La solution proposée par M. Jarislowsky–Mondialisation

Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

La solution proposée par M. Jarislowsky

Au départ,  M. Jarislowsky est un des plus riches Canadiens, sa fortune est due à la rigueur et de l’intégrité, il est fortement respecté dans le milieu des affaires canadiennes.

En fait, tout comme bon entrepreneur qui a réussi, il a le sens pragmatique pour trouver des solutions. Il faudrait, un jour ou l’autre accepter la mondialisation sans régulation de la masse salariale est un sérieux problème, arrêtons de jouer à l’autruche et essayons de trouver des solutions.

Évidemment, ça va ne pas plaire aux pays immergents, mais si ça continue, ce sont les pays industriels qui vont produire des assiettes en plastique.

La solution qu’il propose la voici :

Le financier a défendu cette idée lors d'un débat organisé ce midi à Montréal par le CIRANO visant à « repenser le commerce international ».

 

En fait, cela représenterait une façon de passer du libre-échange au libre-échange équitable, une idée qu'il avait déjà développée dans les pages de Les Affaires en novembre dernier.

 

« Le cuivre, le pétrole, le gaz naturel, toutes ces ressources ont le même prix partout sur la planète. En fait, il n'y a qu'une seule ressource qui n'a pas le même prix selon le pays où l'on se trouve, ce sont les salaires », a-t-il lancé devant l'auditoire rassemblé dans les locaux du CIRANO.

 

Mondialisation internationalConcrètement, un bien de consommation qui serait fabriqué en Chine ou en Inde - des pays où les salaires sont beaucoup plus bas que dans les pays occidentaux - se verrait taxé lorsque vendu ici, aux États-Unis ou en Europe par exemple. Cette taxe annulerait alors les économies réalisées par les entreprises en payant des salaires plus faibles.

 

« La solution, c'est de réaliser que le travail humain  est une ressource comme une autre », a-t-il précisé.

 

Le revenu annuel par habitant en Chine est de 4 800 $ et, en Inde, de la moitié de cette somme. En Amérique du Nord, il oscille autour de 45 000 $. La plupart des activités manufacturières à prédominance de main-d'oeuvre quittent donc des pays où les salaires sont élevés pour aller dans des pays émergents.

 

Conjuguée au transfert des activités vers l'Asie et les pays à main-d'oeuvre peu coûteuse, l'appréciation du dollar canadien, qui est passé de quelque 0,70 à 1 $ US, a contribué à la fermeture progressive des usines encore capables de rivaliser avec leurs pendants américains.

 

Par ailleurs, le niveau de scolarité de plus en plus élevé des pays émergents, dont les étudiants fréquentent les meilleures universités de l'Occident, menace notre supériorité technique, également affaiblie par la perte des activités manufacturières. Lorsqu'elles le peuvent, même nos sociétés internationales transfèrent leurs activités vers les pays à main-d'oeuvre bon marché. L'Occident a réagi en tentant de déprécier les monnaies (le billet vert par rapport au huard, à l'euro et au yen), mais cette approche ne règle pas le problème de la main-d'oeuvre et n'éloigne pas la récession.

 

À moins de vouloir perdre notre niveau de vie, nous devons agir afin de neutraliser l'effet du déséquilibre salarial, en passant du libre-échange au libre-échange équitable. Selon moi, il s'agit de la seule façon d'éviter d'autres années de recul pour l'Occident, (14).

Le fait d’avoir une crise économique à quand même c’est bon côté, elle permet de réévaluer les positions politiques – économiques qui ont été prises au cours des deux dernières décennies. On est dans la même situation qu’une compagnie qui a des difficultés financières, elle réévalue son modèle d’affaires, ces méthodes de production, sa mise en marché. ..

Depuis la crise :

1)      On constate que le milieu financier doit être mieux régularisé.

2)      On doit implanter de la rigueur budgétaire dans la gestion d’État.

3)      Et des lacunes dans la mondialisation sans encadrement.

L’approche américaine va créer des dommages collatéraux, je ne crois pas qu’elle est viable à long terme, mais les Américains n’en ont pas trouvé une meilleure actuellement.

Examinons l’impact économique de la dévaluation de la monnaie américaine sur l’Europe, le Canada et le Québec.


Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Table des matières

Le dérapage de la mondialisation

Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ?

La deuxième phase de la mondialisation

Les bienfaits de la mondialisation provenant de notre élite intellectuelle

Que doit-on faire ?

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

La mondialisation, un vice de forme

Séoul, G20

Les États-Unis

La solution proposée par M. Jarislowsky

L’Europe

Le Canada

Les exportations

La dette du pays

Une crise immobilière

En résumé :

Le Québec

Source

Version PDF : Le dérapage de la mondialisation