Davos, multinationales

Extrait de : Davos: Clément Gignac aura les multinationales à l'œil, Sylvain Larocque, La Presse, 23 janvier 2011

(Montréal) Ébranlé par l'annonce surprise d'Electrolux de fermer son usine de L'Assomption, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, mettra les bouchées doubles à Davos, cette semaine, pour s'assurer qu'aucune autre multinationale  présente au Québec ne prépare un coup pareil.

«On veut voir ce qui en est de la pérennité de ces usines-là avec un dollar canadien qui est à parité», a déclaré le ministre au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne.

«On a souvent déjà une assez bonne idée via les dirigeants des filiales ici au Québec, mais quand même, il faut tirer les leçons d'Electrolux, a-t-il ajouté. Il n'y a rien de mieux que d'avoir des rencontres en tête à tête avec des dirigeants du siège social.»

C'est justement ce que permet la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF), qui se tiendra du 26 au 30 janvier dans les Alpes suisses.

M. Gignac a récemment commandé à son ministère et à Investissement Québec un rapport sur la situation des usines de plus de 100 employés appartenant à des intérêts étrangers. Si certaines d'entre elles ont besoin d'aide pour maintenir leurs activités au Québec ou les accroître, le gouvernement verra ce qu'il peut faire.

Alors soit sérieux, arrête de croire que la mondialisation est un jeu d’enfant, les Chinois et les Indiens ne feront pas de quartier.

Incroyable, ça fait des années que les compagnies étrangères au Québec envoyaient un signal d’alarme au Québec, ‘Arrêter de nous prendre pour acquis’, on augmente constamment les coûts de la masse salariale, sans voir les conséquences de la compétitivité.

Et c’est aujourd’hui qu’il se réveille, je crois que nos politiciens des pays industriels, sont totalement dépassés par les évènements.

Quand Cascade te dit, selon ses calculs, ses employés ici au Québec coûtent en moyenne 50 % de plus que ses employés américains, tu as un foutu problème, elle a comparé entre les usines qui fabriquent le même produit.

Je pense que nos politiciens vivaient sur une autre planète, la dure réalité les réveille.

Dans le cas précis d'Electrolux, Québec a demandé à la haute direction de l'entreprise suédoise la tenue d'une rencontre à Stockholm. Le gouvernement veut d'abord qu'on lui explique la fermeture de l'usine de L'Assomption, qui fera perdre leur emploi à quelque 1300 travailleurs en 2013. On cherchera ensuite à convaincre Electrolux de revenir sur sa décision ou, à tout le moins, de maintenir une partie de ses activités au Québec.

Rappelons que Jacques Daoust, le pdg d'Investissement Québec, avait rencontré des hauts dirigeants d'Electrolux à Stockholm en avril 2010 et que ceux-ci n'avaient aucunement évoqué le scénario de fermeture à L'Assomption.

Parce que vous ne voyiez-rien ou ne veut rien voir.

Attirer des investissements

À Davos, Clément Gignac accompagnera le premier ministre Jean Charest et M. Daoust d'Investissement Québec. En plus de chercher à se faire «rassurer» sur la présence à long terme au Québec des entreprises étrangères qui y sont implantées, ils tenteront d'en attirer de nouvelles.

Tu veux vraiment attirer des entreprises au Québec, commence à comprendre et à APPLIQUER  les notions de ‘liberté économique’, et peut-être, tu pourras être sur la patinoire des grands joueurs.

Une trentaine de tête-à-tête sont programmés avec des gens d'affaires et des leaders politiques, qui sont plus accessibles à Davos qu'à tout autre moment dans l'année. Comme d'habitude, il ne faut pas s'attendre à des annonces d'investissement. Ce qui ne signifie pas que le sommet est inutile, insiste M. Gignac.

Un autre variable, par contre que tu n’as aucun contrôle sur le PROTECTIONNISTE, qu’elle vilain mot, il ne faut pas le dire, c’est inconcevable, dans le libre-échangiste.

Ah, oui que penses-tu, que les américains font en dévaluant volontairement leurs argents, enfin …

C’est évident, que ces gens n’ont jamais été en affaire, des coups bas, t’en reçoit constamment.

«Davos, c'est l'occasion d'ouvrir des dossiers ou de les faire cheminer de la première à la deuxième vitesse», illustre-t-il.

