Budget 2010: Québec

On peut être certain que les augmentations de taxes annoncées seront mises en œuvre, mais le contrôle des dépenses gouvernementales est loin d'être assuré.

Pour accepter un plan pareil, la population doit avoir confiance en son gouvernement, il doit être prêt à le suivre, ce qui n'est pas nécessairement le cas en ce moment.

Taxe :

Le budget provincial, avec ses hausses annoncées de tarifs et sa nouvelle contribution santé, va une fois de plus pénaliser les contribuables, vous étiez parmi les gens les plus taxés de l’Amérique du Nord, vous êtres maintenant assurés maintenant que personne ne va vous ravir votre médaille d’or.

Transports :

Les élus de la région de Montréal, y compris les banlieues de Laval et de Longueuil, pourront imposer une hausse de la taxe sur l'essence, jusqu'à 1,5 cent le litre sur le grand territoire montréalais (3,6 millions de citoyens). Comme la Société de transport de Montréal,  a un déficit structurel de 40 millions par année, ca vas juste éponger un système inefficace.

Paniers de services :

Par contre, la réduction des dépenses gouvernementales demeure une vue de l'esprit, une vague hypothèse.

Malheureusement, on constate bien que Charest ne veut pas couper dans les dépenses par pure clientélisme, un danger pour le Québec. Si on donne presque 19 milliards de panier de service de plus, que l’Ontario, on aurait pus éliminer certains paniers de services, tel que les congés parentaux, ou une augmentation substantiels des frais de garderies.

Productivité :

Le ministre Bachand s'est aussi rendu à l'opinion de plusieurs experts en promettant hier d'améliorer la productivité du secteur public en réévaluant fréquemment la pertinence des programmes, en consultant les employés eux-mêmes et en versant les recettes de la nouvelle taxe en santé aux établissements les plus performants.

Contrairement à son comité consultatif, il a toutefois préféré l'utilisation d'indicateurs de performance plutôt que l'introduction de plus de concurrence du privé, j’ai de fort doute sur ce résultat, tenter d’augmenter la productivité dans un monde monopolistique est un sérieux euphémisme.

Croissance des dépenses :

L'État se serrera la ceinture, justifie Raymond Bachand, en notant que le gouvernement assurera à lui seul les deux tiers (62%) de l'effort de réduction de déficit identifié, de 11,2 milliards de dollars.

Reste à voir si le gouvernement limitera la croissance de ses dépenses de programme à 2,8%, une cible encore plus ambitieuse que celle de 3,2% de l'ex-ministre Monique Jérôme-Forget, déjà qualifiée de téméraire!

Mais le gros morceau proviendra du plafonnement de la croissance des dépenses: 2,9% cette année, puis 2,2% pour chacune des trois années suivantes. Québec économiserait ainsi 5,2 milliards. On l'a vu, pendant 10 ans, la moyenne a été de 4,8%. La cible est donc extraordinairement ambitieuse, et on peut même se demander sérieusement si elle est réaliste.

Autrement dit, si la colonne des revenus se tient, la colonne des dépenses est beaucoup plus floue.

Réforme :

Je veux bien qu'on me parle de "révolution culturelle", mais où elle en est la "réingénierie de l'État"?

Les chiffres parlent eux-mêmes.

1.      Ratio de dette/PIB de 110% (provinciale + fédérale + municipal + HQ), je pense aux pauvres enfants, quel héritage qu’on les laissera.

2.       66% des dépenses pour la santé et l’éducation, plus 10% du service de dette, c’est 76% de la dépense totale, qu’est-ce qui reste?

Mal géré, oui. Mais le problème est plus profond que ça, on a besoin plutôt d’une réforme du système.

La hausse de revenus que le gouvernement puisera dans les poches des contribuables n'a rien d'incertaine, pour la réforme j’ai de sérieux doute!

C’est officiel !, Charest n’a pas eu son bonbon !

Quant Charest se comporte comme un petit opportuniste politique, on récolte ce qu’on sème.

Extrait de: Bachand essuie un refus de Flaherty, LCN, 29/03/2010

À la veille du dévoilement de son budget, le ministre québécois des Finances, Raymond Bachand reçoit une très mauvaise nouvelle. Jusqu’à la dernière minute, il aura espéré plus de deux milliards d’Ottawa. Mais son homologue fédéral, Jim Flaherty dit non.

Refus de FlahertyL’harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale  demeure un sujet très délicat et controversé.

L’an dernier, l’Ontario et la Colombie Britannique ont reçu des milliards pour avoir harmonisé leur taxe de vente avec le fédéral. Le Québec a harmonisé sa taxe de vente au début des années ’90 et s’attendait à une compensation d’Ottawa. D’abord de 2,6 milliards… puis, d’un montant révisé de 2,2 milliards.

Les négociations ont été ardues mais, en janvier, Raymond Bachand disait que tout était réglé… ou presque. Et il s’attendait à une entente avant le dépôt de son budget. Or, le ministre fédéral des Finances vient de jeter une sérieuse douche d’eau froide à son homologue du Québec.

Dans une lettre dont TVA a obtenu copie, il est dit que Québec a envoyé un projet d’entente le 18 mars dernier, projet d’entente rejeté par Ottawa. Au pire, Québec demandait une aide potentielle à la transition. Cette demande a aussi été rejetée.

Dans cette, Jim Flaherty dit : «C’est certes avec plaisir que je poursuivrai nos discussions, mais une entente ne sera possible que si le Québec est prêt à accepter un montant qui cadre avec une entente qui est beaucoup moins complète que celle conclue avec l’Ontario et la Colombie-Britannique.»

Sans entrer dans les détails, on parle ici d’une harmonisation des assiettes fiscales plutôt qu’une entente complète. Alors, évidemment, Québec comptait sur une entente pour soulager un peu la pression financière qu’il subit actuellement… Ce ne sera pas le cas.

Agence de rencontre pour entreprises et investisseurs

Extrait de : Une «agence de rencontre» pour entreprises et investisseurs, Argent , Munger, 29 mars 2010
Un des pionniers de l’investissement sur le Web veut rendre les rencontres entre entreprises et investisseurs plus accessibles pour les compagnies de petite taille.

La société new-yorkaise Instinet, spécialisée dans les services liés au courtage, vient de lancer Meet the Street. Cette «agence de rencontre» a pour but de faciliter l’organisation de réunions entre les entreprises et ceux qui s’intéressent à y investir.

Meet the Street est disponible au Canada et aux États-Unis.
Lorsqu’une entreprise veut organiser une «sortie» dans une ville précise afin de rencontrer des investisseurs potentiels et gestionnaires de portefeuille, elle fait habituellement affaire avec de grands noms comme Goldman Sachs ou la Banque Royale.

Meet the Street agit plutôt à titre de lien direct par l’entremise d’Internet. Une compagnie qui cherche à rejoindre un marché proposera une réunion. Les participants inscrits qui déclarent leur intérêt pour une entreprise ou ses concurrentes peuvent alors se faire contacter par courrier électronique afin d’y prendre part. Ceux qui sont ciblés peuvent indiquer leurs préférences pour le moment choisi.

L’individu ne paie que pour les rencontres, soit 1000 $ pour les réunions tête à tête et 200 $ pour celles de groupe.

Selon Instinet, Meet the Street a un important rôle à jouer car il est plus difficile pour les petites compagnies de trouver leurs investisseurs. Selon ses chiffres, le nombre d’analystes financiers aux États-Unis a chuté à moins de 3000, comparativement à plus de 16 000 à l’an 2000. Moins nombreux, les analystes se concentrent sur les grandes sociétés pour organiser des rencontres.

Se rapprocher des Américains

Marc Dowd, directeur des communications chez Instinet, indique que selon les chiffres à l’interne, 80% des entreprises canadiennes ne sont pas couvertes par des analystes. Il y a là un grand potentiel.

«Nous avons passé pas mal de temps à discuter avec des clients et gestionnaires de relations avec les investisseurs, explique-t-il. Nous sommes confiants, surtout auprès des petites et moyennes capitalisations, qui n’ont pas les moyens de rejoindre leur public.»

Pour une société établie au Canada, Meet the Street élargirait son bassin d’investisseurs. «Nous sommes un gros courtier aux États-Unis, occupant 4% des volumes d’échange, dit M. Dowd. Rejoindre les gestionnaires de portefeuilles de 1200 entreprises intéresse certainement les compagnies canadiennes.»

Mark Dowd cite aussi des sondages réalisés par Instinet pour affirmer que 40% des grandes entreprises aimeraient avoir davantage de contrôle sur les réunions organisées. «Leur investisseur modèle est celui qui achète des millions d’actions et les conserve pour deux ans ou plus. Le client de la banque d’investissement est plus actif, rapportant davantage de commissions. Il y a un conflit sur le choix de l’investisseur que la compagnie veut voir et celui que la banque veut lui présenter.»

«Si vous êtes un gestionnaire qui veut voir le PDG de Bombardier, celui qui va organiser la rencontre va lui montrer ses meilleurs clients, illustre M. Dowd. Si vous n’en faites pas partie, vos chances de le rencontrer sont faibles.»

La Californie serait moins solvable que le Kazakhstan

Les États ne peuvent faire des déficits, ils doivent jouer à deux niveaux: augmenter les taxes et baisser les dépenses.

Extrait de: La Californie serait moins solvable que le Kazakhstan, Nicolas Bérubé, La Presse, 09 mars 2010

Si le legs de l'ère Schwarzenegger pouvait se résumer en un seul grand titre, ce pourrait être celui-ci: les finances de la Californie sont en si mauvais état que les investisseurs font désormais plus confiance à la capacité de payer... du Kazakhstan.

