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Table des matières

Q.D.

Conclusion : l’amélioration de l’éducation publique au Québec

États-Unis

1)    Systèmes éducatifs américains déficients

2)    Charters Schools

3)    Imputabilité

4)    École publique

5)    Deux notions fondamentales

6)    Une brillante idée

7)    Les syndicats

8)    Conversion rapide

9)    Effet à moyen terme:

Le Québec

1)    Le statut

2)    Le pouvoir politique

3)    Et si le Saint-Esprit apparaissait …

a.    Le statut d’école autonome

b.    Personnalité juridique

4)    Pour accélérer le processus

5)    La solution

 

États-Unis  

Systèmes éducatifs américains déficients

Les Think Tanks américains constatent depuis une décennie la faillite de leurs éducations publiques. Ils savent très bien, s’ils veulent maintenir leur leadership technologique et avoir une économie forte, ils ont besoin un système d’éducation fort et efficace.

Depuis les 20 dernières années, les «États-Unis se retrouvent en queue de peloton parmi les pays riches en math, lecture et en science. C’est la première fois qu’il y a une baisse notable d’Américains qui finissent le premier cycle universitaire.

Ils dépensent plus de 600 milliards par années pour leur éducation publique, plus de 13,000 écoles publiques et seulement 4 % se rendre à l’université.

Over the past weeks, the Obama administration, with the full-throated support of the corporate media, has launched a campaign against public school teachers, blaming them for the failure of the US education system, septembre 2010.

Charters Schools

La venue des Charters Schools (écoles autonomes) ont démontré qu’il pouvait devenir extrêmement efficace, même avec des élèves qui proviennent des milieux défavorisés, juste pour les KIPP leurs taux de réussite vers l’université est plus de 90 %.

Par contre, les Think Tanks reconnaissent que cette approche a des limites, il représente seulement 2 % des écoles, même avec des efforts extrêmes, peut-être dans une décennie il y en aurait 10 %.

Alors, que fait-on avec les 90 % qui représentent des écoles publiques ?

Doit-on laisser la situation et perdre l’avantage technologique des États-Unis par un système éducationnel déficient ?

Il faut comprendre que pour la maison blanche cette situation est extrêmement préoccupante, on ne peut laisser la supériorité technologique au pays émergent, c’est un INTÉRÊT NATIONAL.

«Le lauréat Nobel d'économie Milton Friedman affirmait que les
écoles publiques ne sont pas vraiment des écoles publiques,
mais plutôt des écoles privées contrôlées par les syndicats
.
»

Imputabilité

Donc, ils n’ont pas le choix, il faut réformer l’école publique et rapidement, car il risque de devenir un pays de seconde classe dans les décennies futures, ils ont comparé plusieurs systèmes dans le monde entier et un élément essentiel en ressort.

Qu'est-ce qui caractérise l’efficacité d’une école privée et une école Chaters Schools, quelle est le dénominateur commun : un simple mot, mais qui a une grande valeur : IMPUTABILITÉ.

Si le professeur ou le gestionnaire est incompétent, il sera licencié, car la survie de l’école en dépend, il se crée alors, une sélection naturelle.

D’autant plus, que plusieurs études ont démontré que la qualité du professeur avait une grande influence sur les résultats scolaires, l’effet Widget.

Alors comment fait-on pour rendre les écoles publiques aussi performantes qu’une école privée?

Voici leurs réponses:

École publique

Premièrement, si on veut les rendre imputables, il faut qu’ils gèrent leurs propres finances, on ne peut leur demander d’être imputables, s’ils sont cloisonnés pas la bureaucratie et limitant leur initiative, donc il faut transférer les fonds aux gestionnaires de l’école.

Deuxièmement, il faut leur donner des outils : car c’est bien beau de dire qu’il faut licencier des professeurs incompétents, il faut savoir lesquels? D’où le projet MET.

Ce que veut la maison blanche, c’est que les écoles publiques soient gérées comme des écoles privées, mais avec des fonds publics, où les gestionnaires et les professeurs soient imputables selon les résultats de l’établissement.

Deux notions fondamentales

En fait on remplace deux concepts qui sont liés au milieu syndical

(Ancienneté – Permanence)
par (Compétence – Imputabilité)

Deux notions qui fait rarement bon ménage, si on veut de l’imputabilité dans le milieu de l’éducation ou de la fonction publique, il faut que la notion de ‘l’ancienneté et la permanence’ disparaissent, car beaucoup de gens sont inefficient et se protège sous ce parapluie.

