employés, sans cela il risque de ne plus rien rester.

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Les régimes de prestations déterminés un cadeau empoisonné

Pourquoi pensez-vous que les régimes à prestations déterminés disparaissent dans le milieu du privé, ils savent très bien que c’est un privilège totalement insoutenable financièrement.

Le principe de garantir un rendement fixe (ex. : 70% de ton salaire) est une fumisterie économique.

Allez voir votre banquier, dites-lui que vous voulez déposer 100,000 dollars à sa banque, par contre en contrepartie, vous lui demander qu’ils vous garantissent 7 % de rendement pour les prochains 30 ans, que va-t-il répondre, oubliez cela monsieur, je ne sais même pas ce qui va se passer dans 3 mois.

Tout cela ressemble à une histoire de mauvais goût qui se déroule maintenant, mais écrite par des auteurs il y a 30 ans.

Il est impossible de garantir un rendement dans 20, 30 ans d’avance.

Regarder le problème de GM, en voulant maintenir un tel privilège le régime s’est implosé de lui-même, il devient économiquement insoutenable à maintenir. À tel point, qu’il fallait ajouter des milliers de dollars sur le coût d’une voiture, avant même qu’elle soit produite, ce qui a accéléré la faillite.

Pensez-vous que les gestionnaires des fonds de retraite du privé sont moins bons que celle du public pour gérer les régimes de prestations déterminés. Non, le problème n’est pas une question de compétence, mais plutôt c’est le modèle du régime lui-même qui est malsain, car c’est un gouffre financier, contrairement à l’État qui techniquement a de l’argent infini par l’entremise de l’impôt (sauf quant elle se fait décoté), les compagnies n’ont pas ce privilège c’est leur survie qui est en jeu.

Pensez-vous que les politiciens, il y a 30 ans qui ont accordé de tels privilèges à leurs fonctions publiques en voulant gagner leurs appuis, ont pensé aux conséquences économiques.

De nature les politiciens sont irresponsables, ils ne pensent pas plus loin que 4 ans, se faire élire est leur principale préoccupation, ce qui va se passer dans 30 ans, c’est le moindre de leur souci, c’est de gagner des élections.

Malheureusement, une partie des baby-boomers se sont accordés des retraites dorées sans savoir qu’il en avait les moyens et en tentant de porter le fardeau sur le reste de la population.

Il faut être réaliste on est même plus capable de payer les comptes courants avec 4.1 travailleurs par retraité comment pensez-vous qu’on va s’en sortir avec 2 travailleurs par retraité, ça ne prend pas un doctorat en économie pour constater qu’on se dirige vers un mur.

On arrive aux mêmes conclusions que les chefs d’entreprises responsables, c’est un modèle de régime qui est un cadeau empoisonné.

Ce n’est pas parce nos politiciens il y a 20 ans 30 ans ont données un cadeau empoissonné au peuple, qu’il doit nécessairement ingurgiter à petite dose de l’arsenic jusqu'à tant qu’il meure d’une faillite.

Je regrette pour les baby-boomers qui gravitent autour de l’état, le peuple n’est pas responsable des décisions qui ont été prises par des politiciens il y a trente ans.

Le peuple a le droit de vivre et il n’est pas suffisamment autosuicidaire pour maintenir des privilèges qui ont été accordés par des politiciens irresponsables et immoraux.

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Un tsunami pour les régimes de prestations déterminées pour la fonction publique

Certains actuaires et moi on est tous d’accord, le Québec d’en un avenir très rapproché va avoir un conflit social houleux sur le maintien de ce privilège.

Le Québec risque d’être le premier laboratoire en Amérique du Nord pour résoudre cette iniquité de distribution de richesse.

L’amalgame de tous les problèmes financiers est en train de se réunir

1.      Nous avons des déficits structurels qui datent depuis des décennies, camouflés en manœuvres comptables.

2.      Nous avons les impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord.

3.      Nous avons le plus haut taux d’endettement de l’Amérique du Nord.

4.      Nous avons le deuxième plus important problème démographique au monde.

5.      Nous avons une économie anémique.

6.      Et nous avons une fonction publique la plus lourde de l’Amérique du Nord.

Premier test : Le Québec se fait décoté.

