Idées électrisantes pour le Québec

Voici de bonnes idées, nous avons tellement d’électricité que nous l’exportons à un prix inférieur (5,4 cents), quand les Québécois la paye a (7 cents)  quand les nouveaux barrages nous coûtent (10 cents) à la produire.

Si on pouvait influencer le marché québécois à acheter des voitures électriques, on gagnerait à trois niveaux :

1.      On rentabiliserait nos barrages,

2.      On achèterait moins du pétrole, donc une meilleure balance commerciale,

3.      En plus, les écolos seraient contents.

Les Québécois, sont de bon ‘patateux’, Hydro Québec doit aider des compagnies et tout investissement privé à innover et à COMMERCIALISER les jeunes entreprises qui ont du potentiel.


Extrait de : Idées électrisantes pour le Québec, Hélène Baril, La Presse, 24 janvier 2011

(Montréal) Partout dans le monde, des entreprises travaillent à mettre au point des technologies et des produits pour nous permettre de vivre mieux, en taxant moins les ressources limitées de la planète. L'augmentation des prix du pétrole et les préoccupations environnementales ont remis les véhicules électriques sur les tables à dessin, et avec eux toute une panoplie de technologies adaptées à ce nouveau monde. Des projets audacieux mijotent aussi aux quatre coins du Québec.

Voici trois exemples, liés à deux de nos plus importantes ressources, l'électricité et l'aluminium.

1. Un autobus urbain

Il ne roule pas encore, mais il a fait beaucoup de chemin depuis que l'idée a germé au sein du partenariat entre la Société de la vallée de l'aluminium et le Centre national du transport avancé.

Le microbus électrique de 30 passagers est sur le point de quitter la table à dessin. Construit en aluminium et équipé du système de propulsion conçu par TM4, filiale d'Hydro-Québec, le véhicule ne reniera pas son ascendance québécoise, affirme Luc Roby, directeur général de la Société de la vallée de l'aluminium. «On vise le marché nord-américain, le timing est là.»

C'est tout ce qu'il dira sur ce projet encore top secret. Comment un véhicule électrique made in Québec peut-il faire son chemin dans un secteur déjà occupé par les grands constructeurs du monde?

«On travaille avec l'industrie de l'aluminium, Rio Tinto Alcan et Alcoa, et avec Hydro-Québec, répond Luc Roby. Nous avons donc l'expertise et la crédibilité.

C'est loin d'être évident, convient-il, mais on croit que le Québec a les capacités de le faire.»

2. Des bornes de recharge intelligentes

L'arrivée des premières voitures hybrides rechargeables et tout électriques sur nos routes pose une question urgente: comment et où seront rechargés ces véhicules? Une entreprise de Québec, AddÉnergie, pense avoir trouvé une réponse.

Louis Tremblay et Michael Desjardins sont sur le point de mettre en marché une borne de recharge qu'ils ont contribué à concevoir à l'Université Laval et pour laquelle ils ont acquis les droits exclusifs de commercialisation.

Beaucoup d'entreprises travaillent actuellement à la conception de la borne idéale et certaines, comme la Californienne Coulomb Technologies, sont déjà installées ici même à Montréal.

Comment la borne d'AddÉnergie pourra-t-elle s'imposer? «Grâce à notre technologie et à notre façon d'aborder le marché», soutient Louis Tremblay.

AddÉnergie est la seule entreprise à s'intéresser à la performance des bornes dans des conditions climatiques extrêmes, explique-t-il. Sa borne ne recharge pas seulement les batteries. Elle peut facturer l'utilisateur et permet à un tiers, comme le responsable du réseau électrique, d'en contrôler l'utilisation.

Addénergie prévoit vendre ses premières bornes au printemps. Marchés visés: le Canada, les États-Unis et l'Europe.

3. Des compteurs à tout faire

Les compteurs électriques de nouvelle génération ne font pas que mesurer la quantité d'électricité consommée. Ils peuvent aussi gérer le réseau électrique, contrôler un parc de voitures électriques, encourager les économies d'énergie et même offrir le service internet à haute vitesse dans les régions isolées. Le secret n'est pas dans le compteur lui-même, mais dans le réseau électronique auquel il est intégré. Trilliant, entreprise de Granby, assure avoir mis au point le réseau le plus performant parmi ceux qui existent aujourd'hui sur le marché. «Je suis très fier de ça et c'est ce qui fait que je me lève chaque matin», dit Paul Aubin, fondateur de l'entreprise qui a commencé comme un projet de fin d'études, à l'Université de Sherbrooke.

Aujourd'hui, Trilliant et son partenaire Varitron Technologies, de Longueuil, qui assemble et intègre les composants de ce réseau intelligent, ont soumis une proposition d'affaires à Hydro-Québec, qui veut remplacer ses 3,7 millions de compteurs d'ici à 2017. Si elles sont choisies par Hydro, les deux entreprises pensent être en mesure de conquérir le monde et faire du Québec un centre d'excellence dans les technologies liées aux réseaux intelligents.

«Ça nous donnerait un élan incroyable», dit Paul Aubin.

Sans Hydro, la croissance devrait quand même se poursuivre. Trilliant et Varitron ont déjà mis les pieds dans le marché de l'Ontario avec Hydro One, dans celui du nord-est des États-Unis et même en Angleterre. En plus de l'électricité, les marchés des compteurs d'eau et de gaz leur offrent d'autres voies d'expansion.