Peut-être pas très ‘politically correct’, mais voyant l’urgence de la situation et l’enjeu national, la maison blanche passe par-dessus.

Puisque les enseignants vont être rémunérés selon le rendement fondé sur l’excellence, cette notion d’ancienneté et de permanence doit être éliminée.

Une brillante idée

Mais, voilà facile à dire!  Mais quoi faire avec les syndicats? Parler d’imputabilité à un syndicat, c’est quasi un non-sens.

La Maison Blanche a détourné le problème de façon brillante, elle a fait un concours :

Elle a créé un concours (Race to the Top), de 4.3 milliards pour les différents États, si tu veux participer à ce concours, voici les règles:

·         Tu dois enlever les limites sur le nombre de ‘Charters Schools’ de ton État.

·         Tu dois faire des évaluations sérieuses sur la qualité professorale des professeurs et tu dois licencier les professeurs incompétents.

·         Tu dois accepter un standard unique pour les examens des élèves.

·         Tu dois licencier les gestionnaires incompétents.

En fait, le but de l’exercice est de rendre les écoles publiques imputables.

Beaucoup d’États ne voulant par perdre cette manne d’argent, ont modifié les lois pour être dans le concours.

Remarquez, qu’on vient sérieusement d’enlever une épine dans le pied des gouverneurs, c’est la situation idéale toute rêvée, de faire des modifications majeures dans l’éducation publique de l’État sans avoir les syndicats sur leur dos, tout en faisant passer l’odieux sur la maison blanche, brillant …

The effect of Race to the Top has really been a very pleasant surprise,” says Robin Chait, an education expert at the Centre for American Progress, a liberal think-tank. “Nobody would have expected that you could leverage so much change, so rapidly, with such a small pot of money.”

Les syndicats

Évidemment les syndicats cris hauts et forts, mais les Démocrates et les Républicains, sont tous d'accord pour une fois, avoir une réforme majeure, car la survie économique du pays est en jeu, si on n’améliore pas leur système éducationnel, il risque d’être sérieusement dépassé dans moins d’une décennie par la monté des pays émergents.

Les syndicats fulminent :

America’s largest teachers’ union, the body’s president accused Mr Obama and Arne Duncan, his high-profile education secretary, of spearheading the most “anti-educator, anti-union and anti-student” administration he could recall.

Conversion rapide

La plupart des États sont en déficits, et comme celle-ci ne peuvent faire des déficits pour les dépenses d’opérations (lois constitutionnelles), ils font des mises à pieds massifs dans le monde éducationnel, et par hasard des budgets s’ouvrent pour faire des écoles Charters Schools, méthode assez radicale pour convertir des écoles publiques en gestion d’écoles privées.

On top of the reforms, the teaching unions are also reeling from the severe cuts that state governments are carrying out. A large majority of US states, which are required by law to balance their budgets, are bankrupt or close to bankruptcy.

Thousands of teachers have already been laid off. Those layoffs have come under the “last in, first out” system that Mr Duncan is trying to change. It is still unclear whether Capitol Hill will approve an extra $10bn in aid to state governments to prevent thousands more redundancies.

“Teachers are having a tough time,” says one administration official. “But that does not mean we should delay reforming a system that is fundamentally broken.”

Pink slips were sent out to 22,000 teachers in California, 17,000 in Illinois, and 15,000 in New York. The jobs of 8,000 school employees in Michigan, 6,000 in New Jersey, and 5,000 in Oklahoma may also be axed.

These numbers are expected to increase in coming months. Officials in Illinois report that as many as 20,000 educators could lose their jobs in the state. In California, an additional 4,000 people may be put on notice.

US Secretary of Education Arne Duncan stated earlier this week that between 100,000 to 300,000 public education positions in the US are in danger.

Effet à moyen terme:

Dans la plupart des États les parents ont le choix de choisir leurs écoles de districts, à moyen long terme il risque d’avoir 2 types d’écoles : une école qui a la certification MET et celle qui va rester traditionnel.

Que pensez-vous ce que le parent va choisir, une école qui écrème les mauvais professeurs ou une école qui gardent les professeurs à cause de la permanence et l’ancienneté.