C'est ce que s'est amusé à calculer le site financier Seeking Alpha, qui a comparé le prix des Credit Default Swaps (CDS) des deux États. Le calcul a montré que l'indice de la Californie est actuellement de 303, tandis que celui du Kazakhstan est de 204.

Les CDS agissent comme une police d'assurance contractée sur une dette: plus l'indice est élevé, plus le marché estime que les chances de non-paiement sont importantes.

Bref, cette semaine, le marché estime que les bons du Trésor de la Californie sont 50% plus risqués que ceux du Kazakhstan.

«À titre de comparaison, les CDS sur les bons du Trésor de la Grèce ont un indice de 364, ceux de l'Islande sont à 524 et ceux de l'Espagne, à 130», note l'analyste Scott Grannis.

La Californie en faillite

Un des facteurs expliquant le faible risque du Kazakhstan est sans doute les réserves importantes de pétrole qui se trouvent sur son territoire, estimées à 60 milliards de barils.

Or, la comparaison montre bien que les problèmes financiers de la Californie, huitième économie mondiale, préoccupent les investisseurs. L'État le plus populeux des États-Unis prévoit un déficit de 20 milliards US en 2010.

Récemment, le PDG de JP Morgan Chase, Jamie Dimon, a dit qu'il était davantage préoccupé par les finances de la Californie que par celles de la Grèce.

«La Grèce en elle-même n'est pas un problème pour nous. Mais, à cause de sa taille et de ses problèmes avec sa dette, la Californie pourrait produire un effet de contagion aux États-Unis.»

Le produit intérieur brut (PIB) de la Californie frise les 2000 milliards US, et représente 13% de l'économie américaine. Celui de la Grèce est de 300 milliards US, ou 2% de l'économie de l'Europe.

Ces jours-ci, le gouverneur Arnold Schwarzenegger - élu en 2003 après avoir promis de faire le ménage dans les finances publiques - demande 6,9 milliards US en fonds d'urgence à Washington. L'administration Obama refuse, sous prétexte que cela entraînerait un déluge de demandes semblables de la part d'autres États, aux prises avec une baisse des revenus en raison de la crise économique.

Sur le plan national, 40 États américains prévoient afficher des déficits cette année, totalisant 194 milliards US, soit 28% de la taille de leur économie.

Elizabeth McNichol, du Centre pour la priorité du budget, note qu'il s'agit d'un scénario catastrophe. «La récession entraîne une chute dramatique des revenus des taxes et des impôts. Parallèlement, les besoins en services sociaux et en soins de santé augmentent.»

Toute augmentation des taxes et des impôts en Californie doit être adoptée par les deux tiers de l'Assemblée et du Sénat de l'État, une tâche rendue impossible par le refus des élus républicains de permettre une telle hausse. Qui plus est, le Sénat est dominé par une majorité de démocrates, peu intéressés à sabrer les programmes sociaux et la paie des employés de l'État, comme le demande le gouverneur.

Déjà, des milliers de fonctionnaires sont placés en congé forcé un jour par semaine. Les droits de scolarité pour les universités publiques viennent de grimper de 32%, déclenchant des manifestations à UCLA et des émeutes à Berkeley le mois dernier.

Note de crédit du Québec

La situation du Québec présente d'inquiétantes similitudes avec celle de la Grèce.
La récession a frappé beaucoup moins fort ici qu'ailleurs en Amérique du Nord. La contraction économique l'an dernier dans la société distincte est estimée à 1,7%, comparativement à 2,6% d'un océan à l'autre, 2,4% aux États-Unis et plus de 5% au Mexique.
Le Québec se dirige vers un déficit de 4,7 milliards. Si on ajoute la part qui lui revient du déficit fédéral, soit 12 milliards, on en arrive à un déficit qui équivaut à 5,6% de la taille de son économie (303 milliards).
Mince consolation, 5,6% c'est deux fois moins que la Grèce, dont le PIB est plus petit que celui du Québec, en dépit d'une population plus grande.
Toutefois, selon une étude du ministère des Finances, la dette publique du Québec équivaut déjà à 94% de la taille de son économie, si on la mesure selon les critères de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
Son service coûte 6,2 milliards au Trésor cette année, soit 10% des revenus budgétaires. Dans quatre ans, cela pourrait passer à 9,8 milliards.

Déjà, la note de crédit du Québec (A high) est bien inférieure à celle du
Canada (AAA) et même du Nouveau-Brunswick (AA-), alors que
nous
vivrons un choc démographique plus grand.
Que faire?
Cela suppose un meilleur contrôle de la croissance des dépenses et une tarification des services aux prix du marché.
«L'expérience récente de la Grèce démontre les problèmes et contraintes que peuvent engendrer certains changements quand l'endettement d'un pays devient préoccupant pour la communauté financière internationale», concluent-ils.
Actuellement la firme Moody’s accorde une note Aa2 (stable) au Québec, ce qui est inférieur au Aa1 de l’Ontario. Les premiers de classe au pays sont l’Alberta et la Colombie-Britannique qui jouissent d’une cote AAA, la meilleure consentie par Moody’s.
L’agence DBRS, qui emploie une autre échelle de notation, a de son côté inscrit une cote A high (stable) au bulletin du Québec, ce qui est également inférieur aux notes de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de l’Alberta qui s’élèvent respectivement à AA low, AA high et AAA.
Une révision à la baisse de ses notes aurait un impact sur le bilan financier du Québec selon Charles Lefebvre, vice-président principal, chez Optimum Gestion de placement. «C’est difficile à prévoir mais c’est évident que le coût de financement de la dette sera plus élevé», a-t-il commenté.
Le gouvernement du Québec doit présentement verser des frais d’intérêt de 4,15% lorsqu’il vend des obligations sur le marché pour financer sa dette. Ce taux pourrait passer à 4,25% si les agences abaissaient d’un cran la cote de crédit de la province.

Pratiques douteuses des banques

Alors qu'Ottawa s'apprête à resserrer encore une fois les règles entourant le financement hypothécaire, il demeure facile de se procurer un prêt sans aucune mise de fonds, a constaté La Presse Affaires.

Le comptant minimal exigé pour qu'une hypothèque soit assurée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) est passé de zéro à 5% en octobre 2008, en vue de «protéger et renforcer le marché canadien du logement». Or, selon notre enquête, au moins cinq des huit grandes institutions financières du pays continuent à prêter à des demandeurs qui n'ont pas de liquidités, tant que leur dossier de crédit est sain.

La Presse Affaires a appelé les banques en prétendant être un client doté d'un bon revenu, mais dénué d'épargnes et de placements, intéressé à l'achat d'une maison sans comptant. Les préposés de Desjardins, CIBC, la Banque Nationale, la Banque Laurentienne et la Banque Scotia nous ont proposé diverses solutions pour obtenir un prêt malgré cette absence de fonds.

Le plus souvent, les employés offraient une hypothèque avec un «retour en argent» équivalent à 5% de la valeur du prêt, en échange d'un taux plus élevé. D'autres nous ont proposé des marges de crédit, prêts personnels et prêts-REER en vue d'emprunter les 5% requis.

Ces pratiques sont tout à fait légales. Mais selon Louis Gagnon, professeur de finances à la Queen's School of Business, elles sont «épouvantables». Et, surtout, contraires à l'esprit des changements apportés par Ottawa, qui visent à restreindre quelque peu l'accès au financement hypothécaire pour éviter la formation d'une bulle immobilière.

«Ce n'est vraiment pas bien, parce que ça va non seulement à l'encontre de l'esprit de la loi, mais aussi à l'encontre de la sûreté de notre système financier», a lancé M. Gagnon en entrevue téléphonique.

Mo Chaudhury, professeur à la faculté de gestion Desautels de l'Université McGill, estime que les banques cherchent peut-être à percer de nouveaux créneaux en prévision de la baisse prochaine des prêts pour les propriétés spéculatives. «C'est pourquoi elles sont aussi agressives avec le marché des premiers acheteurs.»

Quoi qu'il en soit, M. Chaudhury ne s'offusque pas de voir les institutions prêter à des acheteurs sans mise de fonds. Les banques sont en affaires pour courir des risques, dit-il. «Dans ce cas-ci, si elles peuvent être assurées que vous avez un travail relativement stable et payant, je pense que c'est un bon risque pour les banques.»

Quel risque M. Chaudhury ?

C'est là qu'intervient la SCHL, qui garantit les titres hypothécaires créés par les banques au moyen de leurs hypothèques. Les banques cristallisent ainsi leurs profits et ne s'exposent à aucun risque en cas de défaut de paiement de l'emprunteur.

Autrement dit, c'est la SCHL qui prend les risques. Un coup d'oeil à ses résultats montre d'ailleurs que la SCHL a bien répondu à l'appel du ministre des Finances, Jim Flaherty, l'automne dernier, en augmentant considérablement ses cautionnements pour les titres hypothécaires. Au 31 décembre 2007, la SCHL en avait pour 165,3 milliards de dollars (G$). En 2008, ils ont augmenté de 68,6 G$, pour atteindre 233,9 G$, alors que la SCHL prévoyait qu'ils diminueraient. Cette année, elle prévoit une autre augmentation de plus de 100 G$

Vous pouvez également mieux comprendre la meilleure tenue de nos banques par rapport aux banques américaines et européennes. La majeure partie du portefeuille hypothécaire des banques canadiennes est garantie par le gouvernement, donc par nous. Elles affichent donc peu de pertes.