Je ne crois pas que Charest va réduire ses dépenses, s’il n’a fait aucune réingénierie en 8 ans, il ne commencera pas à gérer en bon père de famille, il laissera les banques faire la ‘job de bras’ pour lui.

Quant vous subissez une décote, des milliards en coupure vont être exigé avant même de procéder a être autoriser d’emprunter de nouveau. Normalement c’est la fonction publique qui est touchée en premier, car elle est plus facilement compressible à court terme, le FARR risque de disparaître dans la négociation, si ce n’est pas fait dans la première ronde, ça vas êtres fait dans la seconde ronde, il y a de très grandes chances que le Québec se retrouve dans une spirale de déficit structurel, n’oublions pas que nous avons 6 paramètres réunis en même temps.

Entre le choix de fermer des hôpitaux et des écoles ou de maintenir des retraites dorées, le choix va être facile.

Deuxième test : Les baby-boomers privés à la retraite.

Quand la moitié des baby-boomers à la retraite vont se retrouver sur seuil de la pauvreté, car ils n’auront pas assez cumulé d’argent pour leur retraite. Il va être extrêmement  difficile de maintenir politiquement ce privilège, quant notre pauvre retraité du privé vas en arracher et c’est lui toute sa vie qui a créer de la richesse et voir son voisin de la fonction publique se taper une belle retraire doré sur son dos, ça passera pas.

D’autant plus que les retraités du secteur privé vont se retrouver en majorité, ajouter les jeunes de 45 ans et moins qui se font arnaquer, le privilège risque d’être aboli drôlement rapidement.

Troisième test : Les jeunes de 45 ans prennent le pouvoir.

Quant les jeunes vont pendre le pouvoir, je pense qu’ils ne seront pas tendres avec les petits vieux, surtout ceux qui se sont gavés d’avantages sur l’immoralité, malheureusement je serai d’accord avec eux.

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - L’illégitimité des régimes de prestations déterminés à la fonction publique

Illégitimité : Qui est contraire au bon droit, à l'équité, à la morale.

Copinage : Relations visant à se procurer des avantages mutuels.

Ignorance rationnelle : Il s'ensuit souvent qu'une large fraction de la population ne saura jamais qu'une institution ou une mesure législative lui inflige des dommages réels.

Groupe d’intérêt : Groupes qui peuvent gagner l'adoption d'une politique qui leur vaut des bénéfices directs, tout en en diluant le coût sur des millions de contribuables ou de consommateurs.

Démocratie : Nous sommes donc justifiés de conclure que l'État ne réalise pas le bien commun et donc qu'on n'a pas les gouvernements qu'on mérite. On a les gouvernements qu'imposent des majorités successives mal informées et des groupes d'intérêt dominants.

Le problème fondamental du Québec à la base est une crise de démocratie. Nous avons le pire exemple actuellement des lacunes du scrutin uninominal, c’est une démocratie totalement dictatoriale. Un premier ministre qui s’est fait élire sur de fausses prémisses, qui devient majoritaire avec seulement 28% de l’électorat, qui vote des budgets déficitaires sous bâillon et qui refuse une commission d’enquête demandée par plus de 80 % de la population et on ne possède aucune règle budgétaire pour le circonscrire, nous avons de sérieuses lacunes de démocratie.

Des milliers de concitoyens ont voulu changer le mode de scrutin, mais les deux vieux partis retardent systématique de modifier le mode scrutin, car ils sont favorisés. Ne voulant pas avoir le pluralisme politique il préfère garder leur hémogénie du pouvoir que d’avoir un troisième, ou quatrième intervenant qui serait obligé de concilier.

En plus, n’ayant aucun parti politique de droite pour avoir un sens minimal de morale économique, nos deux partis n’on fait que de la surenchère de programmes ou de privilèges accorder à certains groupes d’intérêts pour rester au pouvoir ou pour gagner la faveur populaire.

Constats malheureux plus de 218 milliards de dettes publiques avec seulement le tiers de la population qui sont des vrais générateurs de richesse, accompagnés avec le 2e plus important problème démographique au monde.

