Bilan 2010

Après plus de 1000 carnets cette année, j’ai été incapable de résumer en quelques lignes l’année 2010, voici mon constat pour l’année 2010.

Dérapages de la démocratie représentative

Par ailleurs, dans les pays dits "démocratiques", les élections n'ont lieu que tous les 4 ou 5 ans. Mais les citoyens n'ont aucun contrôle sur la politique gouvernementale entre deux élections. Nous sommes donc dans un régime de dictature élue et renouvelable.

Si on veut étudier sérieusement les politiques publiques, et principalement la conduite de l’action publique, il est nécessaire de se pencher sur les groupes d’intérêt, et leurs actions.

La montée globale des groupes d’intérêt est la conséquence des décisions politiques vers une représentativité imposée par les groupes d’intérêt au lieu de l’intérêt du bien-être collectif.

Tout au long de l’année de 2010, je vous ai mentionné que toute saine démocratie doive être encadrée, le problème initial du Québec est un problème de gouvernance. Toute la magouille cumulée depuis des décennies provient d’une démocratie fautive, peu de transparence et d’imputabilité.

Démocraties douteuses » Politiciens douteux » Gouvernances douteuses

Le Québec

Corruption étatique

Elle pourrait se définir ainsi : quand les décisions politiques ne sont plus prises pour l’intérêt du bien collectif, mais pour satisfaire les groupes d’intérêts.

Aucun pays démocratique dans le monde n’a une fonction publique syndiquée à 81 %, malheureusement au cours des décennies, nos deux vieux partis avides à rester au pouvoir ont données tellement de privilèges aux employés de l’État, que les institutions publiques deviennent inefficientes.

Le Québec possède ce cancer généralisé où les groupes d’intérêts ont la main mise sur le pouvoir politique, les politiciens ne travaillent plus pour l’intérêt du bien commun actuel et futur, mais surtout pour satisfaire les groupes d’intérêts.

Refus d’une enquête sur la construction

À l’intérieur de 5 ans, nous allons dépenser plus de 50 milliards en infrastructure, supposons que nous payions une prime de 10 % à cause de la collusion, copinage et corruption, ce qui représente plus de 5 milliards de profit additionnel, alors financé un parti qui coûte 6 millions par année est un excellent rendement.

Donc, tant aussi longtemps que M. Charest va être au pouvoir, il n’aura pas d’enquête de la construction, puisque sa raison première est de satisfaire les groupes d’intérêts.

Le Québec n’ayant une aucune règle constitutionnelle pour le destituer, il est évident qu’il ne se fera pas hara-kiri lui-même.

Efficacité de l’État

L’éducation et la santé ne pourront  pas s’améliorer en efficacité, tant aussi longtemps qu’on maintient des monopoles d’État gérés par des monopoles syndicaux.

Il a été démontré mondialement que des institutions publiques qui sont sur une emprise monopolistique deviennent de plus en plus lourdes, de plus en plus chères et de plus en plus inefficaces, d’où le pourquoi de la disparition de ce type de gouvernance.

Si on veut instaurer l’efficacité dans nos institutions publiques, il faut attaquer le problème à la source, rétablir l’IMPUTABILITÉ aux employés d’État et aux gestionnaires, tel que les pays scandinaves l’ont fait.

Un État qui prône l’efficacité, décentralise l’essentiel des effectifs publics et la rend imputable, d’où la notion d’entreprise publique.

a)      Pour les entreprises publiques (ex. : école, hôpital), ils sont gérés comme des entreprises privées : comptabilités équilibrées, mises en concurrences entre le privé et le public, gestionnaires imputables, sous-traitance accélérée.

b)      Pour les employés du secteur public, contrats temporaires, primes de résultats, salaires individuels, évaluations permanentes et en cas de non-satisfaction, licenciement immédiat.

c)      Imputabilité des employés d’États selon la compétence et le rendement, aucune condition particulière entre un employé d’État ou le secteur privé.