N’oubliez pas que ceux qui achètent depuis quelques années des maisons garanties par la SCHL ont créé de la croissance économique sans en avoir véritablement les moyens et notre gouvernement le sait.  Ils ont garantis des profits aux banques aux dépends de la sécurité financière des familles.

CCQ – FTQ, liens familiaux ?

La CCQ est aussi responsable de l’enquête sur les présumés cas d’intimidation sur les chantiers de la Côte-Nord.

Au moins huit employés de la Commission de la construction du Québec (CCQ), un organisme indépendant qui surveille le secteur de la construction, aurait des liens familiaux avec des dirigeants de la FTQ-Construction.

La CCQ est aussi responsable de l’enquête sur les présumés cas d’intimidation sur les chantiers de la Côte-Nord. Selon le réseau TVA, Richard Massé, qui est le frère d'Henri Massé, l’ancien président, dirige la division de l’inspection de la CCQ.

La liste des employés de la CCQ mis en cause :

-La conjointe de Richard Goyette, le directeur général de la FTQ-Construction;

-La sœur d’Alain Pigeon, le directeur général adjoint de la FTQ-Construction;

-La fille d’Yves Mercure, le président de la FTQ-Construction;

-La fille d’Yves Ouellet, le vice-président de la FTQ-Construction;

-La conjointe de Pierre Morin, le directeur à l’organisation de la FTQ-Construction;

-La fille et le gendre de Robert Paul, le directeur des opérations de la FTQ-Construction

Liens serrés CCQ et FTQ

L'entrevue - La nostalgie des années Thatcher

Extrait de: L'entrevue - La nostalgie des années Thatcher, Antoine Robitaille, le Devoir, 29 mars 2010

La «dame de fer» a eu un effet marquant sur tous les partis anglais, estime l'économiste britannique John Blundell

Margaret Thatcher rentrant chez elle après une nuit passée à l’hôpital, en mars 2008. L’ancienne première ministre britannique «a sauvé la Grande-Bretagne», affirme l’économiste John Blundell.

L'économiste John Blundell, thatchérien de stricte obédience, affirme que la crise financière a été créée par une réglementation excessive. Il soutient que les idées de celle qui fut première ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990 sont plus vivantes qu'on ne le croit.

Margaret ThactcherQuébec — La crise financière? John Blundell refuse l'idée selon laquelle ce serait un lointain effet du thatchérisme, idéologie qui a promu les déréglementations depuis les années 80. L'analyse ne surprend pas dans la bouche de John Blundell, biographe et admirateur de la dame de fer. En 2008, l'ancienne première ministre britannique a elle-même désigné cet économiste et directeur général d'un grand think tank de droite anglais (Institute of Economic Affairs) comme l'un de ceux qui avaient synthétisé le «thatchérisme».

Invité la semaine dernière par l'Institut économique de Montréal  à prononcer dans la métropole deux discours autour de son dernier opus, Margaret Thatcher, A portrait of the Iron Lady (Londres, Algora, 2008), M. Blundell estime du reste qu'il faudrait «bien plus que la crise actuelle» pour ébranler l'héritage du thatchérisme. Cette pensée, explique-t-il, a permis d'installer solidement dans les esprits l'idée que l'économie de marché était supérieure à l'économie planifiée.

Le Labour transformé

Par exemple, le parti opposé à Thatcher, «le Labour, a été transformé pour toujours», note-t-il. Le parti de gauche est allé jusqu'à «se débarrasser d'une clause de son programme qui favorisait la propriété publique des moyens de production»; lui qui avait nationalisé «à peu près tout» après la Seconde Guerre mondiale. Celle qui a été chef du Parti conservateur pendant toute la décennie 1980 a donc eu un effet sur tous les autres partis anglais, lesquels se sont sentis contraints de se redéfinir par rapport à elle. «Elle a ni plus ni moins créé le New Labour» de Tony Blair, dit M. Blundell. Tony Blair est même considéré en Angleterre par plusieurs comme le vrai «fils spirituel» de Lady Thatcher.

Et alors que le Royaume-Uni est en pleine campagne préélectorale (un scrutin doit se tenir avant la fin du printemps), ils sont plusieurs à se référer à l'ancienne première ministre. Si Margaret Thatcher, âgée de 85 ans et malade, se fait très discrète ces dernières années, son mythe, lui, semble solide.

Pour les dirigeants du Parti conservateur, les difficultés financières actuelles de l'Angleterre (illustrées selon eux par le dernier budget du travailliste Gordon Brown) ainsi que des événements comme la grève à British Airways rappelleront aux Britanniques le fameux «winter of discontent» («l'hiver du mécontentement») qui a précédé la victoire de Thatcher en 1979. Nick Clegg, chef du Parti libéral démocrate anglais — un tiers parti là-bas — s'est lui-même réclamé de Margaret Thatcher récemment, souligne John Blundell. L'influence de la dame dépasse les frontières, insiste-t-il: «Dans un récent discours d'Obama, l'éloge de l'économie de marché rappelait les thèses de Thatcher.»

Discours à contre-courant

Le discours de John Blundell est pour le moins inhabituel, voire à contre-courant. L'admiration sans borne pour le «privé» qui ferait toujours mieux les choses que l'État, propre aux années et aux disciples de Thatcher, s'est heurtée à une dure réalité dans la dernière décennie. Enron, Conrad Black, Lehman Brothers, AIG, Madoff, etc.: ces noms, en vrac, renvoient à l'inefficacité, aux scandales, à la cupidité débridée d'un capitalisme financiarisé trompeur, déréglementé et pyramidal, ayant prospéré dans les années Thatcher-Reagan puis pendant l'ère Greenspan.

M. Blundell insiste pourtant: «La crise que nous avons vécue ne fut pas celle d'un marché non réglementé ou trop légèrement réglementée, comme on l'entend souvent. Au contraire, ce fut la faillite d'un marché très réglementé.» Et il déplore que d'autres réglementations se profilent à l'horizon et aillent «venir s'empiler sur celles qui existent déjà».

Toute bonne Peut-être. Mais arrêtons-nous aux cas du système bancaire canadien, fortement réglementé: plusieurs observateurs ne s'accordent-ils pas à dire que c'est grâce à cela qu'il a mieux résisté à la fameuse tempête? «Certes, il semble bien que ce soit le cas», admet l'économiste britannique, tout en précisant ne pas connaître à fond ce domaine. Lorsqu'on lui demande s'il n'y a pas des domaines, comme les paradis fiscaux, où une réglementation s'impose, voire urge, il semble désarçonné et même inquiété par la question: «Ce n'est pas à moi à répondre à cela... Mais où voulez-vous en venir avec cette question? Vous écrivez une chronique d'opinion ou une interview?»

M. Blundell se dit «davantage intéressé par le portrait plus général et les grands principes» que par des cas précis. Par exemple, «toute bonne réglementation sera fondée sur des principes facilement compréhensibles plutôt que sur une liste de règles cherchant à prévoir tous les cas imaginables». Et c'est cela que Margaret Thatcher avait compris, selon lui, grâce à une compréhension fine de la «nature humaine». Souvent quand les économistes, les politiciens et les journalistes parlent d'une règle ou d'une loi, ils oublient totalement que dès qu'une telle chose est appliquée, l'humain s'emploiera à la contourner: «Si vous adoptez une norme s'appliquant aux entreprises de 50 employés et plus, illustre-t-il, vous verrez, dans les jours qui vont suivre, que les compagnies de 49 employés et moins vont se mettre à se multiplier.»

Les PPP

Au reste, M. Blundell a été étonné de l'intérêt porté par les Québécois aux partenariats public-privé. (C'est sans doute là l'effet d'une dame de fer d'ici, Monique Jérôme-Forget, qui citait souvent les PPP britanniques en exemple.) Pour M. Blundell, il faut éviter toute approche idéologique en la matière: «Chez nous, certains PPP semblent bien fonctionner, mais d'autres ont tourné au cauchemar. J'ai remarqué que plusieurs hommes d'affaires d'expérience ont renoncé à participer à ces aventures, notamment en raison de la paperasse que cela impose et qui est parfois infinie.»

John Blundell aimerait bien qu'un politicien britannique contemporain se donne un programme authentiquement thatchérien qui consisterait par exemple à «stopper l'énorme vague de législation» qui risque de s'abattre sur le Royaume-Uni; à renégocier l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne et à améliorer la santé et l'éducation en «entamant les monopoles d'État».

Mais David Cameron, le chef actuel du Parti conservateur (écarté du pouvoir depuis 13 ans), a soutenu récemment qu'il était un «conservateur libéral» (libéral au sens anglais du terme, c'est-à-dire centre gauche). De toute façon, M. Blundell conclut son livre ainsi: «La politique nécessite du leadership et du courage. Je doute que nous revoyions un jour une personne d'une aussi grande ténacité et aussi engagée que Margaret Thatcher. Elle était unique. Elle a sauvé la Grande-Bretagne. Elle a modifié le cours de l'histoire mondiale.»

John Blundell fut directeur général de l’Institute of Economic Affairs, considéré comme le laboratoire d’idées le plus prestigieux au Royaume-Uni, de 1993 à 2009. M. Blundell a participé à la création et au développement de nombreux organismes de recherche aux quatre coins du monde. Il a entre autres dirigé le Press, Research and Parliamentary Liaison Office de la Federation of Small Businesses (1977-1982), a été président de la Atlas Economic Research Foundation (1987-1991), a cofondé et a été président du conseil de l’Institute for Children (1993-1997) et siège actuellement au conseil de l’Institute for Humane Studies (États-Unis) et de l’Institute for Economic Studies (Europe).