Comment peut-on accorder un privilège de 74 milliards pour seulement 10 % de la population ?

Réponse relativement simple, il n’y a jamais eu de débat !

1.      Le PQ a vendu la fonction publique au syndicat, surtout avec une aile syndicaliste à l’intérieur du PQ, pensez-vous qu’ils vont discuter de la pérennité des régimes de prestations déterminés, j’en doute fort !

2.      Les Libéraux : sont tellement avides de pouvoir qui ne mettront jamais à dos le vote du syndicat.

Donc vous avez 2 partis, qui ne travaillent pas l’intérêt pour l’intérêt du peuple, mais pour leurs intérêts politiques, j’arrive à la même conclusion que Jean Luc Migué :

La démocratie c'est moins pour le peupleJe grogne déjà quant l’État donne 600 millions à l’UPA pour une industrie porcine non rentable, imaginer un privilège de 74 milliards pour 10 % de la population qui n’a jamais créé de richesse, quant 76 % de la population qui crée de la richesse n’ont même pas de fonds de pension.

Pensez-vous sérieusement, si on posait la question au peuple, que le peuple serait d’accord avec ce privilège.

M. les concitoyens québécois accepter vous de débourser 74 milliards
pour maintenir les fonds de pensions des fonctionnaires ?

La réponse serait non !

La majorité de la population est totalement bafouée par ce privilège.

La seule raison que ce privilège existe c’est le copinage entre le pouvoir politique et syndical.IllégitimeSource: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

 

 

Tsunami - Le financement des fonds de pensions des fonctionnaires

Un autre problème systémique qui contribue à creuser l'écart entre les régimes de retraite des secteurs public et privé réside dans le fait que les régimes du secteur privé doivent subir une évaluation actuarielle tous les trois ans. Si on découvre alors qu'un régime est sous-capitalisé, l'employeur doit prendre des mesures concrètes pour rétablir la solvabilité du régime. Il n'existe aucune exigence de la sorte pour les régimes du secteur public, car les gouvernements sont réputés avoir accès à des ressources infinies pour combler les manques à gagner – nous, les contribuables du secteur privé et les futures générations.

Il faut comprendre qu’un fond de retraite est avant tout une distribution de richesse, le Québec accumulé aucune liquidité réelle pour satisfaire de tels engagements, elle a recourt a l’endettement.

Le passif au titre des régimes de retraite

Passif des régimes de retraite

Les actuaires avaient estimes à 64.4 milliards pour fonds de retraite de la fonction publique, mais ils n’avaient pas prévus la crise économique qui nous a coûté a elle seule, un autre dix milliards.

Devant une récession qui semble perdurer pendant quelques années, quelle vas être le coût réel, 72 milliards, 82 milliards… C’est la problématique majeure de ces régimes, on garantît des déboursés, mais le rendement n’est pas garanti pour subvenir à ces déboursés.

Les emprunts

Asumer ses obligations

On a juste omis que contrairement aux autres régimes de retraite, le Québec a emprunté l’argent pour le fonds du FARR, donc ce n’est plus 7% qu’il doit viser, mais plutôt 12%, pour compenser le coût de l’emprunt (5%).

Devant ce dilemme, la CDP a été obligée de faire de la spéculation à haute voltige, malheureusement, on en connaît les conséquences maintenant.

La perte due à la crise économique

Perte due à la crise

La caisse de dépôt a fait des pertes de 40 milliards, ce qui a affecté le FARR et Garantit des déboursés le RREGOP qui sont les dépôts des cotisants.

Voici les pertes encourues :

Perte sur la portion gouvernementale (FARR) = -10 Milliards

Perte des cotisants (RREGOP) = -12 Milliards

Non seulement l’État (le secteur privé !) a un déficit actuariel maintenant de 74 milliards à cause de la perte de la CDP, mais elle doit aussi assumer la perte du RREGOP, car l’État est responsable du rendement.

Les coûts annuels de ce privilège accordé à la fonction publique

Il en coûte à l’État en ce moment, plus de 4.1 milliards par année pour satisfaire 250,000 prestataires.