Les objectifs de la maison blanche sont clairs, elle ne lésinera pas sur les moyens, pour rendre leur éducation public américain aussi compétitif que le reste du monde, il en va de l’INTÉRÊT NATIONAL.

Le Québec  

Le statut

Année après année, les chiffres du monopole de l'Éducation rappellent l'implacable réalité : au Québec, 26 % des filles et 35 % des garçons quittent l'école sans diplôme secondaire, secteurs privés et public confondu. Ce sont aussi les garçons qui gonflent les rangs des élèves en difficulté, où on les trouve à 69 %.

Le taux de décrochage, un bel exemple de défaillance de l'intervention étatique, trop ambitieuse, mal implantée, bref, inefficace. Huit ans et quelque 300 millions de dollars plus tard, la vaste stratégie gouvernementale mise en œuvre en 2002 pour contrer le décrochage scolaire dans les milieux défavorisés n'a pas donné les résultats escomptés.

Tant aussi longtemps que nous n’attaquons pas le problème à la base, c’est-à-dire instaurer de l’imputabilité aux écoles publiques on va juste faire du surplace.

En tant que peuple, il faudra constater que notre d’éducation publique a failli à ça tâche, on dépense plus de 14 milliards plus que jamais, et pourtant notre système d’éducation donne des résultats déplorables, les Américains l’ont constaté failure of the US education system’ et réagissent en conséquence.

Je vous invite à lire sur ce blogue : Qu’est-ce qui cloche avec l’éducation publique, au Québec., même conclusion, que les suédois, finlandais, allemands, et les Américains, il faut transférer la responsabilité au directeur d’école et aux professeurs, pour l’enseignement.

Voici un petit extrait :

« Actuellement, c’est l’inverse. Le gouvernement dirige et nous, on assume. Ça saute aux yeux de quiconque s’y intéresse que ça ne fonctionnera jamais. Si on continue avec la bouette éducative que l’on connaît, on condamne nos enfants à aux aléas d’un système malade qui enlaidit ce qu’il bureaucratise et qui déshumanise ce qu’il « structure ».

Ce même gouvernement qui dit vouloir « soutenir le cheminement de l’élève vers la réussite » ne fait à peu près rien pour favoriser l’émergence d’un libre-marché de l’éducation qui diminuerait le contrôle de l’État sur nos enfants, mais qui, au passage, aiderait ces derniers à réussir, plus que jamais.

Si vous aimez vos enfants, vous ne les laisserez pas se battre seuls contre les bêtises du ministère de l’Éducation du Québec. Vous les défendrez en exigeant la réintroduction et la pleine valorisation d’un système d’éducation qui s’inscrit dans un système de libre-marché.

Ça prend de la vision pour réussir, pas de la bureaucratie, des structures et des syndicats éternellement insatisfaits.»

Le pouvoir politique

Contrairement à la maison blanche, les syndicats ont la main mise sur le pouvoir politique au Québec, d’où son immobilisme,  je serais très surpris que des réformes majeures aient lieu dans notre système éducatif, au lieu de sacrifier une génération on a sacrifiera une deuxième.

Et si le Saint-Esprit apparaissait …

Supposons qu’un politicien est assez de courage pour affronter les syndicats, on pourrait initialement implanter,  2 types d’écoles : (Rapport Allaire)

Le statut d’école autonome

Une fois dotée du statut d’école publique autonome, l’école pourra choisir les approches pédagogiques qu’elle estime les mieux adaptées à sa clientèle.

1.       Elle pourra notamment choisir les livres scolaires et le matériel pédagogique, établir elle-­même le degré auquel elle recourt à la pédagogie par projet vs l’enseignement magistral.

2.       Répartir à sa guise les heures d’enseignement entre les matières. Modifier le calendrier scolaire compte tenu des contraintes applicables.

3.       Autonomie et responsabilité

Cette autonomie additionnelle, par rapport aux écoles publiques régulières, sera contrebalancée par deux balises : Les élèves continueront d’être assujetties aux examens nationaux du MELS afin de pouvoir comparer l’efficacité de l’école autonome à celle d’autres écoles s’adressant à une clientèle semblable sur le plan socioéconomique.

Le MELS devra par ailleurs ajouter des examens nationaux à la fin de chacun des cycles d’enseignement et rendre les résultats comparables.