Horaire de 12 heures

    Quant il y a de la bonne volonté, on peut s’en sortir !

    Extrait de: Révolution à l'urgence, Éric Yvan Lemay, Le Journal de Montréal, 26/03/2010

        Tannées du temps supplémentaire obligatoire, des infirmières de l'hôpital de Rouyn-Noranda ont voté pour prolonger leur horaire à 12 heures. En échange, elles obtiennent plus de jours de congé et n'ont pratiquement plus de temps supplémentaire à faire.

          Le projet-pilote mené depuis septembre dernier a créé une véritable petite révolution dans l'urgence qui avait perdu 15 infirmières d'expérience en 18 mois. Une solution miracle dans le contexte de la pénurie d'infirmières?

          «C'en est une. On ne peut plus faire de 16 heures comme avant. Avec cet horaire, on est protégé», dit Janie Dubé qui travaille à l'urgence depuis 10 ans.

          «De toute manière, avant, on faisait beaucoup de 12 heures parce qu'il manquait souvent du monde pour le shift de soir.» La mère de famille est ainsi passée de sept jours de travail sur 14 à seulement cinq.

          Bon pour la vie de famille

          Elle dit maintenant pouvoir profiter à fond de ses enfants de trois et cinq ans. «Quand je retourne travailler après neuf jours, ils sont surpris», dit-elle en riant. «En plus, ça m'a permis de profiter de toutes les belles journées qu'on a eues au début du mois.«

          Cet horaire a été décidé par les infirmières de l'urgence elles-mêmes. Après avoir fait la suggestion à la direction, on a établi un projet-pilote de 22 semaines. L'horaire a tellement plu que 87 % des infirmières ont voté pour qu'il soit implanté de façon permanente.

          Avant le projet, 56 % des infirmières disaient avoir assez de congés, un taux qui est passé à 94 % en février.

          On a également pu diminuer de 49 % les congés ponctuels notamment pour maladie.

          Des journées plus exténuantes

          L'hôpital de Rouyn n'est pas le seul à appliquer un horaire de 12 heures, mais c'est la première fois qu'on en mesure les impacts de façon précise (voir autre texte). Ainsi, on n'a pas noté plus de risque d'erreur malgré un horaire plus long.

          Évidemment, tout n'est pas parfait. Il a fallu que les infirmières acceptent de faire la rotation de quarts de nuit et de jour. «Au début, c'était dur. Les journées étaient longues et on avait l'impression de ne pas voir le bout. On n'avait souvent pas le temps de manger ou de prendre une pause», dit Janie Dubé.

          Une fin de semaine sur trois

          Malgré tout, l'horaire lui convient maintenant parfaitement comme à la plupart de ses collègues. Parmi les 26 postes, quatre seulement sont restées à huit heures. «Je me propose même pour faire une sixième journée (sur 14) quand ils ont besoin.»

          Cet horaire a également permis d'attirer une nouvelle infirmière à l'urgence, elle qui hésitait entre trois centres hospitaliers de la région. Il faut dire que cette dernière avait goûté aux horaires de 12 heures en Suisse.

          Les directions d'hôpitaux ne devraient pas imposer l'horaire de 12 heures, mais ce sont aux infirmières de se mobiliser pour l'exiger auprès de leur employeur.

          «Si ça marche ici, c'est que ce sont les infirmières qui l'ont d'abord demandé», dit le directeur des soins critiques et ambulatoires du CSSS Rouyn-Noranda, Mario Racette.

          Avec une collègue gestionnaire, il a suivi l'évolution de ce changement tout au long du projet-pilote de septembre à février dernier dans le cadre d'un travail universitaire.

          En 22 semaines, il n'est arrivé que deux fois qu'on doive obliger des infirmières à rester parce qu'il manquait de personnel.

          Appui du syndicat

          Même le syndicat qui représente les infirmières a participé au projet et donné son aval. «Tout est dans le motif qui justifie le recours aux 12 heures. Si c'est pour sur-utiliser tes ressources, tu n'es pas gagnant. Par contre, pour une infirmière, le fait d'avoir plus de congés peut être attrayant.»

          Le projet est si bien reçu qu'on souhaite maintenant regarder la possibilité de l'implanter dans d'autres départements. D'autres hôpitaux ont également contacté Mario Racette pour étudier cette possibilité.

          Ce dernier insiste toutefois pour dire qu'il faut de la flexibilité. Ainsi, quatre infirmières ne travaillent que de nuit, alors que quatre autres sont toujours sur un horaire de huit heures.

          Audio-2 

          Pourquoi les infirmières vont dans le privé ?

          (Un montage audio avec 5 intervenants clés qui explique les enjeux de cette migration. M. Dutrizac fait des interviews avec M Désilets président de l’agence Code Bleu, Sylvie Savard de la FIQ, Mme Dusseaut infirmière en Suisse, Yves Lamontagne président du collège des médecins et M. Bolduc ministre de la santé.)

           

           

        Le monopole de l'UPA

        Au Québec, toute la question des monopoles syndicaux commence à susciter beaucoup d'intérêt. Probablement parce qu'on découvre soudainement leur existence, leurs forces et leurs faiblesses, eux qui ont lentement pris forme au Québec, sans tambour ni trompette.

        Quelques cas d'intimidation médiatisés sont en train de déter rer tout un système qui avantage une partie de la population au détriment d'une autre.

        Un système qui est aussi soupçonné de faire gonfler les factures de tout le monde.

         

        «Un monopole syndical: ça va contre tous les principes démocratiques comme la liberté d'association, le pluralisme des voies ou même la liberté d'expression.

         

        Extrait de: Rambo a déterré les monopoles, Dany Doucet, 28/03/2010 07h06

        Cette semaine, c'était au tour de la puissante Union des producteurs agricoles (UPA) d'être dénoncée pour des pratiques d'intimidation contre un de ses membres récalcitrants.

        Lorsqu'une brebis semble s'égarer, comme dans le cas de ce fromager qui avait baptisé un de ses produits «Le brie du monopole» en l'honneur de l'UPA, un berger convaincant (pour ne pas dire intimidant) débarque et s'occupe de le ramener dans le troupeau.

        L'UPA est le monopole syndical le plus vieux, le plus puissant et le plus connu. C'est lui qui commercialise les produits agricoles du Québec.

        «C'est le seul monopole en agriculture sur la planète. Si vous ne payez pas vos cotisations syndicales, la loi prévoit ici que vous ne recevez pas le remboursement de taxe foncière agricole du gouvernement, c'est-tu assez fort, ça?», a rappelé cette semaine le président d'un petit syndical agricole alternatif, Benoît Girouard, de l'Union paysanne, au cours d'une entre-vue au Journal.

        Si vous ne payez pas 

        Merci Rambo

        Pour Benoît Girouard, les cas d'intimidation dénoncés sur la Côte-Nord et fortement médiatisés constituent en quelque sorte un cadeau du Ciel.

        «Ça fait des années qu'on dénonce les problèmes du monopole syndical de l'UPA, dit-il, mais avant le cas de la FTQ Construction, personne ne nous écoutait. L'agriculture, on dirait que le monde s'en fout un peu.» 

        «Un monopole syndical, rage Benoît Girouard, ça va contre tous les principes démocratiques comme la liberté d'association, le pluralisme des voies ou même la liberté d'expression.»

        Commentaires des blogueurs:

        Ghislaine Fortin, 2010-03-28 09:44:15

        En agriculture, nous sommes écrasés par l'UPA. Tu ne plies pas l'échine? Pas de problème: on met tout notre savoir faire pour te mettre en faillite. Tout le monde le sait à la campagne.....
        -pas de prêt
        -pas de marge de crédit
        -pas d'aide gouvernementale aucune
        -fouille multiple par l'impôt
        et si tu n'as pas compris:
        -déshabillage financier intensif devant la régie des marchés agricoles digne tribunal à la solde de ce syndicat
        -sans aucun droit donné par la loi, condamnation de montants qui se chiffrent par dizaines, centaines et millions de dollars: mettez-en ce n'est pas de l'onguent.
        La cerise sur le sundae: en 200l, Laurent Pellerin, grand président de l'UPA, a réussi à prendre le contrôle de la financière (qui soi-dit en passant est l'argent des contribuables) et le c.a. était contrôlée par de grands esprits de l, sous sa saine gestion, en moins de sept ans, les futurs contribuables auront à éponger plus de UN MILLIARD TROIS CENTS MILLIONS DE nos beaux dollars.....que voulez-vous graisser des tit-namis cela prend de l'argent.
        Le plus beau: Laurent Pellerin a reçu la Légion d'honneur du Québec pour ce grand fait d'arme car la Financière a été l'oeuvre de sa vie...(sic)

        d mansour, 2010-03-28 10:22:57

        Le gouvernement via l’UPA ne veut pas de concurrence saine, il ne veut qu’un monopole. Un jeune de 10 ans de la région de st-Lazare élevait pour gagner de l’argent de poche, des poules, il vendait les œufs en faisant du porte à porte dans le voisinage, un jour le gérant de l’épicerie local lui proposa de vendre ses œufs à l’épicerie et bien un inspecteur de l’UPA avisa le commerçant et le jeune garçon qu’il était interdit par la loi de vendre commercialement des produits non approuvé par le gouvernement. Devant la menace d’amende sévère, le garçon du cessé sont activité lucrative.
        Au Québec les prix des produits sont fixé par la puissante UPA, nous les consommateurs nous payons des prix artificiellement gonflé afin de maintenir à flot une production grassement subventionné, Pourquoi ? Moi je paie plus que mon voisin américain! Pour soutenir un producteur local? Je suis pour la loi du libre marcher et des prix plus concurrentiel comme ont nos voisins américain. Si le producteur local n’est pas assez intelligeant pour suivre et bien qu’il change de métier.

