Déclin américain... ou pas

Aujourd'hui, les pays occidentaux posent des risques financiers sérieux. Des risques qui pourraient décimer très bientôt des investisseurs innocents.

Voilà pourquoi :

·         Les politiciens et l'industrie de la finance aimeraient vous faire croire que le marché va continuer sa hausse... pour retrouver ses sommets de 2008 et au-delà.

·         Ils se félicitent des signes de "reprise", et prétendent que les beaux jours sont au coin de la rue. Mais si l'on y regarde de plus près, ces "bonnes nouvelles" sont en fait de mauvaises nouvelles soigneusement déguisées.

·         En réalité, la majeure partie des bonnes nouvelles des autorités mondiales viennent sous la forme d'augmentation des bénéfices des entreprises et de la "productivité".

·         C'est vrai que les profits des entreprises et la productivité augmente. Mais la seule raison à cela, c'est que les coûts de main-d'oeuvre -- c'est-à-dire les emplois -- sont supprimés à un rythme effréné.

Et c'est bien là le problème :

Une reprise réelle et durable est nourrie par les emplois, la confiance des consommateurs et les dépenses.

Or ce n'est PAS ce qui est en train de se produire !

Partout dans le monde développé, le chômage grimpe... les dettes s'accumulent... l'angoisse monte.

Aux États-unis, le chômage est lui aussi à 10% -- et je ne vais même pas parler du niveau de dette : quasiment tous les états de l'Union sont en faillite virtuelle !


Extrait de : Déclin américain... ou pas, La Chronique Agora, Françoise Garteiser, 15 Janvier 2011

Lorsque les gens essaient de vivre aux dépens les uns des autres, cela fait naturellement naître des rivalités et du ressentiment. Les plus pauvres veulent des aides et des allocations-chômage. Les plus riches veulent des réductions d'impôts et des contrats gouvernementaux. Les autorités essaient de tout donner à tout le monde -- et surtout à leurs amis. Ensuite, elles font faillite et tout le monde s'énerve.

C'est là qu'en est l'Occident actuellement. Il suffit de voir l'exaspération et les tensions qui règnent un peu partout en Europe et aux Etats-Unis pour s'en convaincre. Quelque chose doit céder.

Mais allons-nous nécessairement en arriver là ? Tout comme le timide rayon de soleil qui passe à travers mes rideaux ce matin, cher lecteur, je me suis dit qu'il fallait un peu d'optimisme malgré tout. Je me suis donc tournée vers Jean-Claude Périvier, rédacteur en chef de la lettre Défis & Profits, qui a un avis bien différent sur la question -- et le fait savoir :

Déficit commercial Chine - États - Unis"Je ne suis pas d'accord avec la plupart des 'Cassandre' au sujet des Etats-Unis", confiait-il à ses lecteurs il y a quelques jours. "Leur économie reste la première économie du monde, quoi que l'on en dise. Naturellement, je ne nie pas et je ne sous-estime pas les problèmes colossaux auxquels ils doivent s'attaquer, mais -- pour avoir travaillé pendant 13 ans pour une société informatique américaine --, je sais que les Américains sont résistants et capables d'imaginer des solutions. Souvenez-vous du programme spatial APOLLO : en moins de 10 ans, les Etats-Unis ont rattrapé leur retard, réglé les difficultés, pris de l'avance et réussi l'exploit d'envoyer des hommes sur la Lune. Ils sont capables d'efforts collectifs surprenants s'ils ont une vision et une conviction".

"La Chine m'impressionne par son développement accéléré", continue Jean-Pierre. "Mais regardez : qui a inventé Facebook ? Qui a inventé Twitter ? Qui est, malgré tout, à la pointe de l'innovation ? Pas la Chine. Elle produit à bas coûts. Pour l'instant.

·         Mais cela ne durera pas éternellement, tout au plus deux ou trois décennies.

·         Elle copie, elle reproduit, avec talent.

La perversité des contrats de vente avec transfert de technologie éclate enfin au grand jour et la punition va être sévère pour les groupes occidentaux qui ont privilégié le profit à court terme.

Déjà les TGV chinois vont damer le pion aux TGV français ou allemands dans les pays émergents. Et les usines chinoises de construction d'Airbus ouvrent, en grand, la porte à des avions chinois aussi performants que les avions occidentaux mais moins chers".

Conclusion : dans 10 ans, la Chine sera peut-être au sommet du monde (et aux commandes des trains les plus rapides de l'univers), mais pour 2011, nous devrions avoir encore un peu de marge de manoeuvre.


Le TGV chinois est le plus rapide au monde

La Chine a inauguré le train le plus rapide du monde le jour du 116eme anniversaire de la naissance de Mao soit le 26 décembre.Ce même jour a été dévoilé un buste monumental de Mao selon le site «Pour ceux qui aiment le net»

Le TGV chinois, qui est le plus rapide au monde, la vitesse moyenne, qui relie Guangzhou, le centre sud du littoral, à Wuhan. En un peu plus de trois heures, il parcourt 664 miles, comparable à la distance de Boston dans le sud de la Virginie. C’est moins de temps que le plus rapide train Amtrak, l’Acela, prendpour aller de Boston vient à New York.

Encore plus impressionnant, le Guangzhou-train de Wuhan est seulement sur une des 42 lignes à grande vitesse récemment ouverte, l’ensemble devrait ouvrir d’ici à 2012 Chine. Par comparaison, les Etats-Unis espèrent construire sa première ligne à grande vitesse ferroviaire en 2014, sur 84 milles de route reliant Tampa et Orlando, en Floride

La Chine dispose déjà de connaissances technologiques «avancées»: rappelons que, forte des technologies allemandes et japonaises.


Lecture complémentaire : Le dérapage de la mondialisation