La mondialisation, un vice de forme

Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

La mondialisation, un vice de forme

En fait, les bienfaits de la mondialisation ont été encouragés initialement par les multinationales américaines, tant aussi longtemps que ça faisait leurs affaires, pas de problème.

Maintenant, la deuxième phase de la mondialisation a commencé, le transfert manufacturier de haut niveau vers les pays émergents, bientôt les Chinois vont être capables de produire des avions commerciaux qui vont compétitionner directement sur le marché des Boeing et des Airbus, alors l’enjeu devient tout autre.

Il constate que la mondialisation doit être beaucoup plus encadrée, en fait, elle a toujours eu un vice de forme, ce que les groupes antimondialisation ont souvent longtemps proclamé, par contre ça ne touchait pas encore le peuple américain, on ne peut faire de la mondialisation sauvage.

Voici certains extraits de l’article de Jean-Marie Le Pen, sur la Justice sociale et mondialisation, publiée le 10 novembre 2010

Une mondialisation aux sources de l’actuelle injustice sociale

 

Comme l’avait reconnu Jacques Attali en 2008, pourtant fervent partisan d’une gouvernance mondiale pour « nomades » des temps modernes,

« dans les pays qui restent fermés, dans lesquels on a un équilibre entre le marché et la démocratie, sur un territoire fermé, la justice sociale peut s’exprimer »,

ne peut plus être le cas pour les pays désormais grand ouverts au marché mondial…

 

En effet, le mondialisme avait permis d'exercer un dumping social d'une ampleur jusqu'alors inconnue.

 

Celui-ci, quasi inexistant a l'échelon national en raison des lois uniformes qui s'appliquent au sein des États, restait peu efficace au sein d'entités économiques plus ou moins homogènes comme l'Union européenne à 15 membres.

 

À l'échelle mondiale, avec des différences de couts salariaux entre pays pouvant aller de 1 à 30, le dumping social a pris toute son importance, particulièrement en ce qui concerne les activités très demandeuses de main-d'œuvre peu qualifiée.

 

Mais entre l’ouvrier asiatique payé 3 euros pour 12 heures de travail journalier et l’ouvrier français mis au chômage parce le cout de son travail est trop élevé, on est bien loin de la mondialisation heureuse…

A l’efficacité économique du marché devrait répondre la justice sociale de l’État.

 

Avoir oublié cela et avoir permis la neutralisation du contre pouvoir étatique à la dictature du marché a abouti à rétablir une tyrannie : celle de l’argent roi, sans contre pouvoir, écrasant tout ce qui ne permet pas son rendement maximum, notamment la justice sociale, (10).


Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Table des matières

Le dérapage de la mondialisation

Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ?

La deuxième phase de la mondialisation

Les bienfaits de la mondialisation provenant de notre élite intellectuelle

Que doit-on faire ?

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

La mondialisation, un vice de forme

Séoul, G20

Les États-Unis

La solution proposée par M. Jarislowsky

L’Europe

Le Canada

Les exportations

La dette du pays

Une crise immobilière

En résumé :

Le Québec

Source

Version PDF : Le dérapage de la mondialisation