        Primes, inacceptables pour des monopoles d’états

        J’arrive à la même conclusion, l’imbécilité dans la plus simple expression (SAAQ), aucune prime ne devra être donné, c’est un non sens de donner un boni sur un rendement quant c’est un marché captif.

        Extrait de : Primes en prime, J. Jacques Samson, Journal de Québec, 25/03/2010

        Les bonis aux dirigeants et aux cadres ainsi que les primes de séparation exorbitantes accordées lors de fins de lien d’emploi dans l’appareil gouvernemental et dans les sociétés d’État font rugir les contribuables. Jean Charest doit mettre la hache dans ces pratiques.

        L’argument que ces rallonges sont nécessaires pour recruter des gestionnaires de haut calibre est généralement fallacieux et une insulte aux hauts fonctionnaires de carrière d’une grande compétence qui n’en toucheront jamais. Une poignée seulement de postes névralgiques exige une expertise poussée qu’on ne retrouve peut-être pas dans la machine administrative à un certain moment. Les gouvernements affectent plutôt un grand nombre d’amis du parti dans des postes de sous-ministres à contrat ou à la direction des sociétés d’État.

        Les bonis et les primes devraient donc être limités aux titulaires d’un nombre extrêmement restreint de postes. Cette pratique est au contraire de plus en plus répandue et elle est la source de graves injustices.

        Les monopoles

        Le cas des dirigeants des sociétés d’État monopolistiques, comme Hydro-Québec, Loto-Québec, la Société des alcools, la Société de l’assurance automobile, la Régie de l’assurance maladie, est plus particulièrement source de controverses.

        Ceux-ci ont pour mandat de faire augmenter les dividendes (profits) versés au gouvernement, qui leur fixe un objectif lors de la présentation du budget, ou de s’assurer de la bonne santé financière des régimes, pour la SAAQ et la RAMQ. Ces gestionnaires ne sont pas en concurrence avec des compétiteurs aux dents de requins, comme le sont les dirigeants d’entreprises commerciales privées. C’est d’ailleurs dans les sociétés d’État à revenus qu’on retrouve un grand nombre d’anciens personnages clés des partis politiques.

        Ø  Le président de Loto-Québec est par exemple Alain Cousineau, un ex-dirigeant du PLQ

        Ø  Les deux principaux vice-présidents sont Jean Royer, ex-conseiller principal de Jacques Parizeau, et Pierre Bibeau, ex-bras droit de Claude Ryan, Robert Bourassa, organisateur politique de Jean Charest et conjoint de la ministre Line Beauchamp.

        Les bonis dits au rendement dans les sociétés d’État commerciales monopolistiques devraient être éliminés. Les dirigeants de celles-ci devraient être rémunérés selon un salaire annuel prévu à leur contrat, augmenté proportionnellement à ce qui est accordé dans la fonction publique. Ceux qui estimeront être sous-payés pourront toujours vérifier leur réelle valeur marchande dans le secteur privé.

        Les institutions financières

        Les bonis et les primes peuvent par ailleurs avoir un effet pervers dans les institutions à vocation financière, comme la Caisse de dépôt et placement ou la Société générale de financement. Les dirigeants ont alors un intérêt personnel à tenter de maximiser les rendements de capitaux provenant des épargnes ou des impôts, des taxes et des tarifs aux citoyens. Ils jouent au Monopoly avec notre argent. Ils touchent des primes lorsque les rendements sont bons et même lorsqu’ils ne le sont pas. Lorsqu’ils se gourent trop, ils sont simplement déplacés discrètement ou lorsqu’on les invite à quitter, ils sautent de l’avion avec des parachutes dorés de plusieurs centaines de milliers de dollars parfois.

        Vaut mieux consentir Le ménage

        Les sociétés d’État sont de simples bras du gouvernement. Elles jouissent d’une fausse autonomie.

        Le gouvernement doit faire table rase des règles qu’elles s’inventent sur la rémunération de leurs dirigeants, fournir à celles-ci un cadre précis de rémunération et s’assurer qu’elles le respectent.

        Vaut mieux consentir des salaires plus élevés lorsqu’ils sont vraiment justifiés par la rareté d’une expertise que de laisser croître hypocritement des régimes de bonis aléatoires et discriminatoires.

        Expert conseil: Rambo

        Vous voulez savoir comment maintenir un monopole, notre expert-conseil Rambo vous donnera quelques trucs.

        Extrait de: Le problème derrière le discours accrocheur, Dany Doucet, le Journal de Montréal, 28/03/2010

        Comment maintenir un monopole,dans une conférence de presse surréaliste qui l'aurait fait élire comme député de n'importe quelle circonscription ou mairie de la Côte-Nord, Bernard Gauthier, surnommé Rambo, a expliqué la semaine dernière, avec une candeur remarquable, à quel point il avait «innové» pour créer le meilleur système pour les «pères et les mères de famille» de sa région, en plus des «jeunes autochtones».

        Il serait facilement devenu le premier député avec une coupe mohawk, une boucle d'oreille et un chandail noir moulant, mais sans doute pas le premier «à parler fort», pour employer sa propre expression.

        «Rambo» Gauthier a expliqué très clairement comment fonctionne son «système innovateur» qui consiste à fournir rapidement des «bons travailleurs» aux entreprises qui viennent construire sur la Côte-Nord. Principalement en matière de machinerie lourde, dont il représente 90% des opérateurs en tant que représentant du local 791 du Syndicat des opérateurs de machinerie lourde affilié à la FTQ Construction.

        Comme une agence de placement

        Sur un coup de téléphone, Bernard Gauthier peut fournir en quelques heures la meilleure main-d'œuvre disponible dans sa région aux employeurs qui comprennent qu'il est dans leur intérêt de passer par lui. Il n'impose ses travailleurs à personne, dit-il.

        Les entreprises auraient le choix de recruter par elles-mêmes, selon lui, en demandant les noms de ceux qui sont disponibles auprès de l'organisme qui est en principe chargé de le faire, la Commission de la construction du Québec (CCQ).

        Comment maintenir son monopole

        ·         Ce que «Rambo» Gauthier n'a pas dit, cependant, c'est ce qui arrive aux entreprises qui décident de passer par le canal officiel de la CCQ, et non par lui et la FTQ Construction, pour trouver leur main-d'œuvre.

        ·         Ni ce qui arrive aux travailleurs qui acceptent des postes sans passer par son «service de placement» ou qui choisissent de s'associer aux autres centrales syndicales.

        ·         Ni que la CCQ ne possède pas les listes de noms disponibles à jour parce que ni les employeurs ni les travailleurs ne l'informent correctement des disponibilités.

        Ça ne prend pas un génie pour lire entre les lignes.

        «Ça parle fort, c'est normal», a répété plusieurs fois «Rambo» durant sa conférence de presse. Quand un colosse comme lui (qui ne mettrait pas sa photo sur un porte-clés, de son propre aveu) ou ceux qui l'entouraient à sa conférence de presse se mettent à parler fort, les entrepreneurs de la Côte-Nord doivent probablement écouter.

        D'autres cas de monopoles syndicaux se retrouveront assurément dans l'actualité, peut-être éventuellement celui du Local 144 du Conseil provincial des métiers de la construction du Québec (International), qui compte dans son membership rien de moins que 100% de la main d'œuvre des soudeurs en tuyauterie et plus de 90%des tuyauteurs-plombiers du Québec.

        Autrement dit, aucun employeur ne peut avoir recours à un soudeur en tuyauterie sans faire affaire avec le local 144

        Podcast de Québec-Droite

        La FTQ, le bureau de placement
        Podcast-4
        Voici un résumé audio des meilleurs moments, que j’ai retenu parmi plusieurs entrevues sur le dossier FTQ-Bureau de placement depuis 2 semaines.



        PodCast
        Description
        4
        FTQ - Bureau de placement                                                                    
        Introduction de votre blogueur                                                0 min. 0 sec       
        Michel Desautels & Christian Latreille                                     3min. 13 sec.
        Pierre Maisonneuve& Christian Latreille                                  6 min. 14 sec.
        Pierre Maisonneuve & Jean Cournoyer                                     7 min. 35 sec.
        Paul Arcand & Michel Arseneault                                            10 min. 10 sec.
        Michel Desautels & Claudette Carbonneau                            12 min. 47 sec.
        Benoit Dutrizac & Bernard Landry                                          15 min. 00 sec.
        Pierre Maisonneuve & Entrepreneurs                                     17 min. 54 sec.
        Laroque & Lapierre entrevue                                                  29min. 58 sec.
        ( M. Hamad, A. Maltais, F. Bonnardel)
        Gilles Parent & Réjean Breton                                                38min. 04 sec.
        Musique                                                                                45 min. 00 sec.
        3
        (Un montage audio avec 5 intervenants clés qui explique les enjeux de cette migration. M. Dutrizac fait des interviews avec M Désilets président de l’agence Code Bleu, Sylvie Savard de la FIQ, Mme Dusseaut infirmière en Suisse, Yves Lamontagne président du collège des médecins et M. Bolduc ministre de la santé.)
        2
        (Opinion de votre blogueur sur les embuches et les perspectives d’avenir, si le Québec n’intervient pas rapidement sur le déficit structurel.)
        1
        (L’historique de votre blogueur et le pourquoi de ce blog !)
        Source originale des Podcasts

        Finally, a product to brag about

        Extrait de: Finally, a product to brag about, by Chris Sorensen, Macleans.ca, March 18, 2010

        Microsoft CEO Ballmer has good reason to cheer the new Windows

        Steve Ballmer, the über-enthusiastic CEO of Microsoft—who once jumped around on stage and screamed himself hoarse at an employee event—was in Toronto last October to energize a hotel ballroom full of IT managers about the company’s new Windows 7 operating system, a replacement for its much-maligned Vista OS. As had become customary at such appearances, Ballmer took a self-deprecating swipe at Vista—“there was a lot of noise in the system, let’s call it that, after Steve Ballmer our last launch”—and boasted that audience members need not worry about the company’s latest creation.