« En 2008-2009, le gouvernement devrait verser 4 132 millions de dollars pour assumer sa part des prestations payées à ses employés retraités »
Plan budgétaire 2009-2010, p. D16

D’ici 2014, plus de 40 % de la fonction publique vont être à leur retraite, entre 400, 000 à 450, 000 prestataire sera soumis aux régimes de prestations déterminés

Le Québec devra donc, assumez environ 6.5 milliards par année pour leur retraite sur une période de 20 ans, on devra dépenser plus de 200 milliards de richesses collectives pour 10 % de la population.

Nous avons un coussin de 26 milliards, si on donne en moyenne 5 milliards par année, on en a pour 5 ans. Après il faudra réemprunter, le problème c’est que nous sommes déjà en déficit structurel, difficile de demander à 90 % de la population, de réempruntées quant on est même plus capable de payer les comptes courants et loin d’être convaincu que notre crédit en tant qu’État sera encore valide.

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Asymétrie fiscale

«La réglementation fiscale fédérale consent aux participants des régimes PD des droits de cotisation considérablement plus élevés qu’aux participants d’un régime CD ou aux titulaires d’un REER. Par exemple, un fonctionnaire de 55 ans gagnant 60 000 $ en 2008 bénéficie de 25 000 $ de droits d’épargne pour la retraite, ce qui correspond à plus du double des 11 232 $ qu’un autre travailleur touchant le même salaire peut verser à un régime CD ou à un REER.

Cette asymétrie dans les droits d’épargne que crée le système d’épargne-retraite canadien est gravement injuste, surtout pour les travailleurs du secteur privé par rapport à ceux du secteur public. En 2005, l’épargne-retraite moyenne d’un ménage canadien dont le participant le mieux rémunéré avait entre 55 et 64 ans s’élevait à moins de 250 000 $, soit 125 000 $ pour chaque conjoint. Dans le cas d’un fonctionnaire gagnant 80 000 $ qui prend sa retraite à 58 ans après 30 ans de service, la valeur actualisée des prestations dépasse souvent 1 million $.

La plupart des travailleurs du secteur privé sont dans l’impossibilité d’accumuler un tel capital pour leur retraite parce que leur employeur n’offre pas de régime de retraite PD comportant ces droits de cotisation généreux accordés par la réglementation fiscale.»

Une nouvelle perspective sur l’asymétrie des régimes de retraite, (James Pierlot, est avocat se spécialisant dans le droit régissant les régimes de retraites, à Toronto) Publié dans la revue avantage, le magazine de la gestion des caisses de retraite et des avantages sociaux au Québec.

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Les médias complaisants

Normalement ils agissent comme chiens de garde contre les abus de pouvoir de l’État, à de rares exceptions peu de journalistes ont mentionné cette iniquité flagrante entre les fonds de pension entre le secteur privé et public.

Comme la plupart des journalistes sont syndiqués, serait-ce que leurs partialités sont compromises? Où la pression de leur employeur les empêche d’avoir une discussion démocratique à cet écart?

Je pense que l’attitude de nos journalistes devant des déficits structurels va être beaucoup moins tolérante.

1.      On remarque que le groupe de Québécor devient beaucoup plus critique sur les privilèges accordés à la fonction publique depuis un an, serait-ce à cause que les syndiquées du Journal de Montréal sont en lockout ?

2.      Radio-Canada ont peu passé, société d’État avec des conventions collectives bétons.

3.      La Presse trop proche du pouvoir …

Voici un extrait d’un article du National Post, après les déboires de la CDP, il est regrettable qu’aucun journaliste québécois n’a jamais soumis la problématique sous le vrai débat.

The model that's killing pension plans

Terence Corcoran, Financial Post  Published: Friday, February 27, 2009

Those issues are, in no special order:

1.      Why does the Caisse exist in the first place?

2.      Why are pension managers risking taxpayer money on volatile equity markets and even more problematic investments?

3.      How long will average voters put up with public pension operations that nationalize savings and, in many cases, reward a few and pass the risk on to taxpayers when things go wrong--as they will?

As the Financial Post's Karen Mazurkewich reports today, these and other public pension managers could report cumulative losses totalling $100-billion for the year.