Personnalité juridique

Permettre aux écoles publiques primaires et secondaires d’acquérir la personnalité juridique à l'heure actuelle, les écoles sont les succursales des Commissions scolaires. Cette proposition vise à inverser le lien de dépendance. Leur permettant d’acquérir la personnalité juridique, les écoles qui le désirent pourront se détacher de leurs commissions scolaires tout en demeurant publiques.

Les écoles publiques autonomes pourront continuer de traiter avec leur commission scolaire, mais sur une base différente.

On remarque que depuis quelques mois aux États-Unis, que des écoles publiques se convertissement volontairement en Charters Schools, les professeurs voyant que Obama ne lâchera pas prise, ils préfèrent se convertir, que de risquer de perdre leurs jobs.

Pour accélérer le processus

On pourra augmenter les subventions aux écoles privées au lieu de 60 % on pourra leur donner 80 %, il y aura encore une plus grande compétition entre les écoles publiques et privées, ce qui obligerait aux écoles publiques de se convertir en écoles autonomes plus rapidement, et si ce n’est pas suffisant, financer à 100 % les écoles privées.

En accélérant le processus, la grande majorité des écoles publiques deviendraient des écoles imputables.

La Suède a systématisé et généralisé la coexistence d’écoles privées et publiques, en finançant totalement le privé. Le principe est simple : le choix de l'école appartient aux parents et ils choisiront la meilleure école pour leurs enfants. Si l’école de quartier ne répond pas aux attentes des parents, ils peuvent opter pour une autre école, qu’elle soit publique ou privée.

Ce système vise à encourager la concurrence entre les écoles et à améliorer la qualité et la diversité de l’enseignement.

La solution:

Tous ces bouleversements dans le milieu éducatif,
part d’un seul et unique problème :

IMPUTABILITÉ

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Sources :

US school reform report awaits grades,  Edward Luce, Financials Times, Washington, July 28 2010

Obama administration, media intensify campaign to hold teachers “accountable”, Social Euality Party, September 2, 2010

Layoff Notices Sent to Thousands of US Teachers, Andrea Peters, Global Research.ca, 28 septembre 2010

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Cahier spécial

La problématique de nos écoles publiques, la solution selon nos voisins américains.

1.       Qu’est ce qui ne fonctionne pas avec les écoles publics ?,
deux textes à lire en premier.

2.       Éducation : Quand les milliardaires s’en mêlent

3.       Comment fait-on pour améliorer les écoles publiques?, vidéo

4.       Aider les enseignants à s’améliorer

5.       La situation : l’effet Widget, un échec national pour reconnaître et agir sur l’efficacité de l’enseignant, graphique, vidéo.

6.       Le projet MET, travaillé avec les enseignants pour développer des mesures justes et fiables pour un enseignement efficace, graphique, vidéo.

7.       Les écoles à chartes KIPP

a)       Historique des Charters Schools

b)       Elles remplacent la "bureaucratie" de l’Éducation

c)       KIPP

d)       Vidéo, 4 vidéos, particulièrement intéressant celle de Bill Gates.

8.       Politiques américaines en éducation

a)       Des choix difficiles dans une période difficile.

b)       What Makes a School Great: A Call to Action for Public Schools

9.       La Course au sommet" ("Race to the Top")

La Course au sommet" ("Race to the Top"), concurrence entre les États pour des réformes majeures en éducation, vidéo Obama

10.    Le secteur privé a un réseau scolaire qui se porte bien

11.    Conclusion : l’amélioration de l’éducation publique au Québec

a)       États-Unis

1)      Systèmes éducatifs américains déficients

2)      Charters Schools

3)       Imputabilité

4)      École publique

5)       Deux notions fondamentales

6)       Une brillante idée

7)       Les syndicats

8)       Conversion rapide

9)       Effet à moyen terme:

b)       Le Québec

1)       Le statut

2)      Le pouvoir politique

3)       Et si le Saint-Esprit apparaissait …

4)       Le statut d’école autonome

5)       Personnalité juridique

6)       Pour accélérer le processus

c)       La solution

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Le secteur privé a un réseau scolaire qui se porte bien

Je vous fais une analogie avec les écoles publiques et privées, pensez-vous vraiment que nos écoles publiques seraient plus performantes s’il n’y avait pas d’écoles privées, absolument pas.