        Turns out it wasn’t just cheerleading. Thanks to positive reviews and pent-up demand (many of the world’s computers had still been running versions of Windows XP, first introduced in 2001), Microsoft recently said it sold some 90 million copies of Windows 7 since it went on sale last October. In the first month alone, Windows 7 sales were nearly double any of the company’s previous OS launches. And while rival computer-maker Apple has been enjoying record sales for its Mac machines lately, market data suggests that Windows 7 is helping Microsoft once again add to its already dominant 92 per cent market share. The OS that comes bundled with Mac products, meanwhile, has lost share three of the last four months, according to research firm Net Applications, and is down about five per cent from its October 2009 high.

        Windows 7 “is selling well and has been generally well received,” says Michael Cherry, an analyst at Directions on Microsoft. “I think it was important for them to get Windows 7 right and I think, for the most part, they have.” He adds, however, that it’s difficult to tell how many Windows 7 customers are people who are buying PCs for the first time and how many are upgrading. Still, with the Vista debacle fading in the rearview mirror, Ballmer once again has something to scream about.

        Charest mémoire sélective !

        Jean Charest soutient depuis une semaine que Marc Bellemare ne lui a «jamais» soufflé mot d'éventuelles irrégularités dans le financement du Parti libéral.

        Mais dans une interview au Devoir, vendredi, il a nuancé ses propos en ces termes: «Je n'ai pas une mémoire parfaite, je suis comme vous. Avec le temps. Les affaires d'il y a cinq, dix ou quinze ans, évidemment...»

        Mémoire sélective de Jean Charest

        • Je ne savais pas que la Caisse de dépôt avait perdus 40 milliards …
        • Je ne savais pas que le Québec était en déficit structurel …

        Ce que les blogueurs en pense:

        Envoyé par Frantrem, 25 mars 2010 à 03 h 45 HAE

        Il est clair que le régime organisé libéral va tout nier en bloc.
        - scandale des garderies
        -scandale de la construction
        - allocation de contrats publics sans appels d'offres
        - financement illégal du parti libéral
        - revenus supplémentaires non déclarés de Jean Charest
        - Détails sur l'aquisitions des propriétés de Jean Charest à Westmount et North Hatley
        etc.etc.etc.
        Ce régime continuera d'user de sa majorité pour bloquer toute motionde l'opposition visant à enquêter dans cette affaire, fera tout pour empêcher une enquête publique. Il est clair que dans ces circonstances l'Assemblée Nationale ne peu plus fonctionner normalement et que le gouvernement doit si il s'obstine toujours dans cette voix être destitué.
        Le DGE, le vérificateur général et la SQ ne sont pas assez indépendants du régime libéral pour enquêter de facon crédible dans cette affaire.
        Je vous invite donc à écrit au lieutenant gouverneur Pierre Duchesne et de lui demander d'intervenir .
        https://www.lieutenant-gouverneur.qc.ca/nous-joindre/courriel-formulaire.asp
        vous pouvez aussi écrire à la gouverneur générale Michaelle Jean.
        info@gg.ca
        Au premier ministre canadien Stephen Harper
        pm@pm.gc.ca
        à Transparency international Canada. Mr James Klotz
        ti-can@transparency.ca

        Envoyé par Frantrem, 25 mars 2010 à 02 h 33 HAE

        Charest a dit:
        " S'il y a des preuves, des dates, puis des lieux, qu'est-ce qu'il y a de compromettant à ce qu'il rende publique cette information? Qu'est-ce qui l'empêche? Qu'est-ce qui l'arrête?"
        Qu'est-ce qui l'arrête? Son bon sens , Bellemare connait la gamique libérale de l'intérieur et sait très bien que même si il dit vrait il aura la moitié des avocats du West Island à la solde du régime organisé libéral à ses trousses. Se défendre sans immunité parlementaire lui coutera beaucoup d'argent.
        La même tactique que le crime organisé, poursuivre en diffamation même si la personne dit la vérité , noyer l'affaire durant les procédures et pousser la personne à la ruine. Bellemare a absolument besoin de l'immunité parlementaire ,si le régime libéral d'avait rien à cacher il la lui accorderait.
        Ca me fait penser qu'arrive-t-il de la poursuite d'Accurso contre Radio-Canada?

        Envoyé par wtx888, 25 mars 2010 à 02 h 09 HAE

        Si Charest est sur que Bellemare bluff pourquoi ne pas laisser la commission parlementaire????
        Charest devient de plus en plus inquiétant, il gère les affaires de tout le peuple Québécois dans ses propres intérêts.
        Pourquoi pas une commission parlementaire sur la construction et le financement du parti Libérale par un juge crédible comme le juge Gomery?Pour mettre toute cesse affaire au clair???
        Pourquoi charest s'obstine -t-il ainsi si il n'a rien à se reprocher???
        Et charest a les deux mains sur le compte en banque des Québécois, et on a pas un mot à dire sur l'intégrité du gouvernement et même pas un mot à dire sur la gestion de notre propre argent...Imaginez le loup dans la bergerie...En train de s'en mettre plein les poches..
        Il ne doit plus y avoir taxation et législation sans représentaiton..Hors qui nous représente????
        Là Charest est le seul à tout décider, c'Est une dictature ça...
        IL faut que tous ces mensonges, malversations et malhonnêtetés cessent...
        Il faut que le peuple Québécois reprenne le contrôle de ses institutions, de son argent et de l'agenda législatif et remette les finances de l'état et l'éthique aux coeur du débat pour épurer et décontaminer tout cela de ces méthodes toxiques..
        J'espère que le peuple Québécois va se rappeler la dernière fois qu'ils ont mis des huluberlus comme ça à la tête du Québec..Qu'au moins on ne perde pas la leçon ça va nous avoir coûter des dizaines de milliards cette leçon...
        Vu le vieillissement d ela population et tous les changements à venir on va mettre des décennies à récupérer de ces 7 années de charest
        Avoir élu des gens aussi faibles et si peu moraux est vraiment pénible...MAis bon la vie est une succession d'apprentissages..On paye le prix fort et on passe à autre chose...

        Envoyé par dycotin, 25 mars 2010 à 00 h 36 HAE

        En raison de la culture de corruption dans laquelle évolue semble-t-il très à la JJ Charest et sa gangs de kleptomanes, il aura au moins réussi à obtenir un large consensus autour de l'absence de confiance de la part des citoyens du Québec. Il doit répondre de ses malversations et quitter sans délai sinon le peuple va se mobiliser et lui montrer la porte. La démocratie, c'est le pouvoir du peuple, pas celui des escrocs de grands chemins qui gravitent autour de la nébuleuse libérale. Le scandale des commandites ne leur a rien appris au sujet de la bonne gouvernance tant le pillage du trésor public est si profondément ancré dans les mœurs
        On pourrait s'inspirer de la situation présente en Thaïlande. Le peuple donne son sang que les manifestants vont ensuite maculer la résidence du PM en disgrâce. Il faut être créatif avec ces gens car ils semblent avoir perdu contact avec la réalité tant est grande leur cupidité.

        SAQ, les Québécois en ont-ils pour leur argent?

        Les employés de la Société des alcools du Québec profiteront d’importantes ­augmentations salariales pouvant atteindre 31 % d’ici à huit ans. La masse salariale de la SAQ passera de 100 millions à 123 millions de dollars en 2016-2017.

        Avec de telles conditions de travail, les Québécois en ont-ils pour leur argent lorsqu’ils demandent conseil aux employés de la Société des alcools du Québec?

        Plus de la moitié du temps, les employés de la Société des alcools du Québec sont incapables de répondre à plusieurs questions banales provenant des clients à propos des vins vendus dans les succursales.

        Une dizaine de questions banales susceptibles d’être posées à l’occasion par la clientèle ordinaire ont été élaborées par des spécialistes de la sommellerie

        Incapables de répondre

        Même avec un questionnaire jugé très facile par les experts, le taux de bonnes réponses est légèrement inférieur à 50 %. Plus d’une fois sur deux (52 %), les employés n’ont pu répondre correctement aux questions indépendamment de leur statut.

        Excepté les conseillers en vin, qui sont peu nombreux, les autres employés n’ont aucune obligation de suivre une quelconque formation

        Extrait de: Le questionnaire des experts, Jean-François Racine, le journal de Québec, 24/03/2010

        Existe-t-il de bons vins rouges québécois?

        R Peu, mais les vignerons québécois maîtrisent de plus en plus les cépages rouges.

        Quel est le meilleur choix entre un bordeaux 2005 ou 2006?

        R 2005.

        Que signifie la mention Classico sur un vin Chianti?

        R La zone Chianti Classico est située au centre de la Toscane, entre Florence et Sienne.

        Que signifie la mention Supérieure (Superiore) sur un valpolicella?

        R Pour porter la mention Superiore, un vin Valpolicella doit présenter un vieillissement d’un an et un degré d’alcool ­minimum de 12 %.

        Que signifie Ripasso?