They will all blame bad markets and the global financial crisis. None will look at the possibility that they are operating under faulty investment models and wonky actuarial theories. In the view of many economists who study pension funds, these plans are time bombs of risk whose losses taxpayers will inevitably have to pay for.

But first, the question is why do these giant public pension plans exist?

They are, essentially, wealth confiscated by governments. The CPPIB and parts of the Quebec Caisse invest funds to provide basic pensions for all citizens, using money taxed from all their constituents.

The rest of the public pension investment activity is on behalf of unionized monopoly government service providers --hydro workers, police, municipal employees, teachers. All are set to receive relatively lavish pensions paid for by Canadian taxpayers who have no comparable pension plans.

That gap is serious enough. But when it turns out that taxpayers will have to bail out the lavish union pension plans, or that their government pensions will require higher and higher cross-generational premiums, the morality of the gap widens even further

At the heart of the pension meltdown is the investment model. The investment managers who led the Caisse into its 2008 meltdown were simply following the dominant investment theories of our time: Equity markets theoretically will provide solid average returns over the long term.

As we've noted in this space many times over the last few years, in the view of financial economists the first part of the model -- that equities provide guaranteed returns over the long term -- is untenable

Voici un vrai débat !

Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Ce que le ministre mijote

Je vais discuter certains commentaires du ministre Sam Hamad, mais avant je vais vous citez une veille citation.

Napoléon un jour a dit à un de ces lieutenants : «Peu importe le nombre de siècles qui passera, il y a toujours une partie de la population qui abusera de son peuple, que ça soit des rois et des nobles, ou des Jacobins ce sera toujours la même chose».

On pourra utiliser cette même citation, mais dans un esprit plus contemporain.

Peu importe le nombre de siècles qui passera, il y a toujours une partie de la population qui abusera de son peuple, que ça soit la royauté politique ou la noblesse de la fonction publique, ce sera toujours la même chose.

L’État ne crée aucune richesse, elle ne fait que la redistribuer.

L'État providence, quand on y regarde de près, n'est guère plus qu'un vaste « espace en propriété commune », où les citoyens sont amenés à siphonner la richesse de leurs voisins.

La politique suscite et amplifie les antagonismes, puisque les bénéfices pour l'un entraînent une perte équivalente pour son voisin, elles génèrent des conflits sociaux.

……………………………………………..

Les régimes de retraite privés doivent faire face à des pertes boursières majeures, une récession et un nombre grandissant de retraités. Êtes-vous inquiet ?

- Je suis de nature optimiste, mais je reste vigilant, car les fonds de pension à prestations déterminées au Québec ont perdu 14 milliards de dollars en 2008. Le gouvernement n'avait pas d'autre choix que d'intervenir. La charge financière liée aux régimes pouvait avoir un effet sur le cash-flow des entreprises et les pousser à la faillite. L'Assemblée nationale a donc adopté la loi 1, qui protège les entreprises en allégeant leur fardeau financier, et qui protège aussi les retraités. Si une entreprise est en difficulté, la Régie des rentes du Québec [RRQ] peut administrer ses rentes déficitaires pendant cinq ans au moyen d'une politique de placement prudente. Notre gouvernement a été le premier à offrir ces mesures au Canada.

Selon la Loi sur les arrangements avec les créanciers et la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, qui sont du ressort du fédéral, une entreprise est libérée de la responsabilité de combler les déficits de son fonds de pension, ce que lui impose pourtant la loi provinciale. N'est-ce pas paradoxal ?

- C'est la grande question ! On a demandé au fédéral d'agir. Maintenant, la Cour reconnaît au moins qu'une entreprise en difficulté doit continuer de faire ses versements réguliers dans le fonds de pension. Les retraités voudraient que le déficit soit aussi reconnu comme une dette prioritaire. Mais cela pourrait tuer l'entre­prise, car les banques qui la financent craindraient de ne pouvoir se faire rembourser si elle faisait faillite. Notre objectif est que les entreprises survivent, pour que les régimes survivent et que les retraités reçoivent de l'argent.

Les pensions privées pourraient-elles être garanties ?

