La Grèce veut une réforme des agences de notation au niveau européen

La BCE, qui avait autrefois juré de ne jamais acheter de dette publique, l’a faite à grande échelle, et l’on est loin d’en voir la fin, au point qu’elle demande aujourd’hui une recapitalisation. Le fait que la BCE demande plus de capitaux est un aveu explicite qu’elle envisage la possibilité de défauts.

Et comme Angela Merkel a dit ouvertement qu’il peut avoir une restructuration des dettes souveraines, Fitch est en droit de dégrader, car restructuration de la dette veut dire, que tous ceux qui ont acheté des bonds Grecs risquent de perdre une partie de leurs investissements.

Extrait de : La Grèce veut une réforme des agences de notation au niveau européen, AFP, France 24, 14 janvier 2011

AFP - Le gouvernement grec a critiqué vendredi la décision de l'agence de notation Fitch Ratings d'abaisser d'un cran supplémentaire la note souveraine de la Grèce, estimant qu'elle soulignait le besoin d'une réforme des agences de notation financière au niveau européen.

L'agence de notation Fitch Ratings a annoncé vendredi qu'elle abaissait d'un cran la note de la Grèce, qui était de "BBB-" pour la dette long terme, à "BB+", ce qui relègue ce pays membre de la zone euro parmi les émetteurs considérés comme peu fiables.

"La dégradation de la dette souveraine" de la Grèce par Fitch Ratings "souligne le besoin de mise en place d'un nouveau cadre pour les agences de notation à un niveau européen" a indiqué le ministère des Finances grec dans un communiqué vendredi soir après la décision de Fitch.

"La décision est le résultat d'un appel formel déposé par la Grèce après l'annonce de l'intention de Fitch de procéder à une dégradation de plusieurs points", ajoute le communiqué.

"La détermination avec laquelle la consolidation budgétaire du pays est menée, les réformes déjà lancées, celles en cours et l'extension prévue de la durée de remboursement du prêt de 110 millions d'euros, suggèrent que la décision de Fitch ne peut pas être justifiée sur la base d'éléments objectifs" ajoute le communiqué.

Le ministère des Finances ajoute qu'elle souligne le besoin d'une réponse "rapide" et "coordonnée" de l'Europe à la crise actuelle au sein de la zone euro.

Plus tôt dans la journée, à Athènes également, le Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services financiers Michel Barnier avait indiqué devant la presse son programme de travail pour les six mois à venir, comportant de nouvelles mesures destinées à réguler les marchés financiers.

"Depuis 4 mois (...) nous avons approuvé la mise en place d'une autorité de supervision qui est au travail depuis le 1er janvier, (...) encadré les rémunérations et les bonus et nous avons commencé à réguler de plus près les agences de notation financière, mais ce n'est pas fini pour les agences de notation, je ne m'arrêterai par là", a-t-il prévenu