M. Charest, un habitué de la grand-messe helvétique, prendra la parole dans deux ateliers: l'un sur la rétention de la main-d'oeuvre et un autre sur le développement durable.

Autres Canadiens présents

Parmi les autres Québécois qui participeront au sommet de Davos, on note la présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, ainsi que le président du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Robert Tessier, en remplacement du chef de la direction, Michael Sabia, qui ne pourra pas se rendre en Suisse en raison d'un horaire trop chargé.

Trois ministres représenteront le gouvernement fédéral: Jim Flaherty (Finances), Tony Clement (Industrie) et Peter Van Loan (Commerce international), sans oublier le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney. Contrairement à l'an dernier, le premier ministre Stephen Harper sera absent.

Sous le thème «Des normes communes pour la nouvelle réalité», la 41e réunion annuelle du WEF fera converger à Davos plus de 2500 représentants d'entreprises, de gouvernements et d'organismes divers, issus de 100 pays.

Jamais à court de projets pompeux, le WEF promet cette année le lancement d'un «réseau de réponse aux risques» qui prendra la forme d'un «mécanisme permettant aux responsables des secteurs public et privé de reconnaître les risques systémiques et de les atténuer avant qu'une situation de crise n'éclate».

Parmi les têtes d'affiche du sommet, signalons le président russe Dmitri Medvedev, qui prononcera le discours d'ouverture, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy, le premier ministre britannique David Cameron et le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner.

Le discours le plus intéressant  sera tout probablement celui de Angela Merkel, et il ne sera pas tendre, soyez assuré, réveillé-vous, car vous risquez de ne pas être de la partie.

De plus, elle a de plus en plus de difficulté à faire accepter aux Allemands qu’ils doivent payer pour les pays en Europe qui se sont comportés en cigale.

«Politiquement, son partenaire libéral (FDP), à la dérive dans les sondages, a en effet adopté une position très dure. Mercredi, les ministres FDP ont répété leur refus d'augmenter le fonds de sauvegarde de l'euro par crainte de voir la zone euro se muer en une "union de transferts" aux dépens de l'Allemagne.»

Dans le but d'accroître la participation féminine à l'événement, le WEF a décidé d'agir. Pour la première fois cette année, il a demandé à une centaine de grandes entreprises d'inclure au moins une femme dans chaque groupe de cinq dirigeants composant leurs delegations.

Alors, tous ceux qui s’intéresse à l’économie, lisez le discours de Angela, c’est elle qui va probablement donner le ton à Davos.


 

 

  1. gravatar

    # by Sébas - 25 janvier 2011 à 14 h 09

    Il nous faut un "plan Marshall" pour le secteur manufacturier et les compagnies -non-manufacturières- qui exportent !

    Nous (i.e. le Québec), ne contrôlons pas la politique monétaire du Canada, mais nous avons quand même plusieurs leviers à notre disposition.

    1/
    Baissons à 0% les impôts sur les profits des entreprises exportatrices. (et publicisons ce changement)

    2/
    Simplifions la paperasse (par exemple: UN formulaire qui regroupe TOUTES les sommes à donner à l'état et regroupons tous les services à UN endroit).

    3/
    Simplifions TOUTES les lois (fiscales ou autres), et tous les règlements qui touchent ces secteurs.

    Concernant les points 2 et 3, j'espère que ce groupe de travail va donner de TRÈS bons résultats:

    "Tracasseries administratives: Québec crée un groupe de travail"

    http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/01/20110112-123046.html

    4/
    Baissons aussi toutes les taxes, frais de permis, etc (en plus des impôts sur les profits à 0%), qui touchent ces secteurs, de 50%.

    5/
    Finançons -à court terme- toutes ces baisses par une réduction des subventions à toutes les entreprises.(et à moyen et long terme, les rentrées fiscales totales vont augmenter!)

    p.s.
    Beaucoup semblent "bander" QUE sur la haute technologie en se disant que l'avenir est là:

    De 1, les asiatiques vont nous concurrencer "sérieusement" -même- dans ces domaines d'ici 5-10 ans (ou même avant).

    De 2, ces secteurs, mêmes si prometteurs et très "sexy", représentent qu'une petite part de notre économie.