- Ce sont des régimes privés et je verrais mal l'État commencer à les garantir. Il faudrait alors garantir également les REER des particuliers... C'est impossible.

Devrait-on contraindre tout le monde à cotiser à un régime de retraite privé ?

- Nous sommes pour le libre choix. Nous ne voulons pas alourdir le fardeau financier des entreprises, car elles créent des emplois et de la richesse. Si on les étouffe, on « se tire dans le pied ».

Comment expliquer qu'un travailleur sur deux soit mal préparé pour la retraite ?

- Un million de travailleurs québécois n'ont pas grand-chose pour la retraite. C'est énorme ! Ces gens gagnent moins de 50 000 dollars par an et ils risquent fort de se retrouver sous le seuil de pauvreté à la retraite. Il faut les sensibiliser davantage à l'épargne.

Que c’est facile à dire, quand nous avons les impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord, Q.D.

Qu'envisagez-vous pour aider les Québé­cois à se tricoter un meilleur bas de laine ?


- D'abord, les gens doivent travailler plus longtemps et épargner davantage. On doit les aider. Nous avons un projet à l'étude.

Que pensez-vous du slogan « Pauvreté 75 » ?

- On agit de façon à ne pas en arriver là : on encourage entre autres les gens à travailler plus longtemps. Un changement de mentalité est en cours. La retraite progressive est applicable depuis cette année dans les entreprises. J'aimerais moi-même travailler jusqu'à 70 ans !

En fait, on demande au secteur privé ceux qui créent la richesse, travailler plus longtemps pour que la royauté politique et la noblesse de la fonction publique puissent maintenir leurs privilèges. Je me demande, s’ils prennent les gens du privé pour des parfaits imbéciles, Q.D.

Quelles sont les probabilités que les prestations de la RRQ diminuent ?

- Les prestations ne devraient pas baisser, car on attaquerait un revenu de retraite important dont les gens ont besoin. On toucherait rapidement les pauvres. Nous voulons cependant assurer la pérennité du régime et une équité intergénérationnelle. La RRQ me fera bientôt des propositions en ce sens.

La tendance mondiale est de repousser l'âge de la retraite. Pourrions-nous être forcés de prendre notre retraite à 70 ans ?

- L'âge moyen de la retraite au Québec est de 62 ans. Se rendre à 65 ans serait un pas en avant ! Beaucoup partent plus tôt en raison des conventions collectives qui leur en donnent la possibilité. Il faut travailler avec les syndicats et le patronat pour augmenter l'âge du départ.

Est-ce encore socialement équitable que les fonctionnaires de l'État aient de généreuses pensions financées par les contribuables ?

- C'est dû à des conventions collectives et nous devons les respecter. Ces employés de l'État ont en effet un bon régime complémentaire de retraite à prestations déterminées. C'est un des avantages offerts. Je ne peux commenter, car nous sommes présentement en négociation.

Que c’est facile de nouveau, en fait de tels privilèges ont été acquis par illégitimité démocratique, je regrette tout est renégociable surtout en déficit structurel.

La suppression des inégalités entre le public et le privé est nécessaire, trop d'avantages sont accordés aux gens qui gravitent autour de l’État sur le dos des contribuables, Q.D.

Les fonctionnaires devraient-ils eux aussi prendre leur retraite plus tard ?

- Oui, je souhaite qu'on puisse appliquer la retraite progressive à la fonction publique.

«Ce que les syndicats en pensent : Mme Martineau, dont le syndicat fait partie du front commun syndical a affirmé: "Quand la partie patronale a déposé sa proposition d'attendre au moins 55 ans peu importe combien d'années de service sont cumulées, ç'a été rejeté sur le champ par toutes les organisations syndicales", a-t-elle dit lors d'une entrevue téléphonique.»

 Évidemment, la noblesse de la fonction publique ne veut pas perdre leurs privilèges.

Y a-t-il un pays dont vous enviez la situation par rapport à la retraite ?

- Beaucoup de pays vivent des situations similaires, mais notre défi démographique est plus important qu'ailleurs : le Québec vieillit plus rapidement que le reste du Canada et que le reste du monde, à part le Japon ! C'est notre grand défi.