        R Désigne la refermentation d’un vin sur des lies, la peau des raisins.

        Quelle est la différence entre « carafer » et « décanter » un vin?

        R Le carafage s’adresse à tous les vins jeunes qui ont ­besoin d’un peu d’air pour s’exprimer. La carafe doit être large là où le vin est en contact avec l’air. On doit verser le vin dans la carafe sans ménagement, voire en le bousculant un peu s’il s’agit d’un vin jeune qui, ­normalement, devrait être bu dix ans plus tard.

        R La ­décantation a un tout autre objectif puisqu’il s’agit de ­mettre le vin dans la carafe et de laisser le dépôt dans la bouteille. Cela s’applique à des vins de quelques ­années, le dépôt augmentant avec l’âge.

        Pourquoi le vin rouge n’a-t-il pas le même goût au début du verre et à la fin?

        R Deux facteurs : l’oxydation et le changement de ­température.

        Qu’est-ce qu’un vin « Sauternes »?

        R Le sauternes est un vin sucré de la région de Bordeaux, souvent bu avec le ­dessert. Un vin blanc liquoreux, conçu grâce à la pourriture noble.

        Ce questionnaire a été élaboré avec la collaboration notamment de Pierre Cazalis, président du Collège des ambassadeurs du vin au Québec et ­membre émérite du Grand Conseil du vin de Bordeaux, Ghislain K.-Laflamme, ambassadeur du vin au Québec et président de Sélections mondiales des vins Canada, le Dr Paul Giguère, maître émérite de la Commanderie de Bordeaux, et Jean Faucher, de l’Ordre des chevaliers de Méduse, à Québec.

        Extrait de : Souvent n'importe quoi!, Jean-François Racine , 24/03/2010

        √ Dans une succursale Sélection, la mention Superiore sur un vin Valpolicella signifie qu’il est « une coche au-dessus ».

        √ Dans une succursale Classique, la même mention signifie qu’il est « de qualité supérieure ».

        √ Dans une succursale Express, l’employé répond que Superiore, « ça n’a rien à voir avec le degré alcoolique » minimum total, ce qui est faux.

        √ Dans une ­succursale Classique, Superiore signifie « des normes de ­qualité très hautes ».

        √ Ailleurs, le vin « est resté longtemps en barrique ».

        √ Sans pouvoir répondre, un employé déniche rapidement un Valpolicella Classico Superiore, un vin de type « combo ».

        √ Dans une succursale Classique, le Ripasso est « une appellation ».

        √ Dans une succursale Classique, le Ripasso est la « sorte de raisin ».

        √ Dans une ­succursale Express, le Ripasso est « la région ou le cépage ».

        √ Dans une succursale Classique, un employé dira d’abord d’un vin qu’il est très« goûteux », mais il avoue par la suite qu’il n’y pas goûté.

        √ Dans une autre, la zone Chianti Classico, située au ­centre de la Toscane, « est une appellation au bon ­vouloir du ­producteur ».

        √ Dans une succursale Sélection, le Chianti Classico est « très classique à l’Italie ».

        √ Un Chianti est également « un assemblage de vin ». En Italie, « c’est le nom choisi ».

        √ Le Journal rencontre un premier véritable conseil-ler en vin dans la neuvième succursale visitée.

        √ À tous les coups ou presque, le personnel répète que « carafer » et « décanter » un vin est « la même chose ».

        √ Dans une succursale Classique, une ­carafe « est quelque chose debout, sur le long ».

        Informations erronées à la SAQ

        Les gros bras de l'UPA

        La loi prévoit un seul syndicat au Québec pour représenter l’ensemble des producteurs agricoles.

        C’est cette situation qui est dénoncée par divers acteurs du milieu.

        Je me demande combien d’argent vont dans la caisse électorale des libéraux, pour avoir leur soutient ?

        Tous les producteurs sans exception doivent payer une cotisation de 270$ à l’UPA. Ceux-ci peuvent toutefois choisir de ne pas en être membres. D’autres organismes représentent les producteurs agricoles au Québec.

        Le gouvernement s’est engagé à apporter certains changements aux lois agricoles, mais le système actuel où l’UPA est l’unique syndicat fonctionne bien et rend service aux agriculteurs, assure l’UPA.

        Ah oui !, pauvre petit peuple on a juste payé un milliard l’année passé à l’UPA pour le déficit cumulé et sans aucune imputabilité.

        Extrait de : Les gros bras de l'UPA, Richard Martineau, Canoe, 24 Mars 2010

        Chaque fois qu’on entend parler d’intimidation syndicale, on pense toujours au monde la construction.

        Dans l’imaginaire collectif, ça va ensemble, comme le quartier chinois et les Chinois.

        Mais si l’on en croit certains producteurs agricoles, le harcèlement syndical ne se pratique pas seulement sur les chantiers de construction des grandes villes.

        Il empoisonne également l’air frais des campagnes.

        BRIS DE CONFIANCE

        Selon Benoît Girouard, président de l’Union paysanne, un syndicat agricole citoyen qui dénonce depuis des années le monopole de l’UPA, un artisan-fromager qui s’apprêtait à sortir un fromage appelé Le Brie du Monopole (histoire de faire connaître avec humour le combat que mène l’Union paysanne pour la liberté d’association) aurait subi des pressions de la part de Marcel Groleau, le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, un organisme associé à l’UPA.

        Monsieur Groleau se serait rendu en personne chez le fromager avec l’intention de le «dissuader » de sortir son fromage.

        CONSEIL D’AMI

        L'union paysanneAvant-hier, j’ai reçu monsieur Groleau à mon émission  à LCN (Franchement Martineau).

        Le président de la Fédération des producteurs de lait m’a dit que contrairement à ce qu’affirme monsieur Girouard, il n’a jamais intimidé ou fait des pressions auprès du fromager.

        Il a juste, « en toute amitié », demandé au fromager pourquoi il avait accepté de sortir un fromage portant ce nom, alors que « ses affaires allaient si bien ».

        « Je voulais le sensibiliser au fait qu’il a des voisins, que ceux-ci n’apprécieraient peut-être pas qu’il sorte un fromage portant ce nom, et que ça me faisait de la peine de voir un ami producteur qui jouit d’une si bonne réputation se retrouver soudainement en pleine controverse… »

        UNE MENACE ? JAMAIS !

        Il y a deux façons de menacer un agriculteur.

        1) Tu te pointes chez lui, et tu lui dit : « Si tu vas de l’avant avec ton projet, je vais te le faire payer cher en ta… ! »

        2) Tu te pointes chez lui, et tu lui dis que ça te ferait énormément de peine de voir un ami que tu respectes et admires se retrouver dans une position difficile parce qu’il a pris une mauvaise décision.

        Monsieur Groleau a choisi la deuxième.

        Est-ce une menace, techniquement parlant ?

        À vous de décider.

        Mais disons que ça y ressemble étrangement.

        C’est comme la différence entre : « Si tu continues, je vais te foutre mon poing sur la gueule » et « Mon bon ami que j’aime tant, de grâce, fais attention où tu mets les pieds quand tu marches car tu risques de trébucher et de tomber la face la première sur mon genou, ce qui serait grandement déplaisant, avouons-le… »

        LA POINTE DE L’ICEBERG

        Selon Benoît Girouard, ce qui se passe actuellement dans le milieu de l’agriculture ressemble étrangement à ce qui se passe dans le milieu de la construction.

        C’est la même bouse, le même purin.

        La même campagne d’intimidation, les mêmes jeux de pouvoir, le même harcèlement envers ceux qui osent vouloir se libérer de l’emprise du syndicat.

        « Chaque semaine, des syndicats affiliés à l’UPA poursuivent des agriculteurs, affirme le président de l’Union paysanne. Ce qui s’est passé avec ce fromager n’est que la pointe de l’iceberg. »

        Mais il n’y a AUCUN problème avec le monde syndical, noooooon…

        Les Y changent les règles du jeu

        J’espère les jeunes, vous aurez le courage de changer notre pauvre démocratie Québécoise.

        Extrait de : Les Y changent les règles du jeu, Philippe Orfali, La Presse, 24 mars 2010

        La génération Y est bien consciente de sa valeur sur le marché du travail

        Plus ambitieuse, plus instruite, plus à l'aise avec les technologies que toute autre génération avant elle, la génération Y, celle des individus nés après 1980, est aujourd'hui bien présente sur le marché du travail. Disposant de valeurs et de priorités professionnelles bien différentes de celles des baby-boomers, les Y s'attendent à ce que le marché de l'emploi s'adapte à eux, et non l'inverse. Portrait d'une transformation.

        C'est le monde à l'envers. Tandis que les baby-boomers se sont battus pendant des années pour se tailler une place sur le marché de l'emploi et pour se rendre indispensables au sein de leur entreprise, ils doivent désormais faire des pieds et des mains pour courtiser d'éventuels employés.

        «L'entreprise qui recrute doit maintenant se mettre en valeur et démontrer qu'elle est la meilleure pour accueillir un employé potentiel», explique Michael Bloom, vice-président, rendement organisationnel et apprentissage au Conference Board du Canada.

        Ces nouvelles règles du jeu avaient déjà fait leur apparition dans certaines professions avant le ralentissement économique, notamment en santé.

        Mais elles devraient s'appliquer à un nombre croissant de domaines au cours des prochaines années, alors que les boomers quittent leur emploi et que les adultes de la génération X (nés entre 1965 et 1979) gravissent les échelons.

        Les jeunes de la génération Y «excellent en mode multitâche, sont des communicateurs extrêmes, ont un fort sentiment qu'on leur doit quelque chose, n'hésitent pas à remettre en question la hiérarchie et n'ont aucune loyauté envers leur employeur», résume M. Bloom.

