Canada - Une crise immobilière potentiel

Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Une crise immobilière

Un drôle d’avantage que les Américains ont par rapport aux Canadiens, ils ont déjà subi la crise immobilière. Malheureusement, par avidité et convoitise humaine, les Canadiens comme tous ceux dans le monde qui avaient accès à du crédit facile ont acheté des maisons surévaluées, en moyenne 121 % en dix ans.

Canada - Nominal Home pricesSource : (19)

Nous avons été avisés par multiple organisme international que le Canada court un sérieux risque d’une crise immobilière.

Canada - Personal DebtSource : (19)

Le fédéral tente actuellement de restreindre l’accès à la propriété avec de nouvelles règles, mais je crois que les décisions ont été trop tardives, une des raisons principales c’est le secteur de la construction fut un stimulus important pour contrecarrer la crise, aux dépens des ménages qui se sont surendettés.

Si les ménages canadiens ne veulent pas frapper le mur que les ménages des USA ont frappé en 2006, Les USA ont frappé le mur avec un taux d’endettement à 160% en 2006. Nous étions à environ 130% à cette époque. Nous sommes maintenant à 150% et ce ratio n'a jamais cessé d'augmenter depuis les 30 dernières années au Canada.

Nous avons aussi un autre problème sérieux, contrairement à plusieurs pays notre supposé modèle vertueux bancaire canadien à un vice de forme, les banques ne sont pas responsables des prêts bancaires immobiliers douteux.

Tous ceux dont le budget est serré qui réussissent à acheter une maison ou un condo sont assurés auprès de la SCHL. Les banques n'encourent aucun risque si l'emprunteur ne peut pas payer, une des raisons qu’ils soient si profitables.

Si on veut réellement que les banques jouent un rôle, il faudrait qu'elles prennent une part plus importante du risque!

«Cette société de la couronne (SCHL) assure environ 60 % des prêts hypothécaires des banques – généralement les plus risqués.  L’an dernier, le gouvernement a permis à la SCHL de mettre sur ses livres jusqu’à 600 milliards $ d’hypothèques, (2010). 150 milliards de plus que l’année précédente.

 

Les contribuables se portent garants de la SCHL en cas de pépin. Les banques courent donc peu de risque à prêter à des gens qui n’en possèdent aucunement les moyens. Croyez-vous qu’elles se gênent pour le faire?,
 
source (20).

La SCHL est comme «Freddie Mac et Fannie Mae» sauf le propriétaire est le gouvernement, nous n’avons même pas besoin de faire un ‘bail out’ de cette société, si ça va mal, c’est le peuple qui en est responsable.

20 % douteux représentent plus de 120 milliards à risque, alors si vous avez une crise immobilière et vous savez comment c'est rapide, six mois suffisent à cause de l'effet cascadent, vous vous retrouverez avec un parc immobilier qui peut être d'évaluer de 10 à 20 %.  

Donc, si le fédéral doit assumer les prêts douteux ajouter le déficit budgétaire actuel, on se retrouve dans une position équivalente à l’Irlande.

De plus, ça prend plusieurs années avant qu'une crise immobilière se résorbe, c'est au refinancement que ça se corse, les propriétaires ne pouvant pas assumer personnellement la dévaluation de leur maison, exemple en 2010 les États-Unis avaient encore 1 million de reprise de maison.

Ajouter d’autres problèmes, les villes, où leurs principales sources de revenus proviennent des taxes foncières à 80 %, Montréal comme exemple : son budget annuel est 5 milliards, amputés de 800 millions et vous avez un très sérieux problème d’équilibre budgétaire, de plus elle est déjà en déficit structurel.

En résumé :

Pour le Canada sa position est précaire, même avec autant de ressources naturelles, ça ne suffira pas, on ne peut demander aux provinces de l’ouest de supporter tous les irresponsabilités financières que certains gouvernements provinciaux ont entamées.

Ajouté une guerre économique que les États-Unis ont débuté en dévaluant volontairement leur monnaie, le Canada se fragilise, car c'est son principal client, si j'étais acheteur de dette souveraine, je mettrais une certaine réserve sur les obligations canadiennes.


Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Table des matières

Le dérapage de la mondialisation

Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ?

La deuxième phase de la mondialisation

Les bienfaits de la mondialisation provenant de notre élite intellectuelle

Que doit-on faire ?

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

La mondialisation, un vice de forme

Séoul, G20

Les États-Unis

La solution proposée par M. Jarislowsky

L’Europe

Le Canada

Les exportations

La dette du pays

Une crise immobilière

En résumé :

Le Québec

Source

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