Même si nos écoles publiques ont de la difficulté d’efficacité (syndicats et technocratie), ils se font constamment challenger par l’école privée, une chance, imaginer la situation s’il n’y avait pas de comparaison.

Dans le fascicule 1-3, on arrive à la même conclusion :

Un avantage : la présence du secteur privé dans l’enseignement primaire et secondaire

La présence d’un important secteur privé d’enseignement, surtout au niveau secondaire, permet au Québec de bénéficier de l’émulation existant entre les deux systèmes.

·         La coexistence d’un système public et d’un système privé introduit une concurrence qui bénéficie aux citoyens.

·         La présence d’écoles privées force les écoles publiques à être inventives, afin de conserver leur clientèle.

·         Cela joue également dans l’autre sens : les écoles publiques, par leurs initiatives, imposent aux écoles privées des critères de performance qui bénéficient aux élèves.

La coexistence du secteur public avec un secteur privé important et dynamique doit ainsi être considérée comme un atout, même si l’on reproche au secteur privé d’écrémer les élèves du secteur public, d’où pourquoi de la mixité.

N’oubliez pas notre mantra :

Mantra:              Concurrence » Comparaison » Imputabilité » Efficacité

Extrait de : Un carrefour international virtuel se dessine à l'horizon, Thierry Haroun, le Devoir   18 septembre 2010 

Jean-Marc Saint-Jacques, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés

Pour l'année scolaire en cours, trois dossiers se dégagent nettement des grandes priorités de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP), selon son président, Jean-Marc Saint-Jacques :

1.       Soit le volet international.

2.       Les résidences scolaires.

3.       Les élèves aux prises avec des difficultés d'apprentissage.

La Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) regroupe actuellement 182 établissements scolaires répartis sur pratiquement l'ensemble du Québec. Ces établissements dispensent des services dans les secteurs de la formation générale, de l'adaptation scolaire et de la formation professionnelle à près de 110 000 élèves de l'éducation préscolaire, de l'enseignement primaire et de l'enseignement secondaire. Parmi ses membres, la FEEP compte 11 établissements qui offrent exclusivement des services en adaptation scolaire, à des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage.

Élèves en difficulté

Malgré les idées reçues qui circulent depuis longtemps déjà, souligne M. Saint-Jacques, également directeur général du collège Bourget à Rigaud, le réseau scolaire privé ouvre toutes grandes ses portes aux élèves en difficulté d'adaptation et d'apprentissage. « C'est pour nous un dossier prioritaire, malgré les reproches qu'on nous fait. Nos établissements scolaires font des efforts remarquables en ce sens. Et, en plus des établissements qui se spécialisent dans ce domaine, il y a plusieurs autres écoles qui ont mis sur pied des projets d'intégration. Je pense, par exemple, à une école qui offre à un certain nombre d'élèves de faire leurs deux premières années du secondaire sur une période de trois ans, une autre qui offre une année préparatoire au secondaire ou encore une autre qui accueille principalement des élèves qui ont déjà doublé ailleurs. Ici, dans mon collège, il y a deux ans, le taux d'élèves aux prises avec un retard scolaire s'établissait à 14 %; je n'ai par contre pas les chiffres de cette année. Donc, nous recevons aussi des élèves qui ont échoué ailleurs.»

Cela dit, M. Saint-Jacques rappelle qu'il faut comparer ce qui est comparable en ce qui concerne ce groupe d'élèves, et ce, entre le réseau public et privé. «Écoutez, ce qui n'est pas dit [quand le débat public s'envenime sur cette question] quand on regarde attentivement le modèle de subvention, c'est qu'on est subventionné à 60 %; ce qui correspond à un élève régulier du secteur public, et donc à une subvention qui n'est pas basée sur un élève qui nécessite des services extraordinaires.»

Et M. Saint-Jacques de poursuivre: «Or vous savez que, dans le réseau privé , les services hors classe ne sont pas financés par le gouvernement, ils sont financés par les parents. On veut bien recevoir les élèves en difficulté, et même en faire plus, mais on y va à la mesure de nos moyens.»

Vous souhaitez donc obtenir un appui financier de Québec? «Oui, tout à fait. Toutefois, qu'on ne nous impose pas une politique "mur à mur", obligeant, par exemple, tous les établissements scolaires à recevoir 10 % d'élèves en difficulté, car je pense que ce type de démarche ne conviendrait pas à certaines écoles qui ont des projets spécifiques pour des élèves plus performants, cela n'aidera personne.»

