Angela Merkel a raison, mais …

·       En fait, Angela Merkel a tout à fait raison en disant que les dettes excessives des pays souverains entravent la prospérité.

·       Elle a tout à fait raison, quand elle dit qu’il faut faire attention aux prestations sociales et aux retraites qu’on donne à sa population, qui n’est pas réaliste et qui endette l’État

·        Elle a tout à fait raison qu’il faut améliorer sa productivité

·        Elle vous donne en fait, des leçons de bonnes gouvernances.

Il y a un problème fondamental avec ce raisonnement, c’est qu’elle oublie de dire que ça pris plus de 10 ans, pour faire une base industrielle capable de compétitionner avec les Chinois, je ne parle pas seulement de l’industrie elle-même, mais tout l’environnement d’affaires, la règlementation, la fiscalité, les coûts sociaux, le marché du travail et ainsi de suite, de plus dans cette période les pays avaient beaucoup moins de dettes et dans un avenir rapproché nous allons subir la retraite des baby-boomers, donc nous allons devenir encore moins productifs.

Malheureusement, dans les démocraties représentatives, il est rare d’avoir des politiciens qui pensent 10 à 15 ans d’avance, c’est tout à l’honneur des politiciens allemands, mais ce sont des exceptions, le type de politicien que nous avons ne pense qu’à court terme, se faire réélire.

Conséquence, ils n’ont pas préparé leurs économies respectives à faire face à la deuxième phase de mondialisation, c’est-à-dire la mondialisation du savoir, donc on se retrouve avec des pays industriels qui se sont surtout surendettés, un environnement d’affaires potentiellement compétitif entre eux, mais certainement pas avec des pays ou leurs coûts de main-d'œuvre et leurs coûts sociaux est dix fois moins chères et produisent déjà auto, trains et bientôt avions.

Question : Taxer les produits qui ne respectent pas les conditions minimales de dignité des salariés ou qui pratiquent le dumping social, fiscal ou environnemental

 

clip_image002

Regard sur la mondialisation dans 10 pays

Donc, on se retrouve avec une base industrielle qui est incapable de compétitionner avec les Chinois, 10 ans d’effort et de sacrifice aux Allemands pour se préparer, pensez-vous que nous avons 10 ans devant nous, les Chinois vont nous avoir ramassé bien avant.

Évidemment, nos politiciens ont été irresponsables est-ce que nous sommes vraiment surpris !

Malheureusement on en paie le prix, alors que fait-on, on laisse la mondialisation tout délocaliser, ou on adoucit l’atterrissage, c’est le peuple à choisir.

M. Politiciens comme vous n’avez pas fait votre devoir, ce que Angela Merkel vous dit constamment publiquement, maintenant il faut trouver une solution PRATIQUE, pour que la mondialisation ne fasse pas un raz de marée dans le monde industriel, regarder le résultat du sondage, je vous fais remarquer que vous n’être pas redevables, ni aux banques ni aux multinationales, mais au peuple, souvenez-vous en.

Extrait de: DAVOS-Merkel urges EU to follow German austerity lead, Paul Taylor and Paul Carrel, Reuters, Jan 28, 2011


·         Merkel says austerity doesn't hinder growth

·         Urges convergence of EU countries' social systems

DAVOS, Switzerland, Jan 28 (Reuters) - Excessive public debt is the greatest threat to prosperity in Europe, German Chancellor Angela Merkel said on Friday, insisting that other EU countries should follow Germany's example of austerity. "Savings measures and growth are not opposites," she told business and political leaders at the annual World Economic Forum in Davos.

"I was criticised and told Germany should contribute to growth, and if you consolidate, you'll endanger growth. But we had a very interesting experience in the last two years. We cut spending and had growth of 3.6 pct last year," she said.

The euro zone debt crisis showed that Europe as a whole needed to regain competitiveness by coordinating its economic, labour and social welfare policies much more closely.

"You cannot have a common currency and completely divergent social systems," Merkel said.

European Union countries should move towards convergence of their retirement age and education systems, she said, citing Germany's constitutional amendment forcing a reduction in public deficits, known as the "debt brake", as a model for others.

Merkel also voiced concern about first signs of a resurgence of protectionism after the economic crisis and appealed for a major political drive to clinch a world trade agreement this year, saying it would bring economic benefits for all.

"Debt is the greatest threat to prosperity on our continent," she said.

The chancellor reaffirmed her determination, along with French President Nicolas Sarkozy, who addressed the Forum on Thursday, to do everything to defend the euro in the current debt crisis.

"If the euro fails, then Europe would fail," she said. "We will defend this euro. We must keep it durably stable."

But she gave no indication of whether Germany is willing to drop its opposition to increasing the euro zone's rescue fund to help countries struggling with high debt burdens.


Davos Annual Meeting 2011 - Angela Merkel