De telles réformes visent un but bien précis : efficacité.

On ne peut demander aux gestionnaires des établissements publics d’améliorer leurs efficacités, si 80 % de leurs coûts sont figés par des conditions de travail directement négociées au plan provincial.

Pour satisfaire efficacement les besoins de la population, il faut que le pouvoir exécutif de l’établissement se déplace le plus près possible du concitoyen. L’entreprise publique (ex. : école, hôpital) est imputable aux peuples, puisque celui-ci est le vrai pourvoyeur de fonds et celui-ci est en droit d’exiger des institutions publiques efficaces, non pour satisfaire des conventions collectives trop rigides qui empêchent toutes réformes majeures.

Compétitivité

Les études montrent que les habitants de territoires bénéficiant d'une grande liberté économique jouissent d'un niveau de vie plus élevé ainsi que d'une durée de vie et de libertés individuelles supérieures.

Lorsque le niveau de liberté économique n'est pas raisonnable, les gens sont plus pauvres qu'ils ne devraient l'être. Au Québec, des facteurs tels que l'interventionnisme étatique, les impôts élevés, la puissance des syndicats ainsi que l'existence de programmes et de droits sociaux étendus ont considérablement réduit la liberté économique, nuisant ainsi aux Québécois. Le Québec se classe à l'avant-dernier rang parmi les provinces canadiennes et les États américains sur le plan de la liberté économique.

Quand la devise canadienne était dévaluée de 30 % par rapport avec l’argent américain, nos compagnies québécoises étaient suffisamment compétitives même si nous avions des charges sociales supérieures (à la saveur québécoise) que nos États voisins.

Quand la devise est devenue au pair avec la devise Américaine, le gouvernement n’a pas réduit ces charges sociales, malheureusement on s’est retrouvé avec des compagnies qui n’étaient plus compétitives.

Ajouter le climat politique d’irresponsabilités financières parmi nos hommes politiques, n’ont certainement pas incités à nos entrepreneurs d’investir pour améliorer leurs productivités, préférable de vendre leurs compagnies, se délocaliser, maintenir le statu quo ou tout simplement fermer les opérations. On se retrouve donc, avec des compagnies qui ont de plus en plus de difficulté à exporter et de moins en moins compétitif, une réduction substantielle de toutes les charges sur les compagnies exportatrices pourrait renverser la tendance.

Sur le plan politique

Les libéraux

1)      Les Libéraux qui couchent avec tous ce qui bouge aussi longtemps que ça leur donnent des votes.

2)      Quand un parti libéral est capable d’endetter une province de 59 milliards en moins de 8 ans, on ne peut pas dire qu’il travaille sur le moyen long terme, seul élément qui les intéresse, c’est de rester au pouvoir.

3)      Des programmes sociaux démocratiques qu’on n’a jamais eu les moyens et que le peuple n’a pas encore compris que ce sont des cadeaux empoisonnés.

4)      Quand la population à plus de 80 % demande, une enquête publique sur la construction et les Libéraux refuse systématiquement, démontre à quel point que la démocratie est bafouée dans sa version la plus élémentaire.

5)      Quand on entend constamment corruption, collusion et copinage dans le giron politique libéral.

6)      Force de constater que les intérêts du parti et ceux qui les supportent financièrement sont au-dessus des intérêts du peuple, d’où le terme d’un État corrompu quand la gestion d’un pays n’est plus dans l’intérêt collectif, mais pour satisfaire les groupes d’intérêts qui les ont placés.

Le P.Q.

1)      Malheureusement, c’est une des sources principales des problèmes du modèle québécois voulant se différencier et amadouer le peuple rapidement, ils ont créé l’État providence sans avoir le temps de créer la richesse pour la supporter, de plus, ils ont favorisé la syndicalisation à outrance tels que la fonction publique pour gagner leurs appuis.