        Cela ne veut pas dire que les jeunes professionnels qui correspondent à cette définition sont égoïstes ou irrespectueux de leurs supérieurs.

        «La différence, c'est qu'ils n'obéissent pas à un ordre parce qu'on le leur donne. Ils veulent comprendre le «pourquoi», et n'hésiteront pas à poser des questions s'ils ne voient pas le bien-fondé d'une directive», ajoute Anne Bourhis, professeure de gestion des ressources humaines à HEC Montréal.

        Cherchant toujours à être le plus efficaces possible, ils n'hésiteront pas à faire des commentaires sur la manière dont fonctionne un environnement de travail s'ils croient être en mesure d'y apporter des améliorations. Tout un changement de paradigme.

        Valeur sur le marché

        La génération Y est bien consciente de sa valeur sur le marché du travail, note le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec, dans un prospectus préparé à l'intention des chefs d'entreprise.

        «Ce dernier point doit être pris en considération par les gestionnaires, car le taux de roulement (des Y) peut être plus élevé si l'on ne met pas en place des actions nécessaires pour les retenir et les intégrer dans l'entreprise.»

        Malgré cette volonté de mener plusieurs projets à bien simultanément, les Y n'ont rien des bourreaux de travail qu'ont été leurs prédécesseurs.
        La génération Y recherche plutôt l'équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle.
        «Évidemment, chaque individu a sa définition de l'équilibre, mais la semaine de 60 heures, ce n'est pas pour eux. Ils ont vu certains de leurs collègues se brûler au travail et n'ont pas envie d'y passer.»

        Plus tolérants

        Les Y sont - règle générale - tolérants envers la diversité, note Anne Bourhis.

        «Ils ont grandi en côtoyant des jeunes de toutes les origines et cette diversité est perçue comme normale, voire souhaitable. Pour les questions d'accommodements raisonnables, par exemple, ils vont se demander si une situation les importune personnellement, au lieu d'en faire une question de principe. Ce sont des pragmatiques.»

        Bonne nouvelle

        Il s'agit d'une bonne nouvelle, croit le professeur de gestion des ressources humaines Denis Morin, qui se spécialise en psychologie organisationnelle.

        La main-d'oeuvre étrangère est appelée à jouer un rôle de plus en plus important pour pallier la pénurie de travailleurs, rappelle-t-il.

        «La gestion de la diversité exige des changements de mentalité. Les organisations devront valoriser la diversité culturelle, (car) il subsiste toujours de nombreux obstacles dans l'intégration des minorités ethniques dans les organisations.»

        Au-delà des différences intergénérationnelles ou culturelles, les gestionnaires doivent tâcher de voir ce qui unit les employés s'ils désirent créer une certaine cohésion au sein de leur équipe, souligne M. Bloom.

        «Puisque les jeunes sont plus habiles avec les technologies, et que les plus vieux ont davantage d'expérience, il peut être possible de rendre le travail plus efficace pour tous, dit-il. Les travailleurs originaires d'autres pays amènent quant à eux une autre façon de penser, et permettent mieux se familiariser avec certains marchés internationaux. Une équipe bien conçue peut faire toute la différence entre deux compétiteurs

        Un Québec BS

        L’art de vivre avec l’argent des autres, autant que la fonction publique se permet des bonis et des dépenses comme si la récession n’existait pas.

        Mais le gouvernement lui-même se comporte comme un BS, n’augmentons pas les tarifs d’électricité parce que je risque de faire diminuer ma péréquation.

        Voici deux extraits, qui ne me rendent pas très fier d’être Québécois.

        Extrait de: Hydro-Québec fait fondre les transferts de péréquation du Québec, Carl Renaud. Argent, 13 mars 2009

        Des économistes de l’Université Laval pensent que Québec a perdu 400M$ en transferts de péréquation après avoir adopté 2 procédures pour pomper plus d’argent à Hydro-Québec.

        Depuis janvier 2007, la société d’état verse beaucoup plus d’argent au gouvernement. Québec perçoit maintenant des redevances hydrauliques en plus d’encaisser une part plus élevée des profits d’Hydro-Québec.

        Dans une lettre ouverte, publiée dans le quotidien Le Soleil, les économistes Jean-Thomas Bernard et Gérard Bélanger soulignent que les redevances hydrauliques ont permis à Québec d’empocher 550M$ en 2007-2008.

        Le gouvernement a également demandé à Hydro de lui verser une part plus élevée de ses profits. La ristourne de Québec est passée de 50% à 75% des bénéfices de la société d’état au cours de l’exercice financier 2007-2008. Les profits encaissés par le trésor public se sont donc chiffrés à 600M$ pour la même période.

        Les 2 économistes concluent que Québec s’est tiré dans le pied même si ses décisions lui ont valu plus d’un milliard de dollars. Pourquoi? Parce que les transferts de péréquation du gouvernement fédéral diminuent quand les revenus des provinces augmentent. Les 1,15G$ empochés par Québec lui aurait donc fait perdre 400M$, selon les économistes de l’Université Laval

        Extrait de : Petite mentalité, Claude Picher, La Presse, 16 mars 2010

        (Montréal) Il a beaucoup été question, ces derniers temps, d'une hausse des tarifs d'électricité au Québec. Il est vrai qu'Hydro-Québec pratique une politique de prix incroyablement généreuse. En moyenne, le ménage montréalais paie son électricité 40% de moins qu'à Toronto, 65% moins cher qu'à Boston, 68% moins cher qu'à New York.

        Évidemment, cette générosité a un prix: le gouvernement du Québec, unique actionnaire d'Hydro, se prive ainsi de milliards de dollars en dividendes.

        À un moment où les finances publiques québécoises sont dans un cul-de-sac, la tentation est grande d'aller chercher de nouveaux revenus de ce côté. Une modeste hausse d'un cent le kilowattheure permettrait à Hydro de verser chaque année 1,6 milliard additionnel en dividendes au gouvernement. Et même avec cette hausse, les tarifs québécois demeureraient 35% plus attrayants qu'en Ontario, ce qui n'est pas rien.

        D'autre part, en encourageant le gaspillage, la politique des tarifs à rabais comporte un effet secondaire détestable.

        Enfin, sur une longue période, les Québécois se sont joué un mauvais tour. Si, dès la nationalisation des compagnies d'électricité en 1962, Hydro avait pratiqué les prix du marché au lieu de subventionner la consommation pendant près d'un demi-siècle, les Québécois seraient aujourd'hui collectivement aussi riches que les Albertains.

        Deux poids lourds du gouvernement Charest, le ministre des Finances Raymond Bachand et son collègue du Développement économique, Clément Gignac, se sont ouvertement prononcés pour une hausse des tarifs.

        Et voici que mon collègue Denis Lessard nous a appris, dans La Presse d'hier, que les deux ministres s'apprêtent à changer leur fusil d'épaule.

        Pourquoi?

        Parce que, si les tarifs d'électricité augmentent, les revenus du gouvernement augmenteront aussi. Et si le gouvernement devient plus riche, Ottawa diminuera ses paiements de péréquation, puisque le programme de péréquation vise essentiellement à aider les provinces plus pauvres à offrir des services publics d'un niveau comparable à ceux des provinces riches.

        Jusqu'en 2007, la question ne se posait pas de la même façon. Le calcul des paiements de péréquation tenait compte de la capacité fiscale de cinq provinces: Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Québec et Saskatchewan. L'Alberta, la province la plus riche, et les quatre provinces de l'Atlantique, les plus pauvres, étaient exclues du calcul. Or, en 2007, on a revu la formule de façon à inclure les 10 provinces. L'Alberta et ses énormes redevances pétrolières et gazières font donc partie du calcul (ce qui a, entre autres conséquences, d'exclure à jamais les Albertains du programme de péréquation). Mais à partir du moment où les redevances sur les ressources sont incluses dans la capacité fiscale de l'Alberta, il est normal d'inclure aussi les revenus que le Québec tire de sa principale ressource, l'hydro-électricité.

        Il est donc exact que si les tarifs augmentent, les paiements de péréquation diminuent.

        C'est comme un assisté Donc, mieux vaut garder les tarifs bas, se priver ainsi de revenus importants, rester une province pauvre et continuer de cette façon de recevoir des paiements de péréquation plus généreux...

        Hallucinant!

        Toujours selon Denis Lessard, l'économiste Claude Montmarquette a calculé que l'amputation de la péréquation annulera la moitié des recettes provenant d'une hausse des tarifs. Ainsi, si les tarifs permettent d'augmenter le dividende d'Hydro de 1,6 milliard, la péréquation baissera de 800 millions.

        Mais au bout du compte, le gouvernement sera quand même plus riche de 800 millions. D'où cette situation absurde: Québec préfère se priver de 800 millions par année pour continuer de dépendre d'Ottawa. Restons pauvres et continuons de gaspiller, on est si bien comme cela!

        En réalité, si jamais le Québec, un jour, en arrive à ne plus toucher un dollar de péréquation, ce sera une excellente nouvelle: cela voudra dire que les Québécois sont devenus plus riches que les autres Canadiens.

        M. Montmarquette ne mâche pas ses mots: «C'est comme un assisté social qui refuserait d'avoir un salaire parce qu'il craint de perdre son chèque d'aide sociale.»

        Hélas, au Québec, il ne manque pas d'assistés sociaux aptes au travail qui pensent de cette façon. Mais j'ignorais que cette mentalité de petite misère était rendue si haut dans les coulisses du pouvoir.