Typique de la pression des groupes d’Intérêts (genre : syndicats), on devrait les financer à 100 % pour le 10 % des élèves en difficulté, donc on serait équitable, et je suis certains qui géreraient mieux la situation, car ils sont imputables, comparativement au public, ça ne tomberait pas dans les trous noirs des commissions scolaires, Q.D.

Les pensionnats

L'autre priorité, et qui a cours depuis plusieurs années, concerne les résidences scolaires. En fait, 23 établissements de la FEEP offrent ce service, qui demeure fragile. «On souhaite assurer la survie de ces lieux et consolider cet important réseau pour mieux le développer à terme. C'est un service qu'on considère comme très pertinent et qui offre une expertise et un encadrement aux enfants qui sont parfois aux prises avec une situation familiale plus difficile. Par exemple, il y a des parents qui sont hôteliers et restaurateurs et qui travaillent principalement le soir, ou encore des parents qui sont en voyage pour des raisons de travail.»

Quand M. Saint-Jacques parle de vouloir développer ce réseau, il évoque ce qui se fait notamment en France. «Il s'est créé en France un internat d'excellence en banlieue de Paris qui accueille des élèves qui vivent dans des zones qualifiées à risque; des élèves qui sont donc condamnés à des échecs scolaires. La formule a à ce point été concluante qu'il est question d'en ouvrir une vingtaine d'autres à travers la France. Vous savez, les résidences ne sont pas des lieux de punition comme au Moyen Âge, comme on l'entend parfois.»

International

Le volet international est aussi au coeur des enjeux que privilégie la FEEP. Ainsi, cette fédération caresse depuis quelque temps l'idée de mettre sur pied un carrefour international de l'enseignement privé, rappelle M. Saint-Jacques. «Ce serait un carrefour virtuel tant pour les fédérations du monde anglophone que francophone. Ce serait un lieu d'échanges, que ce soit sur le plan des statistiques, des expertises et de l'enseignement. Nous travaillons déjà en ce sens avec l'Association des écoles privées des États-Unis [National Association of Independent Schools]. D'ail-leurs, je vous dirais que, à l'échelle internationale, le réseau québécois de l'éducation, tant privé que public, est très bien perçu, particulièrement sur le plan de l'innovation en pédagogie. Ça, on ne devrait pas l'oublier.»

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imageCahier spécial

La problématique de nos écoles publiques, la solution selon nos voisins américains.

1.       Qu’est ce qui ne fonctionne pas avec les écoles publics ?,
deux textes à lire en premier.

2.       Éducation : Quand les milliardaires s’en mêlent

3.       Comment fait-on pour améliorer les écoles publiques?, vidéo

4.       Aider les enseignants à s’améliorer

5.       La situation : l’effet Widget, un échec national pour reconnaître et agir sur l’efficacité de l’enseignant, graphique, vidéo.

6.       Le projet MET, travaillé avec les enseignants pour développer des mesures justes et fiables pour un enseignement efficace, graphique, vidéo.

7.       Les écoles à chartes KIPP

a)       Historique des Charters Schools

b)       Elles remplacent la "bureaucratie" de l’Éducation

c)       KIPP

d)       Vidéo, 4 vidéos, particulièrement intéressant celle de Bill Gates.

8.       Politiques américaines en éducation

a)       Des choix difficiles dans une période difficile.

b)       What Makes a School Great: A Call to Action for Public Schools

9.       La Course au sommet" ("Race to the Top")

La Course au sommet" ("Race to the Top"), concurrence entre les États pour des réformes majeures en éducation, vidéo Obama

10.    Le secteur privé a un réseau scolaire qui se porte bien

11.    Conclusion : l’amélioration de l’éducation publique au Québec

a)       États-Unis

1)       Systèmes éducatifs américains déficients

2)       Charters Schools

3)       Imputabilité

4)       École publique

5)       Deux notions fondamentales

6)       Une brillante idée

7)       Les syndicats

8)       Conversion rapide

9)       Effet à moyen terme:

b)       Le Québec

1)       Le statut

2)       Le pouvoir politique

3)       Et si le Saint-Esprit apparaissait …

4)       Le statut d’école autonome

5)       Personnalité juridique

6)       Pour accélérer le processus

c)       La solution

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