2)      Trop de lien fallacieux avec les syndicats, je reprendrai le sens figuré du Grec Dimitris Daskalopoulos sur le fiasco économique de la Grèce,

«la tête de la Fédération hellénique des entreprises (SEV), a blâmé les difficultés économiques de la Grèce sur la faillite »de la post-1974 du système politique et la réticence" des politiciens à scier la branche sur
laquelle ils sont assis.»

3)      Dur de couper l’arbre syndical, quand la base du parti sont les syndicats, pensez-vous qu’ils vont avoir assez de courage de modifier le modèle québécois qui est un échec économique, j’en doute fort et je pense que tous les Québécois le savent aussi.

L’ADQ

1)      Le parti est jeune, il n’y a pas encore trop de magouille, le parti n’a pas encore touché le pouvoir.

2)      Des gens sincères qui croient que le Québec peut sortir de son immobilisme et progresser.

3)      Le programme du parti au mois de novembre est un bon début pour établir une démocratie saine et équitable.

Finance du Québec

Dans une sérieuse précarité, les dépenses excèdent les revenus, déficit structurel constant depuis 2000. Comble de l’ironie au dernier budget, le gouvernement s’est même octroyé sous bâillon le droit de faire des déficits de plusieurs milliards pour les prochaines années, tout en prélevant des  taxes additionnelles de 12 milliards sur le dos du peuple tout en donnant une augmentation salariale au secteur public, exemple classique d’irresponsabilité et de corruption politique.

La guerre des monnaies fera des victimes

La dévaluation compétitive pour relancer la demande : une fausse bonne idée. Certes, depuis plusieurs années, la Chine joue habilement sur la faiblesse du yuan. Voilà que les Américains apprécient un dollar faible, surtout en période électorale, écrivent les analystes d’EFG Asset Management. Ce repli pénalise le dollar canadien, au plus haut face au billet vert depuis neuf mois, et fragilise notre – maigre – potentiel de croissance.

Notre déficit public en 2013-2014 va s’approcher de 240 milliards, ajouter notre deuxième plus important problème démographique au monde, notre faible compétitivité et le début du mode protectionniste américain nous sommes dans un sérieux pétrin, on peut se faire décoter à tout moment dépendamment de l’humeur des agences de notations, espérons qu’ils vont avoir d’autres chats à fouetter.

L’international

Le prix de cette crise finalement est connu: une gigantesque dette publique dans la plupart des grands pays développés. Le maintien en vie du système financier et la relance de l’économie ont nécessité des centaines de milliards d’aides, qui déstabiliseront encore pendant des années le monde occidental.

Les États-Unis

À Washington? L’austérité ne fait même pas un débat. Le Congrès a récemment reconduit les baisses d’impôt octroyées par George Bush. Et personne n’évoque un quelconque équilibre budgétaire avant la fin de la décennie. La stratégie américaine est tout simplement aux antipodes des douloureuses recettes européennes: elle repose sur la croissance. À tout prix. Pour le payer, le pays recourt à la planche à billets, s’endettant en partie auprès de sa propre banque centrale. Principal effet collatéral, délibérément souhaité: le dollar s’affaiblit et permet à l’industrie d’exportation américaine de reprendre des couleurs.

Les États-Unis ont-ils les moyens de leur politique? Washington fait le pari risqué que le dollar restera encore longtemps la monnaie de réserve mondiale incontestée. Un privilège inestimable qui fâche en particulier l’un des principaux créanciers des États-Unis, la Chine, assise sur une montagne de billets verts qui ne cessent de perdre de la valeur.

À force d'essayer, Bernanke va bien finir par réussir à détruire complètement les États-Unis et le dollar. Il l'a annoncé en décembre dernier : la Fed réfléchit sérieusement à un quantitative easing 3. Surtout, il nous indique que le « quantitative easing » n’est plus une politique d’exception. Elle s’inscrit dans la durée et devient ainsi une procédure normale.

