Accrocher les jeunes avec une formation de terrain

Dans mon temps (je sais, ça fait pas mal rabat-joie), mais les écoles professionnelles étaient physiquement liés avec les écoles traditionnelles, et on devait obligatoirement choisir des cours sur des métiers professionnels durant notre secondaire, c’est à ce moment que je me suis aperçu que j’étais complètement nul manuellement, donc j’ai été à l’université à la place.

Excellente initiative, remarque ça aurait dû être fait, bien avant, on le constate dans d’autres pays, aussitôt qu’on réalise que le jeune n’est pas intéressé dans la matière qui est enseignée à l’école traditionnelle, on lui montre rapidement d’autres avenues qui pourraient l’intéressé.

Il suffit qu’il trouve ce petit clic dans sa tête, oui, ça me tente !

Extrait de : Accrocher les jeunes avec une formation de terrain, Anne-Sophie Laframboise, Journal de Montréal, 27/01/2011


MONTRÉAL – Les commissions scolaires de Montréal ont uni leur force pour lutter contre le décrochage scolaire et changer l’image de la formation professionnelle. Jeudi, elles ont présenté un nouveau Guide organisationnel et pédagogique régional pour permettre aux jeunes de se familiariser avec ce milieu.

Antonio Bernadelli, président du Comité régional en exploration de la formation professionnelle, s’est dit convaincu que cette initiative de formation sur le terrain permettra d’inciter les jeunes montréalais à mieux circonscrire leurs aptitudes et aspirations.

«Les élèves de 4e et 5e secondaire pourront effectuer des stages et expérimenter les métiers. L’idée est aussi de hausser le nombre de jeunes de moins de 20 ans dans les centres de formation et les inciter à considérer cette option. Le Guide permettra aux enseignants de mieux orienter, préparer et accompagner les jeunes dans leur cheminement», a expliqué M. Bernardelli.

À Montréal, seulement 26 % des jeunes se tournent vers les centres de formation, comparativement à environ 45 % pour la Montérégie, Laval et Québec. Aussi, le Québec se situe en dessous des pays de l’OCDE en termes de formation professionnelle.

«Nous avons un problème de recrutement pour la formation professionnelle pour des secteurs qui pourraient afficher une pénurie de main-d’œuvre d’ici quelques années, a expliqué Francis Culée, directeur régional du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. L’autre particularité, c’est que la formation professionnelle attire peu de jeunes, soit près de 38 % contre 62 % d’adultes. S’ils avaient su ce que la formation professionnelle avait à leur offrir, peut-être auraient-ils fait ce choix.»

M. Culée croit par ailleurs que cette initiative s’accompagnera d’un réel engouement pour la formation professionnelle, tant chez les jeunes que chez la communauté immigrante.

Motiver l’apprentissage

Pour Évelyne St-Onge, enseignante au Centre de formation professionnelle de Lachine, «c’est le lien qui est important».

«Nous leur offrons la chance de se motiver à finir leur cours de français ou de mathématiques, puisqu’on les accroche avec leur passion. Les jeunes savent réellement ce qui les attend après le secondaire et c’est un agent motivateur», a expliqué l’enseignante.

En plus d’un guide pédagogique divisé en divers volets, les cinq commissions scolaires mises à contribution dans l’élaboration de ce projet se sont également entendues pour qu’une activité d’expérimentation se tienne partout dans la Métropole, du 29 au 31 mars 2011.

Il est possible d’obtenir plus d’information sur le site internet www.clicfp.qc.ca.


 

  1. gravatar

    # by Sébas - 28 janvier 2011 à 07 h 39

    Je crois que le plus grave problème concernant le secteur professionnel, c'est son IMAGE.

    "Dans mon temps (je sais, ça fait pas mal rabat-joie)", c'était le cas en tout cas.

    ;-)

    C'était surtout les "cancres" qui étudiaient dans ces secteurs-là... alors personne ou presque voulait s'y retrouver. C'est con, mais ado, on est un peu con. Souvent, "l'image" étant plus importante que tout le reste. Pourtant, un diplôme -par exemple- en réfrigération donne un emploi PLUS payant et plus valorisant que bien des DEC ou diplômes universitaires... ce qui permet aux jeunes d'accéder au marché du travail beaucoup plus vite(donc 5-10 moins d'études et PAS de dettes pour commencer ta vie...)

    Une piste de solution?

    Tu prends des professionnels de tous les âges(dans les secteurs en demande) qui savent communiquer et qui seront "cool"(!) aux yeux des jeunes et tu leur fait faire une tournée des écoles (surtout aux niveaux secondaires II-III-IV, mais même avant pour inspirer des plus jeunes... déjà découragés de l'école).

    Voilà.

    Ça aussi je trouve que c'est excellent:

    "cette initiative de formation sur le terrain permettra d’inciter les jeunes montréalais à mieux circonscrire leurs aptitudes et aspirations."

    p.s.
    Faudrait aussi aller voir ce qui de fait en Allemagne, car ils sont les "CHAMPIONS" dans ces domaines.