Source: Pensionnés priviligiés de l’État, par Annick Poitras, p33, l’Actualité, Février 2010
Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - La retraite … en limo ou en trottinette ?

Il est frustrant de voir que les contribuables ayant un régime de retraite moins avantageux ou n'ayant aucun régime de retraite soient injustement tenus de payer des impôts élevés pour subventionner les régimes de retraite fort généreux du secteur public.

Limousine En limousine

Les employés du secteur public qui participent à un régime à prestations déterminées. À moins d'une faillite étatique (!), ces prestations sont garanties. = 1 travailleur sur 6 au Québec.

En berline de luxe

Les employés du secteur privé qui participent à un régime à prestations déterminées. Seul hic: la totalité des prestations n'est pas garantie en cas de faillite de l'entreprise. = 1 travailleur sur 5 dans le secteur privé

En sous-compacte

Les employés du public et du privé qui participent à un régime à cotisations déterminées avec leur employeur (qui verse un pourcentage du salaire dans leur REER) ou à une autre forme de régime de retraite hybride. = 7 % des travailleurs québécois

En trottinette

Les travailleurs qui n'ont aucun régime de retraite et qui ne pourront compter que sur leur propre épargne en REER et les prestations versées par les régimes publics. = près de 60 % de l'ensemble des travailleurs québécois


Source:  Pensionnés priviligiés de l’État, par Annick Poitras, p33,  l’Actualité, Février 2010
Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - La noblesse de la fonction publique

Priviligiés de l'état

«Mieux vaut, au Québec, être concierge dans un hôpital que cadre dans une PME ! La majorité des travailleurs d'une administration publique (un travailleur québécois sur six) reçoivent jusqu'à 70 % de leur salaire à la retraite. La moitié de leur pension est financée par l'État, c'est-à-dire par les contribuables... qui souvent sont eux-mêmes sans filet !»

Or, dans le cas du secteur public, c'est le gouvernement qui agit comme promoteur.

Autrement dit, les contribuables (secteur privé) subventionnent largement les régimes de retraite des employés du secteur public.

Source:  Pensionnés priviligiés de l’État, par Annick Poitras, graphique, p27, l’Actualité, Février 2010
Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010

Tsunami - Retraites : promesses non tenues

«Lorsque la mine Jeffrey, c'est le grand canyon de l'Estrie s'est mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), il y a sept ans, la rente de cet ancien contremaître électricien a chuté du tiers. Chaque mois, c'étaient 850 dollars de moins dans ses poches, soit plus de 60 000 dollars au fil des ans ! Il a aussi perdu son assurance vie, l'entreprise ne pouvant plus en assumer les coûts. « Je ne suis pas le pire de la gang, car j'avais au départ une bonne rente et des économies. Certains ont dû abandonner les voyages, endurer leur vieille voiture, lâcher le golf ou vendre leur maison... »

Canwest Global, Fraser Papers, Nortel... Avec la crise économique, la liste des grandes entreprises qui se sont mises sous la protection de la LACC ne cesse de s'allonger. Et avec elle fond la certitude qu'avaient bien des travailleurs de pouvoir profiter, un jour, d'une retraite dorée.

Même ceux qui travaillent pour une grande entreprise peuvent voir la rente prévue réduiteTous les paramètres sont si leur employeur fait faillite ! Sans compter que les Québécois sont de moins en moins nombreux à avoir droit à de tels privilèges de retraite.

À moins d'être des salariés de l'administration publique ou d'une faible proportion d'entreprises privées, les Québécois sont seuls responsables de leur avenir financier.

 « Mais avec la crise actuelle, on se rend compte que tous les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur privé sont en danger en cas d'insolvabilité de l'employeur. », dit Gaétan Ménard, secrétaire-trésorier du Syndicat canadien des communications.

Au Québec, AbitibiBowater regroupe 5 600 employés et 9 000 retraités. Le fonds de pension de ce géant du papier accuse un déficit de 1,3 milliard de dollars, soit le quart de sa valeur. Le fonds demeurera donc sous-financé pour un temps indéterminé. En cas de faillite, les retraités devront absorber le manque à gagner, à même leur chèque de pension.