Le dollar et la capacité d'emprunt des États-Unis ont jusqu'à présent – et par miracle – réussi à survivre aux QE1 et QE2. Le QE3 leur sera-t-il fatal ? Possible. Les rendements des T-Bonds se sont envolés ces derniers temps et le dollar a vécu une année difficile face aux autres monnaies. Il ne manquerait plus que les plus gros acheteurs de bons du Trésor – la Chine – ralentissent fortement leurs achats pour que les États-Unis soient dans une situation inextricable.

Et n'oublions pas les autres menaces qui planent sur l'économie US : la crise de l'immobilier résidentiel et commercial ou encore les munibonds.

L’Europe

Le Vieux Continent a choisi de régler le surendettement par la rigueur. Chaque capitale dresse son catalogue de sacrifices: retraites retardées, gel des salaires des fonctionnaires, licenciements, coupes dans les budgets de l’éducation, de la santé…

La BCE a annoncé la poursuite de sa politique de rachats d’obligations souveraines. Elle a également décidé de prolonger son dispositif de refinancement, illimité et à un taux fixe, des banques, pour une nouvelle période de quatre mois au moins. Ici aussi, on enregistre un changement d’attitude : cette politique n’est plus présentée comme exceptionnelle, mais permanente. Ce qui est modifié dans la politique de la BCE, c’est son engagement dans la durée. « En temps normal, la BCE achète des titres à court terme : trois semaines, un mois, plus rarement trois mois, mais depuis la crise, la BCE s’est mise à acheter des titres à l’échéance d’un an, c’est du jamais vu » Ce changement renverse le rôle de la Banque centrale, de prêteur de dernier ressort, elle devient prêteur de première ligne. La Banque centrale fonctionne alors comme une institution de crédit.

L’objectif de la Banque centrale européenne est d’essayer de retarder au maximum une restructuration de la dette grecque, irlandaise, portugaise... ; les grandes banques européennes étant fortement engagées dans leur financement. Il s’agit avant tout de sauver les institutions financières et d’essayer de faire payer la facture aux salariés et aux épargnants.

Complémentarité des politiques de la FED et de la BCE

Cette politique n’est pas seulement en adéquation avec les intérêts du capital américain, mais est en phase avec ceux du capitalisme multinational. Elle est le principal outil d’une pratique de taux d’intérêts très bas, en dessous du niveau réel de l’inflation. Il s’agit de permettre, non seulement aux États-Unis, mais aussi à l’Europe et au Japon, de pouvoir faire face à leur montagne de dettes en pratiquant des taux planchers. Toute augmentation du rendement obligataire conduirait ces États à la faillite. De plus, à moyen terme, cette pratique laxiste aura un effet inflationniste qui dévalorisa ces dettes publiques et réduira, en termes réels, la charge de celles-ci.

La crise économique n’est pas finie, et elle perdura …

Québec Droite

Québec Droite est surtout un blogue informatif donnant des argumentaires solides pour établir le bon sens économique. Je vais continuer à vous informer sur les différents types de gouvernance des autres pays, scruter les dizaines de milliers d’articles que je lis par année et d’ajouter ceux que je crois qu’il donne une valeur ajoutée au blogue.

Pour le Québec, ce ne sont pas les solutions qui manquent, mais plutôt du courage politique, malheureusement les débats sont assez redondants, car ce sont toujours les mêmes débats qui réapparaissent à cause de l’éternel immobilisme du Québec provenant de nos politiciens corrompus.

C’est -à-nous les gens de droite, même si je trouve le terme péjoratif, car je considère qu’il suffit de dire ‘gérer les finances comme un bon père de famille’, s’assurer que nous en avons pour notre argent (impôts, taxes …) où il y a transparence et imputabilité et cessons de se permettre des programmes sociaux qui sont au-dessus de notre capacité financière en transférant cette irresponsabilité financière sur le dos des fils, petits-fils et petits-petits-fils …

Donc souhaitons-nous, bonne chance pour l’année 2011 et bravo ! à tout le monde qui force le débat pour sortir de l’immobilisme du Québec.