Puis, la récession a frappé. Ce fut le coup de grâce pour de nombreuses entreprises « matures », comme General Motors, Air Canada, AbitibiBowater, Nortel...Régime de retraite dans la fonction publique

« C'est du jamais-vu qu'autant d'entreprises canadiennes en difficulté soient aux prises avec un fonds de pension déficitaire », affirme Michel St-Germain, actuaire chez Mercer, qui pratique depuis 35 ans. La crise financière a mis le feu aux poudres en déplumant les fonds de pension, tous partiellement investis en Bourse pour maximiser les rendements. « Au lendemain de la chute des marchés, en janvier 2009, 75 % des régimes de retraite canadiens avaient un déficit d'au moins 20 % », dit l'actuaire. Puis, la récession a frappé. Ce fut le coup de grâce pour de nombreuses entreprises « matures », comme General Motors, Air Canada, AbitibiBowater, Nortel...

Avocat chez Ogilvy Renault, Me Rochette explique que la crise financière, la récession et le pauvre rendement des caisses de retraite depuis quelques années ont créé une situation critique pour les régimes à prestations déterminées. « Tous les paramètres sont auRégime de retraite dans le secteur privé plus bas à l'heure actuelle.

Paul Gauthier, ex-président et chef de la direction de Bimcor, filiale de Bell Canada chargée des caisses de retraite de cette dernière, ne pleure pas sur le sort des retraités menacés par les faillites. « Au moins, ils ont une pension ! Même si celle-ci était amputée, ils seraient dans une meilleure situation que près de 75 % des travailleurs du privé, qui n'ont rien du tout ! » dit-il.

Au Québec aussi, les régimes à prestations déterminées disparaissent peu à peu : il y a 30 ans, 45 % en bénéficiaient, contre 35 % aujourd'hui - soit 19 % des travailleurs du privé et 90 % de ceux du public.

Près de 75 000 PME québécoises n'offrent en effet aucun régime de retraite. Et les grands employeurs se désengagent progressivement. « Les régimes à prestations déterminées sont complexes à administrer et coûteux pour les employeurs, qui les abandonnent de plus en plus », dit l'actuaireUn travailleur sur deux Michel St-Germain.

Selon Statistique Canada, seulement 26 % des Québécois  ayant  fait une déclaration de revenus ont cotisé à un REER en 2008, contre 28 % en 2000. Sans compter que la cotisation annuelle moyenne n'a été que de 2 500 dollars. De plus, une personne sur quatre retire son REER avant l'échéance de la retraite pour l'utiliser à d'autres fins, selon Paul Gauthier.Au moment de quitter le monde du travail, la paye peut donc être mince. Selon la Régie des rentes du Québec (RRQ), 30 % des travailleurs ne bénéficient d'aucune couverture en vue de la retraite, pas même d'un REER personnel. Ils devront se contenter des revenus versés par les régimes universels, soit la Sécurité de la vieillesse du Canada, le Supplément de revenu garanti et la RRQ.

Des revenus modestes : un Québécois qui a gagné un salaire moyen de 46 300 dollars durant sa vie active reçoit, à partir de 65 ans, environ 20 000 dollars par année au total de ces trois sources. « C'est juste au-dessus du seuil de pauvreté. Les régimes publics n'assurent que le minimum », commente Pierre Plamondon, actuaire en chef à la RRQ.

Les calculs de cet organisme donnent froid dans le dos : un travailleur sur deux sera probablement pauvre à la retraite, sa couverture étant soit insuffisante, soit inexistante ! «

Au Québec aussi, le coussin de retraite des boomers a besoin d'être renfloué : les REER ont fondu de 15 % à 30 % durant la crise financière de 2008, affirme David Burke, directeur de la pratique de retraite pour le Canada chez Watson Wyatt Worldwide. « Même avec l'amélioration des marchés en 2009, une personne devra travailler quatre ou cinq ans de plus si elle souhaite récupérer les pertes subies », dit-il.

Source:  Retraites : promesses non tenues, par Annick Poitras, l’Actualité, Février 2010
Source: Un tsunami pour les retraites de la fonction publique.pdf, Québec Droite, Février 2010